23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 13:36

 

Poème géopoétique

 

Poésie orientaliste & écopoétique

 

 

Indonesian atmospheres (calligramm poem)

 

 

/

 

Atmosphères indonésiennes (calligramme)

 

 

 

Nicole Coppey

 

Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

 

 

© Crédit photo : image du calligramme "Atmosphères indonésiennes", n°1, prise par LPpdm

 

 

Ce calligramme en hommage à l'Indonésie est un extrait de l'ouvrage Carnet de voyage de Nicole Coppey.

 

https://youtu.be/sg-4FIyFvtg

 

 

 

Indonesian Atmospheres
 
Tribute taken from "travel journal"

Poem and calligramm by
: Nicole Coppey
 
interpreted and highlighted by the author on images of Indonesia

With abstracts of the poem

 
"Peaceful Gamelan"

 

 

© Crédit photo : image du calligramme "Atmosphères indonésiennes" n°2, prise par LPpdm

***

 

Site de référence : www.nicolecoppey.com

 

 

***

 

Pour citer ce court-métrage poétique

 

Nicole Coppey, « Indonesian Atmospheres (calligramm poem)/Atmosphères indonésiennes (calligramme) », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 23 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/indonesian-atmospheres.html

 

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 11:27

 

Critique & réception

 

 

 

Catherine Gil Alcala

 

 

La Somnambule dans une Traînée de Soufre

 

 

éd. La Maison Brûlée, 2017, 108 p., 13€

 

 

Dina Sahyouni

 

 

© Crédit photo : image de la 1ère de couverture illustrée par Catherine Gil Alcala

 

 

 

 

Joliment présenté, le recueil intitulé La Somnambule dans une Traînée de Soufre, ne contient ni d'épigraphe, ni de sous-titres, ni de table des matières. En revanche, il expose deux illustrations réalisées par Catherine Gil Alcala, le premier dessin est un autoportrait de face, biffé, de la comédienne Catherine Gil Alcala qui illumine la première de couverture et la page de titre en frontispice*, quant au deuxième, il représente un visage de profil et il fait office de rideau théâtral qui clôt l'ouvrage...

Minimaliste et épuré dans sa présentation, composé d'un long poème en prose structuré de blancs, d'espaces et de trois points, ce recueil se lit d'une traite. Comme les autres ouvrages de Cathernine Gil Alcala aux éditions La Maison Brûlée, ce livre de peintures métaphoriques et allégoriques renferme plusieurs pensées transformées en toiles de nature morte et de portraits de personnes noctambules. La dramaturge-conteuse se métamorphose ici en portraitiste aux univers symboliste, dadaïste et surréaliste.

 

Difficile à classer, la poésie de Catherine Gil Alcala émane toutefois d'une réflexion sur la condition dite féminine et s'apparente à une généalogie matriarcale. Son écriture ciselée est marquée des malheurs de l'être féminin abandonné à son sort dans un univers qui le surpasse, le détermine en le violentant. Parmi les thèmes récurrents chez Catherine Gil Alcala que l'on retrouve dans La Somnambule dans une Traînée de Soufre, on cite l'amour-passion, le sexe, la mer, l'eau, le meurtre, le suicide, le sang, l'enfant, la danse, la mort, les femmes, les fruits et légumes. Toutefois, le recueil esquisse un portrait novateur du somnambulisme au féminin revisité par une féministe déplorant la liberté encore conditionnée des femmes réduites aux déboires de la domination masculine : « Les ailes des obus trouent le ventre dentelle des nuages… le démiurge des tyrans métamorphose les décibels des cris en l'écrit dans le chant, pour un hommage innommable et pénétrant au père incestueux. » (Ibid., p. 15).

 

La poésie de Catherine Gil Alcala est une écriture fragmentaire, elle se caractérise par sa pauvreté en rimes, sa richesse en vocabulaires, la rareté de l'emploi des pronoms personnels sujets, mais également par l'oxymore, l'allégorie, la personnification (des animaux, végétaux et objets), l'aphorisme et le recours aux sources mythiques, légendaires et religieuses. Ce recueil est aussi truffé de références et/ou de clins d’œil  à plusieurs chefs-d’œuvre littéraires (par exemple : La Dame aux camélias, voir p. 102). En outre, le portrait magique de la danseuse demeure le fil rouge du sujet désirant-désiré dans cet ouvrage. C'est ainsi que dans cette errance poétique, Catherine Gil Alcala dévoile les mots-maux des êtres humains et leur capacité à se renouveler par l'amour-passion comme dans les lignes suivantes : « Le parleur atlantique titube : Je meurs d'une rencontre ontologique, vénérienne et sacrée. Étreindre le désir, c'est gagner ce que l'on perd. » (Ibid. p. 29) ou dans « La Somnambule frôle la joue d'un homme dans une traînée de soufre. Son extase sourde, sidérée, nage dans l'espace incommensurable. » (Ibid.  p. 58).

 

* Voir aussi, l'article de Lucile Trunel, "Pages de titre : portes d'entrée du livre, du foisonnement au dépouillement" et le texte "Page de titre" du site de l'université Montpellier 3.

 

***

 

Lien pour commander le recueil

 

aux éditions La maison Brûlée

 

***

 

Pour citer ce texte

 

Dina Sahyouni, «  Catherine Gil Alcala, La Somnambule dans une Traînée de Soufre, éd. La Maison Brûlée, 2017, 108 p., 13€ », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 22 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/cga-somnambule-soufre.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 14:56

 

 

Compte-rendu

Bémol artistique & poétique

 

 

 

Magnifique vernissage parisien,

 

en présence d'Adonis,

 

de l'exposition « Peinture-poésie »

 

de Haider et Mustapha Saha

 

 

Texte & illustrations

 

Mustapha Saha

Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha

© Crédit photo : « Adonis, Mustapha Saha et Élisabeth Bouillot-Saha ».

