10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 16:16

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cases

 

 

&

 

 

Les folles aux chats

 

 

 

 

 

 

Charlène Lyonnet

 

 

 

 

Crédit photo : Rouge folie 2013, image de Commons, domaine public.

 

 

 

Les cases

 

 

Étouffant

Dans le carcan

De principes d’un autre temps.

Camisole

Qui te confine et t’isole.

Bien élevée,

Élevée comme un bien,

Élève-toi sans « eux » !

Lève-toi !


 

La case dans laquelle tu ne rentres pas.

Fille.

La case dont tu ne sortirais pas.

Folle.


 

Vil ricochet noir ou blanc

Du cocher débile.

Encre indélébile.


 

Avec ou sans ton araignée au plafond,

Et ton baluchon,

Multicolore.

Soie toi-même !

Tisse ta voile !

File arc en ciel !

Décoche les cases comme des flèches !

 

 

 

Crédit photo : Cat playing with a lizard, image de Commons, domaine public.

 

 

 

Les folles aux chats 

 


 

À la lisière de vos bois,

Dans les obscurs petits villages

À certains très sombres étages

Peut-être même sous les toits…


 

Des femmes comme toi et moi,

Jeunes ou parées d’un grand âge,

Délurées, épanouies, sages,

Vivent seules et c’est leur choix.


 

Accompagnant les insolentes,

Familiers fauves les enchantent.

Au diable vil patriarcat !


 

Femmes fortes et solidaires,

Mal surnommées « folles aux chats ».

Vive les heureuses sorcières !

 

 



 

 

 

***

 

 

Pour citer ces poèmes féministes

 

Charlène Lyonnet« Les cases » & « Les folles aux chats », poèmes inédits féministes et engagés, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 10 juin 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/cl-lesfollesauxchats

 

 

 

 

 

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Retour à la Lettre n°16  

7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 15:48

 

Lettre n°16 | Revue poépolitique 

 

 

 

 

 

 

Septième épisode du reportage-feuilleton d'Occupation du Théâtre de l'Odéon

 

 

 

 

 

 

Chronique d’occupation de lOdéon. 

 

 

Le communisme selon Bernard Friot

 

​​​​​​

 

 

 

 

 

 

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste

 

Reportage photographique par

Élisabeth et Mustapha Saha

 

 

 

 

​​© Crédit photo : Bernard Friot avec Mustapha Saha. Reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de l'Odéon à Paris, mai 2021, album 18, no 1. 

 

 

 

 

 

Scoop | Critique d'une pensée en vogue parmi les prospecteurs de nouveaux mondes.

 

 

Mercredi, 12 mai 2021. Agora de l’Odéon. Bernard Friot, habillé en gentleman farmer, commence son intervention debout, puis s’assoit sur une chaise. Une posture de rapprochement avec son auditoire. Il se définit comme économiste et sociologue. Il se défend d’être un philosophe. Je l’imagine justement en philosophe. « Il y a dans l’intelligence de cet homme comme un sens naturel de la philosophie » (Platon, Phèdre). Peut-on enseigner la révolution ? Il se dit communiste et chrétien. Il s’étonne que son parti choisisse son secrétaire national comme candidat à la prochaine présidentielle. Chassez le culte de la personnalité par la porte, il revient par la fenêtre. « Le parti, c’est comme une famille, comme une maison, nous n’avons pas tous les mêmes inclinations, les mêmes attractions, les mêmes intentions. J’y suis depuis un demi-siècle, j’y reste, sans état d’âme, en sachant qu’il y a beaucoup de communistes hors du parti et beaucoup de non-communistes à l’intérieur ». Il s’esclaffe quand il se prend en contradiction. Il a la certitude que son montage théorique est un paradigme communiste. La foi n’est-elle pas une grâce, qui s’éprouve et ne se prouve pas ? Il se dit ouvert aux critiques, il ne démord pas de son parangon. Ici, le conférencier est libéré de son image mandarinale. Il dialogue avec plusieurs classes d’âge, plusieurs conditions sociales, plusieurs convictions.

