Crédit photo : Berthe Morisot (1841-1895), « Garden in Bougival » / « Le jardin Bougival », 1884. illustration d'une nature morte fleurie, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du Web.
toute la nuit la pluie
a tambouriné sur le toit
et sur mes volets clos
toute la nuit le jardin
s’est baigné en flottant
sous des trombes d’eau
ce matin j’ai ouvert
les volets sur un lac
où les fleurs voguaient
déracinées mais libres
de dériver et de se perdre
sans leur tige pour les amarrer
Genèse du poème
Sylvia Plath rapportait dans son journal que les jours de pluie, les revues de poésie étaient submergées peu après par un déluge de poèmes sur le thème de la pluie ! Je ne déroge pas à cette règle en ajoutant subrepticement cette petite larme pluvieuse qui rencontrera peut-être en chemin ses compagnes de vers ruisselantes en partance pour la mer...
Pour citer ce poème éthique, élégique, humaniste, engagé & inédit
Françoise Urban-Menninger, «Les fleurs sous la pluie » avec une peinture par Berthe Morisot (1841-1895), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 25 août 2025. URL :
Pour citer ce poème féministe, élégique, engagé & inédit
Nicoletta Chiodi, « Lesbos », avec une peinture par Amanda Brewster Sewell (1859-1926), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 22 août 2025. URL :
La poète québécoise d’origine gréco-libanaise Nora Atalla revient avec « Soleil basalte », un recueil intense et profondément humain, publié aux Éditions Unicité.
Dans une langue sobre et tranchante, elle y interroge les déracinements, la violence du monde, mais aussi les lueurs de résistance. Chaque poème s’inscrit comme une matière vivante, entre terre, feu et mémoire, et fait entendre la voix de celles et ceux que l’histoire efface trop souvent.
Les œuvres de l’artiste Pierre Zanzucchi accompagnent les textes, prolongeant ce dialogue entre la parole poétique et les formes de l’indicible.
Avec « Soleil basalte », Nora Atalla poursuit son œuvre de veilleuse : une poésie lucide, habitée, minérale, qui creuse la nuit sans jamais renoncer à la lumière.
Soleil Basalte Format : 15 x 21 Nombre de pages : 92 ISBN/EAN : 978-2-38638-208-6 14 euros Nora Atalla Peintures de Pierre Zanzucchi Entre la lumière et la cendre, entre le cri et le silence, Soleil
Hanen Marouani,« « Soleil basalte » : la poésie vive de Nora Atalla », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 4 août 2025. URL :
« Laissons parler les fleurs », nous conseille Christoph Becker et c’est bien cette parole muette et universelle qui nous porte et nous emporte au-delà des mots dans la découverte des œuvres de la collection Reinhold et Carmen Würth qui est mise en lumière du 20e siècle à nos jours dans cette nouvelle exposition.
Dans le musée devenu jardin pour quelques mois, l’œuvre de l’artiste hollandais Herman De Vries, déjà montrée à la Biennale de Venise en 2015, se présente sous la forme d’un immense « herbier » avec ses 123 feuilles A4 où végétaux, coquillages, plumes, épines invitent à se reconnecter à la nature tout en offrant un nouveau regard sur le principe de l’accumulation qui fait songer aux trésors collectés par les enfants. Mais cette œuvre monumentale évoque également la lagune de Venise, son histoire y transparaît dans les fragments de filets ou de débris de verre poli de Murano, des hameçons ou cuillères utilisés pour la pêche...La lagune est mise en scène dans une « archéologie poétique », commente Estelle Zech, commissaire et scénographe de l’exposition et d’ajouter que « les problématiques climatiques et écologiques sont également de mise. »
Les sculptures florales de Marc Quinn en bronze chromé mêlent le corps humain au végétal dans un continuum où un crâne sert de terreau à la plante qui s’en nourrit. Des fruits, des insectes animent ces vanités qui renvoient l’humain à son échéance inéluctable. Les peintures de Marc Quinn nous donnent à voir des fleurs qui béent tels des sexes offerts, des fraises symbolisent ce désir irrépressible qui traverse et donne sa couleur à la vie. Les lithographies de Paul Wunderlich nous délivrent une poésie vénéneuse qui s’instille dans ses orchidées. Mais le plus fascinant reste cette œuvre de Marc Quinn où, couchée sur de la viande crue, une femme-fleur tisse le lien entre la vie et la mort, autrement dit, illustre le cycle de la vie.
Alex Katz, dans son hommage à Monet, nous octroie un instant figé en peignant la surface immobile d’un étang dans une esthétique japonisante qui confine à l’abstraction, ses boutons d’or nous immergent dans un bain de lumière pure... Salomé, dans le même esprit, ouvre les 365 petites fenêtres, comme pour un calendrier, sur l’inflorescence chatoyante de dizaines de nénuphars.
Plusieurs vidéos proposent des films d’animation sur la thématique des jardins, l’une d’elle met en images la très délicate branche de cerisier. Azumo Makoto, qui fut fleuriste sur un marché au Japon, radiographie les fleurs en jouant avec la lumière qui les éclaire de l’intérieur, ses compositions florales resplendissent et nous invitent parfois à méditer sur le système racinaire des plantes.
