5 juin 2025 4 05 /06 /juin /2025 17:37

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & Réception | Poésie & littérature pour la jeunesse 

 

 

 

 

 

 

Le récit « Souvenirs de Chine » écrit & illustré par Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix vient de paraître aux Éditions Astérion

 

 

 

 

 

 

Chronique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix

 

 

 

© Crédit photo :  Première et quatrième de couverture illustrée de « Souvenirs de Chine » de Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix, Éditions Astérion, 2025.

 

 

Ce merveilleux petit livre aux images joyeuses et colorées est signé par une heureuse grand-mère qui a fait des milliers de kilomètres pour retrouver son petit-fils Aurélien à Shanghai en Chine.

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée de « Souvenirs de Chine » de Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix, Éditions Astérion, 2025.

 

Magnifiquement écrit, émaillé de notes d’humour et de tendresse, cet opuscule transporte le lecteur dans l’Empire du Milieu où son esprit voyage mais aussi, où son imaginaire est comblé par moult détails sur l’art d’élever les enfants et de les éduquer dans les écoles chinoises où « toute classe débute par le chant. » De nombreuses anecdotes, telle celle du « bouquet de ballons » ou encore la scène des « Tang-Tang », à savoir la revendication d’une poignée de bonbons par Aurélien mais aussi par son Ayï (nom donné à la nounou en Chine) nous amènent à découvrir des saynètes qui nous font sourire.

 

Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix nous fait partager son bonheur qu’elle résume ainsi « Bienheureuse la Mère-Grand qui chantonne avec son petit-fils car elle est au paradis sur terre. »

 

© Crédit photo : Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix avec son petit fils. Image no 1 de ses « Souvenirs de Chine ».

 

Ces Souvenirs de Chine sont autant de caresses faites au petit Aurélien qui, n’en doutons pas, se voit léguer le plus émouvant des cadeaux, celui de l’amour indéfectible d’une grand-mère aimante qui n’hésite pas à prendre un billet d’avion pour retrouver le petit Aurélien à Shanghai et qui nous confie en aparté « Grand-mère est arrivée pour entendre son petit-fils chanter. »

 

© Crédit photo :  Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix avec Aurélien & son nounou à Shanghai. Image no 2 de ses « Souvenirs de Chine ».

 

Un vrai plaisir de lecture que ce livre à s’offrir et à déguster sans modération tout en le prolongeant par la contemplation des photographies prises par l’autrice.

 

 

© Françoise Urban-Menninger, Juin 2025.

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Le récit « Souvenirs de Chine » écrit & illustré par Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix vient de paraître aux Éditions Astérion » avec des photographies par Marie-Jeanne Langrognet-DelacroixLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 5 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-mjldsouvenirsdechine

 

 

 

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4 juin 2025 3 04 /06 /juin /2025 17:24

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & Réception | Dossier | Articles & Témoignages

 

 

 

 

 

Préface de l’anthologie

« Les poètes ne meurent pas en exil »

 

 

 

 

 

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Extrait inédit par

 

 

Arwa Ben Dhia

 

Poète polyglotte, auteure, ingénieure

& docteure en électronique

 

​​​​​Page Linkedin :

https://www.linkedin.com/in/arwa-ben-dhia-phd-0538b011/

 

 

 

© Crédit photo :  Première & quatrième de couverture illustrée de l'anthologie intitulée « Les poètes ne meurent pas en exil » parue aux éditions Constellations, sous l'égide de l'association culturelle Apulivre et sous la direction du poète Amar Benhamouche, 2025. Image no 1.

