23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 14:40

N°6|Printemps 2017

Mise en ligne progressive

avant sa parution en version imprimée

en juin prochain

N°6|Sommaire

© Crédit photo : Fanny, par l'artiste photographe Claude Menninger.

 

Équipe de la version en ligne : Françoise Urban-Menninger (dir.). Couverture illustrée par l'artiste........................ Illustrations par Camille Claus, Henri de Lescoët, Martine Séchoy-Wolff, Claude Menninger,.......... Réalisation technique : Dina Sahyouni. Nous écrire : contact.revue@pandesmuses.fr. ISSN numérique 2116-1046 : Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques. Revue féministe de poésie, électronique, internationale, multilingue et apériodique.

 

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques

 

diffusée en version électronique (apériodique) et en version imprimée (4 numéros par an)

 

Le Pan poétique des muses ISSN Imprimé : 2492-0487

 

Logodupan

© www.pandesmuses.fr

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur-e est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, il est le/la seul-e responsable du contenu de son texte, de son image, etc.

 

Appel à contribution du n°6 :

 

"Penser la maladie et la vieillesse en poésie"

 

Sommaire

 

Dina Sahyouni, « Avant-Propos », « Éditorial » [ mise en page en cours]

 

Françoise Urban-Menninger, « Introduction | Penser la maladie et la vieillesse en poésie »

LPpdm a rencontré 

Dossier majeur

Françoise Urban-Menninger, « Rencontre avec Valérie Schott à Widensolen dans le café-épicerie de son arrière-grand-mère »

Entretien

Françoise Urban-Menninger, « Interview avec l'artiste peintre Martine Séchoy-Wolff »

 

Articles

 

Dossier majeur

 

Penser la maladie et la vieillesse en poésie

 

Jihane Tbini, « Michel Tournier, redéfinir la vieillesse »

Alexandre Massipe, « Le deuil éluardien »

Mathieu Perrot, « L’"insoulevable écorce" ou "le masque durcissant de la vieillesse" dans la poésie d’Henri Michaux »

Giovanna Bellati, « ''Ô temps contre lequel il n’est repaire''. La poésie de la vieillesse de Giovanna Bemporad »

 

 

Dossier mineur 

Muses & Poètes

 

Poésie, Femmes & Genre

 

Publication dans le Supplément au sixième numéro

 

 

Textes poétiques des dossiers

 

 

Daniel Aranjo, sans titre

Chantal Robillard, « Vieilles dames vénitiennes »

Sylvie Troxler, « Qu’est ce qu’elle a à me regarder comme çà, la bourge ? »

Joan Ott, « Le Parfum du métropolitain (extrait) » , « Extrait de Naevus Bleuet, chapitres 43 à 45, Éditions Cockritures, 2015 », « Extrait de SI jamais tu partais, version pour le théâtre d’après le roman de Joan OTT », « Feuille à feuille » « La belle épave » « Taon Bis », « Vive la Retraite ! », « Bernardine. Monologue pour une comédienne », « La Longueur du temps. Extraits en version pour le théâtre d’après le roman de Joan OTT », « La Première (extrait) »

Claude Luezior, « Lettre à Maison de retraite », (« Lettre à Assureur » publication dans le Supplément au n°6)

Sophie Weill, « Pensées poétiques sur la maladie & la vieillesse » & « Présent & autres poèmes »

Dana Shishmanian, « Poissons d’avril »

Françoise Urban-Menninger, « Musique blanche »,  « Entre les lignes », « Épine de douleur », « La tête dans mon poème »,  « Le chemin du poème », « Sous la musique de la pluie »

Christophe Schaeffer, « Deux extraits d'Aimer à quatre temps »

Camille Aubaude, « L’œuf — entre les mains des deux déesses de Denderah »

Dina Sahyouni, « Malade d'amour »

Maggy de Coster, « À regarder passer le temps » & « Partance »

Anick Roschi, « Marguerite d’automne »

 

Poésie de la jeunesse

Julien Servent, « Incendie », « Noctambule » & « Vieilleries mercantiles »

 

Poèmes des ancêtres (aïeules/aïeux)

Renée Vivien [mise en page en cours]

..........................................

