21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 18:20

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges / Muses au masculin 

 

 

 

 

 

 

Dans les yeux qui t'aiment,

 

Turbulence & Ton absence

 

 

 


Trois poèmes d’amour par

 

Armenida Qyqja

Auteure albano-canadienne,

sa poésie explore souvent l'amour, l'identité, l'exil et la guerre

Site officiel : www.armenida-qyqja.com

 

 

Crédit photo : Nature morte : « crépuscule dans la Méditerranée depuis le Lazaret ». Capture d'écran de l'image libre de droits diffusée sur un réseau social.

 

 

 

 

Dans les yeux qui t'aiment

 

 

Tu ne sais pas que, par-dessus tout, j'aime cette petite cicatrice sous l'œil,

Le souvenir qui révèle combien la vie est fragile, et combien cet instant est précieux, maintenant…

J'aime aussi ton front, les rides profondes de la virilité façonnée par la violence.

Chaque fois que je les embrasse, j'embrasse les sourires assassinés,

Sur les chemins que tu as parcourus seul…

Mon cher, ne te regarde plus dans le miroir,

Mais dans les yeux qui t'aiment, ainsi…

(Février 2024)

 

 

 

Turbulence

 

Fatiguée, parfois perdue,

Dans un espace incolore,

Dans un sommeil sans rêves, de désirs tués,

Dans une longue pause entre les battements…

Tu m’appelles du plus profond de mon âme

Juste au moment où mes pieds foulent

Les gouffres les plus profondes de la peur

Et que mon être tremble comme un avion,

Dans une soudaine turbulence aérienne…

 

Assoiffée d’air

Je peine à respirer

Et je n’en ai jamais assez

Où étais-je pendant tout ce temps

Sans toi, mon amour ?

(Avril 2024)

 

 

 

Ton absence

 

Mon ennemi est invisible,

Il n'y a aucune gloire dans mon combat contre lui

Malgré les batailles sanglantes…

Comme les vainqueurs d'antan,

Il me ronge à son aise le cœur

Même si je ne me rends jamais…

En réalité j’ai de nombreux ennemis,

Lointains, proches, dans le sang,

Mais le plus terrible c’est ton absence...

Ah, tu ne sais pas quel fléau c'est !

Comme si, tous réunis, tu m'attaques,

Moi, ta Spartiate,

Sans couronne de laurier…

Seules tes paroles peuvent apporter au cœur

Le vrai triomphe

Et panser toutes les blessures

Reçues en des temps sans gloire…

(Avril 2024)

 

© Armenida Qyqja

 

***​​​​​​

  

Pour citer ces poèmes d’amour, inédits & illustrés

 

Armenida Qyqja, « Dans les yeux qui t'aiment », « Turbulence » & « Ton absence », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 21 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/aq-yeuxquitaiment

 

 

 

 

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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 16:37

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Poésie & littérature pour la jeunesse | Handicaps & diversité inclusive

 

 

 

 

 

 

 

Sage repère (Asperger)

 

 

 

 

 

 

Témoignage poétique par

 

Nina Lem

 

 

 

 

Crédit photo : Visuel en soutien aux personnes neurodiverses & atypiques, surtout autistes. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

 

Ce poème en prose est un témoignage sur l’autisme sans déficience intellectuelle, autour du camouflage, de la surcharge sensorielle et du décalage social, entre vécu intérieur et écriture plus littéraire :

 

 

 

 

 

Je vais essayer de poser des mots sur quelque chose qui déborde toujours des mots : l’autisme sans déficience intellectuelle, l’autisme Asperger.

Pendant longtemps, il n’y a eu qu’un ressenti : le décalage. Comme une présence au monde légèrement désaccordée, sans en connaître la cause.

Alors j’ai appris.

J’ai appris les visages, les gestes, les silences. J’ai appris à observer, à comprendre, à reproduire. À m’adapter jusqu’à devenir presque invisible.

On appelle cela le camouflage.