 

 

​​​​​​​​​© Crédit photo : Bernard Friot. Reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de l'Odéon à Paris, mai 2021, album 18, no 2 & no 3. 

 

 

Transparaît l’amour du dialogue, de la conversation, de la palabre. Socrate veille. Conversation, du latin conversatio, fréquentation, vivre ensemble. « Je converse avec Homère et Cicéron. Les Homères et les Cicérons des siècles à naître converseront avec nous, en sorte qu’on peut hésiter à prononcer si une presse n’est pas autant un sens intellectuel, révélé à l’homme par Gutenberg, qu’une machine matérielle, car il en sort sans doute du papier, de l’encre, des caractères, des chiffres, des lettres qui tombent sous les sens, mais il en sort en même temps de la pensée, du sentiment, de la morale, de la religion, c’est-à-dire une portion de l’âme humaine » (Alphonse de Lamartine, Gutenberg, inventeur, de l’imprimerie, éditions Louis Hachette et Cie, 1869). L’intervention de Bernard Friot est filmée, immortalisée. Sa parole, sa faconde, ses exaltations, ses faux courroux sont aussitôt diffusés sur les réseaux sociaux. Les livres dorment dans les bibliothèques, ne se réveillent que pour les esprits aguerris. Les verbalités courent à la vitesse de l’éclair, se répercutent de la petite place parisienne aux quatre coins de la planète.  

Pour Bernard Friot, le régime général de la sécurité sociale est une prémisse d’un changement de mode de production, qui reconnaît les activités jugées improductives comme essentielles à l’épanouissement de l’être humain. Le communisme serait un déjà-là, sans passer par les étapes réformistes. La sécurité sociale, marquant, aux lendemains de la guerre, la souveraineté des travailleurs sur la partie socialisée de leurs salaires, serait donc un communisme, une alternative non-capitaliste dans la gestion de la protection sanitaire, de la retraite, des allocations familiales. Tout acquis social est révolutionnaire. 

Le capitalisme admet le travail uniquement comme emploi générateur de profit. Le travailleur est ligoté par la peur de perdre son emploi. L’employeur nie le travail comme attribut personnel, comme qualification singulière, comme activité créatrice. L’employé exécute sa tâche sur ordre, et ce faisant, arrête de penser, d’imaginer, d’inventer à partir de ses prédispositions particulières. Pour Bernard Friot, le salaire à la qualification personnelle permet d’acter à chacun le statut de producteur, l’appropriation des outils, la participation aux instances de coordination économique. Le salaire ne serait plus versé par un employeur, mais par une caisse commune des salariés. L’usage restitue au salarié la direction de sa production sur son lieu de travail. Il prend part, de ce fait, aux orientations économiques, aux délibérations des caisses d’investissement, aux affectations des contributions sociales. Le capitalisme désintègre le monde des producteurs, démantèle le salaire normal, crée des catégories artificielles d’assistés, des inutilités sociales. Les mouvements corporatistes tombent dans le piège de la victimisation permanente, qui les cantonne dans une posture défensive.

Bernard Friot est utopiste et réaliste à la fois. Il bricole le monde nouveau avec les acquis sociaux. Les salariés doivent être des producteurs directs de valeurs économiques, qui évitent la surproduction, la dilapidation, le gaspillage. Je recours à l’étonnement philosophique. Je tente de débroussailler l’embrouillamini séducteur. La définition du travail et du salaire, au-delà des doxas, suffit à démonter le château de cartes. L’étymologie se montre cruelle. Le salaire, salarium, du latin sal, désigne à l’origine la ration de sel, condiment précieux comme agent de conservation des aliments, versé sous l’Empire romain comme complément de rémunération. Solde et soldat se rattachent à cette racine.