 

 

Présentation de l’œuvre
 

 

Une nouvelle anthologie intitulée « Les poètes ne meurent pas en exil » vient de paraître aux éditions Constellations, sous l'égide de l'association culturelle Apulivre et sous la direction de son secrétaire général Amar BENHAMOUCHE. Cette anthologie, réunissant des voix de poètes de tous horizons, sera présentée et mise à la vente lors du festival « La Tour Poétique » d'Apulivre le samedi 14 juin 2025 à 16h00. Le programme complet de cette 4è édition du festival a déjà fait l'objet d'un communiqué de presse sur ce même site :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/festivallatourpoetique

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée de l'anthologie « Les poètes ne meurent pas en exil » parue aux éditions Constellations, sous l'égide de l'association culturelle Apulivre & sous la direction du poète Amar Benhamouche, 2025. Image no 2. 

 

Préface de l’anthologie « Les poètes ne meurent pas en exil » 

 

 

 

« La vie est un court exil » - Platon

 

L’exil a toujours été une source d’inspiration majeure dans les arts, en particulier dans la littérature, façonnant des œuvres où se mêlent nostalgie, quête d’identité et réflexion sur l’appartenance.

De Victor Hugo à Milan Kundera, en passant par Khalil Gibran et Albert Camus, nombreux sont les auteurs dont l’écriture s’est nourrie de l’éloignement forcé ou choisi. 

Loin de leur terre natale, ils transforment leur déracinement en un espace de création où la mémoire du pays perdu dialogue avec la découverte d’un ailleurs. 

« L’exil est une espèce de longue insomnie. On en sort hagard. » : Hugo exprime ici la douleur de l’exil, lequel était l’une des périodes les plus marquantes de sa vie, tant sur le plan politique que littéraire. C’est un moment où son engagement républicain se renforce et où son écriture prend une dimension plus engagée et prophétique, développant ses idées sur la liberté, la justice et l’humanité. C’est en exil qu’il écrit ses œuvres les plus connues, comme « Les Contemplations » et « Les Misérables ». Il fait de son éloignement une posture de résistance et écrit certains de ses textes les plus puissants contre l’oppression. « Je resterai proscrit, voulant rester debout. », disait-il, refusant de plier face à Napoléon III.

« L’exil est une patrie que l’on porte en soi. » : Eduardo Galeano affirme ici que l’exilé est constamment habité par son pays natal.

Quant à Gibran, son vécu entre deux mondes, Orient et Occident, transparaît dans ses œuvres, où il prône un humanisme universel et un pont entre les cultures. C’est après son installation définitive aux États-Unis qu’il adopte l’anglais, que son écriture devient plus profonde et qu’il compose ses œuvres les plus célèbres, comme « Le Prophète » qui est un ouvrage intemporel.

De nombreux auteurs, comme Gibran et Mahmoud Darwich, ont puisé dans l’exil une nouvelle vision du monde et une richesse intérieure.

Cependant, l’exil n’est pas que géographique, mais peut prendre d’autres dimensions dépassant la simple condition de l’écrivain expatrié.

Ainsi, l’exil intérieur peut être vécu même sans quitter son pays, lorsqu’une personne se sent incomprise, rejetée ou en décalage avec son environnement. Charles Baudelaire, Fernando Pessoa ou Albert Camus en parlent comme d’un sentiment d’étrangeté au monde. « Je me sens aussi étranger dans mon propre pays qu’ailleurs. », disait Pessoa. Camus développe la notion de l’absurde et une philosophie où l’homme est perpétuellement en quête de sens.

Par ailleurs, il y a l’exil spirituel ou existentiel. En effet, d’aucuns voient l’exil comme une métaphore de la condition humaine dans le sens où nous sommes tous des êtres en quête d’un lieu où nous sentir pleinement nous-mêmes. Cioran, le philosophe du mal-être, considère que l’exil est avant tout un état d’âme : « Être exilé, c’est être vivant où l’on ne veut pas l’être. »

L’exil littéraire est donc protéiforme et est souvent marqué par une dualité : d’un côté, la souffrance de l’arrachement, l’isolement et le sentiment d’incompréhension ; de l’autre, la liberté de réinventer son langage, d’élargir sa pensée et de redéfinir son identité. Ce paradoxe fait de l’exilé un observateur privilégié du monde, à la fois dedans et dehors, capable d’une vision profonde et unique. 

