25 juin 2025 3 25 /06 /juin /2025 15:31

 

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | La poésie dans tous ses états / Leçons, méthodes & méthodologies en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exil & poésie.

 

Langue & vérité en temps d’exil

 

 

 

 


 

 

Conférence par

 

Salim Mokaddem

 

Philosophe, poète, auteur & professeur émérite à l’Université de Montpellier

Blog officiel : www.salimmokaddem.com

 

 

Avant-Propos & photographies par

 

Arwa Ben Dhia


Poète polyglotte, auteure, Ambassadrice de la Paix (CUAP), ingénieure brevets & docteure en électronique

Page Linkedin :

https://www.linkedin.com/in/arwa-ben-dhia-phd-0538b011/

 

 

 

Avant-Propos

 

À l’occasion de la quatrième édition du festival « La Tour Poétique » de l’association Apulivre dont le thème était l’exil, et qui a eu lieu du 12 au 15 juin 2025 à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne du 15è arrondissement de Paris, le philosophe et poète Salim Mokaddem, professeur émérite à l’Université de Montpellier, a donné une conférence intitulée « Exil et poésie. Langue et vérité en temps d’exil ». Voici le texte de son discours :

© Arwa BEN DHIA

 

© Crédit photo : Première image de Salim Mokaddem durant son intervention intitulée « Exil et poésie. Langue et vérité en temps d’exil » lors du festival poétique de l'association Apulivre, juin 2025.

 

 

Exil et poésie. Langue et vérité en temps d’exil*

 

 

Le langage du poète et la langue de la poésie sont souvent difficiles à entendre car l’utilité et le quotidien de nos tâches de vie font que notre rapport aux mots est très souvent embué du rôle utilitariste ou fonctionnaliste que nous leur attribuons. La fonction symbolique du langage est alors réduite à une finalité de communication ou à une saisie pragmatique du langage en tant que tel. Les mots du quotidien, ceux de la tribu humaine, sont alors oubliés, façonnés ou malmenés dans un codage sémiotique où le sens est écrasé par la signification et où le mystère de ce qui est à l’origine du Monde des humains, qui fait de nous des parlêtres (selon le néologisme formé par Lacan), disparait dans le tumulte médiatique et informationnel de nos sociétés de flux verbaux et d’algorithmes incessants. Parler se réduit alors à communiquer des informations sur les choses qui apparaissent comme des données (data) du monde perçu, du réel de l’opinion, de ce qui fait le sens commun des choses du monde. 

Pourtant, la poésie institue dans la langue un autre rapport au monde, à l’être, à la vie humaine : elle nous rend, paradoxalement, à un monde d’enfance (infari) où le mot et la chose n’étaient pas encore saisis dans l’ordonnancement des hiérarchies du discours, où la parole était créatrice et où chanter, penser, dire sont le même. 

Qu’est-ce que le poème ajoute ou retire de notre rapport quotidien à la prose du monde ? Que dit le poème sur notre rapport au réel et de notre situation dans le monde ? 

 

1 — Logos, poïesis, cosmos 

 

La poésie est un art du langage qui exprime, à travers les mots, les sentiments d’infini se manifestant dans l’existence humaine ; elle vise donc à transformer le rapport au monde pour lui conférer un caractère plus intense, plus intime et en même temps plus spirituel, qu’on peut rapprocher d’une certaine pratique de magie ou d’action de transformation des choses de la vie en symboles et en expressions faisant du monde un autre monde, un monde transfiguré par une vision au sens plein du terme. Cette vision est de part en part une transformation de soi et du monde abolissant les divisions faciles par lesquelles nous agissons et vivons ordinairement le monde. Rimbaud a raison de parler alors de voyance ; non pas celle d’un symbolisme d’école ou de facile référence à un ésotérisme éclectique, plutôt exotique que véritablement voyageur. Le monde du poète est non pas un autre monde au sens où Nietzsche parle des arrière-mondes du religieux, mais un monde Autre qui transfigure celui dans lequel nous sommes, un monde qui apparaît comme créé, produit, inventé en même temps qu’il est nommé et dit par le langage de la poésie qui l’institue et le crée comme tel. 

Cette dimension peut être lyrique, élégiaque, hymnique, voire spéculative, mais, elle est toujours musicale en même temps que fortement ancrée dans une transcendance qui donne à l’âme humaine une dimension de transport (ce que signifie le terme de métaphore) et de déplacement dans un ailleurs (qui est exil) dont le poète garde la nostalgie depuis toujours. En ce sens tout poème est platonicien car il témoigne d’une volonté ou d’un désir de retour à une vraie vie, à un Azur incontestable par lequel le langage trouve sa plénitude dans son adéquation, non problématique et arbitraire, aux signes qui sont indistinctement le chant du monde et celui de sa vérité dans la libre subjectivité infinie du poète. 

