26 mars 2024 2 26 /03 /mars /2024 16:02

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | Critique & réception | I. « Amies » | Articles & témoignages 

 

 

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Brigitte Sy

 

 

par Brigitte Brami, Éditions Unicité, 2024, 125 pages, 13€

 

(Quand les murs des prisons rendent le monde déchiffrable)

 

 

 

 

 

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Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « Brigitte Sy » par Brigitte Brami, Éditions Unicité, 2024.

 

 

Il s’agit de la mise en abyme d’un lieu clos qu’est la prison pour Brigitte Sy, relaté par Brigitte Brami.

 

De La prison ruinée, (Indigène, 2011) de Brigitte Brami, Brigitte Sy en fit un documentaire intitulé Brigitte Brami par Brigitte Sy, maintenant c’est au tour de Brigitte Brami de lui rendre la réciprocité.

 

Elle est admirative devant Brigitte Sy qui a fait option préférentielle pour les gens cabossés, les hors système car elle voit en eux ou en elles, ses doubles.

Il s’agit d’une rencontre inopinée qui a débouchera sur une étroite collaboration. Aussi vont-elles se découvrir au travers des liens existentiels et des synchronicités qui vont les rapprocher. L’une a été incarcérée, l’autre a failli l’être par la force des choses.

 

Deux femmes de disciplines connexes qui se dépeignent chacune et en se regardant sous le prisme des réalités qui s’entremêlent et s’entrecroisent et dont en peut se délecter à loisir. La poésie peut faire des miracles par la magie des images. 

Ce lieu clos qu’est la prison Brigitte Brami ne semble pas forcément chargé négativement : « J’ai tiré de cette expérience anormale au caractère exceptionnel, d’aussi singulier, d’aussi rare et précieux que l’acte d’écrire. »

Pas d’appréhension tant pour l’une que pour l’autre. Brigitte Sy est celle qui transgresse la loi en s’amourachant d’un détenu qui deviendra son époux et c’est dans son film « Les mains libres » que cette animatrice d’ateliers de théâtre milieu carcéral donne corps à cette histoire d’amour improbable en 2010.

Que de similitudes entre leurs vécus ? La poésie est le socle commun qui unit les deux femmes. La prison, cet espace clos peut aussi faire éclore l’amour entre les êtres en carence affectives ou en manque d’amour : la nature a horreur du vide, cette agora qu’est Paris n’est pas pour la réalisatrice un terreau pour faire émerger ses films. Elle préfère ce huis clos qu’est la prison pour (planter son décor) tourné. Décidément la prison devient un lieu où l’humanité peut prendre corps contrairement à l’Agora parisien où chacun baigne dans l’impersonnalité ou l’anonymat.
 

Brigitte Sy est celle qui révèle la vie des personnes incarcérées. Elle les met en scène en donnant à voir ce qu’il y a de plus sublime en elles. Elle ne leur donne pas  une seconde vie mais montre ce qu’il y a d’imperceptible chez elles dans leur vie d’avant, de ce fait on peut dire que la prison opère chez  elles le miracle de l’écriture comme ce fut  le cas d’Albertine Sarrasin,  l’autrice de l’Astragale, roman éponyme du film de la réalisatrice en 2015.

 

Vu sous cet angle-là le milieu carcéral peut être le lieu de confluences des amours improbables, des fulgurances intellectuelles, de l’éveil des passions latentes, de l’accomplissement de soi, de la révélation de soi et de la redécouverte de soi.   

« Je ne parle pas d’amour dans mes films mais du manque d’amour », propos de Brigitte Sy, rapportés par Brigitte Brami. 

Tout est miracle. Rencontre miraculeuse entre Albertine et Julien.

Tout comme Albertine Brigitte Brami a connu l’amour homosexuelle et a été en cavale : troublante coïncidence.

Brigitte Sy a le flair pour choisir ses personnages de film qui sont le reflet de sa vie. Selon Brigitte Brami, « Brigitte Sy décrit l’amour sans fausse note ». C’est toute son humanité de réalisatrice et tout son charisme qu’elle traduit dans les pages de son livre. Elle nous aide à comprendre ses choix. Elle nous décrit les scénarios de ses films, c’est comme si on y assistait.

Albertine est née en Algérie et adoptée par un couple de Français, Brigitte Sy est née en Algérie et adoptée par son beau-père.

Le manque d’amour ne fait-il pas croître le sentiment amoureux et l’envie d’aimer à profusion ?