Le salaire perpétue, sous rideaux superposés, ce sens de militarisation, de disciplinarisation, de subalternisation. Le substantif travail dérive du verbe latin tripaliare, qui signifie tout simplement torturer, venant lui-même de tripalium, instrument de torture à trois pals. Sous-entendus terrifiants de supplice, d’empalement, de souffrance. Les mots suivent bien entendu leur évolution, les réalités sociales qu’ils transforment et qui les transforment. Ils n’en demeurent pas moins imprégnés par leur sémantique originelle et se retrouvent parfois fossilisés par le vent de l’histoire. Obsolescence. Le monde a besoin de concepts inédits.

 

​​​​​​​​​​​​​​​​© Crédit photo : Élisabeth & Mustapha Saha. Reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de l'Odéon à Paris, mai 2021, album 18, no 4. 

 

 

 

Bernard Friot dit assumer le communisme comme une rupture radicale et définitive avec le capitalisme, mais oublie de couper le cordon ombilical. Principe central, le salaire à vie à partir de dix-huit ans, un salaire de mille cinq-cents euros pour tous, qui augmente, en fonction de la qualification jusqu’au plafond de six mille euros. Ainsi, une partie de la population pourrait être quatre fois plus riche sur le seul critère discriminatoire du mérite. Or, le communisme ne peut se concevoir sans égalitarisme. La société communiste est, par définition, une société d’abondance où chacun apporte ses compétences, où chacun puise librement dans la richesse sociale, où la différenciation des pouvoirs d’achat perd sa base matérielle. Prévoir des jurys de qualification, n’est-ce pas instituer une nouvelle bureaucratie, qui dériverait immanquablement vers le soviétisme. Les salaires à vie seraient versés par « une caisse des salaires », alimentée par des cotisations prélevées sur la valeur ajoutée de toutes les entreprises. Une deuxième catégorie de cotisations financerait une « caisse d’investissement », qui remplacerait les banques privées. Cette généralisation des cotisations sociales mettrait fin à la propriété capitaliste. Mais, l’économie proposée serait toujours une économie de marché. Chaque entreprise vendrait sa production sur le marché, en concurrence avec d’autres entreprises. Qui serait l’arbitre pour maintenir une entreprise en activité ou la faire disparaître ? La « caisse d’investissement ». D’où un risque supplémentaire, inévitable de bureaucratie. Comment une entreprise, qui ne contrôle pas les salaires, pourrait faire pour contrer la concurrence, sinon en augmentant, d’une manière ou d’une autre, la productivité des salariés ?

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​© Crédit photo : Bernard Friot avec Élisabeth & Mustapha Saha. Reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de l'Odéon à Paris, mai 2021, album 18, no 5. ​​​​​​​

 

 

 

Bernard Friot s’est inventé un espace théorique où il navigue avec jubilation sans tenir compte de ses incohérences. Je vois cette démarche comme une poétique projective. Le sociologue-économiste part du postulat qu’un système communiste champignonne à l’intérieur du capitalisme, il suffit de le développer avec la socialisation totale de la valeur ajoutée des entreprises. La création du régime général de la sécurité sociale en 1946 aurait été le commencement d’un mode de production communiste cohabitant avec le mode de production capitaliste. Tout est salaire. Les retraites seraient des salaires, qui rémunéreraient l’activité sociale des personnes âgées, considérée comme une valeur communiste. Tous ceux qui reçoivent un revenu issu des cotisations, par leur existence même, quelques soient leurs occupations, participent de cette valeur communiste. Je pense à l’unique pièce de théâtre de Simone de Beauvoir où la ville assiégée, qui veut sacrifier ses bouches inutiles pour prolonger provisoirement sa résistance, découvre enfin que ces bouches inutiles, les vieux, les mères, les grands-mères, les handicapés, les enfants, constituent justement une force stratégique (Simone de Beauvoir, Les Bouches inutiles, éditions Gallimard, 1945). L’utilité sociale, psychologique, spirituelle, de chaque personne est en soi incontestable. Mais, le concept de valeur est intrinsèquement capitaliste. La valeur d’échange des marchandises se vérifie sur le marché lui-même dans l’échange des marchandises. Une fraction de cette valeur, équivalente à la partie de salaire détournée par l’employeur, constitue la plus-value, le profit. Les capitalistes n’apprécient pas les cotisations sociales parce qu’elles sont ponctionnées sur les plus-values. La société communiste, transversale, égalitaire, ne reconnaît que l’usage. Elle se passe de la valeur d’échange, du système bancaire, de l’abstraction monétaire, des spéculations boursières, de la concurrence et du marché. L’argent et les salaires disparaissent.

