14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 13:49

 

Publication successive

 

Lettre n°10

 

Nous fêtons dans cette Lettre

Le Printemps des Poètes au féminin

& le festival Megalesia 2017

jusqu'au 31 mars 2017  30 avril 2017

Mise en ligne jusqu'au 14 mai compris

 

Crédit photo : Allegoria dell'Inclinazione 1615-1616 (Allégorie de l'Inclination) par Artemisia Gentileschi, huile sur toile (152 cm x 61cm), domaine public, image trouvée sur Wikipédia (it) :  https://it.wikipedia.org/wiki/Allegoria_dell'Inclinazione

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques

 

diffusée en version électronique (apériodique) et en version imprimée (4 numéros par an)

 

Le Pan poétique des muses ISSN Imprimé : 2492-0487

 

Logodupan

© www.pandesmuses.fr

Comité de rédaction : Khris Anthelme, Camille Aubaude, Cyril Bontron, Laure Delaunay, Eric Guillot, Mario Portillo Pérez, Dina Sahyouni, Nelly Taza & Françoise Urban-Menninger. Réalisation technique : Anna Perenna, Cyril Bontron. Contacts : contact@pandesmuses.fr & contact.revue@pandesmuses.fr

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur-e est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, il est le/la seul-e responsable du contenu de son texte, de son image, etc.

 

Vos poèmes, nouvelles, contes, pensées, fragments,

lettres, chroniques, traductions, articles,

illustrations, entretiens, vidéos, etc.

sont les bienvenus pour paraître dans cette Lettre

jusqu'au 31 mars 30 avril selon nos possibilités

pour fêter le Printemps des Poètes au féminin

Thèmes privilégiés pour ce numéro :

l'« Afrique », l'« amitié », l'« amour »,

la « prostitution » & les « muses » (pour le festival Megalesia)

 

Le Pan poétique des muses à Grenoble a suspendu ses publications

pour un certain temps suite à une panne informatique grave

(dès le 7 février 2017 puis en mars 2017)

dans son siège social à Grenoble

Nous ne serons donc pas en mesure de

répondre rapidement et facilement à vos messages.

Merci de votre compréhension !

La journée du 8 avril à Grenoble a été aussi reportée à une date ultérieure

pour plusieurs ennuis graves parmi lesquels cette panne

un rédacteur partenaire nous a remplacé en ligne

Mercredi 19 avril 2017 :  "Le Pan poétique des muses à Grenoble reprend progressivement ses publications numériques et imprimées selon la disponibilité de sa rédaction. Les deux prix internationaux de l'Académie Claudine de Tencin (poésie et essai) seront annoncés et distribués en juin prochain par voie postale. Une manifestation poétique pourrait avoir lieu entre août et novembre 2017"

Mardi le 25 avril 2017 : "afin de remédier au retard accumulé dans notre agenda (à cause des ennuis informatiques évoqués ci-dessus), nous publions le sixième numéro en pages gratuites (accessibles en ligne au gré des jours) tout en procédant à sa publication en version imprimée payante (avant le 23 juin 2017). Un peu de patience s'il vous plaît, nous ferons tout pour honorer tous nos engagements éditoriaux dans les meilleurs délais."

Poèmes, nouvelles, lettres, fragments, contes

 

Huguette BertrandOn aura tout vu !  | L’ancêtre

Nicolas Grenier : Mission Rosetta

Luc-André Rey : Extraits de Palimpsestes

Gérard Georges : Hier Demain Jamais (extrait)

Daouda Keita Le vieux Baobab et le vieux Chêne (extraits)

Vojka MilovanovicL’artiste & Le message

Maggy de Coster : L’Afrique notre berceau commun

Dina Sahyouni : Chair de mon esprit, Je ou le porté disparu  & Lettre à une passante

Poésie & musique

Nicole Coppey : Dis-moi... Te reverrai-je ? & Fleurs d'Amour

Marie Mazaudou (poèmes, musiques, interprétation et réalisation par) : Chanson d'amour & Vivre et laisser vivre

 

Muses au masculin (nouvelle rubrique)

Mustapha Saha : Le penseur de Rodin

Événements & manifestations avec des membres de notre équipe

1er colloque international & multilingue de la SIÉFÉGP sur "Les théoriciennes de la poésie"

Pour le 8 avril 2017, "Journée internationale des femmes poètes", l'Académie Claudine de Tencin distribuera en juin par voie postale ses prix internationaux de la poésie et de l'essai  : http://www.pandesmuses.fr/2016/08/tencin.html