 

 

Le vernissage de l'exposition « Peinture-Poésie » à la galerie parisienne Menouar, à proximité du Musée Picasso, en présence d'Adonis, s'inscrit d'ores et déjà comme un moment historique. Deux collages originaux du poète irradient leurs bons augures pour un probable Prix Nobel de littérature, juste consécration d'une œuvre foisonnante, étonnante par ses audaces sémantiques, détonante par sa liberté critique. Adonis, l’œil étincelant de clairvoyance malicieuse, le verbe pétillant de répliques astucieuses, se prête avec bienveillance aux longs échanges avec des connaisseurs ravis de l'enchanteresse aubaine. Sa silhouette attractive, point focal des curiosités admiratives, transforme la petite place médiévale, imprégnée d'impertinente culture, en agora printanière. La voix tranquille du prophète frondeur réveille l'écho des pavés jadis foulés par la dissidence romantique. La communion se prolonge indéfiniment sous lampadaires, chaque convive repartant avec une brassée de fleurs baudelairiennes.

Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha

© Crédit photo : « Adonis et Mustapha Saha », photographie par Élisabeth Bouillot-Saha

 

J'expose, dans son style caractéristique, un grand portrait d'Adonis profilé en aigle, peinture bichrome sur fond noir, jaune ocre pour la sagesse impassible, rouge corail pour la passion paisible. Une série de douze toiles-parchemins, réalisées à quatre mains avec Élisabeth Bouillot-Saha, infusées d'éclats poétiques, calligraphiées sous patine, complète l'offrande artistique. Les stances d'Adonis, pétales dispersées aux vents contraires, dans la fulgurance se butinent.

 

Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha

© Crédit photo : « Adonis », photographie par Élisabeth Bouillot-Saha

 

J'ai déclaré à cette occasion :

l'incorruptible Adonis demeuretémoin des cataclysmes sans fin d'une Mésopotamie à la dérive. Sa vision suprasensible, en connexion permanente avec l'invisible, en expectance inlassable de l'imprévisible, s'enracine dans les civilisations antiques, surgies du chaos, l'Andalousie paradigmatique en perspective, pour intercepter les signes avant-coureurs de insoupçonnable possible. Ses mots défeuilleurs de l'intransmissible s'anamorphisent d'oxymorisations miraculeuses. S'y retrouvent les nymphes protectrices des sept sources, le scarabée d'or messager du soleil, la matrice fécondatrice des déesses pacificatrices, le périple régénérateur d'Ulysse, la flamme inextinguible d'Isis, le sceau salutaire du phénix... L'olivier s'implore comme nourriture salvatrice. Le grimoire s'invoque comme intelligence conceptrice. La reconstruction du sens de l'existence, désintégré par la déraison dogmatique, passe, depuis les origines, par l'art et la poésie.

***

 

Quelques images de l'exposition

Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha

© Crédit photo : « L'exposition Hommage à Adonis en images », photographies par Élisabeth Bouillot-Saha

 

***

Exposition « Résonances... peinture-poésie »

Hommage à Adonis

Œuvres de Haider et Mustapha Saha

Du 16 Juin au 17 Juillet 2017

Galerie Menouar,

16, rue du Parc Royal, 75003 Paris

 

Voir aussi :

***

 

Pour citer ce compte rendu

 


Mustapha Saha (texte & illustrations), « Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 17 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/expo-adonis.html

 

 

Page mise à jour le 20 juin 2017 à la demande de l'auteur pour y ajouter des photos de l'exposition

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 11:20

 

Appel à contribution

Contribuer à

 

l'Encyclopédie évolutive de la poésie mineure

 

 

« La poésie est le langage naturel à tous les cultes » (Germaine de Staël (Mme la Baronne de Staël-Holstein, 1766-1817)*

 

La poésie est partout et nulle part, elle brode nos jours de stances éphémères. Elle est le vacarme du silence et la phénoménologie même de l'indicible. La poésie appartient aux arts de l'ineffable, ses muses masculines, féminines, épicènes, asexuées, animées, inanimées, réelles, imaginaires, visibles et invisibles ne font qu'accentuer le désarroi existentiel de l'être poète.

Difficile à définir, à saisir, à théoriser, à étudier, à en faire l'histoire et encore moins l’historiographie, la poésie échappe aux théoriciens/théoriciennes de la littérature et s'épanouit hors ses frontières. Cependant, quelque chose demeure là et fait le bonheur des amateurs de cet art indémodable. C'est ainsi que l'on ne peut s'empêcher d'en parler et de courir à son secours lorsqu'on annonce qu'elle est en crise, qu'elle se meurt ou qu'elle est déjà morte. C'est ainsi aussi qu'à chacune de ses morts, on la pleure et la proclame comme un roi qui accède au trône : la poésie est morte, vive la poésie !

On a une idée précise sur l'apport des hommes (poètes, mécènes, amateurs, éditeurs, imprimeurs, libraires, théoriciens, historiens, journalistes, etc.) à travers les siècles à l'art poétique dans plusieurs pays au monde pour ne pas dire « leur apport universel » tout en ignorant presque tout de celui des femmes (éditrices, poètes/ femmes poètes/poétesses, éditrices, revuistes, historiennes, illustratrices, etc.) non seulement en France mais aussi dans la plupart des pays de notre planète.

