22 février 2023 3 22 /02 /février /2023 12:00


Événements poétiques | Concours Féministes| Festival des poésies féministes 2021 | Recueil | Poésie féministe pour éliminer les violences faites aux femmes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un hic qui choque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clio Van de walle

 

 

 

Crédit photo : Delphin Enjolras, "A favourite book", capture d'écran de Commons.

 

Les statistiques sont accablantes. Le petit chat est mort. Jusque-là tout va bien. Mon ami Pierre est camionneur. Grand bien lui fasse. Ma cousine Bertha est une folle amoureuse. Qu’à cela ne tienne, je lui présenterai volontiers mon ami Pierre. Mesdames, Messieurs, vous êtes les bienvenus. Si vous entendez cette phrase, vous ne remarquerez rien. Mais si vous la lisez avec les yeux, vous verrez qu’au mot bienvenus , il y a comme un hic. Un hic qui choque comme on dit. Ou plutôt qui ne choque que moi dirait-on, car je suis la seule à penser comme ça. Ah bon, vraiment ? Je suis la seule que ça choque ? Attendez voir. Jeanne, Marina, Suzette, et Marie-Claire ont accompagné Paul à la borne de taxi. Au dernier moment, ils ont finalement pris la décision de prendre le bus tous ensemble. Oh my god, ai-je bien entendu ? Ou ai-je l’oreille qui saigne en ce jour du seigneur ? Ils ont tous décidé de prendre le bus ? Cela les regarde, et cela leur fera certainement faire des économies, certes. Mais ce qui me chagrine, c’est que ce tous, me hic et me choque de plus belle. Tous ? Mais qui ? Paul ? Oui, pour sûr. Et qui d’autre avec lui ? Jeanne ? Marina ? Suzette ? Marie-Claire ? Me suis-je méprise dans cette affaire ? Jeanne et ses copines auraient-elles toutes changé de sexe depuis notre dernier brunch ? L’oreille continue de me faire mal, mais je ne me désarçonne pas. Il m’en faudra bien plus. Ou peut-être juste une de plus ? Une bourde, une bêtise sans nom, dira t’-on ? Une bagatelle, un détail, peuchère ! Elle est arrivée, la fatale, la grosse, la lourde, l’impardonnable sentence : Marie a gagné le match. Mais le hic qui ne choque personne, c’est qu’elle ne peut l’annoncer à personne. Puisqu’elle ne connaît pas le mot qui pourrait la définir dans cette situation précise. Marie se serait appelé Jean-Ed, Yves ou Youssef, elle aurait pu dire qu’elle était le vainqueur de ce tournoi. Mais voilà, Marie n’a pas de pomme dans sa gorge, pas plus qu’elle n’a de mot pour parler d’elle, là maintenant tout de suite, sur le podium. Les journalistes le savent bien, les petits rusés trouvent alors des subterfuges. Marie, 9 ans, la gagnante du tournoi de Bécon sur Yvette, nous confie les secrets de sa victoire ! Donc Marie est contente, fière avec un e, même s’il ne s’entend pas. Mais il lui manque un mot. Le problème, c’est que ni elle ni ses parents ne le savent. Le mot qui leur manque, c’est le mot…vainqurice ? C’est moche ? Non, c’est juste bizarre. Comme tout ce qui est nouveau, non ? Tellement bizarre , qu’il se traîne une petite vaguelette rouge sang sous son corps, ce mot, lorsque je l’écris dans l’Office. L’Office des Mots. Je me demande qui y préside à cet office ? Il serait peut-être temps de réévaluer la compétence de ses membres ? Quel âge ont-ils ? Ces membres masculins… N’ y voyez rien de grivois, je dis membres masculins sans penser à folie puisque ce membre a un passe-droit de taille, il n’existe qu’au masculin. Pourquoi pas ? On parle bien de pomme, de partie, de salade, de jouissance, de pute, et de liberté. Ce qui me fait saigner les orifices de part et d’autres de ma tête de femme pensante, c’est que l’Office ne veut rien entendre. Il va pourtant bien falloir qu’il se confronte aux problèmes de Jeanne, de Marie et de tous les clito sans distinction de naissance et de couleur. Parce qu' elles vont continuer à pousser la porte du Bureau. Nous voulons être nommées parbleu, nous disent-elles ! Nous ne pouvons continuer à nous laisser effacer et soustraire de la sorte. Il faut bien que nous nous entendions. Et que nous nous lisions. Comprenez-vous ? A l’aube d’un 21ème siècle humain et juste, il faut bien que nous retroussions nos jupes et nos sous-tifs à la Manif ! Palsembleu, il est plus que temps. Le petit chat est mort. Jusqu’ici tout allait bien. Epouser une sotte pour n’être point sot, nous disait notre ami Molière. Certes. Tolérance du siècle pour une règle poussiéreuse et discriminatoire à souhait. Messieurs les académiciens, soufflez vos bougies, ce seront les dernières. Notre siècle, le 21ème, ne peut plus avoir mal. Pour lui, tolérance zéro. Le 21ème doit s’ériger au-dessus de l’Office des Mots. Je dirai même plus. Il se doit d’exterminer les vaguelettes rouges sous les mots des femmes qui saignent. Autrice l’a bien perdu, nom de nom ! Il en a fallu du temps. Que d’autres la suivent ! Si laide et imprononçable qu’elle devienne, la Langue se doit de paraître telle, du moins jusqu’à son adoption par toutes et tous. Les statistiques sont accablantes, nous dit-on, mais je suis certaine qu’une fois sortie de son étrangeté et de sa nouveauté, elle ne sera plus perçue comme lubrique ou frivole. Car elle sera comprise comme riche et nécessaire. Cette Langue n’oubliera plus Marie, Suzette et les autres, et tout le monde lui en saura gré ! Alors au diable les épicènes, point-médian et doubles flexions ! Si c’est par là que nous devons en passer, enfonçons-nous y jusqu’au cou·illes. A corps et à bras levés, verges et vagins, nous serons vainqueurs et vainqurices, ensemble. Non pas vainqurices sur les mots, mais sur les maux. Stigmatisation, exclusion, injustice et autres débilités d’effaçage des mémoires par le plus terrible des crimes : la non-nommance ! Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Et cela, Molière l’avait bien compris, le bougre. Si vous êtes des sots, messieurs, ne nous entraînez pas dans votre sottise, et laissez-nous accorder notre victoire au féminin. Une victoire sur des séniles apeurés par le changement.  Une victoire sur des bicornes aveuglés face au pouvoir des symboles.