En résumé, l’exil est une séparation qui transforme ceux qui le vivent, qu’il soit imposé ou volontaire, physique ou spirituel.

 

© Arwa BEN DHIA*

 

© Crédit photo :  Quatrème de couverture de l'anthologie poétique « Les poètes ne meurent pas en exil »... 2025, image no 3 détaillant la présentation officielle du recueil & la liste complète des contributrices & contributeurs.

 

 

Biographie de la préfacière

 

Arwa Ben Dhia est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur télécoms en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Son dernier recueil « Les quatre et une saisons » coédité en octobre 2024 par les éditions du Cygne en France et les éditions Arabesques en Tunisie a reçu un Diplôme d’Honneur 2024 décerné par la Société des Poètes Français, ainsi que le prix littéraire Dina Sahyouni 2025. Ce recueil a été transcrit en braille. Arwa a participé à plusieurs revues et anthologies poétiques et est membre de plusieurs associations culturelles, comme la Défense de la Langue Française et la Société des Gens de Lettres.

 

*Préface illustrée et dévoilée en avant-première avec l’aimable autorisation de la préfacière, la maison d'édition et le directeur éditorial de l'anthologie.

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Pour citer cet extrait illustré & inédit

 

Arwa Ben Dhia, « Préface de l’anthologie « Les poètes ne meurent pas en exil » », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 4 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/abd-prefacedelanthologiesurlexil

 

 

 

 

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29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 16:15

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | Critique & réception / Chroniques de Camillæ / Poésie & philosophie 

 

 

 

 

 

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La philosophie est un voyage. À propos de

 

L'être et la mer. Pour un existentialisme

 

écologique, Corine Pelluchon

 

Presses universitaires de France, 2024, 304 p., 21€

 

 

 

 

 

Critique par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’ouvrage de Corine Pelluchon, « L'être et la mer. Pour un existentialisme écologique », Presses universitaires de France, 2024.

 



 

La vie nous réserve de belles rencontres. Grâce à ma contribution au livre unique, Paris est un livre, d’Alexis Margowski, j’ai découvert « l’existentialisme écologique » de Corine Pelluchon, qui a publié de nombreux livres. Elle a présenté au Festival du livre de Paris (FLP, 11 avril 2025) son nouvel essai L'être et la mer, dans le cadre d’une programmation d’événements liés à des actions pour préserver l’Océan. 

Les références qui m’ont marquée durant sa conférence sont littéraires et poétiques. Elles ressortissent à une pensée féminine essentielle, salutaire et irremplaçable... On sait qu’il est difficile, voire impossible, d’être une femme philosophe dans un pays de coteries, de prétentions et d’entre-soi phallocratique. Le travail de fond qu’accomplit cette professeure d’université est reconnu par le prix Leopold Lucas qui vient de lui être attribué en Allemagne. Je synthétise « poétiquement » une page des thèmes de sa conférence au FLP pour vous montrer l’urgence de la lire et d’agir.


 

PARTIR EN MER pour mettre en avant les organismes vivants !

Ne pas être nihiliste mais pratiquer l’engagement, voire une philosophie du courage.

Nous sommes impuissants, dépassés, par des dangers globaux qui peuvent nous submerger.

Nous sommes en train de perdre de notre connaissance du monde, ce qui nous rend perméables à la folie, à la destruction, ce qu’un philosophe a appelé les « crises orgiaques ». Nous solidifions le possible, nous décentrons l’être humain alors qu’il ne peut exister qu’en se ressourçant dans sa spécificité, grâce à une sensibilité à fleur de peau.

Arrêter l’addiction à la consommation, qui est une déréliction due à l’incertitude du quotidien.