 

Les deux femmes nourrissent une passion commune pour Jean Genêt. Brigitte Brami est spécialiste de Jean Genêt, Brigitte Sy a expérimenté ce dernier à travers la mise en scène de son théâtre et aime des hommes qui lui ressemblent. 

Il y a une poésie et une esthétique dans les images véhiculées par l’une et par l’autre dans leurs démarches respectives donc elles se posent en miroir et se réfléchissent tout en beauté.  Aussi voient-elles en Jean Genêt et Albertine Sarrasin des alter ego. 

 

 

© Maggy DE COSTER

 

NDLR : Brigitte Sy est la mère de Louis Garrel et Esther Garrel tous deux acteur et actrice de cinéma et belle-mère de l’actrice Laetitia Casta. Voir aussi l’URL : https://editions-unicite.fr/auteurs/BRAMI-Brigitte/brigitte-sy-par-brigitte-brami/index.php

 

 

 

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Pour citer ce texte  inédit

 

Maggy De Coster, « Brigitte Sy par Brigitte Brami, Éditions Unicité, 2024, 125 pages, 13€ (Quand les murs des prisons rendent le monde déchiffrable) », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 26 mars 2024. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/mdc-brigittesyparbrami

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Mise en page par David

 

 

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Lien à venir

13 mars 2024 3 13 /03 /mars /2024 11:00

 

NOUS VOUS SOUHAITONS UNE EXCELLENTE

 

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES

 

FEMMES PARTOUT DANS LE MONDE !

 

8 MARS 2024

 

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)

 

 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE ET MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES ET PRATIQUES

 

 

 


N°I | HIVER 2024

 

 

 

SEULES, SEULETTES : 

 

 

DES POÉSIES DE NOS SOLITUDES

 


1er VOLET 

 

 

 

Crédit photo : Élisabeth Louise Vigée Le Brun, « Jeanne Julie Louise Le Brun se regardant dans un miroir » , 1787, image libre de droits, peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran par LPpdm d’une photographie trouvée sur le site Commons.

 

 

 

 

SOMMAIRE*

 

 

LES SOUMISSIONS THÉORIQUES, POÉTIQUES,

 

ARTISTIQUES ET AUDIOVISUELLES SONT OUVERTES

 

JUSQU'AU 14 MARS 2024

 

POUR LES DOSSIERS ET LES RUBRIQUES 

 

MISE EN LIGNE JUSQU'AU 19 MARS 2024

 

 

NOTRE APPEL À CONTRIBUTIONS 

 

EST DISPONIBLE EN LIGNE DEPUIS LE 12 JANVIER

 

SOLITUDES DES SEULETTES**

 

 

 

 

 

 

* À venir...

**La page a été raparée. Si toutefois l'appel à contributions s'affiche difficilement sur votre ordinateur, contactez-nous.

 

Rappel utile : Comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, sa vidéo, etc.

 

 

MERCI DE NOUS SIGNALER LES LIENS CASSÉS POUR LES RÉPARER !

 

 

DOUCE ANNÉE 2024 !

UN NOUVEL APPEL À CONTRIBUTIONS

 

EST DISPONIBLE ICI :

 

 

Il est encore possible de nous adresser des œuvres théoriques et poétiques originales ou traduites par courrier électronique ou postal pour attirer l'attention des membres de l'équipe de cette revue qui ont la possibilité de proposer certains de ces ouvrages pour un ou plusieurs Prix Poétiques attribués annuellement par la SIEFEGP en Mars, Avril et Mai. Dernière limite avant les votes :  28 février 2024 (en dehors du Prix Littéraire Dina Sahyouni). Ce message concerne uniquement les œuvres composées individuellement par des autrices.

Avertissement important ! L'envoi d'un exemplaire gratuit et volontaire de votre part au Service de Presse de cette revue n'engage nos structures bénévoles ni à vous rendre votre exemplaire ni à en publier des extraits, ni à en parler, ni à le distinguer, ni à le critiquer et ni de le proposer à la Bibliothèque Cybèle de l’association SIEFEGP car les membres de notre équipe sont libres de leurs choix éditoriaux et de leurs votes. Cette règle s'applique également et continuellement depuis leur création à tous les autres périodiques et organismes bénévoles de l'association SIEFEGP et toutes leurs distinctions et publications. http://www.pandesmuses.fr

 

Message du 5 février 2024.