Ce qui n’est pas nommé n’existe pas. Et notre combat n’est plus de vous quémander nommez-nous. Oh non, nous n’en sommes plus là, ma foi. Notre joie et notre force est de rugir dans le haut-parleur qu’à partir de maintenant nous nous nommerons nous-mêmes ! Et peut-être bien que pour couronner notre nouveau sacre, nous le placarderons sur des A4 blancs à flanc de mur. Plaît-il , vous dites ? Vous les effacerez de vos salives putrides? Faites-donc, messieurs les cracheurs ! Nos sorcières Scribouilles et Citrouilles détiennent la formule magique de l’Encre Invisible n° 21. Le principe actif est simple ; toute écriture censurée sera rendue visible par notre révélateur universel. Les mots souillés et tronqués par vos langues noircies réapparaîtront sur les murs de vos liseuses et de vos maisons. Notre Victoire se conjugue à présent au féminin, pas contre vous, messieurs les caleçons longs, mais avec vous. Alors n’ayez pas peur. Main dans la main, sexe contre fesse les jours de pluie quand il fait gris, joue contre larme quand nous serons ému·e·s ensemble, et langue contre langue, toujours, quelle que soit l'époque.

Aujourd'hui et pour demain, embrassons-nous à pleine bouche, quel que soit notre sexe, faisons parler de nous. Érigeons nos lettres contre les coincés-lettrés mal empouvoiré·e·s. ,  Ils veulent sauver la Langue, nous disent-ils. C'est tout à leur honneur. Seulement voilà, mes bien chers frères, la Langue n'a pas besoin de nous. Créée par nous pour nous distinguer des animaux, apprend-on. Foutaises! La corneille annonce sa venue à ses congénères de 37 sons différents. Ne pensez-vous pas qu'au moins un de ces 37 ne nomme son sexe?

La langue ne sera jamais orpheline, puisque c'est nous qui avons besoin d'elle. Nous sommes la langue. En inversion simplifiée, la Langue, c'est nous!

Morne et décevante quand nous nous avachissons dans nos répétitions du quotidien, provocante et régénératrice, comme à l'heure où je vous parle. Vivante, toujours.

Manon, 16 ans me demande : si j'ai besoin d'un mot mais qu'il n'existe pas, ou le chercher, ou le trouver ? Si c'est moi que je cherche derrière ce mot, et qu'il n'existe pas ou plus, est ce que moi non plus je n'existe pas ou plus ?

Comment être sûre de ma propre existence si les mots avec lesquels je veux me définir sont comme les dragons ou les dodos. Disparus, imaginaires, en voie d’extinction, foutus, jamais nés?

Pendant que Manon se fait des nœuds au cerveau, moi c'est ma gorge qui se noue. Un symptôme supplémentaire. Les oreilles qui saignent je veux bien, mais que ça touche à ma respiration, à mon instinct de survie, je refuse!

Je refuse d'être la victime hypocondriaque d'un Office qui ne fait pas son job, Crénom, comme disait Baudelaire. Je refuse d'être la malade vouée à la mort programmée parce que le remède n'existe pas. Bullshit! Le remède existe, il a toujours été là, bien caché au fond du tiroir. Dans d'autres pays, pas plus grands, pas plus puissants que le nôtre, il est même administré depuis la nuit des temps. Le remède est dans la Langue Madame la Ministre. Et nous n'attendons plus que votre politico - labo le labellise, franchise, ou tout ce qui rime avec bêtise. Parce qu'il y a conflit d'intérêts messieurs les jurés. Purée de pois! Quelle vision! J'aperçois une femme à l'audience. Elle aurait elle aussi refusé le médicament. De peur de je cite, livrer notre belle langue française à un péril mortel, elle a voté contre le langage inclusif. Trop coûteux, trop compliqué, trop risqué, pour des bénéfices ineptes, et des revendications ineptes d'une minorité minime. Ça se dit? Comme elle peut être cruelle notre Langue.

