Berthilia Swann, « Familles meurtries et endeuillées », peinture par André Evard (1876-1972), photographie par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 9 janvier 2026. URL :
Crédit photo : Delphin Enjolras (1865-1945), « Le bouquet », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits du Web.
Il se peut qu’une révolte grandissante au fil du temps et des années avançants s’installe au sein des rapports des êtres humains. De mots non-dits, des maux étouffés, d’instants non partagés ou l’homme de nos jours préfère privilégier ses moments, à ego prononcé ; omettant l'authenticité d’une simple attention du donner sans compter.
il se peut que depuis de nombreuses vies, les échanges entre eux s'amoindrissent, s’effondrent au détriment lentement d’une mise à l'oubli, au profit de masques portées, d’heureuses communications avortées ; abandonnant de leurs pas empressés une partie de leur intégrité.
Il se peut qu'à bien des égards, le monde change ; étalant ses contrefaçons, ses faux semblants ; nous enlissant dans de vastes illusions, d’un temps limité d’une joie émerveillée ; nous menant à un état de perdition sans foi, ni raison.
ll se peut qu’un fléau flâne au-dessus de nos vies ; naissant des nouvelles technologies ; menant au plus bas, nos plus vieilles croyances ; isolant les plus jeunes, les fragilisés et démunis.
Il se peut que l’ère de notre temps d’aujourd’hui, proclame à haute voix sa futilité, son mauvais sarcasme, sa vile ironie ; nous bridant de fausses promesses, d'idées inappropriées afin de nous déstabiliser ; feignant une note de LA pour un Do mineur vulgairement proscrit et exposé ; nous tirant vers le bas, à échec d’une note au plus bas ; effaçant des leçons du savoir pour des vies d'inconsciences, reçues et non acquises.
Il se peut que des ébauches de moindre qualité et non restaurées, nous soient implantés par notre société ; projetant des décombres sur une partie de nos mémoires, en proie au trouble et à toutes facilités.
Il se peut que des comportements et des actes trop longtemps malmenés, chancellent en nous, en tout temps, dans nos âges tous confondus et mélangés.
Il se peut qu’autrefois, nos états d’esprits étaient plus ancrés ; dévoilant de douces harmonies et de bonnes nostalgie, dans une plus grande humanité ; nous donnant à présent des regrets d’anciens temps du passé.
Il se peut que de véritables connexions à travers de nouvelles décennies, donnent à l’homme l’envie maximale de créer pour réapprendre en toute simplicité à aimer.
Il se peut que demain, les valeurs fondamentales de l'être humain soient portées haut la main vers de meilleur lendemain de partages, en communications en diapason faites à l’unisson.
Pour citer ce poème en prose gnomique, illustré & inédit
Berthilia Swann, « Notre ancien monde », peinture par Delphin Enjolras (1865-1945), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS », mis en ligne le 31 décembre 2025. URL :
Poète artiste-peintre, vice-président de la Société des Poètes Français (SPF), Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres & Poeta Honoris Causa du Cénacle européen des Arts et des Lettres
Le jeudi 18 décembre 2025 s’est tenue, dans le temple emblématique de la poésie qu’est le siège de la Société des Poètes Français (SPF), une rencontre littéraire fort conviviale autour de l’anthologie « Nos muses les murs » récemment publiée aux éditions Mindset, dirigée par Arwa Ben Dhia et préfacée par Alexandra Cretté. Le vice-président de la SPF, Michel Bénard, hôte de cette rencontre, était présent aux côtés de l’animatrice de la soirée, Arwa Ben Dhia et a prononcé un mot d’introduction que nous publions ici. Puis, cette dernière a présenté l’anthologie qu’elle a coordonnée pour l’association Apulivre en collaboration avec l’association Oyapock en Guyane et a rendu hommage à la poésie. Des extraits de l’anthologie ont été lus, non seulement par des autrices y ayant contribué (Maggy De Coster, Diane Lotus, Fatima Chbibane, Manon Godet et Emmanuelle Vanwinsberghe), mais aussi par des amis amoureux des mots. Après la dédicace, tout le monde s’est réuni autour d’un pot de l’amitié en se souhaitant de joyeuses fêtes de fin d’année.