 

Un certain milieu littéraire est actuellement perturbé par une affaire de violences conjugales tout en se délectant d'ignominies révélées par certains médias puis reprises sur les réseaux sociaux et ailleurs... Nous déplorons les révélations lapidaires sur cette affaire par certains médias qui n'ont aucun égard aux victimes (la mère et les enfants). Notre équipe est stupéfaite et exprime sa solidarité avec les victimes. Nous constatons encore une fois que les violences sexistes et/ou sexuelles gangrènent tous les univers de la société.. les milieux poétiques et universitaires aussi... Voilà entre autres, pourquoi nous sommes là.. voilà pourquoi ce site existe.

Pour cette raison, le site pandesmuses.fr a récemment renforcé sa charte pour répondre précisément à ce point particulier. L'actualisation de la page de la charte se fera au plus tard le 15 mars.

Message du 5 mars 2024.

 

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)  

 

 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES & PRATIQUES

 

 DIFFUSÉE EN VERSION ÉLECTRONIQUE (APÉRIODIQUE)

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SUSPENDUE SUITE À UN CAS DE FORCE MAJEURE DE 2018 À 2020

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ISSN NUMÉRIQUE : 2116-1046

 

ISSN IMPRIMÉ : 2492-0487

 

(4 NUMÉROS PAR AN DONT un HORS-SÉRIE & UN NUMÉRO SPÉCIAL)

 

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INITIATIVE LABELLISÉE EN 2016-2017 PAR LE MINISTÈRE DES FAMILLES, DE l’ENFANCE ET DES DROITS DES FEMMES

 

Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)

 

© TOUS DROITS RÉSERVÉS 

 

PRÉSENTATION CRÉÉE LE 6 JANVIER 2024 PAR AUDE

DERNIÈRE MISE À JOUR : 8 MARS 2024

 

18 janvier 2024 4 18 /01 /janvier /2024 15:50

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Entretiens poétiques, artistiques, (éco)féministes & ORIENTALES (O​​) | N° 3 | Entretiens

 

 

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Entretien avec Déborah Blanc

 

 

(écrivaine & poétesse)

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis en décembre 2023 par

 

Hanen Marouani

 

 

Entrevue avec &

photographies fournies par

 

 

Déborah Blanc

 

Poétesse & écrivaine

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « Danse avec la nuit » par Déborah Blanc.

 

 

 

Déborah BLANC : « Je suis inconditionnellement amoureuse de la poésie. C’est d’ailleurs le genre littéraire où je peux véritablement me libérer, me livrer et mettre à jour ma grande sensibilité. »

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de Déborah Blanc (écrivaine & poétesse) entourée de ses œuvres lors d'une séance de dédicaces.

 

 

BIOGRAPHIE 

 

 

Déborah Blanc est née en Occitanie en 1970. Elle a étudié les langues à l’université de Toulouse avant de préparer le concours de professeure d’anglais du second degré. Elle enseigne dans un collège dans les Pyrénées et parallèlement à son activité, écrit des romans, des nouvelles et de la poésie. En 2014, pour sa première participation à un concours, elle a gagné le second prix de poésie de la ville de Lyon dans la section néo-classique. La résilience été l’espérance sont toujours les fils conducteurs de ses écrits. Elle cherche à susciter des émotions et à amener le lecteur à s’interroger sur des thèmes forts. Elle aime également le faire s’évader dans des univers variés. 


 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

2020 — La Révélation du Tsunami, récit autobiographique ; indisponible. Bientôt en réédition.

2021 — Le Monde selon Tam-Tam, Fable contemporaine (indisponible, très bientôt en réédition aux éditions Encre de Lune).

2021 — Danse avec La Nuit, 1ère édition, éditions Encre de Lune / 2ème Édition 2023 BoD.

2022 — NECTAR, recueil de poésie, Amazon.

2022 — Les Contes de l’étrange, recueil de Nouvelles Fantastiques, Amazon.

2022 — Rédemption, roman psychologique régional, éditions Encre de Lune.

2023 — Le Clan de la Lune, tome I, éditions Encre de Lune.

Deux participations à des ouvrages collectifs au profit d’associations caritatives.

2022 — Happy or Bloody Valentine, éditions Encre de Lune.

2022 Animals, éditions Encre de Lune.

 

 

ENTRETIEN*

 

 

H.M — Bonjour Déborah Blanc, pourriez-vous nous parler de votre expérience en tant qu'autrice évoluant dans un contexte où la langue de votre profession est l'anglais, alors que vous écrivez principalement en français ?