De Baudelaire à Charabia il n'y a qu'un pas. Si le lundi elle nous charme par son flegme et sa douce magie, le mardi elle nous flanque et nous rétorque des constitutionnellement de dossiers rejetés refusés parce pas assez dans la case justifiée corsetée. Elle nous assassine avec ses nous sommes dans le regret de et ses contrairement à nos promesses. Avec ses lois du plus noble, elle nous insulte de son absurdité. C'est elle, vraiment la coupable? Non gentilhommes et gentilles dames. C'est plutôt, nous, ses serviteurs qui avons failli dans nos devoirs en oubliant de la servir et en voulant l'asservir. Au nom de quoi? Au nom d'une règle édictée au 17ème. Si vieux, déjà? Et oui Monsieur de Richelieu, nous avons fait du chemin depuis. N'en déplaise à ces testostériles de l'Académie, il est temps d'esponger le souffre et la colle qui engluent vos idées rétrogrades. Le masculin ne l'emportera plus sur le féminin. Entre nous... cette rengaine rébarbative n'a jamais convaincu que vos sires et vos seigneurs moroses et impuissants, que vos bourgeois et vos notables béants d'inconfiance, que vos incontinents de faux savoir et de pouvoir acquis par la plus vile des pratiques : l'auto- attribution. Je disais donc, le masculin ne l'emportera plus. Parce que le féminin ne se laissera plus gommer à coup d'indifférence verbale sur la carte de notre belle Langue française. Je ne suis pas le général De Gaulle, - paix ait l'âme de ce cher Charles, et n'en déplaise aux nostalgiques des grands discours de l'Histoire - mais je lance aujourd'hui un appel. Un appel de lutte et de soutien contre l'oubliescence programmée. Un appel de révolte contre l'oppression insinueuse d'un patriarcat mangeur de mots.

Le hoquet dans vos gosiers me choque messieurs, n'en avez-vous pas honte. je les ai vu ces mots, ils existaient pourtant jadis, et je vous ai vu les manger tout crus. Les gober à pleine gueule jusqu'à en roter de dégoût. Il y en a pourtant un que vous n'arrivez pas pincer de vos crocs, Sage-femme n'a pas fini dans votre bile. Vous n'avez pas su le mastiquer, tout verts Gargantuas que vous êtes. Parce que c'est le seul dont vous ne vouliez pas, peut-être ? Sage-femme, vraiment ? Et pourquoi non messieurs les poilus ? Accoucher un enfant serait une histoire de bonne femme, exclusivement ? Certains bipèdes mâles s'y risquent pourtant. Et qui sont-ils? Des Sages - hommes ? Je ne crois pas. Ils sont l'exception à cette règle immonde et inhumaine. Cette règle ridicule du plus fort. Si vous êtes si forts que vous le dites, messieurs les supermans, soyez galants et laissez-nous le privilège du signifiant. Signifiez -nous avec des armes légales et contractuelles que nos signatures donnent leur bon pour accord, de textes et de pensées plus justes. Parce que c’est bien de notre pensée collective dont il est question. Et si notre pensée est le signifié,  la Langue en est le signifiant officiel.

A la Bastille à présent! Stylos et claviers brandis, coupons la tête aux signifiants qui ne sont plus représentés! Mes camarades, le jour de gloire est arrivée, contre nous de la tyrannie des mots. Fantômes et fantoches, ces mots pleutres et mous qui se cachent derrière des idées aussi obscures que dépassées. 

Des mots qui ne bandent plus parce qu'ils ne savent plus faire la cour aux dames. Des mots qui font rire en demi-molle parce qu'ils refusent de se plier aux lois de leur époque. Époque qui leur a pourtant appris à tenir la porte aux robes fleuries et à laisser passer devant.

Citoyennes et citoyens, que celui ou celle qui n'a jamais fauté me lance la première pierre. Je suis faite de chair et de sang, et moi aussi j'ai suivi cette règle je l'avoue. Pendant 37 ans. Pourtant je ne l'ai jamais signé ni validé de mon sceau. Je l'ai accepté comme un non choix et j'ai participé à ce grand crime commun qu'est la non-nommance. Par peur me demanderez-vous? Pas vraiment. Par flemme ou par manque d'énergie ? Jamais ! Par découragement et par sentiment d'isolement ? Oui sans doute, très certainement. Mais voilà mes bien chères sœurs oestrogénoises, seules nous étions hier, seules nous ne serons plus demain.

Nos sexes et nos ventres, sont à l'image de nos encriers, ils ne seront jamais vides. Aussi longtemps que des femmes feront naître les bébés, le sens de nos aspirations ne sera jamais vide. Aussi longtemps que le rose granule de notre organe serpent saillant frappera l’arcade humide de notre palais, et qu’il flirtera à coup de mouille derrière la herse de nos dents, nous réclamerons à langue haute. C’est au creux de cet antre chaud que la Reine Langage règne en toute puissance. Pas dans la propagande genrée de vos grimoires pourris.

Alors si nous décidons qu'aujourd'hui que nous voulons être lues et entendues, écrites et décrites, ce n'est nullement à une bande d'intellos sans jarretière d'en décider.

Parce que le nom des rues et de nos identités nous importent, parce que nos salaires, nos culs, nos représentations et nos symboles nous importent, parce que la désignation de nos existences, de nos âmes et de nos corps nous importent, nous refusons les statistiques!  Qui ne sont, entre nous soit dit, plus du tout si accablantes que ça! Les chiffres sont comme les lettres, ils ont une vie propre. Ils sont flexibles, muables. Alors au diable les  stats, les valeurs sûres et les capitaux de bas étages.