Chez les femmes autistes, il est souvent imperceptible. Mais derrière, il y a une vigilance constante : comme si chaque interaction devait être traduite en temps réel, sans pause possible.

À l’intérieur, mon cerveau ne s’arrête pas. Un hamster dans une roue silencieuse. Il retient les détails que d’autres laissent passer : plaques d’immatriculation, dates, anniversaires, fragments du quotidien. Tout s’accumule, tout reste.

Et rien ne s’éteint vraiment.

Le monde, lui, arrive sans filtre.

Les bruits, les lumières, les odeurs peuvent devenir trop. Certains lieux débordent d’un coup, comme les magasins de parfum, où je dois parfois sortir sans expliquer, simplement parce que c’est trop.

La foule aussi. Le mouvement aussi. Le trop partout.

Et puis il y a les autres. Leur humour, leurs évidences, leurs sous-entendus. Je comprends souvent après. Toujours après. Quand la scène est déjà passée.

Alors je m’ajuste, je traduis, je compose. Et cela fatigue profondément.

Je ne suis jamais complètement au repos dans le monde.

Mais il y a une autre part.

Une intensité. Des intérêts profonds. Une attention aux détails. Une manière de percevoir autrement, en couches, en nuances, comme les grands artistes.

Et puis il y a les enfants.

Avec eux, tout devient plus simple. Moins de codes, moins de détours. Le monde est direct, sincère, sans masque.

Dans ces moments-là, je ne traduis plus.

Je suis là.

Et peut-être que c’est cela, vivre entre les mondes : chercher un langage commun, et parfois le trouver dans une simplicité qui ne demande aucune adaptation.

Les enfants ne sont-ils pas, d’une certaine façon, encore proches de ce regard en arc-en-ciel… que j’ai moi aussi ?

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) » Antoine de Saint-Exupéry*

Peut-être que ce n’est pas moi qui suis ailleurs.

Peut-être que c’est simplement le monde qui a oublié comment regarder.

 

© Nina Lem

 

* Voir Le petit prince.

 

***​​​​​​

  

Pour citer ce témoignage poétique, engagé, illustré & inédit

 

Nina Lem, « Sage repère (Asperger) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 21 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/nl-sagerepere

 

 

 

 

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20 mars 2026 5 20 /03 /mars /2026 17:40

Événements poétiques | NO II / Hors-Série 2026 | Festival International Megalesia 2026 « Poétique Printanière » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Astres & animaux / Nature en poésie 

 

 

 

 

 

 

 

 

Équinoxe de printemps

 

 

 

 

 

 

Poème élégiaque par

 

Corinne Delarmor

 

Sociétaire des Poètes Français depuis 2022

 

 

 

Crédit photo : Émile Vernon, (1872-1920), allégorie féminine et fleurie du « Printemps » sous la forme personnification de la déesse Flore (ou Flora). Peinture tombée dans le domaine public. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits trouvée sur un réseau social.

 

 

L’hiver ce long hiver a daigné se mourir

Laissant place aux rayons d’un merveilleux printemps

Les chagrins les tourments décident d’en finir

La fleur de coton dort sous un soleil clinquant

 

 

Précoce cette année l’astre géant en flammes

Illumine les cœurs réchauffe les entrailles

De la terre de nos terres de la guerre et ses drames

J’éloigne les sorcières avec des gousses d’ail

 

 

Je fume les corbeaux la noirceur la douleur

Des paquets de veloutes à cramer mes poumons

Mais profondément j’aime l’aube rose à son heure

La vallée le ruisseau et la blancheur du mont

 

 

Je m’arme de patience et j’écris des poèmes

Peut-être qu’un des nôtres va lire mes désirs

Posés en filigrane pour qu’enfin quelqu’un m’aime

Bien avant qu’un jour moche dans mon dernier soupir

 

 

© Corinne Delarmor, poème inspiré par l'arrivée du Printemps 2026.