 

D.B — J’ai toujours été intéressée par les langues vivantes. Je suis très à l’aise. Le français a toujours été une source de curiosité, de nourriture et de facilité. Je n’ai pas choisi de devenir professeur de français parce que je voulais également maîtriser une autre langue et j’étais très attirée par l’anglais. De plus, cela m’apportait une sorte « d’exotisme » car les deux langues ne fonctionnent absolument pas sur le même modèle même si elles ont des racines latines communes. Pour moi, l’anglais reste une langue orale que j’enseigne à des collégiens. Je perçois le français comme une langue écrite avant tout. En tous cas c’est ce qui m’intéresse.

 

 

H.M — Comment naviguerez-vous entre ces deux langues, et quelles sont les particularités que vous appréciez dans chacune lors de votre processus d'écriture ?

 

D.B — Il m’est arrivé d’écrire des textes ou poèmes en anglais. La douceur des sons et les rythmes anglo-saxons s’y prêtent bien. En général, je les lis à haute voix pour justement m’imprégner de cette sensation de douceur. D’ailleurs, j’aime beaucoup les poètes anglais comme Keats. Néanmoins, je ne m’estime pas suffisamment bilingue pour choisir l’anglais comme langue d’écriture de romans. Je suis une technicienne de cette langue mais je ne suis pas anglaise donc je ne peux pas accéder à toutes les subtilités car je réfléchis et je pense « à la française ». De plus, j’aime trop nos grands auteurs classiques (Victor Hugo, Chateaubriand, Zola etc. C’est donc dans ma langue maternelle que je suis le plus à l’aise pour exprimer les émotions et pour les descriptions également.

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « Animals » par Déborah Blanc.

 

 

H.M – Votre engagement envers la cause animale est évident dans vos écrits. Comment cette passion influence-t-elle votre choix de sujets et la manière dont vous abordez les thèmes dans vos livres ?

 

D.B —  Tous mes livres ne parlent pas de cause animale. C’est un sujet qui me préoccupe car il est en adéquation avec mes choix et mes engagements concrets au quotidien. Chaque fois que cela est possible et que cela est pertinent, je glisse une allusion, une remarque, une petite lumière pour éveiller les consciences. Si « Le Monde selon Tam-Tam » est totalement dédié à la cause animale, dans mes autres ouvrages, je la suggère. J’en saupoudre certains passages, j’insère des réflexions sur l’impact de l’homme sur la nature et ses habitants.

 

H.M — Entre poésie et roman, avez-vous une préférence marquée ? Comment ces deux formes littéraires se complètent-elles dans votre parcours d'écriture ?

 

D.B — Je suis inconditionnellement amoureuse de la poésie. C’est d’ailleurs le genre littéraire où je peux véritablement me libérer, me livrer et mettre à jour ma grande sensibilité. C’est aussi là que je peux m’engager pour des thèmes forts comme la condition des femmes, l’enfance, l’écologie, la guerre, l’amour.  Cela se ressent dans tous mes romans. Les retours de lecteurs font souvent référence à ma « plume poétique » car même en prose, il y a toujours une coloration poétique et métaphorique. 

 

H.M — Pouvez-vous partager le moment clé ou le déclic qui vous a poussée à franchir le pas et à vous lancer dans l'écriture, ainsi que les défis que vous avez rencontrés lors du processus d'édition de vos premiers ouvrages ?

 

D.B — J’ai toujours écrit, depuis toute petite. Une fois adulte, malgré l’envie de me jeter à l’eau et de terminer un manuscrit pour le soumettre à un éditeur, je n’ai pas eu le courage. Je crois que je n’avais pas assez confiance en moi. Je n’avais pas non plus la maturité nécessaire. C’est lorsque j’ai été atteinte d’un cancer rare qui a abouti sur un handicap physique que l’envie d’écrire est devenue un besoin. Et ce besoin m’a poussée à oser. Le processus d’édition est souvent douloureux. Je ne suis pas commerciale. Le marketing ne m’intéresse pas et pourtant il est primordial pour avoir de la visibilité. J’ai tenté l’auto-édition mais je n’ai pas trouvé les outils et les leviers nécessaires pour que cela porte. L’océan de la littérature est immense. Ma petite barque est restée invisible. Mais je ne me suis pas découragée. Je suis ensuite tombée sur une petite maison d’édition bienveillante mais qui n’a pas le poids nécessaire pour porter les ouvrages de ses auteurs.