Je relis, le soir même, la Critique du programme de Gotha de Karl Marx, rédigé en 1875, longtemps confidentiel, publié en 1891 à titre posthume.  Le travail n’est pas la seule source de richesse. La première valeur d’usage est produite par la nature. Quand il se prétend maître de la nature, l’humain détruit les conditions vitales de son existence. Le problème n’est pas l’activité humaine, mais le système du salariat. Le droit se constitue à partir du travail, les humains uniquement vus comme travailleurs, et puisque ces travailleurs sont physiquement, intellectuellement, inégaux, le droit se doit d’être inégal. Le communisme dépasse l’horizon borné du droit bourgeois en réalisant une société régie par le principe : de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins. La structure étatique est oppressive par nature et par définition. Le communisme s’accomplit pleinement avec l’abolition de l’État. 

Pour les premiers théoriciens bourgeois du capitalisme, Adam Smith, David Ricardo, le travail nécessaire pour fabriquer un objet constitue sa valeur. L’énergie dépensée se retrouve dans la marchandise. Pourquoi donc les produits reçoivent-ils une qualité de valeur ? Pour Karl Marx, l’explication de la valeur part de l’analyse de la marchandise. Au-delà de son usage, la marchandise peut s’échanger contre une autre marchandise. La marchandise possède la qualité d’être échangeable. Dans l’échange, il s’agit de troquer des choses égales ou équivalentes. Les activités deviennent identiques et comparables quand il est fait abstraction de la nature concrète des produits. Le travail, énergie humaine dépensée, s’objective dans la valeur. La marchandise est dotée, de ce fait, d’une caractéristique double, à la fois une chose concrète par  son usage et une valeur abstraite pour l’échange. L’usage est, par conséquent,  soumis à la tyrannie de la valeur d’échange, qui domine le processus de production lui-même. Or, les choses ne possèdent pas de la valeur en elles-mêmes, par elles-mêmes. Le diamant est uniquement composé d’atomes de carbone. Seul  l’échange donne une valeur. Les rapports entre humains se métamorphosent, dès lors, en rapports entre les choses. Le capitalisme est une chosification, une fétichisation de la vie. Les liens sociaux se structurent par des intermédiations extérieures, indépendantes des activités conscientes. L’échange n’est pas dans la nature humaine. La socialisation n’a pas besoin de marchandise pour s’accomplir et s’épanouir. C’est la dissociation de l’humain et de la nature, la séparation de l’existence et des moyens de subsistance, qui a totémisé le principe de l’échange et rendu le capitalisme possible. C’est uniquement dans le capital que la logique de l’échange prend forme. La valeur des choses s’introduit comme un virus dans les rapports humains, un virus invisible qui manipule les consciences, sacralise la marchandise, téléguide les comportements. Des matérialités palpables se transforment en entités financières, virtuelles, quasiment religieuses. Dans le capital, la marchandise n’est qu’un relais pour augmenter la quantité d’argent, pour convertir la part d’énergie non rétribué en profit. L’argent devient sa propre finalité, son but en soi. Karl Marx évoque un sujet automate, une machine autoréférente. L’argent, spectre omniprésent, peut se passer des humains, recourir à l’intelligence artificielle, la cybernétisation, la robotisation pour croître indéfiniment. 