***​​​​​​

  

Pour citer ce poème lyrique, illustré & inédit

 

Corinne Delarmor, « Équinoxe de printemps », peinture par Émile Vernon (1872-1920), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE », mis en ligne le 20 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia26/2026noii/cd-equinoxe

 

 

 

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10 mars 2026 2 10 /03 /mars /2026 17:24

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne peux pas t’aimer par

Anwer GHANI

 

 

 

 

 

 

Traduction française de

 

Elisabeth Gerlache 

 

Germain Droogenbroodt


 

 

© Crédit photo : Peinture de Frans MINNAERT (1929-2011), collection « Fundación Ithaca », image fournie par les traducteurs de « Poésie sans Frontières ».

 


Je devine ton beau cœur
et je peux palper toutes les étoiles romantiques de la nuit,
mais je ne peux pas t’aimer
car je suis un homme de sable
qui ne connaît qu’aridité.

Oui, j’entends ta douce voix
et je vois ton beau visage
mais je ne peux pas t’aimer
car je suis un homme jaune
qui ne connaît que chagrin.

Crois-moi
je me suis plongé dans chaque merveilleux moment avec toi
et je peux sentir l’odeur des fleurs marines,
mais je ne peux pas t’aimer
car je ne suis que le résidu insensible d’une guerre.


 

© Anwer GHANI (IRAK)

 

 

 

© Ce poème traduit de l'arabe en français par Elisabeth Gerlache & Germain Droogenbroodt a déjà paru dans « Poésie sans frontières ». Il est reproduit ici accompagné par son illustration avec l’aimable autorisation des personnes physiques et morales concernées.

 

 

* Paraît deux fois par mois et publie des poèmes du monde entier dans plus de 40 langues.

—————​​​​​

Pour citer ce poème romantique, traduit en français, illustré & inédit

 

Elisabeth Gerlache & Germain Droogenbroodt (traduction & illustration fournie), « Je ne peux pas t’aimer par Anwer GHANI », peinture par Frans Minnaert (1929-2011), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 10 mars 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/eggd-poemeanwerghani

 

 

 

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28 février 2026 6 28 /02 /février /2026 18:38

N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » | Dossier mineur | Florilège | Revue Poépolitique | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommage poétique & artistique de Leïla Shahid

 

 

 

 

Hommage poétique par

 

Abdellatif Laâbi

 

Hommage pictural par

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre & photographe

Sociologue-conseiller au Palais de l’Elysée pendant la présidence de François Hollande

 

 

 

​​​© Crédit photo : Mustapha Saha, portrait pictural de LEÏLA SHAHID. Peinture sur toile, dimensions : 65 x 50 cm.

 

 

Notre boussole.

 

Par Abdellatif Laâbi.

 

 

« Tu n’es pas partie

Tu ne nous as pas quittés

Tu n’as pas tiré ta révérence

Tu n’as pas disparu

Tu ne t’es pas tue

En retournant à la poussière

Tu es restée entière

Tu n’as pas sombré dans le néant

Tu n’as renoncé à rien

Tu es toujours éloquente

Juste

Rebelle

Amoureuse de la terre que tu as défendue

Jusqu’à la dernière pulsation de tes veines

Et dans ce monde cruel

Où les plus vaillants d’entre nous

Ne savent où donner de la tête

Tu es

Et restera

Notre boussole »

 

© Abdellatif Laâbi, 2026.

 

—————

Pour citer ces poème & illustration élégiaques, engagés & inédits

 

Abdellatif Laâbi (poème) & Mustapha Saha (peinture),  « Hommage poétique & artistique de Leïla Shahid  », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO I «  CRÉATRICES DE BOUQUETS  » & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 28 février 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2026noi/ms-hommage

 

 

 

 

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Bienvenue !

Bienvenue à la directrice de publication du site Simone Durand (elle collabore et remplace en ligne la directrice-fondatrice de la presse de la SIEFEGP à partir de septembre 2026).

LPPDM, SEPTEMBRE 2026

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

 

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