Poésie érotique

Sophie Weill, « Âme » & « L’accord (L’a-corps) »

..........................................

Sourires & rires féministes (nouvelle rubrique)

Françoise Urban-Menninger, « Cher ami »

Laure Delaunay, « Toi en moi »

 

Poésie & musique [uniquement en ligne]

 

Joan Ott, « Dix chansons théâtrales »

Françoise Urban-Menninger (parolière), Gunter Scholler (musique de), Chorale SATB (interprète), « Les voix de mon poème/The voices of my poem »

 

Muses au masculin

 

Mustapha Saha, « La Supplique à l’enfant »

Encart des langues étrangères

Publication dans le Supplément au sixième numéro

 

Critique & réception

 

Maggy de Coster, « Jeanne Guizard, Des étoiles, TheBookEdition, 2014, coll. Pictures, 113 p. »

Dina Sahyouni, La puissance d'être soi ou Femmes fors normes de Barbara Polla, éd. Odile Jacob, 2017  [mise en page en cours]

 

Publication dans le Supplément au sixième numéro

 

S'indigner, soutenir, hommages, lettres ouvertes

 

Mhamed Hassani, « Chna n Nabila (Djehnine), le chant de Nabila (Hommage à Nabila) »


Françoise Urban-Menninger, « Charlie Hebdo »


Dina Sahyouni, « Hommage aux agents de police » (publication dans le Supplément au n°6)

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 6
23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 14:35

 

N°6 | Critique & réception

 

 

 

 

Jeanne Guizard,

 

 

 

Des étoiles

 

 

 

TheBookEdition, 2014, coll. Pictures, 113 p.

 

 

 

Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

 

 

 

Quoi de plus beau que l’hommage d’une fille à sa mère vieillissante, jadis dévouée à sa progéniture, quoique vivant dans l’ombre d’un mari méprisant à qui elle a su tout pardonner à l’hiver de leurs vies respectives !

Sous la plume de Jeanne Guizard les mots se sont faits chair pour dire la souffrance de sa vénérée mère qu’elle évoque avec beaucoup d’empathie et d’amour filial. Une mère qui a su retisser la toile de sa vie avant qu’il ne soit temps de partir pour le chemin des étoiles : « Vieillir est la bénédiction que tu attendais, la grâce que tu espérais, malgré les peines […] ».

Elle nous décrit résolument les prémices de la vie de ses parents où tout semblait se jouer d’avance. On dit que l’histoire est un perpétuel recommencement, ainsi la narratrice nous entraîne dans une saga familiale où des actes se répètent à travers les générations tant du côté paternel que du côté maternel. Donc il s’agit d’une histoire transgénérationnelle bilatérale.

Sa mère a toujours eu mal à sa vie, mal à sa destinée de femme. Mal perçue par son père qui la voulait de sexe masculin pour assurer la perpétuation de sa lignée d’aristocrates aux mœurs passéistes qu’elle évoque : « Une jeune fille peut sourire à moitié, une femme mariée  peut sourire complètement mais qu’aucune des deux ne doit jamais rire en société. »

Elle est très bien placée pour comprendre la souffrance de sa mère pour avoir tout autant qu’elle, connu la relégation et l’outrance du mépris de la part de cet homme qu’est son père. Le destin des femmes est-il à jamais scellé ? Aussi se demande-t-elle, perplexe : « Pourquoi a-t-on toujours fait un tel sort aux femmes ? Par peur ? Si oui, pourquoi a-t-on toujours eu tellement peur des femmes ? »

Elle évoque aussi le cas du fils (son frère) qui, n’ayant pas trouvé un référent en la personne du père, a décidé de ne pas avoir de progéniture. Histoire de dire que le processus de transmission n’avait pas été engagé .