La petite chatte n'est pas morte!  Élevons nous au-dessus de nos habitudes encrées et de nos croyances rébarbatives. Marions mon ami Pierre et ma cousine Bertha. Pour le pire et pour le meilleur de la Grammaire. Ou plutôt, laissons les libres de leurs choix, de s'unir et de se désunir, en fonction des verbes et des sujets qui les animent. Au gré des phrases qui les meuvent et des ponctuations qui les oxygénise. Une chose est sûre, Bertha et Pierre n'attendent pas le bus, iels font l'amour. De leur union, est né Iel. Iel est le fruit d'un amour intemporel et indestructible. Iel est le hic qui nous choque, et qui se doit d'être tel, jusqu'à ce que nous l'adoptions, toutes et tous dans nos bouches et dans nos oreilles.

 

Dans nos stylets plumes, et dans nos cortex, Iel est l'enfant non désiré du 21ème siècle, le migrant oro-verbal dont nous ne pourrons plus nous passer. Jusqu'à ce jour futur, où les enfants des enfants de nos enfants nous demanderont à leur tour, les orifices auditifs en sang, d'assassiner une langue déjà morte à leurs yeux, et de donner à Iel des sœurs et des frères de voyage, afin qu’iels fassent route ensemble dans cet incroyable royaume qu’est le Peuple des Mots.

 

 

© Clio Van de walle

 

Biographie

 

 

Clio VAN DE WALLE

 

Metteuse en scène et comédienne diplômée du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Clio Van de walle travaille entre Paris, Londres et Athènes.

 

En 2015, elle co-dirige le théâtre du Studio Hébertot à Paris.

 

Engagée dans la cause féministe, elle noue différents partenariats avec La Maison des Femmes, dirigée par Ghada Hatem et avec Voix de femmes- SOS Mariage Forcé, dans le cadre de l’écriture de la pièce de rap-théâtre Sanga, qui traite de manière décalée et poétique du mariage forcé des fillettes partout dans le monde.

 

Sanga reçoit la labellisation ONU FEMMES France dans le cadre du Festival Générations Egalité Voices, et fait partie des coups de cœur d’un membre du Comité de lecture de la Comédie Française.

 

En 2020, sa deuxième pièce Nuit, ma liberté ! est finaliste du concours d’écriture du CDN du Quai d’Angers, dirigé par Thomas Jolly. 

 

En parallèle à ses activités de metteur en scène et de comédienne, Clio Van de walle est la fondatrice et directrice artistique de La Compagnie Indigo, compagnie théâtrale avec laquelle elle propose notamment des spectacles et évènements culturels pour la jeunesse.



 

 

***

 

Pour citer cette nouvelle poétique & féministe inédit​​​​​​e

 

Clio Van de walle, « Un hic qui choque », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Festival de Poésies Féministes 2021 | « Cinquante poèmes féministes », recueil collectif paru en 2021 aux éditions PAN DES MUSES DE LA SIÉFÉGP, mis en ligne le 22 février 2023. Url :

http://www.pandesmuses.fr/concoursfeministes/cliovandewalle-unhic

 

 

 

Mise en page par David

 

 

© Tous droits réservés

 

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À venir

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21 février 2023 2 21 /02 /février /2023 10:51

Événements poétiques | Festival des poésies féministes 2023 | Recueil | Poésie féministe pour éliminer les violences faites aux femmes & REVUE ORIENTALES (O) | N°2-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cheveux au vent

 

 

 

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Nicole Barrière

 

Poète, essayiste, traductrice & directrice de la collection « Accent tonique » aux éditions l’Harmattan

 

 

 

 

Crédit photo : "An Afghan woman performs a dance during the Eid ul-Fitr celebration at Bagram Airfield ", Afghanistan, image capturée de Commons. 

 

Au courage des femmes Yézidies victimes de Daesch

 



 

 

Quel mot soulève le voyage et trouve l'humanité éperdue ?

Quel retour espéré reclus dans un camp à perpétuité ?

 

 

J'aurais voulu te voir partir avant le temps des plaintes 

Les bombardements ont blessé tes oreilles

Tu t'es penchée pour un dernier baiser 

Tu as tissé ton chagrin quand les corbeaux sont arrivés 

Tu as fui, tu t'es cachée. 

Tant d'effroi que tu ne diras pas.

 

 

Sous les arbres, dans les vergers, 

tu as rassemblé tes souvenirs

Lune sentimentale 

Les parents, les amis, les secrets

L'étincelle fugitive

Et l'errance sur les routes incertaines

Tant de peur au tain menteur du miroir.

 

 

Quelle trouée d'avenir dans cet amas sombre ?

Quels mots lancés à la vie pour la faire poème ?

 

 

Tandis que dans les bouches fermentent 

les prières 

D'autres lumières éclairent le réel 

des solidarités 

Ces mains tendues à même le fleuve

Ou sur les rochers de la montagne

Survivre aux bords.  

Le pain. La danse. Le chant.


 

© Nicole Barrière


 

 

Biographie

 

 

Nicole BARRIÈRE est poète, essayiste, traductrice et dirige la collection « Accent tonique » aux éditions l’Harmattan. Elle s’est engagée notamment pour la liberté des femmes en Afghanistan, et au Kurdistan d’Irak.

