Crédit photo : Allégorie de l’automne par Paul Cézanne (ou Cezanne, 1839-1906), « L’Automne », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits du Web.
Berthilia Swann, « La belle Bretagne », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 10 novembre 2025. URL :
Crédit photo : Franz Marc (1880-1916), « Frau im Wind am Meer » ou « Femme dans le vent au bord de la mer », tableau peint en 1907 & tombé dans le domaine public, image libre de droits fournie par Françoise Urban-Menninger.
Pour citer ce poème lyrique, engagé, élégiaque & illustré
Françoise Urban-Menninger, « le voyage de l’éternel retour », peinture par Franz Marc (1880-1916), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 27 octobre 2025. URL :
Crédit photo : Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), illustration d'une nature morte de pappus & d’aigrettes de pissenlit avec un papillon, peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.
Instant parfait
Les pétales de la fleur, alourdis par la pluie, sont fragiles mais beaux — ils restent en vie.
Ils brillaient autrefois sous la lumière éclatante — maintenant, ils tombent en silence, offrant leur chute avec humilité, préparant le sol à l’abondance des fruits.
Tout suit les lois du changement, tout s’écoule, sans exception.
Dans la lente chute des pétales, on peut entrevoir les graines du fruit à venir.
Un instant parfait glisse avec une légère tristesse, tandis que tout contient déjà la promesse de demain.
Dans la quête d’une vie en abondance, les pétales tombent, sans laisser de trace.
La liberté des graines de pissenlit
Il n’y a pas d’amour sans liberté. Tous les êtres, suivant leurs propres sentiers, respirent librement dans la lumière.
Le besoin d’attacher l’autre, ce n’est que servitude, une ombre de possession indigne du nom d’amour.
Le pissenlit berce ses graines, puis les laisse enfin partir, dans le vent qui les disperse, entre les doigts du ciel.
C’est cela, l’amour, un lâcher-prise, une confiance sans fin.
La liberté seule est la source de la vie, la première résonance de l’amour et son dernier souffle.
Biographie
Le poète Dr. Kang Byeong-Cheol est un auteur coréen, né en 1964 à Jeju, en Corée du Sud. Il a publié un recueil de nouvelles en 2005 et a depuis remporté huit prix littéraires et publié plus de douze ouvrages. De 2009 à 2014, il a été membre du Comité des écrivains en prison (WiPC) du PEN International. Titulaire d’un doctorat en science politique, il occupe actuellement le poste de vice-président de l’Institut coréen pour la paix et la coopération ainsi que celui de vice-président du PEN de Jeju. Il est le président fondateur de l’Association coréenne de littérature mondiale.
* Kang Byeong-Cheol (Kang est le patronyme, Byeong-Cheol le prénom, à la manière coréenne).
—————
Pour citer ces poèmes & biographie traduits en français & illustrés
Irina Moga (poèmes & biographie traduits), « Deux poèmes par Kang Byeong-Cheol », peinture par Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 19 octobre 2025. URL :
Les oiseaux ne bâtissent pas leur demeure pour eux-mêmes, mais pour leurs petits. Ils tressent leurs nids dans les buissons, ou nichent au creux des arbres, et s’y réchauffent, cœur contre cœur.
De cette tendresse naît leur force : ils deviennent le vent, ils deviennent les nuages, ouvrant leur voie vers l’azur.
Car ils le savent — leur destin est l’essor, et jamais un nid n’est fait pour y rester.
Rêve de la déesse du printemps
Perséphone, fille de Zeus et Déméter, Quelles couleurs composent la lassitude de la déesse du printemps ? Parmi les forsythias d’or et les violettes, Éclosent cerisiers et fleurs aux tons pourpres. Mais près de la pierre mélancolique, sous l’arbre, L’après-midi parle une langue solitaire.
Les nuages errent, vagabonds du ciel, Prenant forme, se dissipant sans fin. Mille ans ont passé — puis mille encore — À méditer dans l’herbe, on rêve à la déesse du printemps.
Les grains de sable roulent sans repos, encore et encore, Forgeant des mondes nouveaux à chaque tour dans ses songes. Les vents de printemps frappent le dos de l’arbre, Et dans l’après-midi muet, le printemps parle une langue voilée.
Biographie
La poétesse Mme Yang Geum-Hee a publié quatre recueils de poésie et a remporté huit prix littéraires. Elle a été la présidente fondatrice de l’Association Littéraire d’Ieodo, rédactrice en chef de Jejuin News, chercheuse au Centre Jeju Sea Grant, professeure invitée à l’Université Internationale de Jeju, ainsi que la deuxième présidente de l’Association Coréenne de Littérature Mondiale. Actuellement, elle est éditorialiste pour le Samda Ilbo, douzième présidente de Jeju PEN, et vice-présidente de la Coopération pour la paix en Corée. Sa poésie a été traduite et présentée dans de nombreux pays.