Mot d’introduction du vice-président de la Société des Poètes Français
La Société des Poètes Français, honorable dame toujours rayonnante de 124 ans, fondée en 1902 entre autres, par les poètes et non les moindres, Sully Prudhomme, José Marie de Heredia, Léon Dierx, pour le centenaire de la naissance de Victor Hugo est heureuse d’accueillir en son siège un collectif de poètes regroupés autour d’Arwa Ben Dhia pour la présentation d’une anthologie originale gravitant autour du thème millénaire du langage des murs. Véritables palimpsestes et incunables à ciel ouvert – Les murs. – Ces murs qui se font muses et vecteurs incontournables de la poésie, de l’image sociétale.
Les murs sont les journaux, les chroniques, les rumeurs de la rue, qui révèlent l’histoire de nos sociétés. Les murs de la honte, de la révolte, de la beauté, de l’amour, les murs sont de véritables puzzles communautaires.
Les murs se font porteurs des cris de la poésie ou des murmures. Cette anthologie – Nos muses les murs – a vu le jour sous l’initiative de notre amie et sociétaire, Arwa Ben Dhia qui a su s’entourer de plumes diverses. Telle celle, réactive de la préfacière Alexandra Cretté, l’active rédactrice du magazine numérique international – Souffle inédit – Monia Boulila, sans oublier une figure discrète mais incontournable de la poésie francophone contemporaine, servant de passerelle entre l’Amérique latine et la France, Maggy De Coster, que je considère sans intention péjorative, comme une ancienne complice. Que les autres intervenants à majorité féminine me pardonnent, car je ne peux pas mentionner tout le monde, mais le déroulement de cette soirée va y pourvoir.
Revenons à – Nos muses les murs – qui est la pierre angulaire de notre regroupement autour de la poésie. Il est bon de savoir qu’il faut beaucoup de distance, beaucoup de recul, pour composer sur les murs du silence de la poésie, qui devient vite une déchirure humaine.
Être poète c’est déjà revendiquer son besoin d’amour au sens universel du terme, ce dont nous manquons aujourd’hui désespérément. C’est respecter la vie et oser encore croire en l’homme, c’est tendre tout entier vers son devenir, loin des rumeurs, des aveuglements de l’extrême, des régressions fanatiques, des radicalisations et de l’ignorance obscurantiste mère de l’intolérance.
Dans les turbulences et la mouvance de cette anthologie, nous naviguons sur le mystère de la vie, nous calligraphions les plus beaux de nos rêves et poèmes sur les lèpres murales qui deviendront de précieuses enluminures. Il faut savoir se surprendre à écrire avec la lumière de l’instant cueillie sur les murs afin que les mots habitent l’espace de leur présence et retombent sur les hommes en pluie d’espérance.
C’est par la poésie que nous sortirons du désespoir pour aller vers l’amour.
Dans son introduction, Arwa Ben Dhia, souligne que cette anthologie – Nos murs les muses – est pareille à la construction d’un pont de fraternité entre les peuples et à l’opportunité aux poètes de mettre en exergue leurs talents. Quant à notre délicate préfacière Alexandra Cretté elle attire notre attention vers la prudence en nous disant - Méfions-nous des murs que nous érigeons en chantant, ils peuvent devenir facilement ceux de la honte ou notre propre prison. –
Arwa Ben Dhia, elle aussi nous invite à ne pas faire de confusions :
« Chaque inspiration, une quête vers l’inconnu.
Chaque expiration, un retour vers le vécu.
Les cycles se suivent, les saisons se fondent
Dans cette danse infinie où tout se confond. »
Monia Boulila quant à elle, est hypnotisée devant le mur de verdure de son jardin.
« Je révèle ce lien insensé,
Entre ce mur et moi,
Ecran de rêves et de souvenirs…/… »
Quant à Maggy de Coster elle retrouve les traces de mémoire de Gisèle Halimi, sur le mobilier urbain, œuvre il me semble du graphiste bien connu C215, elle y voit par la poésie un combat titanesque.