Les hymnes antiques, ceux de Pindare, d’Homère, racontent ces noces de l’Autre et de l’Ailleurs dans la présence à soi (parousie) de la Parole poétique. C’est pour cela que les mots du poème sont en exil dans une langue qui ne sait plus que parler pour indiquer les choses qui sont et disparaissent aussi vite qu’elles sont nommées dans le fast-wording de l’information, non hiérarchisée au sens étymologique du terme, non sacralisée par ce que cache et ce que montre le mot qui fait advenir la chose en dévoilant sa présence sur un autre mode que celui de l’ordre du discours. 

Le langage du poète est actif, efficient, effectif : il vise à produire un autre monde, dans le monde, ou, modestement, à côté de lui, pour en changer la vision sinon le cours, du moins, le sens, et, ainsi l’ancrer dans un rapport qui est à la fois un lien dialectique de justice et une production de vérité. Platon avait bien compris cela : chasser le poète de la Cité belle et bonne, parfaite, ce n’est pas invalider son art. C’est justement annoncer de façon forte et logique que le poème n’a de sens que quand la Cité est désordonnée, injuste, fausse, inique et tyrannique. Le poète témoigne alors par son Dire et son chant, d’un monde vrai et juste, qui reste en attente de sa réalisation. Le temps de l’attente est le temps de la poésie qui témoigne de sa possibilité réelle, en tant que martyr de la nécessité d’une politique de la métaphysique dans l’histoire qui l’exclut en tant que tel. 

Si la Cité est juste et vraie, alors la poésie devient monde et le logos se transforme en praxis vivante de soi. Si le poème nous parle encore, c’est parce que nous sommes en exil et en nostalgie de la vérité dont il témoigne en instaurant dans la langue des travaux et des jours, le rappel, le souvenir d’un Autre monde que celui où nous vivons aujourd’hui, tels des esclaves aliénés par l’attachement à l’immédiat et à la peur de lâcher notre confort. Le poète annonce que pour vivre, tels des dieux, libres et créateurs dans une enfance qui n’a rien de mythique ou de romantisme impuissant, il nous faut agir dans la langue pour qu’elle se libère des pesanteurs et des faussetés qui la plombent et la rendent serviles ou, pire, artificielle langue de la communication sans sens ni sujet. Ainsi, les poètes sont utiles comme prophètes du vrai, et inutiles dans une société où l’amour, la justice, la fraternité lient les humains entre eux. La dialectique est paradoxale d’être si rigoureuse : nous n’avons jamais eu aussi besoin de poésie qu’aujourd’hui pour dire que notre monde est en danger d’amnésie et en mal de confondre le code et le signe, l’algorithme et le jugement, ou la pensée et la chose inerte, remplaçable et jetable dans ce que Marcuse appelle le principe de rendement. Dans une Cité juste, le poète n'a plus sa place ; dans la Cité où le philosophe est assassiné par l’opinion vengeresse et le mensonge, alors le poète a son rôle aléthurgique, transgressif et puissant, en témoignant d’un autre monde où le vrai se déploie à sa juste place. 

Nietzsche, encore lui, philosophe autant que poète, annonce que le philosophe de l’avenir cherche une musique sœur du palmier, façon de lier poème et oasis dans le désert du nihilisme post-romantique qui fait la grisaille effrayante du jour qui perd son éclat d’être à ce point confondu avec le crépuscule du langage. 

 

 

2 — Poésie et signification, poème et pensée : metanoïa 

 

 

Platon disqualifie le poète et le sophiste - qui ne sont pas de même nature - même si ce n’est pas de la même façon, du fait que la poésie institue une vraisemblance dans le dissemblable, une doublure ontologique disqualifiant l’être authentique et l’essence de l’Idée dans son apparaître. Nous avons expliqué que le moment poétique est toujours pertinent tant que les rois ne seront pas philosophes et les philosophes magistrats de la Belle Cité. Si le sophiste, disqualifié comme apologue du non-être, instaure du faux dans le vrai, le poète est encore utile dans la fausseté du monde en ce qu’il appelle à une conversion vers la pensée authentique à l’origine du poème, à savoir l’être reconnu dans sa vérité et sa justice comme but du discours et éthique de l’action. C’est le sens de la production de l’acte du dire-vrai qui fait la poïesis du poète. 

Le poète n’est pas un emberlificoteur ontologique ou un substitut de magicien cherchant à embellir les dures réalités de la vie : son rôle est de témoigner de la présence de l’Autre, et d’un autre monde que celui qui nous rabat sur le réel le plus immédiat et amnésique. 

Le poète parle d’un lieu qui n’est pas celui qu’habite l’humain pris dans le souci quotidien de l’immédiateté, de l’être-là des choses de la vie : son exil l’oblige à inventer le langage de la nomadisation. Il n’est ni un savant, ni un professeur, encore moins un pédagogue ou un annonciateur au sens religieux du terme ; s’il parle d’un lieu qu’il n’habite qu’en parole, dont il est exilé du fait de la situation du Monde qui fait de l’utilitaire, de la fonctionnalité, du pragmatique, le sens de son réalisme, le poète appelle à vivre l’étrangeté de sa situation en faisant de la langue le lieu même de son être ailleurs, de son être autre, de son être Ange. Tout poème parle d’un lieu quitté et d’un lieu à venir ; l’entre-deux de cette situation fait la beauté et l’inquiétante étrangeté de sa langue. 