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « Le Clan de la Lune », tome I, par Déborah Blanc.

 

 

H.M — Comment la culture française influence-t-elle votre style d'écriture, en particulier dans des thèmes tels que la poésie et la narration romanesque ?

 

D.B — La culture française m’influence principalement dans mes écrits poétiques. J’ai grandi à l’ombre des grands romantiques que sont Victor Hugo et Rimbaud. Cette façon unique de parler de l’âme humaine, des tourments du cœur, de la nature m’a toujours profondément émue et émerveillée.  Pour la narration romanesque, je citerai encore une fois Victor Hugo qui a une extraordinaire manière de décrire ses personnages, de façon ciselée, presque chirurgicale, tout en y mêlant une intention poétique évidente. Mais je suis aussi influencée par des auteurs étrangers comme le japonais Haruki Murakami qui a été une révélation.

 

H.M — Pourriez-vous partager votre perspective sur l'importance de la littérature dans la sensibilisation aux questions sociales, notamment celles liées à la cause animale ?

 

D.B — Les mots ont un pouvoir presqu’aussi puissant que les images. Mêler des questions sociales à une histoire c’est les rendre accessibles et concrètes parce qu’on les intègre dans un espace-temps, au milieu d’une narration où l’on s’attache aux personnages. Alors forcément on est plus à l’écoute, plus sensible parce que l’histoire met en lumière une notion qui pourrait paraître lointaine. Les émotions que l’auteur crée chez le lecteur vont l’amener à s’interroger, à réfléchir et peut-être à se soucier davantage de la cause présentée dans le roman.

 

 

H.M — Comment vos expériences personnelles, qu'elles soient liées à la vie quotidienne ou à des événements marquants, se démarquent-elles dans votre écriture, et de quelle manière ces éléments personnels influencent-ils la création de vos personnages et de vos histoires ?

 

D.B — Tout auteur met de lui-même quand il écrit. Dans certains personnages il y a une part de moi-même, de ma personnalité, de mes goûts, de mes centres d’intérêt. Pour d’autres, je m’inspire de gens que je connais. Parfois je peux me servir d’une situation réelle vécue ou dont j’ai été juste témoin. Le plus souvent, l’histoire sort de ma tête sans lien avec la réalité mais il y aura néanmoins toujours quelque chose connecté à mes expériences ou à des événements particuliers. Je crois que notre chemin de vie impacte forcément notre écriture. Je pense aussi que notre personnalité transparait également dans nos récits romanesques ou poétiques.​​​​

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « Nectar » par Déborah Blanc.

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H.M — En tant qu'auteure, comment abordez-vous la création de personnages et leur développement, en tenant compte de votre sensibilité envers les animaux et de votre attachement à la nature ?

 

D.B — Mes personnages principaux sont tous bienveillants. Non seulement ils aiment les animaux et la nature mais ils les respectent. C’est peut-être parce qu’un personnage principal est un peu l’enfant de l’auteur. Il doit forcément lui ressembler. Personnellement, je dois m’identifier à lui pour le faire vivre et avancer dans l’histoire. Cela n’est pas le cas des personnages secondaires qui peuvent très bien ne pas s’embarrasser de ces problèmes. J’aime libérer ma plume en développant des personnages totalement à l’opposé de ce que je suis mais je n’arrive pas à mettre sous les projecteurs un héros qui n’a pas la même sensibilité que moi vis-à-vis de la nature et des animaux.

 

H.M — Quels conseils donneriez-vous aux écrivains qui cherchent à explorer des thèmes engagés dans leur travail, tout en respectant la beauté de la langue ?

 

D.B — Quelle que soit la cause défendue, il ne faut pas tomber dans le vulgaire ou le galvaudé. Je pense qu’il ne faut pas forcer le trait au risque de perdre ses lecteurs. Le plaisir d’écrire ne doit pas être supplanté par la nécessité de dénoncer. Pour moi, les mots, leur musicalité, leur agencement, leur poids prévalent sur le thème engagé. Si les mots sont bien choisis, si l’auteur laisse toute latitude à sa plume et à sa créativité, alors il est possible de défendre ce qui nous tient à cœur sans sacrifier la forme au fond.

 

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© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « Les Contes de l'étrange.jpg » par Déborah Blanc.