PARTIR EN MER car dans la mer tout est fluide, comme dans notre psychisme, qui a pourtant conscience du morcellement des choses. Une nageoire peut fendre l’océan du sens. Dans sa création littéraire, Marguerite Duras a fortement pensé l’invasion de l’inconscient, un envahissement de l’immémorial qui peut être libérateur. L’ouïe est un sens de l’immersion. Dans la mer, il y a des présences auditives qui, au moment où on les découvre, vont disparaître. 

À présent notre Moi ressent une inquiétude énorme avec la possibilité d’un naufrage.

La mer est un abattoir à ciel ouvert. Il s’agit de faire une thalasso politique, car il n’y a que des noyés, des drames invisibilisés. Nous employons le vocabulaire de la guerre, de Moi contre Toi, avec le quadrillage des océans à se partager entre états souverains.

En même temps, c’est l’étranger, ce qui menace, l’inconnu. C’est le lieu de l’Autre, et l’entre dévoration. La mer peut tout prendre.

Ce n’est pas l’homme qui prend la mer mais la mer qui le prend. Nous savons que la mer est la plus forte métaphore du Destin, elle nous fait accepter notre impuissance. 

Comment pouvons-nous écrire aujourd’hui ? 

Comment puis-je écrire ? 

En trouvant un art d’écrire entre les lignes des choses qui viennent de mon fond, et communiquer une énergie saine qui renvoie à mon monde intérieur.

En faisant sentir un message.

 

© Camille AUBAUDE

 

Voir un des articles universitaires sur cette référence :

https://shs.cairn.info/revue-esprit-2024-10-page-149?lang=fr

 

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Pour citer cet éco-texte poétique, illustré & inédit

 

Camillæ ou Camille Aubaude, « La philosophie est un voyage. À propos de L'être et la mer. Pour un existentialisme écologique, Corine Pelluchon, Presses universitaires de France, 2024, 304 p., 21€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles », mis en ligne le 29 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/ca-laphilosophieestunvoyage

 

 

 

 

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10 avril 2025 4 10 /04 /avril /2025 16:54

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | II — « Poésie volcanique d'elles » | Florilège / Le Printemps des Poètes | Astres & animaux / Nature en poésie

 

 

 

 

 

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Champs phlégréens (haïkus)


 

 

 

 

 

 

 

Poème & photographies par

 

Chantal Robillard

 

 

 

© Crédit photo : Chantal Robillard, « Champs phlégréens (Naples) », image prise lors de son dernier séjour napolitain, vu de la surface : une usine, des petits villages paisibles... mais tout se passe en-dessous du sol et même sous la mer jusqu'à Ischia, image no 1.

 

Vésuve

 

 


 

Les champs phlégréens :

Un lieu des plus dangereux,

Unique en Europe,


 

Ne paient pas de mine.

En surface seulement.

Quand je les ai vus,


 

L'air bien pacifique,

N'en revenais vraiment pas.

Un terrain de foot,


 

Des hameaux pépères,

Une usine dans la plaine.

Collines boisées,


 

Vergers, champs et prés

en banlieue napolitaine,

Campanie bercée


 

Au bord de la mer,

Face aux îles dont Ischia,

Près de Pozzuoli.


 

Mais ce n'est qu'un leurre :

Ça bouillonne là dessous,

Le magma est là.


 

Ça monte et descend :

Le sol est soulevé haut,

Régulièrement.


 

Il va retomber,

au passage engloutira

Quelques maisonnées.


 

Le stade de sport

N'a ainsi plus de gradins,

Plus ses cages à buts :


 

Avalés sous terre !

Récemment, une famille

aurait disparu,


 

Parents et enfants,

Dévorés par le géant,

Dixit notre guide.


 

Ce super-volcan

s'étend sur des kilomètres

sous terre et sous mer,


 

Sa respiration

Fait trembler les habitants

Plus que le Vésuve.

 

 

© Crédit photo : Chantal Robillard, « Champs phlégréens (Naples) » suite... image no 2.