À l’étage, le jardin peint par Max Liebermann, dans son propre jardin à Wannsee, tient du conte de fées avec ses touches impressionnistes. Ce lieu idyllique est devenu le sujet de plus de 200 tableaux et fait ainsi partie intégrante de son œuvre. Gabriele Münter peint des toiles sur carton, on se plaît à observer un canard en bois devant un vase de fleurs exubérantes, Johannes Itten déroule l’illusion optique des quatre saisons dont on retrouve les tonalités chromatiques hivernales, automnales, printanières et celles, flamboyantes, de l’été.
En progressant dans l’exposition, savamment agencée, on s’aperçoit que la vraie nature s’incarne dans des jardins fantasmés par les artistes. Nicole Blanchet, musicienne, peintre et chanteuse, lacère ses toiles où herbes hautes et roseaux composent une symphonie étrange bleue et verte. Derrière l’apparente douceur, la violence témoigne peut-être d’une nature tourmentée et blessée…
Une gigantesque toile retient le regard par son incommensurable et irradiante beauté, on songe bien évidemment à Klimt dans cet hommage que lui rend Gunter Damisch. Sur fond jaune, on admire des myriades de fleurs, en s’approchant, ce sont des agrégats de microcosmes que l’on reconnaît, ils évoquent des cellules aux origines de la vie terrestre.
Signalons encore les magnifiques fleurs violines stylisées d’artichaut de Bernard Buffet, les somptueux bouquets d’Emil Nolde, les éblouissantes fleurs obtenues par grattage de Jean Fautrier, les fleurs luminescentes d’argousier de Gunter Grass ou encore les splendides natures mortes aux hyacinthes et anémones de Victor Bauer, sans oublier ses pois de senteur et chèvrefeuille dont on pressent les divines exhalaisons. Rêvons devant les œuvres de Saeko Tagaki qui nous plongent littéralement dans une flore où nagent des poissons exotiques. Quant aux illustrations botaniquesde Jan Peter Tripp, elles exercent sur nous un charme envoûtant, ineffable et intemporel.
Les deux étages parcourus dans les allées de cette exposition, on a envie de retourner sur nos pas,
tant l’appel des fleurs est prégnant car ces dernières touchent en nous notre âme végétale enfouie dans notre inconscient collectif et qui ne demande qu’à s’épanouir…
Pour ce faire, rien de tel que de poursuivre notre cheminement dans les allées du parc de cinq hectares en quête de notre jardin intérieur car rappelons-nous l’étymologie du vocable « fleur », soit flos, floris qui nous invite à appréhender « la partie la plus fine des choses », celle de notre être intime mais aussi à renouer avec nos racines végétales.
Un catalogue richement illustré offre un supplément d’âme à cette exposition à voir et revoir pour s’octroyer des parenthèses enchantées et retenir, comme dans un herbier, les bouquets de lumière de cette merveilleuse exposition.
Françoise Urban-Menninger, « Garden-Party, des fleurs plein les yeux et le cœur au Musée Würth à Erstein » avec des photographies par Claude MenningerLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :
Crédit photo : Adolphe-William Bouguereau (1825-1905)*, « Paix », peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran faite par LPpdm de la photographie libre de droits du site Commons.
Le monde vacille, il tangue, il s'effrite,
Sous le poids des hommes, de leurs guerres irresponsables.
Les cendres s'élèvent, les cœurs se déchirent,
Et l'avenir tremble à la pulsion des fracas.
Les villes s’embrasent de feux écumoires,
Où l’or et le sang écrivent sans cesse l’histoire.
Les rivières pleurent des larmes de cendre,
Les arbres se taisent, ne peuvent plus se répandre.
L’homme s'égare dans son propre règne,
Brisé par l'ombre qu'il sème et enseigne.
Il croit en l'acier, en la loi du plus puissant,
Creuse la tombe de l'effondrement du vivant.
Pourtant, dans l’ombre, un astre danse,
Une voix murmure contre l'injustifiable.
La foi fragile, palpable et inébranlable,
Se dresse encore, douce et implacable.
Souffle vital au creux des ruines,
Ce chant secret que rien ne mine,
L’espérance folle qui brave la nuit,
Le phare intact quand tout s’enfuit.
Car si l’homme chute, s’il se dévoie,
Si son empire s’efface et se noie,
Reste une main, tendue dans l’espace,
La foi vivante, divine intemporelle grâce.
Contexte et circonstances de la genèse de ce poème :
Pourquoi j'ai écrit ce poème intitulé « Une lueur au bord du gouffre" » paru dans le livret no 7 de Paroles Chrétiennes (Éditions La Nouvelle Pléiade) de Poètes sans Frontières, paru en juin 2025 ?
« Une lueur au bord du gouffre » est né d’un constat douloureux : celui d’un monde qui vacille, se déchire, s’effondre sous le poids de ses propres violences. Alors au cœur de ce chaos, j’ai voulu faire entendre une voix. Une voix qui ne crie pas, une voix qui résiste. Une voix fragile, douce, tenace : celle d’une spiritualité vivante, humaine, debout.
Ce poème est un geste d’espérance. Une main tendue dans l’obscurité. Un chant pour celles et ceux qui croient encore en la lumière.
Le 30 novembre 2025, le monde artistique fêtera les 200 ans de la naissance de l’artiste français Adolphe-William Bouguereau (1825-1905).
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Pour citer cet écopoème engagé & pacifique
Armelle Dupiat-Aellen ou (Armelle Aellen), « Une lueur au bord du gouffre », peinture par Adolphe-William Bouguereau (1825-1905), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 18 juillet 2025. URL :
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International Poésie de l'Académie Claudine...
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