Toute poésie est en ce sens pensante car elle parle d’un lieu réel qui n’est pas encore là, qui ne l’est que dans la parole du poète, le poème étant le langage ramené à sa vérité ultime : convertir le regard de l’humanité vers ce qui lui donne consistance. La parole du poète parle donc de ce qui n’est pas là, et qui est de ce fait indicible. Cet ineffable fait le devoir dire de l’exilé de son lieu-dit. Le langage manifeste alors dans sa langue intime le sacré que recèle l’exilé en tant qu’il apporte dans son mystère l’ailleurs qui fait trembler la langue sur son socle de liant politique, commun et reliant. Le poète est tout sauf un religieux du Verbe : il manifeste le sens du dire dans la parole exprimée depuis ce lieu qu’il ne cesse de dire, faisant mentir la philosophie pragmatique et paresseuse consistant à penser que ce qu’on ne peut dire il faut le taire (Wittgenstein, Tractatus Logico-philosophicus). Il faut plutôt dire ce qu’on ne peut pas ne pas taire ; telle est l’éthique courageuse du poète et le sens de son exil dans les structures anonymes du langage. Il fait de cet Impossible de la dicibilité totale, l’objectif de sa tâche infinie : conjoindre penser et parler dans une érotique du sensible et du signe rendant l’exil du Sens moins cruel et surtout temporaire, malgré l’absoluité du geste radical consistant à opposer à la souffrance infinie de l’absence l’incarnation de la Parole dans le Verbe poétique.

 

 

© Crédit photo : Deuxième image de l’intervention du poète Salim Mokaddem dans le festival poétique de l'association Apulivre, juin 2025. 

 

 

3 — Offertoire : le logos en attente de son Peuple

 

 

Nous avons vu que le poème ne se dit que du fond d’un retrait de soi dans l’exil de toute vérité satisfaite, dans l’inquiétude de la non-demeure qu’est devenue la Parole disséminée dans le bruit et la fureur du monde. Il y a des vertus communes au philosophe et au poète ; c’est pourquoi ils se reconnaissent sans s’admettre comme tels dans un monde qui rend le langage en exil de sa propre manifestation. Le Logos du poème ou sa possibilité comme surgissement, effraction d’un Autre dans le Même, rappelle que parole poétique et discours philosophique s’efforcent de trouver un pays, un territoire, un lieu et une formule qui permettent la réconciliation de la chair et de l’Esprit dans les Noces silencieuses – mais non muettes ! – du futur comme souvenir du témoignage, du martyr du langage sans oubli. 

Incarner le sens de l’exil, qu’il soit celui de l’histoire, de l’amour, de l’être ou de la terre, fait du poète un étranger à ce monde lisse et poli qu’est le monde normalisé de la domination arrogante ou du conformisme facile qui cherche toujours à se faire adouber par un monde malade, violent, brutal, qui nie la possibilité de le contester comme tel. 

Tous les poètes du monde entier et de l’histoire des exilés savent que leur avenir est celui d’une résistance totale à la numérisation de la langue, au consumérisme des langues de bois et binaires, voulant écraser le Signe sur le Présent de sa répétition sans histoire. 

Bien sûr qu’il ne suffit pas de dire pour faire, mais il est indéniable que le faire le plus authentique cherchera toujours son Verbe duquel nous sommes exilés dans un monde de l’urgence et du rendement qui nous prend âme, vie, esprit, éros et nous oppose comme des machines désirantes à d’autres machines, ne désirant peut-être rien d’autre que le mécanisme de leur conatus répétitif. Tout poème est d’exil et inchoatif : le poète, lui-même exclu du langage du Tout et de tout le monde, donc de personne, cherche dans l’intensité de son dire la juste et parfaite présence absente du langage à sa faille, à sa déhiscence devenue force de manifestation d’une géographie à venir. 

L’exil du poème traduit l’attente d’une langue pour un peuple à venir, sans Terre, sans sang assigné, sans identité préconstruite. Chaque poésie construit alors ce peuple en exil de son Histoire, et devient ainsi un baptême de l’Absence à soi de l’être et de la pensée. 

Tâchons de faire de notre exil dans la langue et de notre nomadisme dans ce monde les éléments vivants qui donnent à notre situation singulière à la fois le désarroi de l’enfance et la passion vive, autant qu’impossible, de l’amour infini nous rendant dignes d’accueillir le poème et de faire de notre exil la chance de diminuer les effets, dans ce monde, du péché originel qu’est la perte du Logos. 