C'est pour cette raison et bien d'autres que nous vous invitons à prendre part aux deux événements scientifiques lancés par la jeune association Société Internationale d’Études des femmes et d’Études de Genre en Poésie (sigle SIÉFÉGP) avec l'aide de la revue féministe de poésie Le Pan poétique des muses (www.pandesmuses.fr) :

 

 

  1. l'Encyclopédie évolutive de la poésie mineure (ou des femmes et du genre en poésie). Ce projet est électronique et multilingue. L'entrée doit être divisée au moins en trois parties : vie, œuvres et réception à travers le temps. Nous souhaitons recevoir de préférence des textes qui respectent le formatage universitaire français (c'est-à-dire les consignes de la présentation d'un article) et d'une langueur qui ne dépasse pas trente pages A4 interligne double, police Times New Roman, taille 13 pour le texte et 18 pour les sous-titres. Attention à ne pas dépasser cinq illustrations par article. Merci d'adresser votre texte/résumé (ou projet d'entrée) en format word ou RTF "Contribution à l'Encyclopédie campagne 2017-18". Date limite de la soumission de vos textes (ou propositions de textes) pour cette campagne : 30 décembre 2018

  2. le colloque international et multilingue en ligne sur les théoriciennes de la poésie (ou poéticiennes)

Dina Sahyouni

* Chapitre X « De la poésie » in De l'Allemagne, tome I, 2ème édition 1814, Paris, imprimerie de Mame., chez .H. Nicolle, à la Librairie Stéréotype, rue de Seine, n°12e Chez MAME Frères, imprimeurs-Libraires, rue du Pot-de-Fer, n°14, M. DCCC. XIV.

 

***

 

Directrices de l'Encyclopédie

 

Dina SAHYOUNI & Nelly Sahyouni-Taza

......................................

 

Comité scientifique

Les membres de la Société Internationale d’Études des femmes et d’Études de Genre en Poésie (sigle SIÉFÉGP)

 

Partenaire & Mécène

Le Pan poétique des muses

***

 

Pour citer ce texte

 


SIÉFÉGP, « Contribuer à l'Encyclopédie évolutive de la poésie mineure », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 14 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/encyclopedie/contribuer2017

 

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Le Pan poétique des muses - dans Contribuer La Lettre de la revue LPpdm
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 08:53

 

Compte rendu du récital d'Apollonia

 

Événement poétique avec un membre de la revue LPpdm

 

 

 

La poésie malgré la pluie !

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

La poésie malgré la pluie !

 

© Crédit photo : Récital d'Apollonia, image fournie par Françoise Urban-Menninger

 

La poésie malgré la pluie ! Le jardin sous la pluie, voilà un beau titre pour une rencontre poétique dans un jardin ! Samedi dernier, le jardin participatif d'Apollonia ouvrait ses portes à quelques poètes de l'Académie rhénane.

 

Après quelques lectures au soleil dans le potager, la pluie se mit de la partie…Tandis que Chantal Robillard lisait ses poèmes à l'abri dans la cour, accompagnée d'un accordéoniste et d'une percussionniste, et qu'Emmanuel Honegger déclamait son dernier texte dans la cabane à livres, sur le thème, bien évidemment des jardins, le public s'empressait de se réfugier sous l'immense tente installée par le collectif d'artistes de la KUNSTrePUBLIK.

Édifiée à l'aide de gilets de sauvetage portés par les migrants et récupérés sur l'île de Lesbos, la tente diffusa une lumière orangée qui nimba l'assistance et qui conféra au lieu une atmosphère très particulière, créant un entre-deux entre ciel et terre qui suspendit le temps...

 

Les poètes s'exprimèrent tour à tour dans cette structure hautement symbolique. On put écouter Jacques-Henri Caillaud, l'auteur de La mélancolie des jardins, Françoise Urban-Menninger qui lut quelques poèmes de son Heure du jardin, Martine Blanché toute de lumière revêtue ou encore Joan Ott qui entonna de sa voix magnifique Le temps des cerises. Martine Séchoy-Wolff à la guitare et Catherine Beau, percussionniste, ponctuèrent musicalement ce récital improvisé devant un public charmé par ce moment de grâce, ravi d'écouter des vers qui s'égrenaient sous une pluie parfois battante puis emportés par le vent vers cet « ailleurs » dont Rimbaud nous disait qu'il était « la vraie vie »….

 

***

 

Pour citer ce compte rendu

 


Françoise Urban-Menninger, « La poésie malgré la pluie ! », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 12 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/la-poesie-malgre-la-pluie.html

 

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 10:47

 

Bémol artistique & poétique

 

 

 

Polychromies lyriques avec

 

 

Adonis, Haider et Mustapha Saha

 

 

Texte & illustration de

 

Mustapha Saha

 

 

© Crédit photo : Portrait d’Adonis par Mustapha Saha

Peinture sur toile. Dimensions : 100 x 81 cm

 

 

 

Adonis est sans doute aujourd’hui le poète le plus nobélisable comme l’a déclaré Bob Dylan. L’exposition « Résonances... peinture poésie » à la Galerie Menouar est en même temps un hommage à ce grand écrivain dont l’immense œuvre poétique rayonne depuis 1950 à nos jours et une correspondance baudelairienne de ses poèmes avec des créations plastiques de Haider et de Mustapha Saha.

Trois voix irrépressibles de la liberté dans leurs trajectoires prospectives des possibles.

 

 

 

ADONIS

 

Le pseudonyme d’Adonis dit amplement l’univers mythique du poète, extensible à l’infini dans sa sagesse transgressive. Un univers chamanique en connexion permanente avec la matérialité sensuelle de la vie et les sources régénératives de l’amour. Son écriture extatique s’incarne autant dans ses nombreux livres que dans ses variations plastiques. L’immense œuvre poétique respire les parfums mêlés de l’orient et de l’occident dans ses illuminations chromatiques.