28 AVRIL 2017 À 19H : Présentation de l'ouvrage dirigé par Maggy de Coster, « Fenêtre ouverte. Anthologie de poésie bilingue français-espagnol | "Ventana abierta. Antología de poesía bilingüe francés-español" » paru aux éditions Idem avec lecture des poèmes en français et en espagnol suivie d'une séance de dédicace à la Maison de L'Amérique latine, (http://mal217.org/fr/agenda/fenetre-ouverteventana-abierta)

 

Notre choix de séries télévisées, films, d'émissions culturelles radio-phoniques et télévisées qui valorisent les femmes (disponibles en ligne)

 

S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 15:13

 

Critique & réception

 

 

Christophe Schaeffer

 

 

aImer à quatre temps

 

 

préface de Werner Lambersy, Éditions Librécrit,

 

coll. « Hors collection », 2017, 82 p.

 

Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

Christophe Schaeffer, aImer à quatre temps, préface de Werner Lambersy, Éditions Librécrit, coll. « Hors collection », 2017, 82 p.

© Crédit photo : couverture illustrée du recueil,

image fournie par Maggy de Coster    


 

 

Un long poème illustré par des figures très significatives de Julie Delarme. Une complainte amoureuse qui se décline en quatre temps comme les quatre saisons d’une épreuve annoncée. Sublime bonheur évaporé dans les larmes, la séparation, le remords et le couperet !

Le poète cherche à « relever sa peine » et à la troquer contre un « mélo dit d’amour / pour aller mieux » car malade d’amour il est ce patient qui, assis au bord du vide, voit s’estomper le bonheur de vivre à deux :

 

S’écoulent le long du fleuve triste

Nos étreintes félines

 

Cela n’est pas sans rappeler Lamartine qui, dans son « Isolement », à la suite de la perte de « sa » Julie, déclare : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ». Quand l’amour vous échappe il vous laisse un goût bien amer dans la bouche. Mais comment conjurer l’amer persistant d’un amour défunt ?

« aImer » évoque la persistance du désir de désirer l’autre face à « la dureté d’être » et s’apparente à un drame qui se joue à huis clos quand affleurent les maux et que pleuvent à torrents des regrets. Et le poète de pousser un cri de désespoir qui résonne en ces termes :

 

Comment sortir

Du cercle des défunts amants

À ne pas nous sentir vaincus

Anéantis par le temps

 

« Combien de soupirs je rendis ! » s’exclama Alphonse Allais, dans sa « Complainte amoureuse » ! Combien d’épreuves traversai-je ! Combien de déluges essuyai-je ! s’écrierait Christophe Schaeffer ! Aussi laisse-t-il soupirer son cœur endolori :

 

Je sais que ce chemin jusqu’à la lune

Est l’épreuve de soi

Et bien que sans vaisseau ni fortune

Un dos de buffle me contentera

 

Étant celui qui aime « d’un amour sidéral », il lui est sans doute difficile d’apprendre à être quand l’être aimé se dérobe de son champ existentiel. Et le vide de s’emparer de son être comme un corps inanimé enseveli dans la brume des jours :

 

Je suis ce trépas silencieux

À la poursuite de ta nuit


 

C’est un cœur qui souffre en silence et qui se perd dans un « délire d’amour » « Sous la mitraille des jours » quand :

 

L’aube

S’étire doucement

À l’endroit du monde

Où naissent tous les amants


 

« aImer, en quatre temps », un recueil de poèmes à aimer et à lire jusqu’au bout. En qualité de philosophe Christophe Schaeffer nous entraîne sur la voie de « l’humaine condition » explorée par Socrate, Montaigne et Kant pour ne citer qu’eux. Aussi nourrit-il l’espoir d’« escalader l’humaine montagne ».

 


 

Présentation de l'auteur

 

 

 

 

Christophe Schaeffer est musicien, plasticien, docteur en philosophie (Thèse autour de l’œuvre de Lévinas) et est l’auteur une d’une douzaine d’ouvrages. Premier recueil de poésie publié en 1990 : Fecha (éd. Saint-Germain-des Prés). L’avant dernier (2015) : Traces D’hématome (éd. Librécrit, préfacé par Bernard Noël).