 

 

Je pense au Cantal,

Qui couvre un département

entier de ses plombs.


 

Un proverbe dit :

« Méfie toi de l'eau qui dort ».

Aux champs phlégréens,


 

C'est du sol qu'il faut

Se garder : quand il remue,

Tremble le volcan,


 

Non loin sous nos pieds.

Avec soulèvements, gaz,

Ou séismes forts.


 

Peur de l'éruption !

Viendra-t-elle un jour ?

Surveillons ces champs.


 

Et souvenons-nous :

Nul signal n'alerta les

gens de Pompéi.*

 

 

© Chantal Robillard (Poème & photographies)

*Ce poème est un extrait inédit de son dernier recueil de poésies intitulé Dentelles du feu des volcans, et dont le contenu est d'actualité puisque les Champs phlégréens sont actuellement très surveillés car ils se soulèvent (bradiséisme) et menacent vraiment la population, y compris Naples, en cas d'éruption...

L’édition de cet extrait poétique est reproduite avec l'aimable autorisation de l’autrice et de la maison d’édition Astérion.

 

À lire également :

 

Françoise Urban-Menninger, « La poésie volcanique de Chantal Robillard », les illustrations sont signées par l'autrice Chantal Robillard, URL : https://www.pandesmuses.fr/noi2025/fum-crpoesievolcanique

***​​​​​​

  

Pour citer ces haïkus inédits

 

Chantal Robillard (Poème & photographies), « Champs phlégréens (haïkus) »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles », mis en ligne le 10 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/robillard-haikus

 

 

 

 

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17 février 2025 1 17 /02 /février /2025 18:12

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & Témoignages | Astres & animaux | Nature en poésie 

 

 

 

 

 

 

 

Vagabondages lyriques & romantiques

 

du poète Stephen Blanchard

 


 

 

 

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Critique par

 Dina Sahyouni

Poétologue, fondatrice & présidente de la SIEFEGP & de ses périodiques

 

 

 

Crédit photo : Chen Shu, « Wisteria and Rose », peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran d’une image libre de droits.  Photographie temporaire en attendant la première de couverture illustrée du recueil de poèmes à paraître en mars 2025.

 

 

 

Ce vingt-septième recueil de poésie classique du poète Stephen Blanchard (à paraître en mars 2025) s'inscrit dans le mouvement lyrique de la poésie romantique française et européenne. Il réactive par ses multiples invocations aux muses et aux figures du poète romantique, bucolique et lyrique le succès de la poésie romantique française, sa puissante charge symbolique auprès du lectorat et sa force créative et émotionnelle. Le poète y versifie ses vagabondages lyriques, bucoliques et romantiques sous la forme d'un périple élégiaque et extra et « métapoétique ». Ce périple méditatif et introspectif par le biais des poèmes, quarante et un précisément, peut avoir lieu grâce aux vagabondages de la plume svelte du poète lyrique, voyageur et navigateur. Or, ce choix de revenir vers la poésie romantique classique pour s'y abreuver et y retrouver sa puissance créative démontre à quel point la poésie romantique classique et lyrique reste indémodable indépendamment de sa valeur poétique sûre, en ce siècle-ci, elle continue d'être le refuge ultime des artistes de la poésie et l'une des sources de leur force créative.

Le poète Stephen Blanchard, ce Chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres, ce messager et mécène infatigable de la poésie, qui n'est plus vraiment à présenter au lectorat, a déjà acquis plusieurs titres prestigieux et a pu faire connaître en France et ailleurs dans le monde sa passion pour la poésie et son fervent engagement à la défendre, toutefois sa poésie, qui regorge de richesses insoupçonnables, demeure à découvrir métamorphosée, ravivée dans les flammes de l'Olympe poétique dans chacun de ses nouveaux recueils. Et ce vingt-septième recueil n'y échappe pas. Il a ainsi habitué, au gré des années, son fidèle lectorat aux nombreux travestissements et métamorphoses poétiques de sa plume.