 

Elle défend la francophonie, les langues et les cultures menacées. Elle organise  et  participe de multiples lectures dans les associations ainsi que dans des manifestations internationales  (Italie, Mexique, Sénégal, Algérie, Maroc, Argentine, Kosovo, Albanie, Bulgarie, Islande)

 

***

 

 

Pour citer ce poème féministe, engagé & inédit

 

 

Nicole Barrière, « Courage », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes | Festival des Poésies Féministes 2023 | «  Chevelures & autres poèmes féministes », recueil collectif papier à paraître en 2023 aux éditions PAN DES MUSES DE LA SIÉFÉGP 2023 & Revue Orientales, « Les voyageuses & leurs voyages réels ou fictifs », n°2, volume 1, mis en ligne le 21 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/concoursfeministes/nicolebarriere-courage


 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

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Lien à venir

18 février 2023 6 18 /02 /février /2023 18:56

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)


 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES & PRATIQUES

 

 

 

N°12 | HIVER 2022-23


 

 


UNE POÉMUSIQUE

 

 

 DES FEMMES & GENRE*

 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Delphin Enjolras (1865-1945), ce tableau représente des  musiciennes sur la terrasse, domaine public. Image capturée par LPpdm.

 

 

 

 

 

 


SOMMAIRE

 


SOUMISSIONS OUVERTES

 

DATE BUTOIR POUR Y PARTICIPER :

 

25 DÉCEMBRE 2022

 

31 JANVIER 2023​​​​​​

 

MISE EN LIGNE JUSQU'AU 25 FÉVRIER 2023

 

 

Belle année 2023 !

 

 

 

 

* À venir... ** Titre proposé par Dina Sahyouni 

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, sa vidéo, etc.

 

 

 

Le Pan Poétique des Muses (LPpdm)

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre

théories & pratiques

 

 diffusée en version électronique (apériodique) & en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021.

 

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)

La reprise de la parution imprimée se fera en 2021 

 

ISSN imprimé : 2492-0487

 

ISSN imprimé Hors-série : 2554-8174

© www.pandesmuses.fr

 

Revue consultable depuis votre mobile

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES EST SUR INSTAGRAM

 

 

Initiative labellisée par le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes

 

Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)

 

© Tous droits réservés

 

Présentation créée le 16 septembre 2022

par Aude & David

 

Édition en cours

 

Dernière mise à jour : le 18 février 2023

18 février 2023 6 18 /02 /février /2023 18:54

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)


 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES & PRATIQUES

 

 

N°12 | HIVER 2022-23

 

 

POÉMUSIQUE DES FEMMES & GENRE*


 

N°12 | SOMMAIRE


 

 

 

Crédit photo : Anne Vallayer-Coster, "Instruments de musique". Image libres de droits et à été capturée par LPpdm.

 

 

 

MISE EN LIGNE JUSQU'AU 25 FÉVRIER 2023 INCLUS

 

PAGE EN COURS D'ÉDITION

 

MERCI BIEN DE VOTRE PATIENCE !

 

 

 

 

Équipe de la version en ligne :

Rédaction de la revue 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

Illustrations par 

Des artistes citéEs dans les pages du numéro.

Réalisation technique :

Aude & David Simon 

Nous écrire :

contactlppdm@pandesmuses.fr, contact@pandesmuses.fr. 

 

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques

 

 diffusée en version électronique

& en version imprimée

 

Logodupan

© www.pandesmuses.fr

 

 

* Titre proposé par Dina Sahyouni 

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, sa vidéo, etc.

 

 

 

SOMMAIRE

 

 

AVANT-PROPOS

Dina Sahyouni, « ...... »

 

ÉDITORIAL

Dina Sahyouni, « ....... »

 

BÉMOLS ARTISTIQUES

 

Lidia Chiarelli​, « Lumières pour la ville »

 

Françoise Urban-Menninger, « Les robes d'Ewa Bathelier » (peintures inédites par l'artiste peintre Ewa Bathelier) « Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris » (avec des photographies inédites par Claude Menninger)

Françoise Urban-Menninger avec des photographies inédites des œuvres des artistes, « Elisabeth Fréring présente ses « Contes d'automne » à la galerie Bertrand Gillig à Strasbourg », « Juliette Jouannais, sculptrice de la couleur », « Exposition de Marie Salomé au Musée d'Histoire Naturelle et d'Ethnographie de Colmar » 

​​​​

 

ENTRETIENS POÉTIQUES, ARTISTIQUES & FÉMINISTES

 

​Hanen Marouani, « Mona AZZAM : De l’Orient à l’Occident, force ou errance ? »

Maggy De Coster, entretiens illustrés par des œuvres artistiques de l'artiste Laurent Konqui & Arnaud Martin, « De la finance à l'art », ​​​​« Rencontre avec Arnaud Martin : peintre, dessinateur & poète »​​​

 


FICTIONS FÉMINISTES

[NOUVELLE RUBRIQUE]

 Françoise Urban-Menninger, « De l'autre côté du tableau » 

 

 

 

DOSSIER MAJEUR 

 

UNE POÉMUSIQUE  DES FEMMES & GENRE

 

 

ARTICLES & TÉMOIGNAGES

 