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​© Crédit photo : Bernard Friot avec Mustapha Saha. Reportage photographique © Élisabeth & Mustapha Saha sur l'occupation du Théâtre de l'Odéon à Paris, mai 2021, album 18, no 6. ​​​​​​​

 

Bernard Friot parle de son modèle comme d’une invention inédite. Il se complait dans sa logique interne. Il déambule avec enthousiasme dans sa construction. Une théorie-placebo, qui plaît, apaise, fait du bien sans expliciter son bien-fondé. Une influence qui soulage. Le discours affriande par l’ambivalence déconstruction-reconstruction. Maïeutique. Exercice socratique. Le professeur harasse ses interlocuteurs, puis, les réconforte, les aide à survoler l’abîme. Mais, que fait naître Socrate dans la tête de l’autre, sinon le vide de la pensée ? Inutile de donner tort ou raison à Bernard Friot. Qu’importent les critiques. Il poursuit tranquillement sa route, chaussures de randonnée, sac à dos et bâton de pèlerin. Les pensées fleurissent aux creux des saisons. Les livres mûrissent sous frondaisons.


 

 

***

 

 

Pour citer ce texte poépolitique

 

Mustapha Saha, « Chronique d’occupation de l’Odéon. Le communisme selon Bernard Friot  » article inédit, reportage photographique inédit par Élisabeth et Mustapha Saha, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 7 juin 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/ms-bernard-friot

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm
5 juin 2021 6 05 /06 /juin /2021 14:44

 

Lettre n°16 | Varia de poétextes 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pesanteur

 

 

 

 

 

 

 

  

Djurdja Raskovic

 

Site officiel :

 

www.djurask.wordpress.com

 

 

 

Crédit photo : Menstrual cramps, 3, image de Commons, domaine public.

 

 

 


une goutte écarlate
sur la cuisse de lait
 


ventre gonflé de peau bleue
vertical
au son d’un souffle inégal
 


des éclairs blancs pressent mes seins
sillons de peau tendre
 


j’ai mal et je tiens mon ventre
d’où déborde
une mer de sang

cuisses pesantes et grasses
elles portent mes douleurs

j’ai peur des profondeurs de moi-même

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème féministe

 

Djurdja Raskovic, « Pesanteur », un poème inédit féministe et engagé sur la menstruation, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 5 juin 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/dr-pesanteur

 

 

 

 

 

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 11:17

 

 

 

Lettre no 15

 

 

sur les

 

Eaux oniriques :

 

mers/mères

 

© Horizon par Véronique Caye

 

 

 

Vous avez carte blanche pour en parler. 

La parution des documents choisis par notre équipe est successive du 14 décembre 2020 au 28 février compris. 

 

 La mise en ligne se fait selon nos disponibilités. Au plaisir de publier vos contributions :

 

articles, poèmes, nouvelles, contes, pensées, fragments, lettres, chroniques, transcriptions des textes tombés dans le domaine public, traductions, illustrations, dessins, entretiens, courts-métrages, etc.

 

 

 

La Lettre n°15 de ce périodique porte donc sur les "Eaux oniriques" pour terminer en beauté cette année bien chargée de peines... Mais surtout pour commencer féministement 2021 par des textes & poèmes aux mères/mers... 

Page en cours d'édition.....

 

Bonnes fêtes de fin d'année !

 

 

Par solidarité avec les personnes qui témoignent des violences sexuelles commises sur les enfants & autres personnes vulnérables, on vous prie de nous adresser vos propositions d'œuvres poétiques ou artistiques à afficher dans la lettre no 15. Agissons ensemble pour que cesse l'injustice. #Metooinceste

 

Numéro du PAN POÉTIQUE DES MUSES

Réalisation technique :

Aude & David SIMON (membres depuis 2019)

Contacter l'équipe :

contact@pandesmuses.fr & contact.revue@pandesmuses.fr

Comité de rédaction : Khris Anthelme, Camille Aubaude, Cyril Bontron, Maggy de Coster, Éric Guillot, Mario Portillo Pérez, Dina Sahyouni, David Simon, Nelly Taza & Françoise Urban-Menninger. 

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, etc.

 

 

En poésie avec vous ! 