Je fais le pari que cet exil est une chance, une liberté, dans l’inconfort qui nous permet encore de parler autrement qu’en consolidant la misère du monde.

 

© Salim MOKADDEM

 

© Crédit photo : Une image de la salle durant la conférence de Salim Mokaddem dans le festival poétique de l'association Apulivre, juin 2025.

 

 

*Les revues Le Pan Poétique des Muses Orientales publie pour la première fois ce texte de la conférence avec l’aimable autorisation du conférencier.

 

 

Biographies

 

 

Salim MOKADDEM est philosophe, écrivain, poète, expert technique international, membre de l’Unesco (GME), membre du Centre national de la recherche brésilien, professeur émérite à l’Université de Montpellier, auteur de nombreux livres (essais philosophiques, contes, romans) et il anime un blog (URL. www.salimmokaddem.com).

 

 

Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur télécoms en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, traductrice, autrice, ambassadrice de la Paix (CUAP) et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Son dernier recueil « Les quatre et une saisons » coédité en octobre 2024 par les éditions du Cygne en France et les éditions Arabesques en Tunisie a reçu un Diplôme d’Honneur 2024 décerné par la Société des Poètes Français, ainsi que le prix littéraire Dina Sahyouni 2025. Ce recueil a été transcrit en braille. Arwa a participé à plusieurs revues et anthologies poétiques et est membre de plusieurs associations culturelles, comme la Défense de la Langue Française et la Société des Gens de Lettres.

 

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Pour citer cet article illustré & inédit

 

Salim Mokaddem, « Exil et poésie. Langue et vérité en temps d’exil », Avant-propos & photographies par Arwa Ben Dhia, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 25 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/sm-exiletpoesie

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

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11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 16:29

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception / Chroniques de Camillæ | Dossier

 

 

 

 

 

 

Vertille

 

 

 

 

 

 

Chronique féministe & photographies par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts », photographie de l'annonce du spectacle prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 1. 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts par Elsa Champigny », photographie prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 2.

 

Au Festival de théâtre à Amboise (théâtre Beaumarchais, les 7 et 8 juin 2025)

 

Mise en scène : Bruno Dufour

Interprète : Elsa Champigny

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, « Vertille, hauts et courts par Elsa Champigny », photographie prise lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 3.

 

 

Une femme clown était impensable il y a cinquante ans. Seule en scène pendant une heure, à capter un auditoire en rehaussant le rire par des émotions tristes. 

Vertille ne nie pas sa féminité, au contraire. La mise en scène en reprend les truismes sociaux, les évidences, comme montrer ses jambes, comme se déshabiller en public, avoir un fils, l’abandonner, mais pas tout à fait... Bien qu’ultra réaliste, la mise en scène est fabuleuse : elle détourne avec humour et intelligence ces attendus de la féminité. Le public s’interroge. 

L’être femme ne peut se révéler davantage dans son aspect concret que dans ces pantomimes, ces mots à peine articulés et intenses qui, une fois lancés sont des appels à échanger avec le public.

Alors naît une osmose entre l’étrange femme qui tire la langue sur scène et nous. 

Le faciès du clown blanc est aussi un truisme d’émotions. Le clown ne cache pas ses émotions, il les joue, et c’est la vérité. Quand Vertille exprime la douleur, c’est un tour de force pour faire ressentir une vérité. La célèbre parréshie de la démocratie à Athènes, « dire sa vérité » est à l’œuvre dans cette succession de scènes qui questionnent le public, et réussissent à le divertir.  

La vie qu’elle exhibe, Vertille, n’est pas seulement codée par la société masculine, mais aussi à la merci des téléphones portables, et c’est une fabrique à déchets. Vertille convie son public à prendre conscience des codes sociaux qui l’aliènent. Son rire et sa liberté font éclater les carcans, nous lui en sommes reconnaissants. Allez la voir !


 

Prochaines représentations :


— Vendredi 20 juin à 20h au bar le Parceque à Ciran (37)

— Samedi 6 juillet à 17h au festival La Mariennee, La Goespierre, Vald’Yerre (28)

 

— Dimanche 30 août à 17h au festival intergalaktik des clowns, à Jupilles (72)

 

 

© Crédit photo : Camille Aubaude, l’affiche officielle de « Vertille, hauts et courts », photographies prises lors de la représentation à Amboise, le 8 juin 2025, image no 4. 

 

© Camille AUBAUDE, juin 2025.
La Maison des Pages, Musée d'écrivain, website :
https://camilleaubaude.wordpress.com

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Camillæ ou Camille Aubaude (texte & photographies), « Vertille », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 11 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/ca-vertille

 

 

 

 

Mise en page par David

Dernière modification de la page : le 17 juin 2025 (mise à jour des dates des représentations). 