Ce recueil composé de quarante et un poèmes lyriques composés de quatre quatrains pour chacun d'entre eux, sauf un, oui, un poème échappe à cette éternelle ritournelle poétique pour nous offrir un sonnet traditionnel en deux quatrains suivis de deux tercets dans le poème-clé pour la compréhension de cet ouvrage (ou plutôt sa colonne vertébrale) « Dans mon jardin secret » où le poète confesse son doux plaisir de poétiser en usant de la métrique comme l'alexandrin et des rimes féminines et masculines comme les rimes croisées. En fin poète, il entremêle les saveurs, sens et sonorités des mots dans une synesthésie romantique pour déployer ses ailes du poète lyrique. Il nous avoue avec une infinie délicatesse son amour impondérable de la poésie qui le met à nu, lui procure « le bonheur parfait » et le « désarme » par ses richesses, musiques et beautés.

Le schéma du recueil actuel dessine un carré poétique presque parfait puisque le poème « ce soir, je fais le point » revient en une variante pour former quarante et un poèmes au lieu de quarante et le poème sonnet fait l'exception à la règle de quatre quatrains symbolisant les quatre éléments naturels de l'univers : la Terre, l'Eau, l'Air et le Feu. Le poème sonnet déploie le vœu du poète de trouver dans le sonnet le cinquième élément de l'univers et qui représente la poésie... Ainsi, ce carré poétique presque parfait symbolise – d'après plusieurs poèmes décrivant le processus de la versification classique – la finitude et difficultés du poète lyrique et romantique en quête de la versification rimée parfaite.

 

Ce poète traite de la poésie, en parle en vers, en strophes, en poèmes, en oxymores, en rimes et métriques, c'est ce que des spécialistes de poésie nomment de la « métapoésie » (voir par exemple au sujet de la « métapoésie » les recherches de Pascale Gaulin, tout particulièrement sa thèse intitulée « Métapoésie et poésie française au XXe siècle », Université d'Ottawa, Canada). En fait, comme bien d'autres poètes de tous les genres et cultures, Stephen Blanchard est un métapoète, autrement dit, un poète dont le thème principal est la poésie, ses contrées et rôles en lui et hors de lui. Il est un métapoète parce qu'il se focalise aussi sur les types et portraits des poètes et le processus de la création poétique, ses sources d'inspirations externes et internes On retrouve également ce même sujet de prédilection dans des œuvres poétiques de plusieurs de nos contemporains et contemporaines (je souligne par exemple les ouvrages de Camille Aubaude, Françoise Urban-Menninger et Maggy de Coster).

Le poète s'adonne dans ce recueil à la poésie classique, s'embarquant au fil de la métrique et des rimes vers des contrées lointaines et intimes de son for intérieur. Inlassablement, en découvreur, en voyageur, il tisse tel un navigateur les fils de ses aventures pittoresques. Dans les sillages de ces vagabondages lyriques, on découvre plusieurs facettes du poète et des figures mondaines des poètes. Ses poèmes satiriques par exemple dressent des portraits différenciant les vrais des faux poètes dans entre autres : « Je connais les poètes », « Le destin du poète » et « Le poète n'a plus sa fougue ». Il se confesse aussi individuellement pour mieux nous faire rencontrer les poètes tels qu'ils sont : des messagers, prophètes, visionnaires, maudits, tourmentés, philosophes, enfants terribles, etc. Et il y explore non seulement sa solitude du poète face au monde et l'au-delà mais il nous entraîne peu à peu en alternant les oxymores formés grâce aux adjectifs, adverbes, vers entiers, strophes entières et de poèmes entiers d'affects tristes et joyeux dans un périple lyrique et universel du poète éthique face à lui-même, à son insuffisance, à sa finitude d'humain et d'artiste des mots et des sons éphémères.