 

Une poésie intemporelle de l’amour et de ses turpitudes. Une tentative désespérée de sacraliser la fusion charnelle. Et l’inconsolable nostalgie de la sphère originelle. Et le remord de l’unisson frappée de finitude. Et la greffe impossible des organes de la plénitude. Et l’envolée brisée dans la béatitude. Et la passion de l’alter ego nécessaire, marquée d’incertitude. Et l’amoureuse épopée de Nazhoun Al Qal’iyya et d’Ibn Zaïdoun… »

« En ces temps d’indigence prosodique, ces éternels jardiniers de la langue ne sont-ils pas les vrais interlocuteurs d’Adonis ? Le choix de l’hétéronyme « Adonis », personnification des cycles de renaissance et des saisons régénératrices, dessine, dès la jeunesse, la trajectoire programmée, l’aspiration réclamée, l’intention proclamée.

 

La rose et le myrte, attributs d’Adonis, humain d’origine phénicienne parmi les dieux grecs, amant d’Aphrodite et de Perséphone, ne sont-ils pas également les symboles de la muse Érato, patronne de la poésie érotique et lyrique. Aphrodite, découvrant Adonis mortellement blessé par un sanglier, verse une larme une goutte de son sang, qui engendre l’anémone, rouge offrande de la perte irréparable. Avec cet emprunt, Ali Ahmed Saïd Esber, poète des transmutations, se métamorphose en citoyen du monde qui, comme il le formule, « affranchit les mots de l’esclavage des mots ». L’être fraie librement son chemin quand il se renomme. Mustapha Saha

 

 

 

HAIDER

 

Haider écrit avec la matière chromatique comme Adonis peint avec ses vers métaphoriques. Un monde minéral, évocateur de sa Mésopotamie natale, où l’étoffe et la ferraille s’amalgament à la peinture et réincarnent la mémoire ancienne dans les empreintes présentes. La vision cosmique renaît de chaque trace tellurique. »

 

 

 

MUSTAPHA SAHA

 

 

Depuis son enfance, Mustapha Saha explore les plausibilités miraculeuses de la culture, furète les subtilités nébuleuses de l’écriture, piste les fulgurances imprévisibles de la peinture. Il investit sa rationalité dans la recherche pluridisciplinaire, tout en ouvrant grandes les vannes de l’imaginaire aux fugacités visionnaires. Son travail philosophique, poétique, artistique, reflète les paradoxalités complétives de son appétence créative.

 

Mustapha Saha est le cofondateur du Mouvement du 22 mars à la Faculté de Nanterre et figure historique de mai 68 (voir Bruno Barbey, 68, éditions Creaphis). Il réalise, sous la direction d’Henri Lefebvre, ses thèses de sociologie urbaine (Psychopathologie sociale en milieu urbain désintégré) et de psychopathologie sociale (Psychopathologie sociale des populations déracinées), fonde la discipline «Pchypathologie urbaine», et accomplit des études parallèles en beaux-arts. Il produit, en appliquant la méthodologie recherche-action, les premières études sur les grands ensembles.

 

Il est l’ami, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, de grands intellectuels et artistes, français et italiens. Il accompagne régulièrement Jean-Paul Sartre dans ses retraites romaines et collabore avec Jean Lacouture aux éditions du Seuil. Il explore l’histoire du « cinéma africain à l’époque coloniale » auprès de Jean-Rouch au Musée de l’Homme et publie, par ailleurs, sur les conseils de Jacques Berque, «Structures tribales et formation de l’État à l’époque médiévale» aux éditions Anthropos.

 

Artiste-peintre et poète, Mustapha Saha mène actuellement une recherche sur les mutations civilisationnelles induites par la Révolution numérique (Manifeste culturel des temps numériques), sur la société transversale et sur la démocratie interactive. Il travaille à l’élaboration d’une nouvelle pensée et de nouveaux concepts en phase avec la complexification et la diversification du monde en devenir. Il prépare la sortie d’un livre sur « La société diversitaire », un recueil de poèmes, « L’Arpenteur d’infini » et vient d’écrire l’ouvrage Haïm Zafrani, penseur de la diversité marocaine.

 

***

Exposition « Résonances... peinture-poésie »

Hommage à Adonis

Œuvres de Haider et Mustapha Saha

Du 16 Juin au 17 Juillet 2017

Galerie Menouar,

16, rue du Parc Royal, 75003 Paris

 

***

 

Pour citer ce bémol

 


Mustapha Saha (texte & illustration), « Polychromies lyriques avec Adonis, Haider et Mustapha Saha », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 10 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/polychromies-lyriques.html

 

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 13:49

 

Publication successive

 

Lettre n°10

 

Nous fêtons dans cette Lettre

Le Printemps des Poètes au féminin

& le festival Megalesia 2017

jusqu'au 31 mars 2017  30 avril 2017

Mise en ligne jusqu'au 14 mai compris

 

Crédit photo : Allegoria dell'Inclinazione 1615-1616 (Allégorie de l'Inclination) par Artemisia Gentileschi, huile sur toile (152 cm x 61cm), domaine public, image trouvée sur Wikipédia (it) :  https://it.wikipedia.org/wiki/Allegoria_dell'Inclinazione

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques

 

diffusée en version électronique (apériodique) et en version imprimée (4 numéros par an)

 

Le Pan poétique des muses ISSN Imprimé : 2492-0487

 

Logodupan

© www.pandesmuses.fr

Comité de rédaction : Khris Anthelme, Camille Aubaude, Cyril Bontron, Laure Delaunay, Eric Guillot, Mario Portillo Pérez, Dina Sahyouni, Nelly Taza & Françoise Urban-Menninger. Réalisation technique : Anna Perenna, Cyril Bontron. Contacts : contact@pandesmuses.fr & contact.revue@pandesmuses.fr

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur-e est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, il est le/la seul-e responsable du contenu de son texte, de son image, etc.