 

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9 juin 2025 1 09 /06 /juin /2025 15:49

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | S’indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

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L’Anneau Jamais Rendu*

 

 

 

 

 

 

 

Hommage en lettre ouverte poétique par

 

A. Golnesaei

 

Poétesse & romancière (Iran/France)

 

 

Crédit photo :  Sarah E. Bender de Wolfe (1852−1935), nature morte, « Panier de roses A basket of roses », 1896, nature morte, peinture tombée dans la domaine public, capture d'écran par LPpdm d’une photographie libre de droits du Web.

À Brigitte*, et à toutes les femmes que personne n’a aimées jusqu’au bout
 

 


Il n’a jamais dit :
Tu étais trop pour moi.

 


Il n’a jamais dit :
Il est temps d’aimer quelqu’un de mon âge.

 


Il n’a jamais dit :
Le monde va juger.

 


Lui —
n’a pas rendu la bague.
Non par défi,
mais par foi.

 


Brigitte,
une femme dont la voix
descend des étages supérieurs de la littérature —
Elle a rencontré l’amour
non dans l’avenir,
mais dans une salle de classe d’enfant.
Et pourtant, dans les yeux de Macron,
elle reste la femme
qui donne à l’amour
un goût de jeunesse.

 


Non,
ceci n’est pas une histoire politique.
C’est l’histoire d’une femme
qui n’a jamais fui l’âge—
qui a encadré la maternité et la passion
dans un même tableau.
Et d’un homme qui a dit :
Je ne te quitterai pas,
même si le monde me quitte.

 


Nous
avons besoin d’un tel homme.
Pas pour présider,
mais pour reconstruire la femme
dans un monde
qui mesure encore l’amour
au rythme des horloges.

 


Et si un jour,
quelque part,
une fille aux mains vides,
avec une bague dans la poche,
lit ce poème et se sent moins seule—
alors, ce sera suffisant.

 

© A. Golnesaei

Poétesse, romancière, Iran/France

 

Lettre d’accompagnement


Objet : Un poème né d’un roman — pour Brigitte, pour la France littéraire.

Madame,

Le poème « L'Anneau Jamais Rendu » est né d’un roman profond intitulé Adieu, Anna Gavalda, écrit après dix années de méditation, d’écriture, et de dialogue intime avec les âmes qui m’ont nourrie.

Pendant une décennie, j’ai vécu, pensé et rêvé avec mes parentes spirituelles en France — Anna Gavalda, bien sûr, mais aussi Brigitte Macron, Emmanuel, Kundera, Camus, Beethoven, Pachelbel, et tant d’autres figures lumineuses qui m’ont accompagnée dans l’exil intérieur.

C’est au cœur de ce voyage que j’ai rencontré ma véritable voix.
J’ai appris que la littérature est un pont — non pas entre les langues, mais entre les cœurs. Un passage de lumière, capable de dépasser les frontières, les âges, les jugements. Ce poème n’est pas un manifeste. Il est une offrande — pour Brigitte, et pour toutes les femmes à qui l’on n’a jamais dit « je reste ».

Avec tout mon respect, dans la langue où j’ai retrouvé mon nom.

A. Golnesaei*
Poétesse, romancière, Iran/France

* « Ce poème  est une offrande — non pas pour susciter de la pitié, ni pour me mettre en avant —mais pour faire parvenir une voix poétique, discrète mais profonde, à une autre femme qui, à mes yeux, incarne la liberté intérieure : Madame Brigitte Macron. Je ne cherche ni reconnaissance ni visibilité. Je souhaite simplement que ce texte soit lu, peut-être un jour, par celle à qui il est dédié.

Je vous remercie pour votre temps, votre sensibilité, et votre engagement envers la voix des femmes ».**

** Nous publions cette demande qui a réellement bouleversé des membres de notre revue et qui remercient en retour la poétesse d'avoir fait entendre sa voix.

 

***

Pour citer ce poème inédit

A. Golnesaei, « L’Anneau Jamais Rendu », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 9 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/sm-lanneaujamaisrendu

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

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4 juin 2025 3 04 /06 /juin /2025 17:24

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & Réception | Dossier | Articles & Témoignages

 

 

 

 

 

Préface de l’anthologie

« Les poètes ne meurent pas en exil »

 

 

 

 

 

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Extrait inédit par

 

 

Arwa Ben Dhia

 

Poète polyglotte, auteure, ingénieure

& docteure en électronique

 

​​​​​Page Linkedin :

https://www.linkedin.com/in/arwa-ben-dhia-phd-0538b011/

 

 

 

© Crédit photo :  Première & quatrième de couverture illustrée de l'anthologie intitulée « Les poètes ne meurent pas en exil » parue aux éditions Constellations, sous l'égide de l'association culturelle Apulivre et sous la direction du poète Amar Benhamouche, 2025. Image no 1.