 

 

H.M — Pourriez-vous nous parler de votre expérience avec les éditeurs et de l'exigence particulière qu'implique le processus éditorial lorsqu'on écrit dans une langue qui n'est pas celle de notre profession ?

 

D.B — Comme je l’ai déjà expliqué, je pense maîtriser parfaitement la langue française, sa syntaxe, son orthographe. Du coup, dans le processus éditorial, le correcteur n’a aucun travail à faire. Je suis très exigeante avec moi-même et je traque la moindre erreur en relisant mon manuscrit de nombreuses fois. Bien-sûr au bout d’un moment on connaît tellement son propre texte que l’on peut laisser passer des verrues littéraires. En résumé, je parle bien mieux et j’écris bien mieux le français que l’anglais. L’amour que j’ai toujours eu pour ma langue maternelle, sa culture et ses grands écrivains légitime mes ouvrages.

 

 

H.M —  En parlant de vos livres, comment espérez-vous que vos lecteurs réagissent ou ce qu'ils retiennent de vos écrits, notamment en relation avec les thèmes que vous abordez ?

 

D.B — Mes livres sont très différents les uns des autres car j’aime explorer de nouveaux genres littéraires et je ne me cantonne pas à l’un d’entre eux. Ainsi j’ai écrit un roman jeunesse, un roman psychologique et régional, un roman d’aventures paranormal, un conte philosophique moderne mettant en scène un chat, un recueil de poésies engagées et un recueil de Nouvelles fantastiques. Le récit autobiographique sur ma maladie et mon handicap va être réédité prochainement. Dans tout ceci, il y a des fils conducteurs communs : faire réfléchir, susciter de l’émotion, faire voyager et rêver.

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « Rédemption » par Déborah Blanc.

 

 

H.M — En cette période festive, comment suggérerez-vous aux lecteurs de découvrir et partager vos œuvres littéraires, tout en les invitant à plonger dans des univers chaleureux et inspirants, propices à la magie des fêtes de Noël ?

 

D.B — Tous mes ouvrages ont une veine poétique et sensible. J’aime le fantastique et on y trouve aussi beaucoup d’éléments qui correspondent bien à la magie de noël. Par exemple, mon roman jeunesse « Le Clan de la Lune » emmène les ados dans les régions sauvages au milieu d’une meute de loups pas comme les autres où une louve chamane, guidée par la déesse Lune, guide son peuple. Mon roman psychologique régional « Rédemption » est une ode à la vie et à l’amour. Ce message positif et inspirant est tout à fait adapté à cette saison lumineuse de Noël.

 

 

© Hanen Marouani.

 

*Cette entrevue reçue en décembre dernier aurait pu paraître dans le premier volet des « Poétiques automnales », malheureusement, la rédaction de cette revue n'a pas eu la possibilité de la publier avant aujourd'hui (à cause d'un problème technique d'affichage — du texte et des images — et présente ses sincères excuses aux autrices/auteures pour cet incident)

 

 

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Pour citer cet écoentretien illustré & inédit

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Hanen Marouani, « Entretien avec Déborah Blanc (écrivaine et poétesse) », photographies fournies  par l'autrice Déborah BlancLe Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 18 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/hmarouani-entretien-deborahblanc

 

 

 

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N° I | HIVER 2024

Lien à venir

25 novembre 2023 6 25 /11 /novembre /2023 17:05

 

NOUS VOUS PRIONS DE PRENDRE PART À NOTRE LETTRE POÉFÉMINISTE & POÉPOLITIQUE POUR TENTER D'ÉLIMINER LES FORMES DU TERRORISME DE NOTRE MONDE ET D'ÉTABLIR UNE PAIX MONDIALE DURABLE :

 

 

 

STOPPONS ENSEMBLE LE TERRORISME

ET ŒUVRONS POUR UNE PAIX

MONDIALE ET DURABLE

 

 

 

DU 10 OCTOBRE AU 25 NOVEMBRE 2023

 

 

Crédit photo : Colombes blanches de la paix, image libre de droits,

capture d'écran d'une photo du Web.

 

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LA GAZETTE DES AUTRICES, LES PÉRIODIQUES ET LES MEMBRES DE L'ASSOCIATION

 

SOCIÉTÉ INTERNATIONALE D'ÉTUDES DES FEMMES ET D'ÉTUDES DE GENRE EN POÉSIE (SIÉFÉGP) S'ASSOCIENT POUR RÉALISER CETTE LETTRE OUVERTE

 

PUBLICATION NUMÉRIQUE DES  EXPRESSIONS CHOISIES JUSQU'AU 20 NOVEMBRE 2023.