Jeanne Guizard nous démontre que sa mère est celle qui a su rester égale à elle-même tout au long de sa vie de femme auréolée de tristesse mais seulement comblée en tant que mère. Aussi s’avère-t-il important de rattraper le temps perdu avant qu’il ne soit trop tard, en acceptant la main tendue par son mari nourrissant la crainte de la solitude du moment fatidique qu’est l’ultime jour. C’est sur cette note de sagesse que se termine ce livre qui est une ode à la sérénité retrouvée, au bonheur revisité. Il y a sans doute une leçon à tirer de ces tranches de vie, c’est qu’ « il n’est jamais trop tard pour bien faire » et « mieux vaut tard que jamais ».

 

***

 

Pour citer ce texte

 


Maggy de Coster, « Jeanne Guizard, Des étoiles, TheBookEdition, 2014, coll. Pictures, 113 p.», Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/guizard.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 6
23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 13:05

 

N°6 | Bémol artistique |

 

Invitation à se passionner pour la 

 


 

Rencontre avec

 

 

Valérie Schott à Widensolen

 

 

 

dans le café-épicerie de son arrière-grand-mère

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

Photographies de

 

Claude Menninger

 

Rencontre avec Valérie Schott à Widensolen dans le café-épicerie de son arrière-grand-mère

© Crédit photo : Claude Menninger, "Image n°1 de l'exposition de

Valérie Schott", mai 2017.

 

 

 

 

Ce ne sont pas moins de dix années de travaux que Valérie Schott présente à l'occasion des ateliers ouverts de ce mois de mai. Adepte de lieux singuliers, l'artiste après avoir exposé ses œuvres dans la gare de Sentheim, le presbytère de Widensolen ou la synagogue de Bergheim, revient à Widensolen où elle investit le café-épicerie qui appartenait à son arrière-grand-mère.

Après une formation aux Arts Décoratifs de Strasbourg, Valérie Schott s'est plus particulièrement tournée vers la céramique et s'est perfectionnée dans ce domaine à l'Institut Européen des Arts Céramiques de Guebwiller ainsi qu'en suivant les cours du céramiste Michel Hoch.

 

Rencontre avec Valérie Schott à Widensolen dans le café-épicerie de son arrière-grand-mère

© Crédit photo : Claude Menninger, "Image n°2 de l'exposition de

Valérie Schott", mai 2017.

 

 

 

 

Inspirée par le corps humain, l'artiste lui donne chair par le biais de divers matériaux et use de différentes techniques allant du dessin à la céramique, en passant par la peinture. La robe qui a longtemps emprisonné le corps des femmes à l'instar d'une carapace, on songe aux robes à crinoline ou à panier, s'invite de manière récurrente dans les créations de Valérie Schott. Le corps s'y révèle dans ses formes amples, généreuse et sensuelles.

La robe enveloppe un corps invisible mais tangible, l'enrobe pour mieux le dévoiler, ou le « dérober », si je puis m'exprimer ainsi… Une musique silencieuse fait danser ces robes hantées, voire habitées par les fantômes de notre mémoire collective.

Ces robes, qui font toutes références à l'anatomie d'un cœur humain, battent à l'unisson dans un chœur d'argile qui égrène les petites notes d'une poésie intemporelle.
 

Rencontre avec Valérie Schott à Widensolen dans le café-épicerie de son arrière-grand-mère

© Crédit photo : Claude Menninger, "Image n°3 de l'exposition de

Valérie Schott", mai 2017.

 

 

L'immense tableau en bois, réalisé en pyrogravure, évoquant Adam et Eve sous forme d'écorchés, la chair à vif, renvoie à notre vulnérabilité et à notre humaine condition de mortels. Les iris et les ancolies, fleurs que l'artiste affectionne plus particulièrement, plantées au pied du couple biblique, signent notre appartenance au monde végétal.

Car du minéral à l'humain, Valérie Schott n'a de cesse de tracer un lumineux chemin qui interroge dans le même questionnement notre origine et notre finitude.