 

 

Extrait du recueil choisi par la chroniqueuse Maggy de Coster

 

 

Tourner l’astre

Indéfiniment


 

Inviter l’être

Et le non-être


 

À la porte des chemins

Du jour et de la nuit


 

Relever la peine


 

Au centre des flammes

En contre-plongée du cœur

Le ciel s’élevant

Au-dessus des voix


 

Nous sommes le souffle Uni-

Vers

L’empreinte humaine

de

Soi

 

***

 

Pour citer ce texte

 


Maggy de Coster, « Christophe Schaeffer,, aImer à quatre temps, préface de Werner Lambersy, Éditions Librécrit, coll. « Hors collection », 2017, 82 p. », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 12 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/schaeffer.html

 

 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 08:48

 

Littérature de jeunesse

 

 

Raymond rêve d'Anne Crausac

 

 

ou du principe fondamental

 

 

de la littérature de jeunesse expliqué aux parents

 

 

 

Laure Delaunay 

 

Site officiel : https://lauredelaunay.com/

 

 

 

Nous sommes peut-être un peu loin de la poésie mais en plein cœur de ce qui la fait naître aussi.

***

 

Raymond rêve d'Anne Crausac ou du principe fondamental de la littérature de jeunesse expliqué aux parents


 

S'identifier à un personnage. Vivre un beau rêve qui marie les mots et les images. Développer une narration. Cultiver des sensations au contact de la personne qui lit. Découvrir un objet mystérieux et peut-être inquiétant. Ingrédients d'un livre de littérature de jeunesse. Ingrédients d'un livre tout court que la littérature de jeunesse condense pour s'adapter aux apprentis lecteurs. Car se faire lire un livre c'est déjà lire, l'autonomie en moins.

Raymond rêve est une sorte d'épure de tout cela. Un précis de littérature.

L'histoire est très simple : c'est le printemps, deux escargots se rencontrent, tombent amoureux et ont de nombreux petits escargots. L'un d'eux, Raymond, est inquiet face à la vie. Alors il se met à rêver, à se rêver, en de multiples facettes, en girafe, en cerise, en pomme d'amour, en éléphant, en loup, en fraise. La rêverie est à la fois logique et illogique, comme dans les vrais rêves. Et puis, il réalise. Après tout, ce n'est pas si mal d'être un escargot. On peut voyager. Et surtout, du jour où on est soi-même, on peut s'ouvrir à la rencontre de Juliette. L'album se clôt sur des arbres gros de fruits. C'est l'été.

Parcours. Condensé de vie affective. Un tracé.

Un programme presque. Qui dit qu'aimer c'est guérir, ou que pour aimer, il faut être guéri.

Un contrefort pour éviter de s'oublier en route. Pour que l'adolescence soit sereine ou du moins pour en sortir un jour. Il faut se raconter des histoires pour se construire une identité propre. Il faut ne plus s'en raconter pour partir en voyage. Et s'offrir une chance de rencontrer l'âme sœur. Leçon simplissime de vie.

Poésie, au sens grec d'une production de l'esprit, des adultes vers les enfants. Récit d'expérience.

Éducation. Conduire hors de. Hors du monde des rêves.

Est poétique ce qui nous ramène vers nous même. À pas de loup... à bave d'escargot...

Bien sûr, l'escargot est la métaphore par excellence de la sexualité. Il est sans doute un peu tôt pour en parler. Mais affirmer qu'il lui faut de la douceur et un rien d'imagination est très certainement conforme à ce que le bébé a peut-être expérimenté déjà et à ce qu'il sera amené à refouler un peu plus tard.

Ce livre accompagne à merveille me semble-t-il le deuxième âge de la vie correspondant à la maternelle car il rassure sur ce qui a été traversé avec les parents et médiatise les premiers temps de la socialisation tout en accompagnant les progrès cognitifs qui prendront corps en primaire, au moment des apprentissages fondamentaux. Cette parcelle d'enfance, à l'adolescence servira de repère. Et quoi de plus beau, une fois adulte, que de redécouvrir tout cela dans un livre à l'occasion d'une parentalité. Quoi de plus troublant. Mais quoi de plus lumineux.

Le fond blanc des dessins graphiquement soignés raconte parfaitement l'émotion de cette découverte.