« Vous menez une lutte acharnée
Pour faire renverser les barrières traditionnelles. »
Vous conviendrez qu’il ne m’est pas possible ici de mentionner tous les participants, les participantes plus précisément, car il y a ici une forte domination féminine, en fait rien de très surprenant car parfois nous pouvons nous demander où sont les hommes ? Peut-être en train de s’époumoner sur un terrain de football, une bière à la main !
Sous forme de conclusion et avant d’ouvrir cette soirée poétique, je reviendrai à l’objet de nos présences en ces lieux où en définitif mieux vaut après avoir écrit des poèmes sur les murs, construire un pont vers après vers. !
Alors, avec les poètes rêvons, car à l’instant où l’homme renonce à ses rêves d’enfance est une capitulation de la vie.
La poésie c’est oser tenter de saisir l’invisible, de capter l’indicible et de pérenniser l’émotion !
Osons le croire très fort, la poésie sauvera l’amour en nous extirpant de la haine et de l’ignorance.
La Société des Poètes français a été fondée en 1902. Elle est la seule association de poètes élevée au rang d'" Etablissement reconnu d'Utilité Publique. Les initiateurs de cette fondati...
Arwa Ben Dhia & Michel Bénard, « Compte-rendu de la soirée poétique du 18 décembre 2025 dans l'espace culturel de la Société des Poètes Français (SPF) », photographies parHong XU, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 décembre 2025. URL :
Pour dire le grain de sable enjôlé par les salines il faut avoir cédé de toute sa hauteur sous son aire de berceuse interrompue tandis que l’eau riveraine en apparence éloignée rabotait la pente,
et l’avoir oublié.
Tu te souviendras, à flanc de montagne, de la motte de terre – était-ce un jaspe à visage de roc, une brisée à visage de bois ? –
A grandi en la presqu’île de Monastir, au bord de la Méditerranée africaine. Elle est l’auteure de Suaire de l’Aimé (éd. L’Aire, 2019), ainsi que de nombreux textes parus dans des revues, en Suisse, en France et au Québec. Chercheure, ayant aussi vécu à Tunis et à Paris, tout en explorant d’autres lieux du monde (la Syrie et la Suisse, notamment), son écriture est nourrie de ces rencontres et des questionnements qu’en elle elles suscitent…
Jihen Souki, « Deux poèmes du recueil Suaire de l’Aimé (Éditions de l'Aire) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I « CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 17 décembre 2025. URL :
Une partition où se lisent des notes d’horreur et nul ne sait combien de corps « les vagues turquoises des chants marins » ont emportés à l’instar de Tristan et Isolde.
Comment déblayer le terrain miné dans lequel le monde avance à grands pas et sortir du flou de la ligne d’horizon, où même les philosophes qui pourraient être un dernier recours, semblent être aux abois ?
« le philosophe Socrate
s’est perdu dans l’angoisse
c’est à cause
de la philosophie froide d’aujourd’hui
c’est parce
que la terre brûle d’une guerre chaude »
Mais qui de Nietzsche, de Socrate ou de Bergson l’aidera à trouver « le sens de l’existence de l’infinité » ?
Pour sortir de la brume de la quotidienneté, elle semble vouloir privilégier les choses simples de la vie :
« de nos jours
il faut savoir apprécier une personne
comme un café instantané »
La nature est omniprésente dans ce recueil de poèmes où la poète Anna Maria Mickiewicz se pose en fine observatrice des choses vues, dans ses pérégrinations qui l’ont conduite du Royaume-Uni aux États-Unis en passant par la France.
de Anna Maria MICKIEWICZ Traduit par Monika DEBICKI Illstrations de Marc BERGÈRE ISBN : 978-2-84924-806-5 13 x 20 cm 50 pages 12,00 € Ce recueil contient cette voix intérieure inquiète, cette ...
Maggy de Coster, « Anna Maria Mickiewicz, « Sur le Mystère du temps », traduit du polonais par Monika Debicki, illustré par Marc Bergère, Éditions du Cygne, 2024, 47 p., 12€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 19 décembre 2025. URL :
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International Poésie de l'Académie Claudine...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International de Poésie Féministe de l'Académie...