 

 


 

Sommaire 

 

 

Éditorial

 

Dina Sahyouni« La mer poésie »

 

Bémols artistiques

 

Françoise Urban-Menninger, « Le Pain de Terre à Niederhergheim, un village en Alsace. Le nouvel atelier-galerie de Marie-Rose Gutleben »

 

Mustapha Saha (Chronique reçue de), « Mustapha Saha expose au comptoir des Arts à Paris » 

 

 

 

 

Textes poétiques thématiques

 

Mariem Garaali Hadoussa, « Ô mer tu sèmes les petits cailloux », « Les enfants de ma mer » 

 

Mokhtar El Amraoui, « Mer-Mère » (texte sélectionné de la lettre no 13) & « Au lait sang de mères »

 

Carole Clotis« Mer infamilière » poème d'après les œuvres de Poline Harbali. 

 

Françoise Urban-Menninger, « elle évoquait la mer » 

 

Dina Sahyouni, « Une féministe »« J'écris ton nom »

 

Chantal Robillard« Ah, revoir la Niagara ! (haïkus) » 

 

Charlène Lyonnet« Les dépossédé.e.s » 

 

Houle« perdre la mer » 

 

Christelle Reix« Lettre à ma mère. Du je de l'enfant au je de la femme »« La vague de sable »

 

 

Félix Luna (poème de), Maggy De Coster​ (traduction de), «  Alfonsina y El Mar / Alfonsina et la mer »

 

Sarah Mostrel (poème & illustrations), « Une mer dormante » 

 

 

Varia de textes poétiques

 

 

Maggy De Coster, « Noël en mode Covid »« Setenta balcones y ninguna flor / Soixante-dix balcons et pas une fleur de Baldomero Fernández Moreno », « Poèmes de Silvia Pepió traduits de l’espagnol par Maggy De Coster »

 

 

Astres & animaux 

 

Maggy De Coster, « Setenta balcones y ninguna flor / Soixante-dix balcons et pas une fleur de Baldomero Fernández Moreno »« Poèmes de Silvia Pepió traduits de l’espagnol par Maggy De Coster »

 

Dina Sahyouni, « J'écris ton nom »

 

 

Biopoépolitique

 

CAM[...]ILLE, « Inutile [enfer]tile » 

 

 

Réflexions féministes sur l'actualité

 

 

Françoise Urban-Menninger, «Un enfant n'est pas un partenaire sexuel ! », « Élisabeth Lévy et l'hystérie » 

 

​​​​​​​​​​​

 

CAM[...]ILLE, « Inutile [enfer]tile » 

 

Dina Sahyouni« C'est la fin des haricots pour les consciences tranquilles » 

 

 

 

​​​​​

 

Sourires & rires féministes

 

Françoise Urban-Menninger« La poissonnière » 

 

Poésie audiovisuelle

 

Dina Sahyouni, « Le récital de Mika : féeries poétique & musicale à l'Opéra Royal de Versailles »

 

Nouveauté musicale du 19 février 2021 : L'album de "MIKA à l'Opéra Royal de Versailles" (Live) est disponible sur plusieurs sites : 

 

Poésie & musique

Maggy De Coster​​​​« Une trilogie poétique pour un ténor à la voix d’airain : Jonas Kaufmann » 

 

Dina Sahyouni, « Le récital de Mika : féeries poétique & musicale à l'Opéra Royal de Versailles » 

 

 

Revue des éditrices & éditeurs ou Revue des métiers du livre 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES« Entretien bref avec l'imprimerie grenobloise et écologique Centre d'impression numérique Everest »

 

Muses au masculin

 

Maggy De Coster​​​​« Une trilogie poétique pour un ténor à la voix d’airain : Jonas Kaufmann » 

 

Claude Luezior« Lettre à mon pauvre Fantôme »

 

 

 

 

Poésie des aïeules

 

Madeleine de Scudéry, /مادلين دو سكوديري« Air / لحن », poème d'amour traduit en arabe par Dina Sahyouni

 

 

Travestissements poétiques

 

Poésie érotique

 

 

Poésie de circonstance

 

 

Faits divers & catastrophes en poésie

..................... 

 

Revue culturelle d'Europe

 

Mustapha Saha (Chronique reçue de), « Mustapha Saha expose au comptoir des Arts à Paris »

 

 

Revue culturelle d'Orient & d'Afrique

.............. 