 

***

 

Pour citer ce bémol artistique

 

Françoise Urban-Menninger, « Rencontre avec Valérie Schott à Widensolen dans le café-épicerie de son arrière-grand-mère », photographies de Claude Menninger, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/valerie-schott.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 6
23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 11:28

 

N°6 | S'indigner, soutenir, hommages, lettres ouvertes

 

 

 

 

Hommage aux agents de police

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

 

 

© Crédit photo : image du "Compte Twitter de la Police nationale" prise par LPpdm

 

 

 

 

 

Ces êtres voués à l'invisibilité

que l'on oublie depuis l'éternité

nous protègent en toute humilité

mon hommage à leur amabilité

ne rend compte que de la réalité

 

 

Si les mots ternis par le temps

se parent désormais de sens virevoltants,

sautillent de joie aux quatre coins de la page

et s'inclinent respectueusement tel le page

c'est pour rajouter à ce pâle témoignage

un aimable Grand merci !


 

 

Poème de circonstance, inédit du 18 mai 2017

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 


Dina Sahyouni, « Hommage aux agents de police », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/hommage-police.html

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 10:35

 

N°6 | Entretien artistique

 


 

Interview avec l'artiste peintre

 

 

Martine Séchoy-Wolff

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Illustration de

 

Martine Sechoy-Wolff

Interview avec l'artiste peintre Martine Séchoy-Wolff

© Crédit photo : Martine Séchoy-Wolff, La Fête des Morts au Mexique, 2015.

 


 

 

Françoise Urban-Menninger – Pourriez-vous nous parler de votre parcours artistique ?

 


 

Martine Séchoy-Wolff – Je suis née à Paris, je vis et travaille à Wolfisheim. J'ai été formé durant six années aux Arts Décoratifs de Strasbourg auprès de Camille Claus, Camille Hirtz et Roger Cochard à la suite de quoi ...........je me suis lancée avec bonheur dans mon métier d'artiste peintre tout en animant en parallèle des cours et des stages d'arts plastiques auprès d'enfants et d'adultes.

Peindre, c'est aller au plus profond de ma conscience, jouer avec un monde riche de formes, de tons, de tourbillons de couleurs lumineuses, paysage intérieur qui révèle mon moyen d'expression favori : la joie de peindre fait partie de ma vie, c'est pour moi une jubilation de la couleur avec une recherche entre l'équilibre des formes et la sensualité des matières.

 

 


Françoise Urban-Menninger D'où vous vient l'envie de créer ?

 


 

Martine Séchoy-Wolff – Depuis l'enfance, j'ai été attirée par le dessin, la peinture et le côté ludique de manier la couleur sous formes différentes. Je pouvais passer des heures dans ma chambre un pinceau à la main et cette envie ne m'a jamais quittée... C'était inscrit en moi !

 


 

Françoise Urban-Menninger – Comment travaillez-vous, par quelles techniques ?


 

 

Martine Séchoy-Wolff – Au cours de mes vacances, j'emporte toujours de grands cahiers de feuilles blanches dans lesquels je note et peins souvent à l'aquarelle ce qui me touche et m'interpelle : impressions colorées, formes changeantes, richesse chromatique de l'eau, des nuages, silhouettes sur les plages.....et ces études me serviront au courant de l'année à de nouvelles créations picturales dans mon atelier, sur papier, toile ou support de bois avec des aquarelles, des pastels, de la peinture à l'huile ou acrylique.

 

 

Françoise Urban-Menninger – Qui sont les peintres qui vous inspirent ?

 

 

Martine Séchoy-Wolff – Ils sont nombreux et plutôt à portée poétique : le mystère d'Odilon Redon, les couleurs du bonheur de vivre qui se dégagent de l'œuvre de Bonnard, Gustave Klimt avec ses femmes de la haute société viennoise richement parées, le trio impressionniste Marie Bracquemond, Berthe Morisot et la tendresse des toiles de Marie Cassatt, sans oublier la musicalité des œuvres de Zao Wouki ni celles de Paul Klee...