 

J'ose trois conseils. Quatre ans, vers quatre ans, c'est l'âge auquel est refoulée la vie corporelle du bébé, en même temps que sont parfaitement assimilés les apprentissages basiques (la marche, la parole, la propreté). S'ouvre alors la socialisation et des questionnements sur papa et maman. Si un deuxième enfant naît dans ce moment, il convient d'être attentif au premier qui pourrait être perturbé d'avoir sous les yeux le témoin d'un âge qu'il cherche à dépasser. De même, autant que faire se peut, éviter de déménager entre la maternelle et la primaire, à l'âge précis du CP. L'enfant a alors besoin de stabilité affective. Il ne s'agit pas bien sûr de ne pas déménager s'il le faut. Mais d'accompagner ce changement qui pour l'enfant est source d'angoisse. Un livre, alors, auquel il pourra se raccrocher et surtout, beaucoup de verbalisation avec les parents. Ce n'est pas parce qu'un enfant donne tous les signes extérieurs d'une bonne adaptation qu'il ne vit pas intensément les choses. Intensément et peut-être mal, surtout si on ne verbalise pas. Et puis à l'adolescence ? Pas trop de curiosité mais une grande vigilance. Respecter l'intimité tout en étant très attentif et très cadrant. Veiller à ce que l'image que l'adolescent a de son corps soit positive. Cela passe par de toutes petites choses. Un certain confort. De l'intimité et aucune allusion directe à ce qui se passe en lui. Avoir ses règles ou une éjaculation pour la première fois n'a pas à être un événement familial. Cela se parle, dans les familles nombreuses, disons, dans celles où il y a une fratrie, dans le rapport aux parents (peu importe, absolument peu importe le sexe du parent à qui l'on en parle, c'est à l'enfant de choisir) ou aux personnes qui ont en charge son éducation. Pas devant les amis, pas devant les frères et sœurs, pas devant les copains de l'enfant.


 

Effarée qu'il faille rappeler ces quelques vérités, je renvoie à l’œuvre de Françoise Dolto*, croyante fervente. Catholique. Douce. Et qui disait aussi, parce qu'elle se dévouait corps et âme (on raconte qu'entre deux consultations, elle courrait faire le tour du pâté de maison pour se libérer des émotions qui y était nées) que dans la vie elle n'était qu'une « pauvre femme ». Vérité absolue : les enfants savent mieux que nous ce qui leur fait du bien, il suffit de les écouter. Autre vérité absolue : super maman ou super papa n'existe pas. On est condamné à faire mille erreurs si 'on veut à tous prix être parfait.

Pour s'amuser un instant, consultez aussi le « Guide du mauvais père », une bande dessinée humoristique destinée aux hommes et à leur peur ou le Guide du bébé** et tous les livres qui dédramatise la responsabilité parentale et en font une expérience plus qu'un métier. Un jeu, une aventure.

 

 

 

* Pour revivre l'expérience de sa voix, est sorti un coffret complet de Lorsque l'enfant paraît aux éditions Frémeaux et associés.

** Et plus généralement, toutes œuvre de Goupil (Ma femme attend un enfant... moi aussi, Le livre d'or du mariage, Devenir le mari idéal, c'est possible, etc.)

 

***

 

Pour citer ce texte

 


Laure Delaunay, « Raymond rêve d'Anne Crausac ou du principe fondamental de la littérature de jeunesse expliqué aux parents », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 12 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/raymond-reve-anne-crausac.html

 

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 16:45

 

Entretien artistique

 


 

Deep and fascinating

 

 

Interview with Yoshiko Yoshida

 

 

 

 

Tatjana Debeljački


 

 

© Crédit photo : Yoshiko Yoshida, illustration n°1

 

 

Tatjana Debeljački When did you discover your artistic talent ?


 

Yoshiko YoshidaI was so fascinated by my late great master Shukyo Sasano with his calligraphy works and also when I saw when he draw. I felt it as musics by Rostropovich, sometimes Itzhak Perlman’s. I involved so much into calligraphy which gives me great joy and the idea of Calligraphy needs rhythm and body movements as well, in other words, it asks you to be conscious of your breathing. It is like meditation. When I was aware of it, I think I could be a calligrapher.

 

Tatjana Debeljački Where do you find inspiration and whose artistic work do you enjoy most ?


 

Yoshiko YoshidaI get inspiration, when I find myself open to be synchronized with to learn and write some Chinese or Japanese classics, I am so released and I feel ‘Someone Great’ blesses me. When I attain such state of mind, I can accept myself, and can go ahead with producing my own woks with Chinese characters and developing abstractive calligraphy freely based on classics. That is what I feel great joy.


 

Tatjana Debeljački "Japan art festival" exhibition in Paris new movement of calligraphy in Japan by Sokyu Ueda ?