NOUS PENSONS CONTINUELLEMENT

À TOUTES LES VICTIMES CIVILES INNOCENTES

À ET LEURS FAMILLES.

 

Crédits photos : Ruban noir symbolisant le deuil en hommage aux victimes civiles, domaine public, Commons. 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES modifie son agenda automnal pour recueillir & publier jusqu'au 25 novembre vos témoignages & créations artistiques et poétiques pour éliminer le terrorisme dans cette lettre poépolitique & poéféministe ouverte des personnes luttant pour l'élimination des formes du terrorisme de ce monde, pour inviter les autorités compétentes à œuvrer pour établir une paix mondiale durable. Cette lettre réclame également la libération immédiate et sans condition des otages du 7 octobre dernier et des personnes prisonnières politiques détenues injustement par des régimes tyranniques partout dans ce monde, une trêve humanitaire en Gaza pour s'engager dans un processus de paix durable et la reconnaissance des droits légitimes d'État de la population Palestinienne et nous condamnons toutes les violations des droits humains et les violences et crimes sexuels commis sur les femmes le 7 octobre dernier et ceux commis partout dans le monde. Vous avez la possibilité d'adresser à la rédaction vos contributions libres (dans la langue et sur le siècle de votre choix) au plus tard le 15 18 novembre 2023.

 

EXCEPTIONNELLEMENT ET SUITE AUX DEMANDES DES TROIS AUTRICES, NOUS AJOUTONS QUELQUES CONTRIBUTIONS EN SUPPLÉMENT À LA LETTRE D'OCTOBRE EN DÉCEMBRE 2023.

 

SOMMAIRE

 

 

 

ÉDITORIAUX

Dina SAHYOUNI, « Rendez-nous les otages, rendez-nous le silence, rendez-vous. » & « Que peut la poésie face à l'horreur ? » [Texte de 2020]

 

EXPRESSION POÉTIQUE CONTEMPORAINE

 

Françoise URBAN-MENNINGER, « Rien n'est à sa place » avec une peinture par Mariem GARAALI HADOUSSA

Dina SAHYOUNI, « Notre monde agonise », « Ce qui est vrai est lumineux » & « S'en va vers l'infini »,  « Le cœur déchiré & Deux autres poèmes pour la paix » & « Poésie automnale pour le 25 novembre » 

Evelyne CHARASSE, « Mahsa Amini » & « 8 ans déjà »

Hanen MAROUANI, « Et si je n'étais qu'un rêve d'enfant — »

Brahim SACI, « On ne parle plus de paix », « La destruction fait rage » & « Tant de faux sages »

Floriane MARTIN, « Sur le temps qui se fige »

Berthilia SWANN, « Cœur d’enfant » & « Des mots en silence » [Poème supplémentair ajouté le 14 décembre 2023]

Maggy DE COSTER, « Soleil rougissant dans un ciel en feu », « Poèmes extraits du recueil « À fleur de mots » », « Deux poèmes extraits du recueil « Les versets simplifiés du soleil levant » » & « Exergue et extrait du recueil « In-version poétique » (2015) » 

Camille AUBAUDE (poèmes & photographies), « Méraubaude & autres poèmes »

Sylvia SCHNEIDER, « À tous les otages ! » avec un portrait de l'autrice par l’artiste Florence CASTEL 

Nicole BARRIÈRE, « Dieu de miséricorde »

 

EXPRESSION POÉTIQUE DU PASSÉ

 

Blanche CAZES, « In Æternum », poème choisi, transcrit et dédié par DS.

L'ANTI-TERRORISTE...« Épître à Robespierre, faite du temps qu'il était Membre du Comité de Salut Public. Par le Citoyen Pont », poème choisi, transcrit, corrigé, mis en français moderne & annoté par Dina SAHYOUNI de L'Anti-terroriste, ou Journal des principes, [suite au Journal du Département de Haute-Garonne] (1795) avec une photographie du journal

Blanche CAZES, « In Æternum », poème choisi, transcrit et dédié par DS.

Augustine-Malvina BLANCHECOTTE, « Avec paix, dans le calme, avec douceur sereine », poème choisi & transcrit par DS.