 

 

Présentation de l’œuvre
 

 

Une nouvelle anthologie intitulée « Les poètes ne meurent pas en exil » vient de paraître aux éditions Constellations, sous l'égide de l'association culturelle Apulivre et sous la direction de son secrétaire général Amar BENHAMOUCHE. Cette anthologie, réunissant des voix de poètes de tous horizons, sera présentée et mise à la vente lors du festival « La Tour Poétique » d'Apulivre le samedi 14 juin 2025 à 16h00. Le programme complet de cette 4è édition du festival a déjà fait l'objet d'un communiqué de presse sur ce même site :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/festivallatourpoetique

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée de l'anthologie « Les poètes ne meurent pas en exil » parue aux éditions Constellations, sous l'égide de l'association culturelle Apulivre & sous la direction du poète Amar Benhamouche, 2025. Image no 2. 

 

Préface de l’anthologie « Les poètes ne meurent pas en exil » 

 

 

 

« La vie est un court exil » - Platon

 

L’exil a toujours été une source d’inspiration majeure dans les arts, en particulier dans la littérature, façonnant des œuvres où se mêlent nostalgie, quête d’identité et réflexion sur l’appartenance.

De Victor Hugo à Milan Kundera, en passant par Khalil Gibran et Albert Camus, nombreux sont les auteurs dont l’écriture s’est nourrie de l’éloignement forcé ou choisi. 

Loin de leur terre natale, ils transforment leur déracinement en un espace de création où la mémoire du pays perdu dialogue avec la découverte d’un ailleurs. 

« L’exil est une espèce de longue insomnie. On en sort hagard. » : Hugo exprime ici la douleur de l’exil, lequel était l’une des périodes les plus marquantes de sa vie, tant sur le plan politique que littéraire. C’est un moment où son engagement républicain se renforce et où son écriture prend une dimension plus engagée et prophétique, développant ses idées sur la liberté, la justice et l’humanité. C’est en exil qu’il écrit ses œuvres les plus connues, comme « Les Contemplations » et « Les Misérables ». Il fait de son éloignement une posture de résistance et écrit certains de ses textes les plus puissants contre l’oppression. « Je resterai proscrit, voulant rester debout. », disait-il, refusant de plier face à Napoléon III.

« L’exil est une patrie que l’on porte en soi. » : Eduardo Galeano affirme ici que l’exilé est constamment habité par son pays natal.

Quant à Gibran, son vécu entre deux mondes, Orient et Occident, transparaît dans ses œuvres, où il prône un humanisme universel et un pont entre les cultures. C’est après son installation définitive aux États-Unis qu’il adopte l’anglais, que son écriture devient plus profonde et qu’il compose ses œuvres les plus célèbres, comme « Le Prophète » qui est un ouvrage intemporel.

De nombreux auteurs, comme Gibran et Mahmoud Darwich, ont puisé dans l’exil une nouvelle vision du monde et une richesse intérieure.

Cependant, l’exil n’est pas que géographique, mais peut prendre d’autres dimensions dépassant la simple condition de l’écrivain expatrié.

Ainsi, l’exil intérieur peut être vécu même sans quitter son pays, lorsqu’une personne se sent incomprise, rejetée ou en décalage avec son environnement. Charles Baudelaire, Fernando Pessoa ou Albert Camus en parlent comme d’un sentiment d’étrangeté au monde. « Je me sens aussi étranger dans mon propre pays qu’ailleurs. », disait Pessoa. Camus développe la notion de l’absurde et une philosophie où l’homme est perpétuellement en quête de sens.

Par ailleurs, il y a l’exil spirituel ou existentiel. En effet, d’aucuns voient l’exil comme une métaphore de la condition humaine dans le sens où nous sommes tous des êtres en quête d’un lieu où nous sentir pleinement nous-mêmes. Cioran, le philosophe du mal-être, considère que l’exil est avant tout un état d’âme : « Être exilé, c’est être vivant où l’on ne veut pas l’être. »

L’exil littéraire est donc protéiforme et est souvent marqué par une dualité : d’un côté, la souffrance de l’arrachement, l’isolement et le sentiment d’incompréhension ; de l’autre, la liberté de réinventer son langage, d’élargir sa pensée et de redéfinir son identité. Ce paradoxe fait de l’exilé un observateur privilégié du monde, à la fois dedans et dehors, capable d’une vision profonde et unique. 

En résumé, l’exil est une séparation qui transforme ceux qui le vivent, qu’il soit imposé ou volontaire, physique ou spirituel.

 

© Arwa BEN DHIA*

 

© Crédit photo :  Quatrème de couverture de l'anthologie poétique « Les poètes ne meurent pas en exil »... 2025, image no 3 détaillant la présentation officielle du recueil & la liste complète des contributrices & contributeurs.

 

 

Biographie de la préfacière

 

Arwa Ben Dhia est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur télécoms en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Son dernier recueil « Les quatre et une saisons » coédité en octobre 2024 par les éditions du Cygne en France et les éditions Arabesques en Tunisie a reçu un Diplôme d’Honneur 2024 décerné par la Société des Poètes Français, ainsi que le prix littéraire Dina Sahyouni 2025. Ce recueil a été transcrit en braille. Arwa a participé à plusieurs revues et anthologies poétiques et est membre de plusieurs associations culturelles, comme la Défense de la Langue Française et la Société des Gens de Lettres.