 

Yoshiko YoshidaYes ! Sokyu Ueda is my great master’s master ! He brought us new calligraphy movement in Japan, which can be called ‘Abstract calligraphy or Chinese ink image calligraphy. I saw a lot of his works which are so free and deep. 


 

Tatjana Debeljački International Exhibition of Calligraphy,fairytale art and adventure with the enjoyment ?


 

Yoshiko YoshidaYes, it is ! I totally agree with the exhibition is adventure with the enjoyment and deep thoughts of our human being as well !


 

Tatjana Debeljački Is there anything that connects poetry and painting ? How do you see them together ?


 

Yoshiko YoshidaYes, I sometimes write Japanese tanka (which has 5, 7, 3, 7.7 syllables from 9th C. AD. Also free poetry… It also the wonderful meeting of the arts and collaboration of the different art worlds. I have sent you a work which got the prize of Calligraphy in Graphic triennale in St. Petersburg in 2014, in which I wrote Basho Matsuo’s Haiku.

 

© Crédit photo : Yoshiko Yoshida, illustration n°2

 

Tatjana Debeljački The paintings of artist have been exhibited in numerous solo and group exhibitions ?


 

Yoshiko YoshidaI was invited to France, Belgium, Russia, and Norway to join groug exhibitions and also numerous times of group exhibition, and solo exhibition in Japan and I am been inviting a solo exhibition in Japan this year, too.


 

Tatjana Debeljački What can you tell us about your work, prizes, journeys and friendships ?


 

Yoshiko YoshidaIt was great honor to collaborate the ballet work ‘Soul directed by previous 1st soloist Morihiro Iwaba and Ballet dancers in Bolshoi theaters in Moscow. And also collaborated Ashura 阿修羅 with a very famous principal Farukh Ruzimatov in Mariinsky theater in St. Petersburg. I am so happy and glad to have group exhibitions in Europe, as I can learn what is the human beings and hearts from the people that we can only eventually meet.


 

Tatjana Debeljački The Mastering the art of Japanese calligraphy,more of everything they know little about mastering the art ?


 

Yoshiko YoshidaCalligaraphy as arts and Calligraphy written in beautiful letters are absolutely different. The latter ones’ issue is how to train to obtain good hand writing and can’t be beyond the former calligraphers’ works and can’t feel their feelings.

But as arts of calligraphy, you have to feel the feelings of the calligraphers you are learning. And breath, rhythm in them and their personality, historical ground, cultures etc. They are so deep and fascinating.


 

Tatjana Debeljački Oriental resonance imaging showing me ease the supremacy of lust and climax ?


 

Yoshiko Yoshida –  I am sure that I am deeply influenced by Oriental culture and lives, but also our education system in Japan is coming from Europeans. I saw a lot of beautiful cultural heritages in my town and also I used to learn a lot from European cultures like music, literature, paintings, etc. So I can’t say what I have in my mind.

Is there anything that you could pinpoint and tell us about yourself between dreams and reality ?

I don’t know about it, as I don’t know what I can meet in my path in future. I feel, I am here. I live. That is what I think.

I want to see the same balance of Black and White parts in my works that can be quite new for our Far Eastern calligraphy.

 

***

 

Ryoshu Yoshida/Yoshiko Yoshida

© Crédit photo : Yoshiko Yoshida

 

 

1959 : she was born in Nara, Japan. And learned calligraphy 7 to 18 years old in Nara with leading Shoin Komatu.

2000 : continued calligraphy with the guidance of Master Shukyo Sasano, became a member of Bokusho-kai which founded by Shukyo Sasano. Since 2000 she participate in the exhibition by Bokusho-kai every year.

2005 : the work ‘TAMASHII’ was used in Bolshoi theater, which was directed by Morihiro Iwata :1st soloist in Bolshoi theater

2005 : she founded Kanoka-kai in Fukuyama, organized exhibition every year till 2011.

2007 : participated in collaboration with a Principal Farukh Ruzimatov in Mariinsky theater in St. Petersburg. She wrote ‘ASHURA’ for the ballet, which is shown in many theaters in Japan and all over the world.

2010 : become a member of ‘Gyokuru-kai’ as her master Shukyo Sasano passed away.