* Yang Geum-Hee (Yang est le patronyme, Geum-Hee le prénom à la manière coréenne).
—————
Pour citer ces poèmes & biographie traduits en français & illustrés
Irina Moga (poèmes & biographie traduits), « Deux poèmes par Yang Geum-Hee », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 16 octobre 2025. URL :
On connaissait « les œufs Bénédict » du nom de l’ inventeur de la recette à New York en 1930, nous avons maintenant « les œufs Bénédicte » au féminin proposés par la plasticienne Bénédicte Bach.
Ses œufs se déclinent sur six variations car de la naissance à la mort, les corps, avec lesquels ils ont partie liée, ne cessent de se transformer au fil d’un temps qui les fait et les défait.
Bénédicte Bach explore ces différentes métamorphoses depuis la petite fille qu’elle a été à la mère qu’elle est devenue en donnant naissance à son fils.
Pour ce faire et dans l’attente de la mise au monde de son enfant, c’est à Rome qu’elle est allée se ressourcer et qu’elle a trouvé la sérénité. Il en résulte une série de magnifiques photographies de sculptures en noir et blanc nimbées de luminescence.
Dans sa série de boîtes de Petri, l’artiste a observé l’évolution de micro-cultures, un univers en miniature où la beauté des images irradiantes de couleurs confine à celle d’une mort annoncée mais toujours joyeuse, pimentée de petits grains de folie et d’un zeste de poésie.
Car chez la femme qu’elle est devenue, la petite fille ne cesse de renaître dans un renouveau toujours recommencé qui accompagne la créatrice et qu’elle met en scène. C’est ainsi qu’on la voit donner le biberon à un immense ours en peluche. Ailleurs, son corps qu’elle photographie elle-même avec un déclenchement à retardement, devient cet obscur objet du désir, puis le temps poursuit son œuvre comme Bénédicte Bach s’adonne à la sienne.
Au-delà des images et de la magnifique vidéo qui invite à appréhender « le lait des rêves » qui se transmet de mère en fille, la plasticienne, également autrice, a rédigé un texte très intime « Egographie » qui raconte la « difficulté d’être mère », car écrit-elle, en parodiant Simone de Beauvoir « On ne naît pas mère, on le devient ».
Et c’est en faisant un pied-de-nez aux idées reçues concernant la maternité que Bénédicte Bach donne à entendre sa voix singulière et féministe dans le chœur universel des mères, le tout, bien évidemment, nimbé d’un léger et savoureux nuage de poésie !
Françoise Urban-Menninger (texte & photographies fournies), « Les œufs Bénédicte à la galerie la Pierre Large à Strasbourg », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 15 octobre 2025. URL :
RÉCEMMENT, LE SITE « PANDESMUSES.FR » A BASCULÉ EN HTTPS ET LA DEUXIÈME PHASE DE SA MAINTENANCE PRENDRA DES MOIS VOIRE UN AN. NOTRE SITE A GARDÉ SON ANCIEN THÈME GRAPHIQUE MAIS BEAUCOUP DE PAGES DOIVENT RETROUVER LEUR PRÉSENTATION INITIALE. EN OUTRE, UN CLASSEMENT GÉNÉRAL PAR PÉRIODE SE MET PETIT À PETIT EN PLACE AVEC QUELQUES NOUVEAUTÉS POUR FACILITER VOS RECHERCHES SUR NOTRE SITE. TOUT CELA PERTURBE ET RALENTIT LA MISE EN LIGNE DE NOUVEAUX DOCUMENTS, MERCI BIEN DE VOTRE COMPRÉHENSION !
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
VOUS AVEZ ENCORE LA POSSIBLITÉ DE NOUS ADRESSER PAR COURRIEL VOS OUVRAGES EN FORMAT PDF POUR TENTER DE REMPORTER LE 8 MARS 2026 LE PRIX LITTÉRAIRE CI-JOINT SIÉFÉGP, 1ER DÉCEMBRE 2025
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm) REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE ET...
N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Critique & réception | Métiers du livre | Actions pour l’égalité des sexes Événement littéraire : Et les livres deviennent femmes ! Photographies & article inédits par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir...
N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Florilège | Astres & animaux / Nature en poésie La mer sauvage, L'autre mer & La houle qui nous réclamait Poèmes lyriques par Mariela Cordero Avocate, poète, écrivaine, traductrice, artiste...
N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Florilège | Revue matrimoine | Voix/Voies de la sororité | Poésie & philosphie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques Une femme la nuit Poème féministe par Amel Boudali
Je suis...