 

*Préface illustrée et dévoilée en avant-première avec l’aimable autorisation de la préfacière, la maison d'édition et le directeur éditorial de l'anthologie.

***

Pour citer cet extrait illustré & inédit

 

Arwa Ben Dhia, « Préface de l’anthologie « Les poètes ne meurent pas en exil » », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 4 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/abd-prefacedelanthologiesurlexil

 

 

 

 

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 16:59

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | Bémols artistiques | Critique & réception | Métiers du livre

 

 

 

 

 

 

 

À propos de

« Sous le Ciel de Montmartre »

 

 

 

 

Article par

Annpôl Kassis


Auteure, poète oh hé
désormais le cœur dans Montmartre

 


 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre », par Willy et Emily Marceau, parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

 

Partons en balades musiques et couleurs, toutes en étoiles brillantes, scintillantes, éclatantes avec Willy et Emily MARCEAU, tous libérés des clichés touristiques et riches des multiples découvertes historiques, géographiques et culturelles élargies et précises de notre “Monde Paris, Capitale Montmartre”

 

© Crédit photo : Emily & Willy Marceau avec leur éditeur Alain Guillo présentant l’œuvre : « Sous le ciel de Montmartre », 2025.

 

Dès l'ouverture, les épigraphes aux couleurs de Marc Chagall, Louise Michel, Alain Turban et Alain Guillo-auteur et éditeur, donnent le ton, complété par l’Introduction passionnée et attachante de l'ancien député de Paris, Pierre-Yves BOURNAZEL, élu du 18e, amoureux de Paris et de Montmartre qui ouvrent aux lecteurs, déjà quasi engagés sur les pistes “magiques de créativité
Quant à la Préface, Jean-Marc TARRIT, maître de conférences à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, y déroule avec méthode et précision les épisodes fascinants géo-politico-historiques des terres de la colline de La Butte ; la répartition bousculée des lieux et les incroyables mouvements des bras de la Seine, quasi métaphoriques d'un avenir de culture et de créations hors toutes séries ou normes et pourtant marquant à jamais les réalisations et créations culturelles, festives et même religieuses des lieux, dans les temps et hors le temps.
Et avec une beauté souriante et suprême, Jean Marc Tarrit conclut en nous offrant un délicieux conte poétique chantant “Il était un petit café”.

Chanter : Sous le Ciel de Montmartre — Willy et Emily Marceau et leur fils Yohann à chanson douce — déclament l'amour de Johnny, du Rock'n'roll..., de Gainsbourg, Brel, Brassens, et désormais, toutes les étoiles de Montmartre vibreront à l'unisson agrémentées des peintures, photos, dessins les plus divers des auteurs également peintres, et qui rendent hommage aux “amis, aux artistes, aux cafés, aux Moulins [dont] les ailes tournent craquent et grincent”, aux restaurants, aux guinguettes, aux grisettes, sous le pinceaux à toutes ces immenses figures qui ont inventé, créé, recréé transformé et dimensionné Montmartre de façon mythique dans le Monde, au-delà de l'image Paris.
Créer : “Le cœur enflammé” Aimer Sous le Ciel de Montmartre  “ Il y a l'amour” étoile brillante “sertie de bleu” — le bleu qui d'ailleurs semble représenter Montmartre partout, comme un symbole — dont celui de l'incontournable Michou —, ce bleu qui parait uni au blanc des nuages ou le gris des brouillards, pour donner cœur et couleurs même aux “farandoles ». Pour éclairer et admirer les créations et œuvre sociales de Francisque Poulbot père des petits “court les rues”, surtout l'initiateur d'une association d'aide à cette enfance délaissée, qui a probablement indirectement, mené à la création de la PMI en France.

 

© Crédit photo :  Huile sur toile par Emily & Willy Marceau, illustration de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre » parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

Se Remémorer les Femmes : au-delà des clichés maldisants, mais bien avec respect pour les visibles sacrifiées, pour leur volonté, leur puissance et leur courage dans leurs luttes, pour le plus important de la Vie : La Liberté et inséparable Égalité. Peut-être une autre face de L'âme de Montmartre qui ...au “Lapin Agile [...] déclame des poèmes”. Chez Patachou, Tous se retrouvèrent et nous tous lui serons toujours reconnaissants de sa grande générosité qui leur a ouvert la scène.
 