2010 : become a member of ‘International Exhibition of Calligraphy’ in Moscow, Russia

2010 : participated in ‘3rd International Calligraphy Exhibition’ in Velikii Novgorod. She gave a lecture about ‘From Chinese Characters to Kana’

2011 : organized 6th Exhibition of Kanoka and invited calligrapher from France (Michel D’anastasio) and 2 calligraphers from Norway.

2011 : participated in the exhibition ‘A lady who has 2 faces’ in Paris invited by Hassan Makaremi whose work was bought by UNESCO.

2012 : participated in the exhibition ‘Jue d’encre” Ormesson-sur-Marne’ in Ormesson in France with Michel D’anastasio.

2012 : participated in the exhibition ‘ the exhibition of anniversary of 150th birth of Vazha-Pshavela’ in Tbilisi national University in Georgia.

2012 : participated in 4th International Calligraphy exhibition in Moscow

2013 : had The exhibition ‘To open and beyond oneself’ with Michel D’anastasio and Michal Korman in Kurashiki, Okayama

2013 : made a poster and a banner for Russia National Biryad ballet and opera theater

2013 : solo exhibition in Kurashiki

2014 : participated in Exhibition in Askoy in Norway

2014 : got the prize of Calligraphy with Vitaly Shapovalov in 2nd graphic triennial in St. Petersburg

2015 : participated in 5th International Calligraphy Exhibition in Moscow

2015 : had an solo exhibition in Kurashiki, Okayama

2016 : had a group exhibition in Okayama Gyokuryukai

2016 : organized and participated in international calligraphy exhibition ‘What’s 書道(calligraphy)’ in Kurashiki Okayama

 

 

Pour citer cet entretien

 

Tatjana Debeljački, « Deep and fascinating. Interview with Yoshiko Yoshida », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 8 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/interview-yoshida.html

 

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 16:02

 

 

Muses au masculin (/genre en poésie)

 

 

 

Nouvelle rubrique dédiée aux hommes

 

& au masculin qui inspirent les hommes poètes & artistes

 

 

 

Le penseur de Rodin

 

 

 

Poème & illustration de

 

Mustapha Saha

Le penseur de Rodin

© Crédit photo : Mustapha Saha, portrait d'Auguste Rodin, encre de chine sur papier.

 

 

 

D’où vient-il ce regard si tendre et si lointain

D’où sort-il ce regard plein de mélancolie

Que fait-il ce regard dans ce corps incertain

Que fuit-il ce regard dans ce monde en folie

 

 

Que veut-il ce regard d’ange napolitain

Que sent-il ce regard en ferveur de dulie

Que dit-il ce regard de bon samaritain

Que prie-t-il ce regard en secrète homélie

 

 

Que sait-il ce regard de sage tibétain

Que lit-il ce regard dans les sillons de lie

Que voit-il ce regard dans son miroir sans tain

Voluptueuse extase ou divine ordalie

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème

 


Mustapha Saha, « Le penseur de Rodin », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 8 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/penseur-de-rodin.html

 

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 16:47

 

Bémol artistique                                                              

 

 

 

Konak

 

 

Gordan Ćosić

 

 

© Crédits photos : Gordan Ćosić, "Konak", 2017

Konak
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© Crédits photos : Gordan Ćosić, "Konak", 2017

 

***

Pour citer ce bémol

 

Gordan Ćosić, « Konak », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 7 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/konak.html

 

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 15:21

 

Poème sur l'amour

 

 

Amour courtois

 

 

 

Cyli Breton

Site officiel : http://www.cyli-breton.com

 

Amour courtois

 

 

 

Là, Mour, je ne t'aime pas,

Vissée à l'espérance de posséder le feu,

Faisant l'indispensable,

Fabricant de synthèse des effluves divines

Et triste manipule.

 

Âme hourdée chue,

Je ne t'aime non plus…

Le lourd satisfait

Creuse tombe

Au défi de toute espérance.

 

Alors, me direz-vous ?

 

En fine amor tend autre chose.

Aux métiers de la vie,

À l'Amour évoqué en liaison singulière,

Se volent des temps pendus

Aux éternités passagères
 

Ce vol des temps pendus

élu

 

 

Pour citer ce poème

 

Cyli Breton, « Amour courtois », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 30 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/04/amour.html

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 17:37

 

Bémol artistique                                                              

Exposition sur l'amour

 

 

 

Érotisme japonais/Japanese eroticism

 

 

Gordan Ćosić

 

 

© Crédits photos : Gordan Ćosić, "Érotisme japonais/Japanese eroticism (1-5)"

Érotisme japonais/Japanese eroticism
Érotisme japonais/Japanese eroticism
Érotisme japonais/Japanese eroticism
Érotisme japonais/Japanese eroticism
Érotisme japonais/Japanese eroticism

***

Pour citer ce bémol

 

Gordan Ćosić, « Érotisme japonais/Japanese eroticism », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 29 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/japanese-eroticism.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 15:58

 

Femmes, poésie & peinture

Avant-première

 

 

Femmes inspiratrices des grands peintres

 

mais peintres par-dessus tout

 

Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

 

 

Photo de Maggy De Coster.