 

 

Françoise Urban-Menninger – Quels sont vos projets récents ?


 

 

Martine Séchoy-Wolff – En 2015, je suis allée voir mon fils à Los Angeles et j'ai exposé quelques tableaux dans une galerie à Long Beach. L'année dernière, je suis allée en vacances, à Puerto Vallarta au Mexique, sur la côte Pacifique, dans la région de Jalisco. Cette ville, avec la ville de Mexico est une des destination la plus importante du pays pour les amateurs et les collectionneurs d'art...

Je vais y retourner en octobre prochain et y présenter quelques tableaux lors de mon séjour. Là-bas, j'ai pu assister à La Fête des Morts qui dure deux à trois jours au cours de laquelle les adultes et les enfants se griment en mort, portent des maquillages et des costumes extravagants, c'est une fête colorée et ludique, mystérieuse et ensorcelante. Dans les rues sont érigées des sortes d'autels colorés, agrémentés de bougies, de fleurs et de fruits en mémoire d'êtres chers qui ne sont plus de ce monde...

Cette fête se situe à la fin du mois d'octobre ; la grande Frida Kahlo est une icône dans cette ville et l'Art est partout : sur d'immenses fresques en mosaïques dans les rues, sur les devantures des restaurants dont les salles sont toujours décorées de splendides tableaux, sur la plage avec les immenses sculptures qui bordent l'Océan, les tissages merveilleux... Toute cette créativité m'a enthousiasmée et enrichie d'idées nouvelles pour mes tableaux.

 

***

 

Pour citer cet entretien

 

Françoise Urban-Menninger, « Interview avec l'artiste peintre Martine Séchoy-Wolff », illustration de Martine Séchoy-Wolff, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 23 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/martine-sechoy-wolff.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 6
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 15:42

 

Dossier majeur | Textes poétiques

 

 

 

Marguerite d’automne

 

 

 

Poème et illustration de l'artiste

 

Anick Roschi

 

Cet extrait est reproduit avec

l'aimable autorisation de l'auteur et des éditions Stellamaris

 

Marguerite d’automne

© Crédit photo : Henri Roschi, Vieille & oiseau

 

 

 

Sur son marbre

chrysanthème

est

désaxé

 

un peu à gauche

un peu à droite

 

chrysanthème

est las

 

de fleurir

toujours

sa mort

 

sur cette stèle

là.*

 

 

 

* Ce poème est extrait du recueil Je vous fleure, Éditions Stellamaris.

 

 

Réception  du recueil Je vous fleure dans les médias :

 

***

Pour citer cet extrait

 

Anick Roschi (poème et illustration), « Marguerite d’automne », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 17 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/marguerite.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 6
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:42

 

Dossier majeur | Textes poétiques

 

 

 

Lettre à Assureur

 

 

 

Claude Luezior

 

Site officiel : www.claudeluezior.weebly.com/

 

Cet extrait est reproduit avec

l'aimable autorisation de l'auteur et des éditions tituli

 

 

Illustration de l'artiste

 

Henri de Lescoët

Lettre à Assureur

© Crédit photo : Henri de Lescoët, Lesco+½t-4C

 

Ce dessin a été spécialement réalisé par l’artiste pour Françoise Urban-Menninger, il est reproduit avec l'aimable autorisation des ayants droit et de Françoise Urban-Menninger à qui nous adressons nos sincères et chaleureux remerciements. 

 

 

 

Ce texte est un extrait d'Une dernière brassée de lettres, Éditions tituli, Paris, 4e trim., 2016

 

 

Tu me parles clients, je te dis patients qui souffrent.

Tu écris délais, je crie urgence.

Tu clames tes chiffres, j’entends des râles de l’agonie.

Tu fais part de tes décomptes, du haut de tes bâtiments de verre et d’acier : je marche dans la glaise humaine.

Tu dévores du papier, je tiens le bras d’une vieille dame à bout de souffle.

Tu penses à tes bénéfices, je lui donne de l’oxygène.

Tu signes surprimes, je te réponds survie.