 

Vos poèmes, nouvelles, contes, pensées, fragments,

lettres, chroniques, traductions, articles,

illustrations, entretiens, vidéos, etc.

sont les bienvenus pour paraître dans cette Lettre

jusqu'au 31 mars 30 avril selon nos possibilités

pour fêter le Printemps des Poètes au féminin

Thèmes privilégiés pour ce numéro :

l'« Afrique », l'« amitié », l'« amour »,

la « prostitution » & les « muses » (pour le festival Megalesia)

 

Le Pan poétique des muses à Grenoble a suspendu ses publications

pour un certain temps suite à une panne informatique grave

(dès le 7 février 2017 puis en mars 2017)

dans son siège social à Grenoble

Nous ne serons donc pas en mesure de

répondre rapidement et facilement à vos messages.

Merci de votre compréhension !

La journée du 8 avril à Grenoble a été aussi reportée à une date ultérieure

pour plusieurs ennuis graves parmi lesquels cette panne

un rédacteur partenaire nous a remplacé en ligne

Mercredi 19 avril 2017 :  "Le Pan poétique des muses à Grenoble reprend progressivement ses publications numériques et imprimées selon la disponibilité de sa rédaction. Les deux prix internationaux de l'Académie Claudine de Tencin (poésie et essai) seront annoncés et distribués en juin prochain par voie postale. Une manifestation poétique pourrait avoir lieu entre août et novembre 2017"

Mardi le 25 avril 2017 : "afin de remédier au retard accumulé dans notre agenda (à cause des ennuis informatiques évoqués ci-dessus), nous publions le sixième numéro en pages gratuites (accessibles en ligne au gré des jours) tout en procédant à sa publication en version imprimée payante (avant le 23 juin 2017). Un peu de patience s'il vous plaît, nous ferons tout pour honorer tous nos engagements éditoriaux dans les meilleurs délais."

Poèmes, nouvelles, lettres, fragments, contes

 

Huguette BertrandOn aura tout vu !  | L’ancêtre

Nicolas Grenier : Mission Rosetta

Luc-André Rey : Extraits de Palimpsestes

Gérard Georges : Hier Demain Jamais (extrait)

Daouda Keita Le vieux Baobab et le vieux Chêne (extraits)

Vojka MilovanovicL’artiste & Le message

Maggy de Coster : L’Afrique notre berceau commun

Dina Sahyouni : Chair de mon esprit, Je ou le porté disparu  & Lettre à une passante

Poésie & musique

Nicole Coppey : Dis-moi... Te reverrai-je ? & Fleurs d'Amour

Marie Mazaudou (poèmes, musiques, interprétation et réalisation par) : Chanson d'amour & Vivre et laisser vivre

 

Muses au masculin (nouvelle rubrique)

Mustapha Saha : Le penseur de Rodin

Événements & manifestations avec des membres de notre équipe

1er colloque international & multilingue de la SIÉFÉGP sur "Les théoriciennes de la poésie"

Pour le 8 avril 2017, "Journée internationale des femmes poètes", l'Académie Claudine de Tencin distribuera en juin par voie postale ses prix internationaux de la poésie et de l'essai  : http://www.pandesmuses.fr/2016/08/tencin.html


28 AVRIL 2017 À 19H : Présentation de l'ouvrage dirigé par Maggy de Coster, « Fenêtre ouverte. Anthologie de poésie bilingue français-espagnol | "Ventana abierta. Antología de poesía bilingüe francés-español" » paru aux éditions Idem avec lecture des poèmes en français et en espagnol suivie d'une séance de dédicace à la Maison de L'Amérique latine, (http://mal217.org/fr/agenda/fenetre-ouverteventana-abierta)

 

Notre choix de séries télévisées, films, d'émissions culturelles radio-phoniques et télévisées qui valorisent les femmes (disponibles en ligne)

 

S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 15:13

 

Critique & réception

 

 

Christophe Schaeffer

 

 

aImer à quatre temps

 

 

préface de Werner Lambersy, Éditions Librécrit,

 

coll. « Hors collection », 2017, 82 p.

 

Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

Christophe Schaeffer, aImer à quatre temps, préface de Werner Lambersy, Éditions Librécrit, coll. « Hors collection », 2017, 82 p.

© Crédit photo : couverture illustrée du recueil,

image fournie par Maggy de Coster    


 

 

Un long poème illustré par des figures très significatives de Julie Delarme. Une complainte amoureuse qui se décline en quatre temps comme les quatre saisons d’une épreuve annoncée. Sublime bonheur évaporé dans les larmes, la séparation, le remords et le couperet !

Le poète cherche à « relever sa peine » et à la troquer contre un « mélo dit d’amour / pour aller mieux » car malade d’amour il est ce patient qui, assis au bord du vide, voit s’estomper le bonheur de vivre à deux :

 

S’écoulent le long du fleuve triste

Nos étreintes félines

 

Cela n’est pas sans rappeler Lamartine qui, dans son « Isolement », à la suite de la perte de « sa » Julie, déclare : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Quand l’amour vous échappe il vous laisse un goût bien amer dans la bouche. Mais comment conjurer l’amer persistant d’un amour défunt ?