Marie-Louise LÉVÊQUE, « Les exilés », poème choisi, transcrit et dédié par DS.

EXPRESSION ARTISTIQUE CONTEMPORAINE

Robert BECKER, « Communiqué : “Guernica / Ukraine” »

Sarah MOSTREL, « Exposition en réaction au 7 octobre 2023 »​​

Toutes les photographies contemporaines libres de droits sur la paix & présentes dans les pages publiées numériquement dans cette Lettre ouverte.

 

EXPRESSION ARTISTIQUE DU PASSÉ 

 

Toutes les photographies contemporaines libres de droits sur la paix des peintures tombées dans le domaine public & présentes dans les pages publiées numériquement dans cette Lettre ouverte.

« Représentations mythiques et légendaires de la paix en captures d'écrans réalisées par LPpdm » [Cette page ne s'affiche pas correctement et nous ferons le nécessaire pour la réparer le plus rapidement possible, veuillez nous en excuser.]

 

EXPRESSION ARTISTIQUE AUDIOVISUELLE 

 

Nous avons eu un coup de cœur pour la prière de l'artiste Yaël DECKELBAUM « Prayer Of The Mothers » (Official Video) :​​​​​

NOUS REMERCIONS CHALEUREUSEMENT TOUTES LES PERSONNES QUI ONT PARTICIPÉ À CETTE LETTRE OUVERTE POUR LA PAIX ET POUR ÉLIMINER LE TERRORISME !

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

RÉALISATION TECHNIQUE 

David et Aude SIMON

 DIRECTION

Rédaction de la revue LPpdm

Contacter la rédaction :

contactlppdm@pandesmuses.fr,

contact.revue@pandesmuses.fr

 

COMITÉ DE LECTURE DE CETTE LETTRE (MEMBRES CITÉS PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE) 

Camille AUBAUDE, Maggy DE COSTER, Dina SAHYOUNI, Aude SIMON, David SIMON, & Françoise URBAN-MENNINGER. 

 

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteure/auteur est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, etc.

 

EN POÉSIE AVEC VOUS ! 

 

 

À lire également : 

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POUR CITER CET ÉVÉNEMENT INÉDIT

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes & poépolitiques 2023 | « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable », mis en ligne le 24 octobre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/lettredoctobre2023

 

 

 

MERCI S'IL VOUS PLAÎT DE NOUS SIGNALER LES LIENS CASSÉS POUR LES RÉPARER !

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)

 

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 DIFFUSÉE EN VERSION ÉLECTRONIQUE (APÉRIODIQUE)

& EN VERSION IMPRIMÉE

 

SUSPENDUE SUITE À UN CAS DE FORCE MAJEURE DE 2018 À 20203

REPRISE DE L'ÉDITION IMPRIMÉE EN FIN DE 2021.
 

 

ISSN NUMÉRIQUE : 2116-1046

 

ISSN IMPRIMÉ : 2492-0487

(4 NUMÉROS PAR AN DONT un HORS-SÉRIE & UN NUMÉRO SPÉCIAL)

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INITIATIVE LABELLISÉE EN 2016-2017 PAR LE MINISTÈRE DES FAMILLES, DE l’ENFANCE ET DES DROITS DES FEMMES

 

Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)

 

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PRÉSENTATION CRÉÉE LE 24 OCTOBRE PAR AUDE

DERNIÈRE MISE À JOUR : LE 14 DÉCEMBRE 2023

(AJOUT DES PAGES PUBLIÉES SUPPLÉMENTAIRES)

31 octobre 2023 2 31 /10 /octobre /2023 16:20

N°15 | Poétiques automnales | Dossier mineur | Florilège | Astres & animaux 

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Voies

 

 

 

Poème & peinture

 

Cyli Breton

Site officiel : http://www.cyli-breton.com

 

 

 

© Crédit photo : Cyli Breton « Réseaux », peinture symbolique.

 

 

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Voies

Un élément ferroviaire

Graphite ici

Photon

Il est la matière même

De la mémoire


 

En l'authenticité

À dérober l'existence

Sous les pas de nos morts

Nous fleurissons

Des Dieux opaques


 

Comme nos résistances

Allumées dans la nuit

Tabernacles en attente

De déchirure métallique.

 

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© Cyli Breton

 

 

***

 

Pour citer ces écopoème, géopoème & peinture inédits

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Cyli Breton (poème & illustration), « Voies », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 31 octobre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no15/cbreton-voies

 

 

 

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La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

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