Maggy De Coster, « Radu Bata (éd.), Le Blues Roumain, Anthologie implausible de poésies, Éditions Unicité, 2022, vol. 3, 208 pages, 15€ », « De la finance à l'art », entretien illustré par des œuvres artistiques de l'artiste Laurent Konqui 

 

[Articles réédités]

 


Annpôl KASSIS, « Les poèmes de Marceline Desbordes-Valmore chantés, parlés, accompagnés »

 

Dina Sahyouni, « La musique à travers l'écriture poétique ou La musique inconnue »

 

 

DOSSIER MINEUR 

 

 

MUSES & POÈTES

 

POÉSIE, FEMMES & GENRE

 

 

 

ARTICLES & TÉMOIGNAGES

 

Arwa Ben Dhia, « Il a fallu gérer la peur avec « Andrà tutto bene… » de Hanen Marouani »

Françoise Urban-Menninger, « La poésie, l’arme des féministes russes ! », « Petit éclairage de l’œuvre de Maximine » 

Claire Tastet, « Brève présentation de Conceição Evaristo » 

@JVaudere, « Découvrir Jane de La Vaudère » 

Dina Sahyouni, « Quelques lignes sur les notions de « Matripoétique » & « Patripoétique » de mon dictionnaire en construction »

Sonia Elvireanu, « Claude Luezior, Sur les franges de l’essentiel suivi de Écritures, éditions Traversées, Belgique, 128 p., 2022, ISBN: 9782931077047 »

 

FLORILÈGE DU DOSSIER MAJEUR

 

​Hanen Marouani, « Plusieurs vies : une fille et un piano », peinture par l'artiste​ Hanen Allouch

​Mokhtar El Amraoui (poème & dessin), « ​Le chant de mon oud »

رنا علم / Rana Alam, « الطفلة »

Mona Azzam, « Quatuor » & « Afrique » 

Sarah Mostrel (poèmes & peintures), « Brésil de mes amours », « Une musique folle » & « Jazz en fait » 

Barbara Polla, « Pourquoi la poésie »

Irina Moga, « Chaconne »

Françoise Urban-Menninger, « j’ai une voix en moi », « lumière hivernale » (poème illustré par le photographe Claude Menninger) & « les femmes font tourner la terre » (poème illustré par l'artiste peintre & sculptrice Maria-Grazia Surace)​​​​​​​

Pierre Zehnacker, « L'espoir » & « Cette nuit d'hiver »

Chantal Robillard (poèmes & image), « Fontaine auvergnate » & « Fontaines musicales », extraits de Dentelles du ru des troubadours (2023) 

Anne-Lise Blanchard, « Trois poèmes »

Floriane Martin, « La violoncelliste »​​​

​​​​​Dina Sahyouni, « Une musique du mal »

Mona Gamal El-Dine, « La voix d'un enfant inconnu » [Poème réédité]

 

 

FLORILÈGE DU DOSSIER MINEUR

 

Lea Nagy, Yann Caspar (traducteur), « Le chaos en spectacle en extraits »

Pierre Zehnacker (poèmes & peintures) « L'espoir » & « Cette nuit d'hiver » & « La voix de l'ombre »

Barbara Polla, « Pourquoi la poésie »

Françoise Urban-Menninger, « Déchirons le voile de l’obscurantisme », avec une photographie de Claude Menninger 

​​​​

/ Aïeules 

 

Adèle Souchier, « La chanteuse » & « La jeune aveugle pianiste du concert de la loterie des artistes lyonnais en faveur des inondés du Midi »

 


MUSES AU MASCULIN

  

Mokhtar El Amraoui (poème & dessin), « ​Que musique le monde ! »

Maggy De Coster, « Rencontre avec Arnaud Martin : peintre, dessinateur & poète »

Sonia Elvireanu, « Claude Luezior, Sur les franges de l’essentiel suivi de Écritures, éditions Traversées, Belgique, 128 p., 2022, ISBN: 9782931077047 »

Camille Aubaude, « Chronique Godard »

 

LA POÉSIE DANS TOUS SES ÉTATS OU VARIA

 

......


 

INSTANT POÉTIQUE EN COMPAGNIE DE...  

 

Lea Nagy, Yann Caspar (traducteur), « Le chaos en spectacle en extraits »

رنا علم / Rana Alam, « الطفلة »​​

​​​​​​

 

POÈTES ÂGÉS DE MOINS DE 26 ANS

 

.......... 

 

POÉSIE DES ANCÊTRES (AÏEULES /AÏEUX) *

Se trouve dans plusieurs rubriques. 

 

POÉSIE ÉROTIQUE  

 

​Mokhtar El Amraoui (poème & dessin), « ​Le chant de mon oud »

 

CUISINER EN POÉTISANT

 

Judith Gautier,​ « Ode au champagne »

 

 

PRESSE, MÉDIA, FEMMES, GENRE & POÉSIE 

 

............... 

 

POÉSIE AUDIOVISUELLE / [UNIQUEMENT EN LIGNE]

 

.....

 

POÉSIE VISUELLE &/OU OLFACTIVE

 

Lidia Chiarelli​, « Lumières pour la ville »

 

.......

/ POÉSIE, MUSIQUE & ARTS AUDIOVISUELS & 

.......

 

TRAVESTISSEMENTS POÉTIQUES

 

.......