« aImer » évoque la persistance du désir de désirer l’autre face à « la dureté d’être » et s’apparente à un drame qui se joue à huis clos quand affleurent les maux et que pleuvent à torrents des regrets. Et le poète de pousser un cri de désespoir qui résonne en ces termes :

 

Comment sortir

Du cercle des défunts amants

À ne pas nous sentir vaincus

Anéantis par le temps

 

« Combien de soupirs je rendis ! » s’exclama Alphonse Allais, dans sa « Complainte amoureuse » ! Combien d’épreuves traversai-je ! Combien de déluges essuyai-je ! s’écrierait Christophe Schaeffer ! Aussi laisse-t-il soupirer son cœur endolori :

 

Je sais que ce chemin jusqu’à la lune

Est l’épreuve de soi

Et bien que sans vaisseau ni fortune

Un dos de buffle me contentera

 

Étant celui qui aime « d’un amour sidéral », il lui est sans doute difficile d’apprendre à être quand l’être aimé se dérobe de son champ existentiel. Et le vide de s’emparer de son être comme un corps inanimé enseveli dans la brume des jours :

 

Je suis ce trépas silencieux

À la poursuite de ta nuit


 

C’est un cœur qui souffre en silence et qui se perd dans un « délire d’amour » « Sous la mitraille des jours » quand :

 

L’aube

S’étire doucement

À l’endroit du monde

Où naissent tous les amants


 

« aImer, en quatre temps », un recueil de poèmes à aimer et à lire jusqu’au bout. En qualité de philosophe Christophe Schaeffer nous entraîne sur la voie de « l’humaine condition » explorée par Socrate, Montaigne et Kant pour ne citer qu’eux. Aussi nourrit-il l’espoir d’« escalader l’humaine montagne ».

 


 

Présentation de l'auteur

 

 

 

 

Christophe Schaeffer est musicien, plasticien, docteur en philosophie (Thèse autour de l’œuvre de Lévinas) et est l’auteur une d’une douzaine d’ouvrages. Premier recueil de poésie publié en 1990 : Fecha (éd. Saint-Germain-des Prés). L’avant dernier (2015) : Traces D’hématome (éd. Librécrit, préfacé par Bernard Noël).

 

 

Extrait du recueil choisi par la chroniqueuse Maggy de Coster

 

 

Tourner l’astre

Indéfiniment


 

Inviter l’être

Et le non-être


 

À la porte des chemins

Du jour et de la nuit


 

Relever la peine


 

Au centre des flammes

En contre-plongée du cœur

Le ciel s’élevant

Au-dessus des voix


 

Nous sommes le souffle Uni-

Vers

L’empreinte humaine

de

Soi

 

***

 

Pour citer ce texte

 


Maggy de Coster, « Christophe Schaeffer,, aImer à quatre temps, préface de Werner Lambersy, Éditions Librécrit, coll. « Hors collection », 2017, 82 p. », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 12 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/schaeffer.html

 

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 08:48

 

Littérature de jeunesse

 

 

Raymond rêve d'Anne Crausac

 

 

ou du principe fondamental

 

 

de la littérature de jeunesse expliqué aux parents

 

 

 

Laure Delaunay 

 

Site officiel : https://lauredelaunay.com/

 

 

 

Nous sommes peut-être un peu loin de la poésie mais en plein cœur de ce qui la fait naître aussi.

***

 

Raymond rêve d'Anne Crausac ou du principe fondamental de la littérature de jeunesse expliqué aux parents


 

S'identifier à un personnage. Vivre un beau rêve qui marie les mots et les images. Développer une narration. Cultiver des sensations au contact de la personne qui lit. Découvrir un objet mystérieux et peut-être inquiétant. Ingrédients d'un livre de littérature de jeunesse. Ingrédients d'un livre tout court que la littérature de jeunesse condense pour s'adapter aux apprentis lecteurs. Car se faire lire un livre c'est déjà lire, l'autonomie en moins.

Raymond rêve est une sorte d'épure de tout cela. Un précis de littérature.

L'histoire est très simple : c'est le printemps, deux escargots se rencontrent, tombent amoureux et ont de nombreux petits escargots. L'un d'eux, Raymond, est inquiet face à la vie. Alors il se met à rêver, à se rêver, en de multiples facettes, en girafe, en cerise, en pomme d'amour, en éléphant, en loup, en fraise. La rêverie est à la fois logique et illogique, comme dans les vrais rêves. Et puis, il réalise. Après tout, ce n'est pas si mal d'être un escargot. On peut voyager. Et surtout, du jour où on est soi-même, on peut s'ouvrir à la rencontre de Juliette. L'album se clôt sur des arbres gros de fruits. C'est l'été.

Parcours. Condensé de vie affective. Un tracé.

Un programme presque. Qui dit qu'aimer c'est guérir, ou que pour aimer, il faut être guéri.

Un contrefort pour éviter de s'oublier en route. Pour que l'adolescence soit sereine ou du moins pour en sortir un jour. Il faut se raconter des histoires pour se construire une identité propre. Il faut ne plus s'en raconter pour partir en voyage. Et s'offrir une chance de rencontrer l'âme sœur. Leçon simplissime de vie.

Poésie, au sens grec d'une production de l'esprit, des adultes vers les enfants. Récit d'expérience.

Éducation. Conduire hors de. Hors du monde des rêves.

Est poétique ce qui nous ramène vers nous même. À pas de loup... à bave d'escargot...

Bien sûr, l'escargot est la métaphore par excellence de la sexualité. Il est sans doute un peu tôt pour en parler. Mais affirmer qu'il lui faut de la douceur et un rien d'imagination est très certainement conforme à ce que le bébé a peut-être expérimenté déjà et à ce qu'il sera amené à refouler un peu plus tard.