Crédit photo : La Paix ramenant l'Abondance, Elisabeth Vigée Le Brun

L’Exposition du 23 Septembre 2015 - 11 Janvier 2016, Grand Palais, Galeries nationales

© Photographie par Maggy de Coster

 

 

Madones ou symboles sexuels, reines ou courtisanes, odalisques ou pucelles, Femmes fatales ou femmes sans envergures, elles ont toutes pris forme sous les pinceaux habiles des grands peintres. Déjà Giotto di Bondone (1304-1306) annonça la couleur avec une fresque représentant une femme. Botticelli nous donne à voir La Naissance de Vénus, Fra Angelico, Michel Ange, des Vierges à L’Enfant, Leonard de Vinci Mona Lisa, Courbet représente L’origine du Monde par la très suggestive peinture de anatomie féminine, donc  les femmes, qu’elles soient imaginaires ou réelles, elles ont toujours inspiré les peintres.

 

 

Qu’en est-il des femmes peintres ?

 

 

Depuis l'Antiquité, elles s’adonnaient à la peinture mais pendant longtemps, elle restèrent confinées dans un rôle secondaire en n’existant que par rapport à leurs maris. Le 31 mai 1783, Elisabeth Vigée Le Brun est reçue à l'Académie royale de peinture et de sculpture avec un tableau allégorique intitulé La Paix ramenant l'Abondance. Ce fut pour elle une victoire bien méritée car mariée au collectionneur et marchand d'art Jean-Baptiste Pierre Le Brun, elle fit face à l'opposition de Jean-Baptiste Pierre Marie qui jugea que cette promotion était incompatible avec son statut de femme de. Notons qu'à l'époque la femme n'avait pas de statut social propre.

 

Plus près de nous, Sonia Delaunay fut d’abord considérée d’abord comme  l’épouse Robert Delaunay, de Suzanne Valadon comme la mère d’Utrillo. Il eut fallu  attendre le XXème siècle pour que fût brisé le carcan dans lequel étaient enfermées les femmes peintres en raison de leur sexe. Entre 1897-1900, elles s’affirmèrent en poussant les portes de l’Académie des beaux-arts dont l’entrée leur était interdite en France. Berthe Morisot de s’inscrire dans lignée des impressionnistes en marquant son originalité : un véritable défi artistique, Frida Kalho  s’émancipa de Diego Rivera qui d’ailleurs, la révéla.

Marie Laurencin, elle s’est complètement émancipée en tant que femme et peintre en faisant dans la transgression des gens artistiques et des mœurs de son époque. Muse d’Apollinaire, amie de Picasso, elle excella dans le fauvisme et le cubisme.

 

Marie Lurencin fut également poète et c’est avec plaisir que nous citons dans ce texte un de ses poèmes :

 

Si tu veux je te donnerai

Mon matin, mon matin gai

Avec tous mes clairs cheveux

Que tu aimes ;

Mes yeux verts

Et dorés

Si tu veux,

Je te donnerai tout le bruit

Qui se fait

Quand le matin s'éveille

Au soleil

Et l'eau qui coule

Dans la fontaine

Tout auprès !

Et puis encor le soir qui viendra vite

Le soir de mon âme triste

À pleurer

Et mes mains toutes petites

Avec mon cœur qu'il faudra près du tien

Garder.

 

Donc, en suivant le cours de l’histoire de la peinture on s’est rendu compte que les femmes ont dû se battre inlassablement pour trouver leur place.
 