CRITIQUE & RÉCEPTION

 

Maggy De Coster, « Anne-Lise Blanchard, Qui entend le jargon de l’oie, Éclats d’encres, 2006, 47 pages, 12€ »​​​​, « Lea Nagy, Le chaos en spectacle, préface de Patrice Kanozsai, traduction du hongrois par Yann Caspar, Éditions du Cygne, 2022, format A5, 67 pages, 10€ », ​​​​« Nathalie Maranelli, L’enfant de Rio, Roman, Éditions Lazare et Capucine, 2021, 21€ », « Pierre Boening-Scherel, « De l’attente et Après », (traduit de l’anglais par Maïa Brami), Éditions Unicité, 2021, 239 pages, 16€ »« Anne-Emmanuelle Fournier, « L’Offrande Aux Fantômes » suivi de « Il y a longtemps que je t’aime…», Éditions Unicité, 2022, 68 pages, Format : 15 x 21, 13€ »« Radu Bata (éd.), Le Blues Roumain, Anthologie implausible de poésies, Éditions Unicité, 2022, vol. 3, 208 pages, 15€ »

Françoise Urban-Menninger, « La Favorite de Barbara Polla. Roman publié par BSN Press à Lausanne »

 


CHRONIQUES DE CAMILLAE/

 

Camille Aubaude, « Lettre à Nol 2 »

 

/POÉSIE & CINÉMA/CHRONIQUES CINÉMATOGRAPHIQUES

Camille Aubaude, « Chronique Godard » « Le film : Tàr »

 

RÉFLEXIONS FÉMINISTES SUR L'ACTUALITÉ

 

Dina Sahyouni, « Des femmes phénix sont nées »

Mariem Garaali Hadoussa, « Un élan de solidarité aux femmes iraniennes »

Françoise Urban-Menninger, « Les voix des femmes afghanes à Strasbourg » avec un reportage photographique par Claude Menninger

 

 

LITTÉRATURE POUR LA JEUNESSE

...

 

ENCART DES LANGUES ÉTRANGÈRES

Voir les textes publiés dans nos rubriques.

 

REVUE DES MÉTIERS DU LIVRE 

 

ESSAI OU MANIFESTE 

......

 

LEÇONS, MÉTHODES & MÉTHODOLOGIES EN POÉSIE

 

 

S'INDIGNER, SOUTENIR, LETTRES OUVERTES & HOMMAGES 

 

Françoise Urban-Menninger, « pour toi Lola »

Evelyne Charasse​, « J'ai voulu »

Mariem Garaali Hadoussa, « Un élan de solidarité aux femmes iraniennes » 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Soyons la voix des sœurs afghanes à Strasbourg »

Dina Sahyouni, « Berceuse pour Lola », « Des femmes phénix sont nées » & « Hommage à Fatma Ben Fdhila » 

 

QUERELLES DES LITTÉRATRICES 

 

Françoise Urban-Menninger, « Mathilde Panot n'aurait-elle pas dû tenir sa langue ? »

   

© POÉBIOPOLITIQUE

 

Dina Sahyouni, « Des femmes phénix sont nées »

 

REVUE POÉPOLITIQUE   

 

Françoise Urban-Menninger, « Déchirons le voile de l’obscurantisme », avec une photographie de Claude Menninger 

Françoise Urban-Menninger, « Mathilde Panot n'aurait-elle pas dû tenir sa langue ? »

Dina Sahyouni, « Une musique du mal »

 

SOURIRES & RIRES FÉMINISTES

 

Élisa Fleury,​ « Le réveil-Matin » & « Appartements à louer »

 

FAITS DIVERS & CATASTROPHES

 

 

ASTRES & ANIMAUX

 

Maggy De Coster, « Anne-Lise Blanchard, Qui entend le jargon de l’oie, Éclats d’encres, 2006, 47 pages, 12€ »​​​​, 

Françoise Urban-Menninger, « Exposition de Marie Salomé au Musée d'Histoire Naturelle et d'Ethnographie de Colmar » avec deux photographies des peintures exposées de Marie Salomé

Françoise Urban-Menninger, « lumière hivernale », poème illustré par le photographe Claude Menninger

Chantal Robillard (poèmes & image), « Fontaine auvergnate » & «Fontaines musicales », extraits de Dentelles du ru des troubadours (2023)

Anne-Lise Blanchard, « Trois poèmes »

Dina Sahyouni, « Une musique du mal »

​Mokhtar El Amraoui (poème & dessin), « J'ai vu la larme »

 

VOIX-VOIES DE LA SORORITÉ

 

 

HANDICAPS & DIVERSITÉ INCLUSIVE

Adèle Souchier, « La jeune aveugle pianiste du concert de la loterie des artistes lyonnais en faveur des inondés du Midi »

 

PHILOSOPHIES & SAGESSES EN POÉSIE
 

 

REVUE MATRIMOINE

 

Claire Tastet, « Brève présentation de Conceição Evaristo » 

@JVaudere, « Découvrir Jane de La Vaudère » 

Françoise Urban-Menninger, « La poésie, l’arme des féministes russes ! », « Petit éclairage de l’œuvre de Maximine » & « Bertha von Suttner, une femme remarquable qui a consacré sa vie à la paix »

​Françoise Urban-Menninger (texte & photographies), « Marie Anne de Gérando, une aïeule oubliée »