Tu m’envoies tes formulaires anonymes, tes questions stéréotypées, ta paperasse en trois exemplaires : je sonne le tocsin.

Tu admets enfin, du haut de ta condescendance, une demi-incapacité : la personne est décédée depuis six mois !

Tu distilles tes factures, tes fichiers quand il s’agit de déchirures, de personnalités.

Tu dis à Ravel trop de notes, à Van Gogh trop de peinture, tu enquêtes : alors qu’ils sont en quête de vie.

Tu m’appelles acteur (de santé), je me bats contre Alzheimer.

Tu refuses au nom d’une économicité (belle littérature !), je m’insurge au nom du handicap.

Je te plains, Grand Inquisiteur, paré de ta robe marchande et de tes ordinateurs. Je te plains pour tes chiffres, tes sélections, ta logique de marché, tes fonctionnaires, tes petitesses.

Je te serre la main. Tu trembles ? Rassure-toi, ce n’est que la maladie de Parkinson…

 

***

 

Pour citer cet extrait

 

Claude Luezior, « Lettre à Assureur », illustration de l'artiste Henri de Lescoët, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 17 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/assureur.html

 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 07:39

 

Dossier mineur | Textes poétiques

 

 

 

À regarder passer le temps

 

 

 

& Partance

 

 

 

Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

 

 

 

 

Le premier poème est un extrait reproduit avec l'aimable autorisation

de l'auteure, de l'éditeur/éditrice de l'anthologie

"Terre de Femmes" et des éditions Bruno Doucey

 

 

 

À regarder passer le temps

 

 

Ce poème a été publié (sans le titre) dans l’anthologie « Terre de Femmes », Éditions Bruno Doucey en 2010

 

 

 

Je vois passer le temps

Comme une traînée de chiens sans museaux

Le temps c'est une meute de désespoirs

Qui s'engueulent dans les volutes des printemps perdus

Et qui s'enchevêtrent dans l'entrebâillement du vide

Le temps c'est la connerie du présent

Qui chantonne à double voix

À l'opéra des myriades d'oiseaux

Qui ont perdu leur nid

Et qui s'enfoncent dans la profondeur

Des jours sans vergogne

Le temps c'est la lumière grisâtre

Qui s'éteint quand l'âne braie

Dans la prairie des insolences

De l'espérance chavirée

Avec son sac en bandoulière

C'est un vieux chiffon qui moisit

Dans la liqueur forte des passés lointains

C'est le rouge-gorge qui dit merde à la nature

 

 

***

 

© Crédit photo : illustration sans titre fournie par Maggy de Coster

 

 

 

Ce poème est un extrait en avant-première de l'ouvrage inédit « Déclinaison du verbe »

 

Partance

 

 

C’est un lent adieu à la vie

Une partance sur un long chemin

Qui se déploie comme la laine

À filer au jour le jour

Avant que ne sonne le glas

 

Ton monde s’effiloche

Et les mots se raréfient

Voici que le soleil déserte ton ciel

laissant cafouiller tes idées

et s’entrechoquer dans ton cerveau

Combien d’années s’écouleront-elles encore

Sur les paliers assombris de ton existence ?

 

***

 

Pour citer ces poèmes

 


Maggy de Coster (poèmes et illustration), « À regarder passer le temps » & « Partance », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 17 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/partance.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 6
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 13:47

 

 

N°6 | S'indigner, soutenir, hommages, lettres ouvertes

 

 

 

Charlie Hebdo

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Couverture du 10 mai 2017 du journal Charlie Hebdo,

image prise et fournie par Françoise Urban-Menninger

 

 

 

Charlie Hebdo

aujourd'hui j'ai envie de te faire manger ton chapeau !

 

Hier j'ai été Charlie

aujourd'hui je te honnis…


 

Tu as repris le mythe ridicule de la cougar

qui fait de toi le dernier des couards


 

Aussi j'appelle toutes les femmes

à dénoncer ton dessin infâme


 

qui signe ta pleutrerie

et ton manque d'esprit


 

J'ai cru naïvement que tu défendais la liberté

mais ton dessin n'illustre que ta médiocrité


 

Charlie Hebdo

le propos est clos


 

Je te tourne définitivement le dos !