***

Pour citer ce texte

 

Maggy de Coster, «  Femmes inspiratrices des grands peintres mais peintres par-dessus tout », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°7 | Automne 2017 « Femmes, poésie & peinture »/Lettre n°10, mis en ligne le 24 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/femmes-peintres.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm Numéro7
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 15:48

 

Dossier majeur | Femmes, poésie & peinture

Avant-première

 

 

 

La Place des femmes

 

 

dans la peinture de Camille Pissarro

 

 

Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

 

Crédit photo : affiche de l'exposition

 

 

 

La peinture de Pissarro est le reflet de son quotidien. Les femmes y occupent une place importante. Français, né à saint Thomas, une île des Antilles danoises, Camille Pissarro, a mis en scène des femmes insulaires de couleur dans « Deux Femmes causant au bord de la mer », (1856). Donc, aucune nuance épidermique ne lui échappe. Il semble être fasciné par les femmes de toutes origines et de toutes les classes sociales, aussi les campe-t-il dans différentes postures. C’est un fin observateur qui capte les femmes dans leurs faits et gestes au quotidien. Il semble ne pas opérer de sélection mais immortaliser au gré de ses pinceaux les instants magiques qui s’offrent à lui. [La] « Paysanne poussant une brouette », (Pontoise, 1874), trouve grâce sous son pinceau habile tout autant que la femme qui, l’échine courbée, s’adonne à « La Moisson », (1882).

 

Dans « La Promenade à âne à La Roche-Guyon », (1865), c’est la campagnarde qui fait monter à dos d’âne ses enfants pour une balade de santé en pleine nature. Une nature accueillante où l’on goûte aux plaisirs simples de la vie.

« La conversation », (1881), c’est la convivialité entre deux femmes en tenues simples dans un milieu naturel où rien ne saurait les déranger. Il peint des femmes empreintes de sérénité et cultivant la joie simple. Son but est de faire partager à ses semblables les émotions les plus profondes et les plus vraies.

Cela se comprend d’autant que Julie Vellay, la femme avec laquelle il eut huit enfants, et qui devint son épouse, fut la domestique de ses parents. Anarchiste dans l’âme, libre-penseur, il vivait en harmonie avec ses pensées.

 

Il jette une voile pudique sur les femmes qu’il peint et pour cause il ne dévoile pas les femmes dans leur intimité, aussi nous présente-t-il une « Femme nue de dos dans un intérieur », (1895), donc chez lui, la femme n’est jamais objet mais plutôt sujet. Cette femme est une femme qui est dans un milieu clos, un espace privé, donc inviolable. La plupart du temps, « ses » sont longuement vêtues ou en tenue de travail. Ce sont des femmes responsables comme dans « Le Jardin à Pontoise », (1877), où l’on voit une femme à l’ombrelle, assise sur un banc, faisant face à une petite fille, jouant d’un instrument, dirait-on une flûte, c’est sans doute la mère de famille qui emmène son enfant profiter de l’air pur d’un espace vert.

Peintre de la vie urbaine, il n’en demeure pas moins que le père de l’impressionnisme se laisse séduire par les décors des milieux naturels. Aussi se passionne-t-il pour les scènes de la vie pastorale et champêtre dans un registre bien différent de celui de Fragonard, de Watteau ou de Boucher.

 

Dans les champs, la gent féminine est toujours présente aux côtés des hommes, elle est une âme généreuse qui participe activement à la récolte et qui donne toujours de sa personne elle est loin d’être un élément du décor ou une femme de scène galante. Elle est l’égale des hommes du point de vue l'aboral comme dans « La Récolte », (Pontoise, 1880).

Dans « Bergère rentrant des moutons », (1886), c’est une scène réaliste de la vie pastorale que le peintre nous donne à voir avec une femme comme actrice, donc il s’agit là d’une femme active, maîtresse de son destin.

De ce fait, on peut dire que les femmes dans la peinture de Camille Pissarro sont valorisées car elles sont présentées sous leurs meilleurs jours : elles constituent une force de travail.

 

 

NDLR : Il se tient actuellement une exposition intitulée « Pissarro, le premier des impressionnistes » au Musée Marmottan Monet, Paris 16ème, jusqu’au 2 juillet 2017.

Voir aussi : http://www.offi.fr/expositions-musees/marmottan-monet-2747/camille-pissarro-le-premier-des-impressionnistes-63645.html & http://www.marmottan.fr/fr/CAMILLE_PISSARRO_%22LE_PREMIER_DES_IMPRESSIONNISTES%22-expositions-10460-2576

 

***

Pour citer ce texte

 

Maggy de Coster, « La Place des femmes dans la peinture de Camille Pissarro », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°7 | Automne 2017 « Femmes, poésie & peinture »/Lettre n°10, mis en ligne le 21 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/femmeschezpissarro.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm Numéro 7

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