Ce livre accompagne à merveille me semble-t-il le deuxième âge de la vie correspondant à la maternelle car il rassure sur ce qui a été traversé avec les parents et médiatise les premiers temps de la socialisation tout en accompagnant les progrès cognitifs qui prendront corps en primaire, au moment des apprentissages fondamentaux. Cette parcelle d'enfance, à l'adolescence servira de repère. Et quoi de plus beau, une fois adulte, que de redécouvrir tout cela dans un livre à l'occasion d'une parentalité. Quoi de plus troublant. Mais quoi de plus lumineux.

Le fond blanc des dessins graphiquement soignés raconte parfaitement l'émotion de cette découverte.


 

J'ose trois conseils. Quatre ans, vers quatre ans, c'est l'âge auquel est refoulée la vie corporelle du bébé, en même temps que sont parfaitement assimilés les apprentissages basiques (la marche, la parole, la propreté). S'ouvre alors la socialisation et des questionnements sur papa et maman. Si un deuxième enfant naît dans ce moment, il convient d'être attentif au premier qui pourrait être perturbé d'avoir sous les yeux le témoin d'un âge qu'il cherche à dépasser. De même, autant que faire se peut, éviter de déménager entre la maternelle et la primaire, à l'âge précis du CP. L'enfant a alors besoin de stabilité affective. Il ne s'agit pas bien sûr de ne pas déménager s'il le faut. Mais d'accompagner ce changement qui pour l'enfant est source d'angoisse. Un livre, alors, auquel il pourra se raccrocher et surtout, beaucoup de verbalisation avec les parents. Ce n'est pas parce qu'un enfant donne tous les signes extérieurs d'une bonne adaptation qu'il ne vit pas intensément les choses. Intensément et peut-être mal, surtout si on ne verbalise pas. Et puis à l'adolescence ? Pas trop de curiosité mais une grande vigilance. Respecter l'intimité tout en étant très attentif et très cadrant. Veiller à ce que l'image que l'adolescent a de son corps soit positive. Cela passe par de toutes petites choses. Un certain confort. De l'intimité et aucune allusion directe à ce qui se passe en lui. Avoir ses règles ou une éjaculation pour la première fois n'a pas à être un événement familial. Cela se parle, dans les familles nombreuses, disons, dans celles où il y a une fratrie, dans le rapport aux parents (peu importe, absolument peu importe le sexe du parent à qui l'on en parle, c'est à l'enfant de choisir) ou aux personnes qui ont en charge son éducation. Pas devant les amis, pas devant les frères et sœurs, pas devant les copains de l'enfant.


 

Effarée qu'il faille rappeler ces quelques vérités, je renvoie à l’œuvre de Françoise Dolto*, croyante fervente. Catholique. Douce. Et qui disait aussi, parce qu'elle se dévouait corps et âme (on raconte qu'entre deux consultations, elle courrait faire le tour du pâté de maison pour se libérer des émotions qui y était nées) que dans la vie elle n'était qu'une « pauvre femme ». Vérité absolue : les enfants savent mieux que nous ce qui leur fait du bien, il suffit de les écouter. Autre vérité absolue : super maman ou super papa n'existe pas. On est condamné à faire mille erreurs si 'on veut à tous prix être parfait.

Pour s'amuser un instant, consultez aussi le « Guide du mauvais père », une bande dessinée humoristique destinée aux hommes et à leur peur ou le Guide du bébé** et tous les livres qui dédramatise la responsabilité parentale et en font une expérience plus qu'un métier. Un jeu, une aventure.

 

 

 

* Pour revivre l'expérience de sa voix, est sorti un coffret complet de Lorsque l'enfant paraît aux éditions Frémeaux et associés.

** Et plus généralement, toutes œuvre de Goupil (Ma femme attend un enfant... moi aussi, Le livre d'or du mariage, Devenir le mari idéal, c'est possible, etc.)

 

***

 

Pour citer ce texte

 


Laure Delaunay, « Raymond rêve d'Anne Crausac ou du principe fondamental de la littérature de jeunesse expliqué aux parents », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 12 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/raymond-reve-anne-crausac.html

 

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 16:45

 

Entretien artistique

 


 

Deep and fascinating

 

 

Interview with Yoshiko Yoshida

 

 

 

 

Tatjana Debeljački


 

 

© Crédit photo : Yoshiko Yoshida, illustration n°1

 

 

Tatjana Debeljački When did you discover your artistic talent ?


 

Yoshiko YoshidaI was so fascinated by my late great master Shukyo Sasano with his calligraphy works and also when I saw when he draw. I felt it as musics by Rostropovich, sometimes Itzhak Perlman’s. I involved so much into calligraphy which gives me great joy and the idea of Calligraphy needs rhythm and body movements as well, in other words, it asks you to be conscious of your breathing. It is like meditation. When I was aware of it, I think I could be a calligrapher.

 

Tatjana Debeljački Where do you find inspiration and whose artistic work do you enjoy most ?


 

Yoshiko YoshidaI get inspiration, when I find myself open to be synchronized with to learn and write some Chinese or Japanese classics, I am so released and I feel ‘Someone Great’ blesses me. When I attain such state of mind, I can accept myself, and can go ahead with producing my own woks with Chinese characters and developing abstractive calligraphy freely based on classics. That is what I feel great joy.


 

Tatjana Debeljački "Japan art festival" exhibition in Paris new movement of calligraphy in Japan by Sokyu Ueda ?


 

Yoshiko YoshidaYes ! Sokyu Ueda is my great master’s master ! He brought us new calligraphy movement in Japan, which can be called ‘Abstract calligraphy or Chinese ink image calligraphy. I saw a lot of his works which are so free and deep. 


 

Tatjana Debeljački International Exhibition of Calligraphy,fairytale art and adventure with the enjoyment ?


