Crédit photo : Zikpui, chaise traditionnelle, capture d’écran d’une image libre de droits du site Commons.
غريبة تلك الغرفة
تهرب نحوها الاصداء كي تموت
جدرانها يكسوها غبار الاحلام المتروكة
كلما فتح الباب
ترتج ارضيتها
تحت قرع نعال لا تری
وفي الوسط كرسي قديم
صابر ينتظر
كملك ميت
وعلی الكرسي معطف
مازال دافيء
كان الاشباح ترتديه
تقدمت ببطء وجلست علی الكرسي
تذكرت ان المعطف معطفي
وانا من وضعه علی الكرسي
قبل ان اخرج من الغرفة
حين مشيت بداخلي
كمن يمشي في مكتبة مهجورة
رفوف متداعية
وغبار يتسلق الهواء
كدخان صامت
وفي كل كتاب
عوالم لم اعشها
وابواب موصدة
بدون مقابض
لا تفتح الا من الجهة الاخری
بداخلي في الغرفة الغريبة
اسمع جمجمتي وهي تبكي
كطفلة رضيعة
تخلت امها عنها
كما اسمع درج الطاولة القديمة في ركن الغرفة
ينغلق ببطء معدني
كباب يغلق علی ارواح مشردة
في الغرفة التي دخلتها بداخلي
جدران تنزف
ظلال موتي
تبدو كصلوات سقطت
من سماء سوداء
والهواء كصمت سائل
لا يابه بي
ولا يذكرني
ربما مشغول بترتيب العالم
عالم الغرفة
كلما حاولت ان اتكلم
لا احد يسمعني
صرت صمتا
والصمت لا يسمع نفسه
انام بجنبي
واترك نسخة مني
تجلس علی الكرسي القديم
كي تحرس الصمت
نسختي العاجزة
علی الكرسي بقيت
تنتظر يدا تطفيء
اخر مصباح
كي تعترف الظلمة
بنفسها
انام بجنبي
مفتوح العينين
متصلب كتمثال من رخام اسقطته العواصف
تلك العواصف التي
فتحت في ظهري جرحا مفتوحا
كنهر اسود
تستقر الطيور الجارحة علی حوافه
تلك الطيور التي
عادت من منافيها البعيدة
كي تری كيف تتسع
حواف النهر اكثر
ويسقط جسد السماء بداخله
عادت كي تری
كيف تصعد ارواح الراحلين
من جوف النهر
كفوانيس باهتة
من بئر مهجورة
فامد يدي نحوهم
فيعبر كفي ضوء اسود
لتقوم الذاكرة
عارية كعجوز
تخرج؟من الكهف عارية
كان النهر يعرفني جيدا
حينما كنت امشي بمحاذاته
فاسمع ككل الجراح
التي حاولت دفنها
لكنها تقفز صاعدة
كسمك بحثا عن حفنة هواء
النهر يعرف اني لست سوی ظل
يجره الماء باتجاه البحر
وان البحر لا يتذكر اسمائي
الا كحبات ملح
لاسقة في صخورأالشاطيءإالممتد
***
Pour citer ce poème surréaliste, inédit & illustré
Mohamed Ben,« انام بجانبي واترك نسختي علی الكرسي », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 10 décembre 2025. URL :
Avocate, poète, écrivaine, traductrice, artiste visuelle,conseillère éditoriale pour la Revue de Symbolologie& coordinatrice des sections #PoesíaVenezolana & #PoesíaMundial dans la Revue Poesía Poémame.
Crédit photo : « La Méditerranée depuis le Lazaret », capture d’écran d’une image libre de droits du site Commons.
Pour citer ces trois poèmes lyriques, inédits & illustrés
Mariela Cordero,« La mer sauvage », « L'autre mer » & « La houle qui nous réclamait », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er décembre 2025. URL :
Avocate, poète, écrivaine, traductrice, artiste visuelle,conseillère éditoriale pour la Revue de Symbolologie& coordinatrice des sections #PoesíaVenezolana & #PoesíaMundial dans la Revue Poesía Poémame.
Pour citer ces deux poèmes érotiques, inédits & illustrés
Mariela Cordero,« La nuit s'ouvre » & « Sable », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er décembre 2025. URL :
J'ai eu cette année le bonheur d'être conviée au festival de poésie Voix Vives de Méditerranée qui s'est déroulé du 18 au 26 juillet dans la belle ville de Sète. Maïthé Vallès-Bled, directrice de ce festival accompagnée de toute une équipe de poètes et artistes animateurs des rencontres ainsi que de très nombreux bénévoles dévoués à cet événement, orchestre chaque année cette grande fête de la poésie.
Les rencontres se déroulent au cœur de la ville en plein air : rues, parc, cafés, cours d'immeuble, patios, médiathèques etc. plus de 70000 spectateurs assistent gratuitement à des lectures de poèmes, des rencontres entre poètes et artistes, musiciens et conteurs.