Les hommages poétiques sont partout et à toutes et tous à La Fille Perdue, aux  nombreuses femmes poètes, artistes contemporaines ou et toujours présentes dans notre histoire, notre culture, pour des avancées sociales, sociétales et politiques. Chante, chante la Cigale.
Et comme Montmartre rime avec amour : Amour Oh Émylou ; n'oublions pas les amies-is poètes et musiciennes-ns, Barbara, E. Piaf  Dalida, et tant d'autres qui y ont gardé leurs places et ne peuvent s'effacer des mémoires. Bientôt place libre aux Les Montmartrophiles, qui par leurs mots, redonnent vie et images aux inconnues- us: tels Sarah Mostrel, Thierry Sajat, Alain Turban “ trouve les mots...un vrai Poulbot”. Ah ! Ces Fantômes de Montmartre bien nombreux, qu'au gré des pages l'on suit de façon presqu'intime, garde et décore au fond de notre cœur toujours prêt à Montmartre.

Un hommage personnel sera rendu à Marielle — Frédérique Turpaud, ayant illustré de très fins dessins vivants et colorés l'ouvrage, ancienne maire de La Commune Libre de Montmartre disparue récemment (mars 2024).


 

© Crédit photo :  « Le Moulin de la Galette », huile sur toile, octobre 2023 par Emily & Willy Marceau, illustration de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre » parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

Adorer, Participer, se Réjouir : dans les vertiges emmêlés des fêtes des rues, des Vendanges, des Rencontres, des réceptions et cabarets On est bien à Montmartre. Souvenons-nous en et soutenons-nous toujours, en culture et en ses associations animées, ses  magazines. On est dans l'histoire, dans le contemporain, dans la vie, dans le mouvement. Vous connaitrez à fond, la Commune Libre de Montmartre, mais aussi La République de Montmartre, La Commanderie du Clos Montmartre, Le CLAP (Club Lepic Abbesses Pétanque), la Société du Vieux Montmartre, et le superbe Musée de Montmartre, un vrai trésor de trésors.

Une belle « invit » vous est offerte par deux poèmes de Maggy de COSTER, journaliste traductrice et poète dont l'acrostiche émouvant ci-dessous résume l’Histoire Une et UNIQUE de :
 

Montmartre

M comme la Maison rose révélée par Maurice Utrillo en peinture
O comme Octobre le mois des vendanges de Montmartre
N comme le restaurant Le Noctambule ; le rendez-vous des irréductibles de la nuit
T comme Tristan Tzara à la Villa Léandre cultivant le dadaïsme
M comme Michou en bleu éternel
A comme Aristide Bruant aux chansons immortelles
R comme Renoir dans son Bal du Moulin de la Galette ressuscite le passé de Montmartre
T comme la Table de Dalida au Moulin de la Galette en attente de sa résurrection
R comme Rue Saint-Rustique doyenne du village et miroir de la Basilique Sacré-Cœur
E comme Édith Piaf aux chansons sans frontières.

 

© Crédit photo : Portrait pictural de l’artiste « Dalida » par Willy et Emily Marceau , huile sur toile, illustration de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre » parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

Enfin La Postface de Jean Manuel GAUBERT, Président du Vieux Montmartre qui conclut cette œuvre si foisonnante, établit un bilan bouleversant de cette ville dans la ville, ce monde dans notre présent qu'est l'Histoire et la Vie de Montmartre. Du début à la fin de cette postface le lecteur non seulement retrouve chaque pas dans cet immense dédale culturel, mais vibre à l'unisson de la voie ainsi synthétisée. 

Ah ! Oui, car cette anthologie poétique est un tel joyau, que littéralement, elle captive le lecteur devenu un tel amateur fou d’Amours, de sourires et de joies culturelles, qu'il va se lancer dans les balades, grimper, fouiner et s'associer de la manière qui lui plaira “Mariez-vous...Démariez-vous...Remariez-Vous...Aimez-vous..”

           

Aimez Montmartre.

Se procurer Sous le ciel de Montmartre

Éditions Un Point c’est Tout

2 rue des Passereaux, 77680 Roissy en Brie. Tél : 06 80 17 71 08

 

Librairie L’Attrape-Cœurs

42 avenue Junot, 75018 Paris. Tél : 01 44 85 36 81

 

Auprès des auteurs pour une dédicace :

https://www.facebook.com/willyemily.marceau

Tél : 06 81 49 73 62

 

© Annpôl KASSIS, mai 2025*
auteure, poète oh hé
désormais le cœur dans Montmartre

 

 

© Crédit photo :  Marielle-Frédérique Turpaud, page 56, dessin de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre » parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

* C’est un article sur le remarquable ouvrage de Willy et Emily Marceau : « Sous le ciel de Montmartre », publié par les éditions Un point c'est Tout. Avec l'accord de Willy et Emily Marceau je vous adresse également plusieurs photographies. S'il vous plaît, ajoutez en priorité la photo montrant l'éditeur et les deux auteurs, une belle complicité comme on en rêve...mais on est à Montmartre et tout est possible...

 

***

Pour citer ce texte inédit

 

Annpôl Kassis, « À propos de « Sous le Ciel de Montmartre » »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles », mis en ligne le 20 mai 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/ak-souslecieldemontmartre

 

 

 

 

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L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.

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