Louise Hudon, « Perdue dans la brume », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2024 | NO I « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet,mis en ligne le 18 avril 2024. URL :
Dite Marie-Laure, est une femme de lettres du XIXe siècle. Méconnue et peu étudiée, elle a laissé toutefois des écrits qui méritent notre attention au moins pour ce style affirmé et original qui les caractérise. Née Marie-Laure Gronardty-Grouard à Paris en 1822 (le 15 janvier), elle compose ses poèmes et proses sous son prénom composé Marie-Laure et décède bien jeune à Familly en 1843, emportée le 8 juillet par la tuberculose. On a d'elle : Les Églantines, W. Coquebert, 1843 et GROUARD, Marie-Laure (dite Marie-Laure), Essais en prose et poésies[Marie-Laure] ; recueillis, publiés et précédés d'une notice biographique par M. Théodore de BANVILLE, Suivis de lettres par MM. Chateaubriand, Jules Janin, Sainte-Beuve et mesdames Desbordes-Valmore, Amable-Tastu, Paris, Jules LABITTE, MDCCCXLIV/1844.
Le texte versifié ci-dessus est un poème humaniste et engagé politiquement pour l'abolition de l'esclavage. Il provient de l'ouvrage tombé dans le domaine public de GROUARD, Marie-Laure (dite Marie-Laure), Essais en prose et poésies[Marie-Laure] ; recueillis, publiés et précédés d'une notice biographique par M. Théodore de BANVILLE, Suivis de lettres par MM. Chateaubriand, Jules Janin, Sainte-Beuve et mesdames Desbordes-Valmore, Amable-Tastu (Paris, Jules LABITTE, MDCCCXLIV/1844, « III », pp. 387-390). La jeune et talentueuse poète Marie-Laure était atteinte de tuberculeuse, sa disparition prématurée a mis fin à sa capacité poétique de marquer son siècle par sa poésie très dense et partiellement gnomique. Ce poème intitulé « La traite des noirs » donne à voir une réflexion humaniste, philosophique, éthique, biopolitique et gnomique en forme de versification sur des problématiques comme l'esclavage, l'inégalité entre les humains, l'exploitation capitaliste des humains par les humains et le racisme. La poésie permet à la jeune poète de s'indigner, de se révolter et d'affirmer son refus total de l'exploitation servile d'un l'humain par son semblable en se basant sur la différence physique ou ethnique des personnes pour justifier l'existence des races humaines inégales, l'esclavage et le racisme. Elle défait dans ce beau poème les motifs superficiels qui racisent des humains au profit des dogmes de la pseudo-science racisalisante et raciste de son époque comme celle des siècles passés... Elle s'oppose au crime abject de la marchandisation des êtres humains et à leurs servitudes et asservissements. Son universalisme égalitaire transparaît sans concession. Cette poète abolitionniste et attachée à la pensée des Lumières fait plaisir à lire. Lisons, oui lisons ce poème et ses autres poèmes et écrits qui témoignent d'une grande âme au service de l'universalité des êtres humains et de leur égalité partout dans le monde.
Pour citer ce poème abolitionniste, gnomique & bipoépolitique de l'aïeule
Marie-Laure Grouard (1822-1843), « La traite des noirs », poème choisi, transcrit, accompagné d’une brève présentation & d'une photographie de l’autrice par Dina Sahyouni de GROUARD, [dite] Marie-Laure, Essais en prose et poésies [Marie-Laure] ; recueillis, publiés et précédés d'une notice biographique par M. Théodore de BANVILLE, Suivis de lettres... (1844), Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2024 | NO I« Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1mis en ligne le 16 avril 2024. URL :
Elle s’appelle Angélique LEROY. C’est un personnage atypique, attachant et avenant qu’on peut aimer pour son ouverture d’esprit et son humanisme. Poète, elle nous ouvre son cœur de femme aimante et nous laisse découvrir sa complicité avec Ali Belkahla, poète algérien et également sa chère moitié. Et c’est dans un élan de sororité que la Française s’engage aux côtés des femmes de la diversité pour donner du corps, de l’embonpoint à son combat pour le respect des droits des femmes et la valorisation de ces dernières.
Strasbourg va vivre pendant quelques semaines encore à l’heure d’un événement exceptionnel réalisé en partenariat avec le Domaine&Musée Royal de Mariemont en Belgique et le musée du Louvre qui a prêté plus de 140 objets exposés habituellement dans ses propres salles.
L’occasion unique est offerte au public de découvrir l’un des royaumes les plus puissants du Proche-Orient ancien, celui de Mari et cela dans sa période la plus brillante de son histoire appelée « Sakkanakkus » entre 2250 et 1810 av J.-C.