C'est en revisitant toutes ou presque toutes les figures du poète qu'il arrive à transformer ce périple individuel en odyssée universelle de n'importe quel artiste authentique de la poésie vivant d'ombres et de lumières, de joies et de peines, de pages blanches et colorées, de pages vides, d'attentes et de pages pleines dues aux déluges des mots et vertiges émotionnels.

Ce recueil de poèmes est assez représentatif du romantisme lyrique grâce aux thèmes et vocabulaires caractéristiques du romantisme et du lyrisme de ses poèmes (voir par exemple « J'ai mal de vivre », « Je me souviens », « Le dernier passage » « Sous  mes vers esseulés » etc. pour une présentation du « Romantisme », je vous renvoie à l'article « Romantisme » par Henri Peyre dans le Dictionnaire des genres et notions littéraires, Nouvelle édition augmentée, préface de François Nourissier, Paris, éditions Encyclopædia Universalis et Albin Michel, collection Encyclopædia Universalis, 2ème édition, 2001, pp. 736-756).Les thèmes récurrents abordés par ce métapoète lyrique et romantique sont le for intérieur, la vie intérieure, les états d'âme du poète (cf. : « Au gré de mes humeurs, ma plume vagabonde » dans le poème intitulé « Au fil du temps », le bonheur, la mélancolie, la poésie, la poétisation, la versification, la quête de la rime heureuse, de la belle métrique, des poèmes courts et élégiaques nous dévoilent la complexité de l'âme romantique, lyrique du poète tourmenté par ses amours, passions, sensations, sentiments et affects comme dans le poème « Dans mon jardin secret » où on le retrouve enivré par la poésie entonnant : « Je sillonne les champs avec la rime en fleur »

C'est une rime printanière, une rime bourgeonnante, enfantine, espiègle pleine de rondeur et d'ingéniosité. « Dans son jardin secret », il se dévoile solitaire, fragile, romantique, engagé et vivant dans l'obstination, en quête de la Muse salvatrice qu'il invoque et s'en enivre tour à tour. Cette énième « Muse », inspiratrice, célébrée en fanfare de rimes, cette aurore du bonheur qu'il aperçoit enfin dans le dernier poème qui clôt le recueil sur une note d'espoir, sur le bonheur d'être un faiseur de poèmes, un aède d'autres temps, un troubadour d'antan et un citharède d'autrefois au chevet de la poésie dans « Quel ravissant bonheur » : le seul soleil qui réchauffe son cœur et lui apporte tout l'amour et le bonheur dont il a besoin dans ce monde. Sa soif de mots s'étanche grâce à l'amour de la poésie et l'amour de versifier. La poésie est l'amour et l'amour n'attend pas, il se vit comme il se savoure, le voici esquissant son autoportrait du poète en citharède :

 

Qu'importe les douleurs quand brûle tant d'amour

Si l'indicible mot me rend trop solitaire,

Car le vers luit en moi comme un vrai troubadour

Captivé par les sons de son luth solitaire.

 

 

Le poète Stephen Blanchard se métamorphose donc dans ce métapoème en citharède romantique du XXIe siècle s'embarquant sur son voilier solitaire de la poésie lyrique et romantique, chantant en métrique et en rimes la beauté et la grâce volcaniques des mondes poétiques externes et internes allant jusqu'à l'exploration géopoétique des confins les plus secrets de son être.

Lisez-le, il vous emporte dans sa belle quête lyrique et authentique de l'amour des Muses. Lisez-le en savourant lentement son doux-amer périple lyrique.

 

 

© Dina Sahyouni, 31 janvier 2025, cet article issu d'un projet de préface du recueil de poèmes devient par une impérieuse nécessité éditoriale une réception brève de l'ouvrage à paraître. Bonne lecture !

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Pour citer ce texte inédit en avant-première autour du lyrisme romantique

 

Dina Sahyouni« Vagabondages lyriques et romantiques du poète Stephen Blanchard », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 17 février 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/ds-vagabondages
 

 

 

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