 

Mon mémoire en dix mille caractères 

(Nouvelle rubrique) 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES« Mon mémoire en dix mille caractères» 

 

​​​​

S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages, etc. 

 

Houle« perdre la mer »

Maggy De Coster, « Mort du grand poète catalan Joan Margarit » 

 

Association SIÉFÉGP, LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Merci Overblog ! » 

 

Mustapha Saha, « Hommage en image à Jean-Paul Sartre » 

 

 

Annonces diverses

 

Alexandre Gefen« Questions théoriques à la littérature contemporaine : rencontres 2021 » 

 

Natacha Guiller, « Appel à musicien.nes (recherche en musique épide(r)mique) » 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Barbara Polla (dir.), Équinoxe, recueil collectif, Le Pan Poétique des Muses, Grenoble, éd. Pan des Muses de la SIÉFÉGP, 2020 », « Iris et MêtisEau,  n°3, Grenoble, collection OPS, éd. Pan des Muses de la SIÉFÉGP, décembre 2020 »,  « Revue Marceline Desbordes-ValmoreCélébration volet 1,  n°1, Grenoble, collection OPS, éd. Pan des Muses de la SIÉFÉGP, décembre 2020 »« Calendrier poéféministe 2021 contre le féminicide, Le Pan Poétique Des Muses, Grenoble, collection OPS, éd. Pan des Muses de la SIÉFÉGP, décembre 2020 » 

 

 

Événements en faveur des femmes

 

Françoise Urban-Menninger & Claude Menninger (photographie) « Les femmes et le désir en poésie » 

 

Cri de Femme, « Festival Cri de femme 2021 » 

 

 

Événements & manifestations avec des membres de notre équipe

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES« Prendre part à nos projets poétiques en cours » , «  "Les femmes & le désir en poésie", recueil" » 

 

Françoise Urban-Menninger & Claude Menninger (photographie) « Les femmes et le désir en poésie»

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Dernières semaines pour y participer ! Avis de contributions... »

 

SIÉFÉGP, « Prix Internationaux de Poésie & d'Essai de l'Académie Claudine de Tencin » 

 

 

Soutenir nos actions en faveur des femmes 

 

Vous avez la possibilité de soutenir nos actions en faisant un don de

 

_ 22€ ou plus, vous recevez sous trois semaines en remerciement de votre don un exemplaire papier gratuit du Calendrier 2021 de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES pour lutter contre les violences faites aux femmes et particulièrement le féminicide.

 

_ 15 € ou plus, vous recevez sous trois semaines en remerciement de votre générosité un exemplaire papier gratuit de "Célébration", premier volet du premier numéro de la revue MARCELINE DESBORDES-VALMORE. 

 

_ 15 € ou plus, vous recevez sous trois semaines en remerciement de votre aide un exemplaire papier gratuit du recueil "Équinoxe" la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES 

 

Voilà le lien pour soutenir l'association SIÉFÉGP :

28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 11:14

 

Lettre n°15 | Eaux oniriques  | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages, etc. 

 

 

 

 

 

Hommage en image

 

à Jean-Paul Sartre

 

 

 

 

Mustapha Saha

Sociologue, poète, artiste peintre

 

 

 

© Crédit photo :  Jean-Paul Sartre à la Sorbonne le 20 mai 1968. Photo avec Mustapha Saha. Image fournie par M. Saha. 

 

 

Contexte : cette image a été prise pendant l'intervention de Jean-Paul Sartre à la Sorbonne le 20 mai 1968. 

Légende : Jean-Paul Sartre à la Sorbonne le 20 mai 1968. Photo avec Mustapha Saha.

 

 

 

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Pour citer cet arrêt sur image 

 

 

Mustapha Saha, « Hommage en image à Jean-Paul Sartre », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°15 « Eaux oniriques », mis en ligne le 28 février 2021. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettre15/saha-hommage-sartre

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm

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APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.

L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

SIÉFÉGP, 27 novembre 2025

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