Bâtie sur les bords de l’Euphrate vers 2900 av J.-C, la cité de Mari a connu des temps de faste et d’opulence durant ses douze siècles d’existence car elle possédait l’art de maîtriser les échanges économiques entre l’Anatolie (la Turquie d’aujourd’hui), le nord de la Syrie d’une part et la Mésopotamie (sud de l’Irak) et le Golfe Persique, d’autre part. Ville située au carrefour des routes par voies de fleuve ou voies de terre avec les caravanes, Mari ne va cesser de s’ embellir et de s’épanouir et va connaître un véritable Âge d’Or que cette exposition nous invite à admirer.
Car ce site fabuleux ne fut redécouvert qu’en 1933 et compte à ce jour de nombreuses missions archéologiques qui ont permis de rassembler d’importantes archives qui nous permettent d’appréhender les merveilles qui appartiennent au patrimoine de l’Humanité et qui sont menacées depuis une dizaine d’années.
Lors de sa conférence à la BNU, Pascal Butterlin, professeur à la Sorbonne, évoqua les trois phases de recherches effectuées lors des 49 campagnes de fouilles à Mari. Une statue découverte sur le site par le lieutenant Cabanne marqua le début de cette vaste aventure. En 1937, les deux lions en cuivre, que mit au jour André Parrot, suspendirent le temps...L’un des lions, choisi pour illustrer l’affiche de cette exposition, observe de ses yeux étonnamment vivants le visiteur du haut de ce 3e millénaire depuis le temple du Seigneur-du-Pays lorsque Mari était à son apogée. Il semble interpeller le chaland de par-delà les siècles…
Les tablettes proto-cunéiformes n’ont pas fini de nous interroger depuis l’invention du pictogramme à celui de l’écriture abstraite, notamment l’écriture iranienne proto-élamite (3300 à 3000 av J.-C) découverte à Suse en 1899, c’est l’un des plus anciens systèmes d’écriture au monde qui n’a pas encore pu être déchiffré.
Le public reste très impressionné également par « les foies divinatoires » qui offraient une lecture de l’avenir dans les entrailles humaines, lecture consignée sur des supports en terre cuite ou des tablettes en argile retrouvées et exposées dans des vitrines.
Chacun de nous ne peut que s’extasier à la vue de statuettes de pierre, de cuivre ou d’argile, de peintures murales en provenance du Grand Palais Royal, d’éléments d’architecture, de colliers de perles de verre ou de terre cuite, d’objets du quotidien, tous porteurs d’âme, qui ont traversé le temps pour nous parler de notre passé. 15000 tablettes d’argile couvertes d’écriture cunéiforme ont permis de connaître et de reconstituer la vie du palais mais aussi de comprendre l’idéologie royale mésopotamienne.
Malheureusement, et Pascal Butterlin, s’est longuement exprimé sur ce sujet que l’on appelle « les antiquités de sang » renvoyant aux pillages qui ont débuté en 2011 avec la guerre civile en Syrie, puis se sont poursuivis avec l’armée libre de Syrie et ont continué avec encore davantage d’intensité en 2014 avec Daech qui délivre des permis de fouilles à l’usage de commanditaires afin de récupérer de l’argent pour financer le terrorisme.
Outre les pillages, l’enclos sacré a été frappé par deux missiles, des photos satellites prises par les Américains permettent aux archéologues de repérer les trous de pillages, environ 3700 ont été dénombrés à ce jour ! Bien évidemment, les chercheurs ne peuvent plus se rendre sur le terrain et des citoyens désarmés, tentent de sauver, au péril de leur vie, ce qui peut encore l’être, on les a baptisés « les hommes-remparts ». Voilà une raison supplémentaire pour visiter cette exposition qui nous donne rendez-vous avec l’Histoire car les derniers vestiges de Mari sont en train de disparaître dans cette nuit des temps d’où on les a extirpés. Or, ne l’oublions pas, la disparition de cette culture est aussi celle de la nôtre car Mari n’est autre que le berceau de l’Humanité et de notre civilisation !
Dans « La prière aux Dieux de la nuit », magnifique texte traduit par l’épigraphiste et assyriologue George Dossin en 1935, on peut lire ces deux vers prémonitoires « ...les dieux et déesses/ sont entrés dans l’enclos des cieux »…
De très nombreuses conférences, visites commentées, ateliers thématiques, animations sont proposés par la BNU, la liste est à retrouver sur le site bnu.fr
Exposition à voir jusqu’au 26 mai 2024 à la BNU (6 Place de la République à Strasbourg).
***
Pour citer ce texte illustré & inédit
Françoise Urban-Menninger, « Mari en Syrie, la renaissance d’une cité au 3e millénaire. Une exposition remarquable à la Bibliothèque Universitaire de Strasbourg », illustré par un reportage photographique du photographe Claude Menninger, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 15 avril 2024. URL : http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/fum-expo-mariensyrie
Sarah Mostrel (poèmes audiovisuels),« "Lorsque le cœur fait boum" et quatre autres chansons sur l'amitié », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 13 avril 2024. URL :
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International Poésie de l'Académie Claudine...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International de Poésie Féministe de l'Académie...