J'ai pu ainsi présenter mon recueil Mers à paraître à la rentrée 2025 aux éditions LansKine.
Chaque jour, j'ai eu la joie de partager mes poèmes avec un public attentif et bienveillant lors de lectures / rencontres avec les poètes et poétesses, ou de moments plus intimistes comme les ateliers d'écriture partagés avec les lecteurs. Lire des poèmes demeure l'une de mes plus grandes réjouissances : depuis l'enfance (ce sont des souvenirs heureux de ma petite enfance où mon père aimait à nous lire les grands poètes Hugo, Rutebeuf, Mahmoud Darwich, Nazim Hikmet etc.), j'aime prendre le temps de faire résonner les textes, de ménager les silences nécessaires à la poésie, de ne pas imposer aux auditeurs mes émotions mais tenter de créer un espace partagé entre le spectateur et moi pour que le texte respire.
Ma lecture en barque sur le canal royal demeure un moment fort : lire des poèmes de mon recueil Mers in situ, si je puis dire, a amplifié les sensations et j'ai mis du temps pour revenir à quai. Et quelle joie de reconnaître au fil de ces rencontres des visages déjà entraperçus ! Une sorte de connivence et de profonde empathie se noue au cours de ces instants. Ces moments sont précieux car ils déjouent le poncif sur le caractère élitiste de la poésie. Les événements poétiques se déroulent au cœur de la ville et le désir de poésie est grand, comme en témoigne la présence constante du public.
Les échanges avec les lecteurs et lectrices sont riches d'émotions et de surprises et, en tant que poète ou poétesse, on assiste ému-e-s à la réception de ses œuvres, qui ne nous appartiennent déjà plus tout à fait.
Au cours de cette semaine, 70 poètes et poétesses prennent la parole. Leurs voix résonnent aux quatre coins de la ville et il suffit de déambuler dans les rues avec le programme en main pour découvrir Samer Abou Hawwesh, grande voix palestinienne, Maïsse Alrim Kharfoul de Syrie ou encore Nassuf Djailani, de Mayotte, entre autres. C'est une source inépuisable d'inspirations et l'on se nourrit profondément à l'écoute de telles voix. J'ai été particulièrement touchée par la poésie solaire et révoltée d'Alicia Es. Martinez Juan, poétesse espagnole, mais également la délicate poésie de Jean le Boël ou le slam habité du Capitaine Alexandre.
Cette manifestation ouvre grand sa scène aux poétesses de Méditerranée et d'ailleurs. Que ce soit dans les thématiques ou les sensibilités, une palette riche et nuancée de voix s'exprime dans toute sa diversité. D'autres regards portés sur le monde, la politique ou l'amour émergent de ces voix singulières : Sanja Bakovic, Gonca Ozmen, Claire Lajus, Christine de Calmy ou encore Céline de Saër, Assala Lamaa, Aurélie Allexandre d'Albronn, Isabelle Junca et tant d'autres.
* Ces quelques réflexions autour de l'expérience si enrichissante du festival de Sète de la poétesse franco-algérienne Amel Boudali sont un bref témoignage donné suite à des questions qui lui ont été posées par la rédactrice Hanen Marouani des revues poéféministes Le Pan Poétique Des Muses & Orientales.
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Pour citer ce témoignage illustré & inédit
Amel Boudali (texte & images),« À Sète, au festival « Voix vives » édition 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 27 novembre 2025. URL :
Crédit photo : Eugène Delacroix (1798-1863), « Les Femmes d’Alger dans leur appartement », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits du Web.
Les étourneaux suturent
de leur penne métallique
les brèches de l'espoir
et se ruent aux abois et fumantes
les cavalcades des 5 juillet dans les rues d'Alger
se dévorent avides
les fureurs des jouissances avortées
dans la grande nuit haletante africaine
où suspendus aux soupirs de l'histoire
tressautent les cœurs gros de semences
où bruissent les soupirs des révoltées et des jeunes d'octobre
et tintinnabulent au loin les têtes décapitées
trophées de l'arbre du boucher
elles repoussent sans fin
sur des terres de mémoire, fumier des siècles passés,
Amel Boudali,« Les Nuits d'Alger », peinture par Eugène Delacroix (1798-1863), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 26 novembre 2025. URL :
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » Métiers du livre | Annonces diverses | Actions pour l'égalité des sexes & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité Résidence d’écriture en 2026/2027 à la Villa Marguerite Yourcenar Avis de candidature...
LA RÉDACTION VOUS PRIE DE BIEN VOULOIR PATIENTER POUR RECEVOIR UNE RÉPONSE À VOTRE DEMANDE ET DE RENOUVELER VOTRE COURRIEL APRÈS UN MOIS SANS RÉPONSE. NOUS RECEVONS BEAUCOUP DE COURRIELS PAR JOUR ET AVONS BESOIN DU TEMPS POUR TRAITER CONVENABLEMENT VOS...