 

Yoshiko YoshidaYes, it is ! I totally agree with the exhibition is adventure with the enjoyment and deep thoughts of our human being as well !


 

Tatjana Debeljački Is there anything that connects poetry and painting ? How do you see them together ?


 

Yoshiko YoshidaYes, I sometimes write Japanese tanka (which has 5, 7, 3, 7.7 syllables from 9th C. AD. Also free poetry… It also the wonderful meeting of the arts and collaboration of the different art worlds. I have sent you a work which got the prize of Calligraphy in Graphic triennale in St. Petersburg in 2014, in which I wrote Basho Matsuo’s Haiku.

 

© Crédit photo : Yoshiko Yoshida, illustration n°2

 

Tatjana Debeljački The paintings of artist have been exhibited in numerous solo and group exhibitions ?


 

Yoshiko YoshidaI was invited to France, Belgium, Russia, and Norway to join groug exhibitions and also numerous times of group exhibition, and solo exhibition in Japan and I am been inviting a solo exhibition in Japan this year, too.


 

Tatjana Debeljački What can you tell us about your work, prizes, journeys and friendships ?


 

Yoshiko YoshidaIt was great honor to collaborate the ballet work ‘Soul directed by previous 1st soloist Morihiro Iwaba and Ballet dancers in Bolshoi theaters in Moscow. And also collaborated Ashura 阿修羅 with a very famous principal Farukh Ruzimatov in Mariinsky theater in St. Petersburg. I am so happy and glad to have group exhibitions in Europe, as I can learn what is the human beings and hearts from the people that we can only eventually meet.


 

Tatjana Debeljački The Mastering the art of Japanese calligraphy,more of everything they know little about mastering the art ?


 

Yoshiko YoshidaCalligaraphy as arts and Calligraphy written in beautiful letters are absolutely different. The latter ones’ issue is how to train to obtain good hand writing and can’t be beyond the former calligraphers’ works and can’t feel their feelings.

But as arts of calligraphy, you have to feel the feelings of the calligraphers you are learning. And breath, rhythm in them and their personality, historical ground, cultures etc. They are so deep and fascinating.


 

Tatjana Debeljački Oriental resonance imaging showing me ease the supremacy of lust and climax ?


 

Yoshiko Yoshida –  I am sure that I am deeply influenced by Oriental culture and lives, but also our education system in Japan is coming from Europeans. I saw a lot of beautiful cultural heritages in my town and also I used to learn a lot from European cultures like music, literature, paintings, etc. So I can’t say what I have in my mind.

Is there anything that you could pinpoint and tell us about yourself between dreams and reality ?

I don’t know about it, as I don’t know what I can meet in my path in future. I feel, I am here. I live. That is what I think.

I want to see the same balance of Black and White parts in my works that can be quite new for our Far Eastern calligraphy.

 

***

 

Ryoshu Yoshida/Yoshiko Yoshida

© Crédit photo : Yoshiko Yoshida

 

 

1959 : she was born in Nara, Japan. And learned calligraphy 7 to 18 years old in Nara with leading Shoin Komatu.

2000 : continued calligraphy with the guidance of Master Shukyo Sasano, became a member of Bokusho-kai which founded by Shukyo Sasano. Since 2000 she participate in the exhibition by Bokusho-kai every year.

2005 : the work ‘TAMASHII’ was used in Bolshoi theater, which was directed by Morihiro Iwata :1st soloist in Bolshoi theater

2005 : she founded Kanoka-kai in Fukuyama, organized exhibition every year till 2011.

2007 : participated in collaboration with a Principal Farukh Ruzimatov in Mariinsky theater in St. Petersburg. She wrote ‘ASHURA’ for the ballet, which is shown in many theaters in Japan and all over the world.

2010 : become a member of ‘Gyokuru-kai’ as her master Shukyo Sasano passed away.

2010 : become a member of ‘International Exhibition of Calligraphy’ in Moscow, Russia

2010 : participated in ‘3rd International Calligraphy Exhibition’ in Velikii Novgorod. She gave a lecture about ‘From Chinese Characters to Kana’

2011 : organized 6th Exhibition of Kanoka and invited calligrapher from France (Michel D’anastasio) and 2 calligraphers from Norway.

2011 : participated in the exhibition ‘A lady who has 2 faces’ in Paris invited by Hassan Makaremi whose work was bought by UNESCO.

2012 : participated in the exhibition ‘Jue d’encre” Ormesson-sur-Marne’ in Ormesson in France with Michel D’anastasio.

2012 : participated in the exhibition ‘ the exhibition of anniversary of 150th birth of Vazha-Pshavela’ in Tbilisi national University in Georgia.

2012 : participated in 4th International Calligraphy exhibition in Moscow

2013 : had The exhibition ‘To open and beyond oneself’ with Michel D’anastasio and Michal Korman in Kurashiki, Okayama

2013 : made a poster and a banner for Russia National Biryad ballet and opera theater

2013 : solo exhibition in Kurashiki

2014 : participated in Exhibition in Askoy in Norway

2014 : got the prize of Calligraphy with Vitaly Shapovalov in 2nd graphic triennial in St. Petersburg

2015 : participated in 5th International Calligraphy Exhibition in Moscow

2015 : had an solo exhibition in Kurashiki, Okayama

2016 : had a group exhibition in Okayama Gyokuryukai

2016 : organized and participated in international calligraphy exhibition ‘What’s 書道(calligraphy)’ in Kurashiki Okayama

 

 

Pour citer cet entretien

 

Tatjana Debeljački, « Deep and fascinating. Interview with Yoshiko Yoshida », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 8 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/interview-yoshida.html

 

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