Mariem Garaali Hadoussa, « Moi et mes zones d'ombre »

Dina Sahyouni, « Hommage à Fatma Ben Fdhila » 

 

 

SPIRITUALITÉS / CROYANCES, RELIGIONS & MYSTICISMES EN POÉSIE

 


REVUE CULTURELLE D'EUROPE

 

Maggy De Coster, « Pierre Boening-Scherel, « De l’attente et Après », (traduit de l’anglais par Maïa Brami), Éditions Unicité, 2021, 239 pages, 16€ »

Françoise Urban-Menninger avec des photographies inédites des œuvres des artistes, « Elisabeth Fréring présente ses « Contes d'automne » à la galerie Bertrand Gillig à Strasbourg », « Juliette Jouannais, sculptrice de la couleur », « Exposition de Marie Salomé au Musée d'Histoire Naturelle et d'Ethnographie de Colmar » 

Françoise Urban-Menninger, (texte & photographies), « Marie Anne de Gérando, une aïeule oubliée » & « Bertha von Suttner, une femme remarquable qui a consacré sa vie à la paix »

Camille Aubaude, « Le film : Tàr »

 


REVUE CULTURELLE DES AMÉRIQUES

Maggy De Coster, « Nathalie Maranelli, L’enfant de Rio, Roman, Éditions Lazare et Capucine, 2021, 21€ »

Françoise Urban-Menninger, « Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris » avec des photographies inédites par Claude Menninger

 

REVUE CULTURELLE D'ORIENT & D'AFRIQUE

 

 


ANNONCES DIVERSES

 

ACTIONS EN FAVEUR DES FEMMES & LGBTQ+

 

 

AGENDA ARTISTIQUE

 

AGENDA POÉTIQUE 

​​​​​​LPpdm, « Belle année 2023 ! », « Appel pour le calendrier du matrimoine poétique du 1er au 31 décembre 2022 », « Concours de poésies féministes 2022 -23 », 

SIÉFÉGP, « Lancement du "Projet d'une bibliothèque poétique, mondiale et plurilingue des voix des autrices"  »

 

 

***


Pour citer ce sommaire inédit

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « N°12 | HIVER 2022-23 | SOMMAIRE », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 31 janvier 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no12/sommaire

 

 

 

 

Le Pan Poétique des Muses (LPpdm)

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre

théories & pratiques

 

 diffusée en version électronique (apériodique) & en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021.

 

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)

La reprise de la parution imprimée a déjà démarré

 

ISSN imprimé : 2492-0487

 

ISSN imprimé Hors-série : 2554-8174

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Initiative labellisée par le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes

 

Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)

 

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Présentation créée le 31 janvier 2023 par Aude & David

 

Édition en cours

 

Dernière mise à jour : le 18 février 2023

 

15 février 2023 3 15 /02 /février /2023 13:30

Événements poétiques | Festival des poésies féministes 2023 | Recueil | Poésie féministe pour éliminer les violences faites aux femmes & N°2 | REVUE ORIENTALES (O) | Varia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dévoilons-nous

 

 

 

​​​​​

 

 

Lisa Fournel

 

 

 

 

Crédit photo : Delphin Enjolras,  "Female figure holding a staff", image capturée de Commons.

 

 

 

Un voile, symbole de votre aigreur, soldats de votre fureur. 

Armés pour nous faire taire, lapider notre dignité. 

À la merci de vos mots, soumises à vos ordres, à votre contrôle. 

Noyées par le poids nos maux. 

Finalement victimes de vos peurs. 


 

Un voile, allié de vos idées, meurtrier de notre féminité. 

À vos yeux de simples Femmes-objets. 

Le bâillon de nos êtres et de nos âmes. 

La terreur de nos cœurs. 

Ceux-là même qui vous crient notre existence et s’insurgent devant votre féroce violence. 

En vain notre tant attendue reconnaissance. 

 

Et vous, maîtres de nos destinées. Vous prenez nos Mères, nos Filles.

Indignés par notre humanité, par ce qui fait de nous des touts, des entités. 

Vous rayez notre réalité. 

Hommes-rois de corps que vous marquez comme des territoires. 

La puissance et le pouvoir, prêts à tout pour nous dominer. 

 

Comme vous. Nous méritons de respirer. De penser et de parler. Une place sur cette terre. Égalité et Liberté. 

Vous nous pensiez inférieures. À l’affût de ceux qui criblent nos chairs, nous deviendrons guerrières, vengeresses de nos Sœurs. Ce voile ne couvrira plus nos vies, nous nous battrons jusqu’à la mort pour notre survie. 

 

Aux armes Braves Iraniennes. 

 

Dévoilons-nous.

 

« Femme, Vie, Liberté ». 

 

 

© Lisa Fournel

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème en prose féministe, engagé & inédit​​​​​​

 

Lisa Fournel, « Dévoilons-nous », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes | Festival des Poésies Féministes 2023 | «  Chevelures & autres poèmes féministes », recueil collectif papier à paraître en 2023 aux éditions PAN DES MUSES DE LA SIÉFÉGP 2023 & Revue Orientales, « Voyageuses & leurs voyages réels ou fictifs », n°2, mis en ligne le 15 février 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/concoursfeministes/lisafournel-devoilons-nous


 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

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