 

Poème inédit du 13 mai 2017

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 


Françoise Urban-Menninger (poème et photographie), « Charlie Hebdo », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 14 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/charlie-hebdo.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 6
14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 10:32

 

N°6 | S'indigner, soutenir, hommages, lettres ouvertes

 

 

 

 

Chna n Nabila (Djehnine)

 

 

le chant de Nabila

 

 

(Hommage à Nabila)

 

 

Mhamed Hassani

 

 

Ce poème extrait est reproduit avec l'aimable autorisation

de l'auteur et des éditions SEFRABER

 

 

 

© Crédit photo : Nabila Djehnine, image fournie par Mhamed Hassani

 

 

Ce poème, écrit en hommage à Nabila Djehnine militante féministe assassinée par les terroristes intégristes en Kabylie Algérie en 1995, est extrait de Divagations (prosèmes) de Mhamed Hassani, édité chez les éditions SEFRABER en 2014.

 

 

Chna n Nabila (Djehnine)

 


 

 

A sefru ur sujedegh

Amek ara a-t e arugh

Mi d sawlen I mdukal

Ad ddugh ad iligh

Gar-asen ad inigh

T’iyita ye qazen lbal

Cna n Nabila chfigh

Ye rza_yi ur shigh

A menugh-is d a kemal


 

Nabila g TOBER36

Chfan-as I berdan

Ete tt sughu af TILLELI

Ur et’ugad I maafan

S u debuz d cnawi

I-d tt alin I zerfan !

 

le chant de Nabila  (Hommage à Nabila)


 

 

Poème improvisé

Comment le transcrire

À l’appel des camarades ?

Parmi eux je serais

Faut y aller et dire

Ces coups qui réveillent les consciences !

Du chant de Nabila je me souviens

C’est mon chant je ne peux l’oublier

Son combat est continu


 

Nabila en Octobre

Les rues s’en Souviennent

Elle manifestait pour nos droits

Sans crainte des char-ognards !

À coups de poings et de chants

S’arrachent les droits !


 


 

Nabila g IBRIL

Cfann-as I berdan

Ete tt sughu af I zerfan

Ur et’ugad I maafan

S u debuz d cnawi

Ay ghellin I fergan !


 

Nabila n ussan a

D kunwi i-d y’usan

Te tt suqhum af tilleli

Te tt suqhum af I zerfan

Ur t’ugadem I maafan

S u debuz d cnawi

Ay fettin I zerfan


 

Nabila g t’udert is

D ta jedjigt ye sfeth’en

Ee nqhan-tt I maafan

T’ugra-d ta rgit is

A-tt cenun I lemzîyen :


 

S u debuz d cnawi

I-d tt alin I zerfan

S u debuz d cnawi

I ee ghellin I fergan

S u debuz d cnawi

I fettin I zerfan !


 

Nabila en avril

Les rues s’en souviennent

Elle manifestait pour les droits

Sans crainte des char-ognards !

À coup de poings et de chants

Se rompent les barrières !


 

Nabila d’aujourd’hui

C’est vous qui êtes venus

Manifester pour vos libertés

Manifester pour vos droits

Sans crainte des char-ognards !

À coup de poings et de chants

Se conjuguent nos droits


 

Nabila en vie

Fleur épanouie

Les charognards l’ont tuée

Il ne reste que son rêve

Que nos jeunes chanteront


 

À coups de poings et de chants

S’arrachent les droits

À coups de poings et de chants

Se rompent les barrières

À coups de poings et de chants

Se conjuguent nos droits

 

***

 

Pour citer ce poème

 


Mhamed Hassani (poème et photographie), « Chna n Nabila (Djehnine), le chant de Nabila  (Hommage à Nabila) », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 14 mai 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/djehnine.html

 

 

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