29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 16:02

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Bémols artistiques | Revue culturelle des continents 

 

 

 

 

 

 

Garden-Party, des fleurs plein les yeux & le cœur au Musée Würth à Erstein

 

 

 

 

 

 

Texte de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, cet ensemble rassemble diverses toiles de fleurs dont les fleurs d'artichaut de Bernard Buffet dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

« Laissons parler les fleurs », nous conseille Christoph Becker et c’est bien cette parole muette et universelle qui nous porte et nous emporte au-delà des mots dans la découverte des œuvres de la collection Reinhold et Carmen Würth qui est mise en lumière du 20e siècle à nos jours dans cette nouvelle exposition.

 

 

Dans le musée devenu jardin pour quelques mois, l’œuvre de l’artiste hollandais Herman De Vries, déjà montrée à la Biennale de Venise en 2015, se présente sous la forme d’un immense « herbier » avec ses 123 feuilles A4 où végétaux, coquillages, plumes, épines invitent à se reconnecter à la nature tout en offrant un nouveau regard sur le principe de l’accumulation qui fait songer aux trésors collectés par les enfants. Mais cette œuvre monumentale évoque également la lagune de Venise, son histoire y transparaît dans les fragments de filets ou de débris de verre poli de Murano, des hameçons ou cuillères utilisés pour la pêche...La lagune est mise en scène dans une « archéologie poétique », commente Estelle Zech, commissaire et scénographe de l’exposition et d’ajouter que «  les problématiques climatiques et écologiques sont également de mise. »

 

 

 © Crédit photo : Claude Menninger, des œuvres de Marc Quinn, sculptures & la femme-fleur, ainsi que les nymphéas d'Alex Katz dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

Les sculptures florales de Marc Quinn en bronze chromé mêlent le corps humain au végétal dans un continuum où un crâne sert de terreau à la plante qui s’en nourrit. Des fruits, des insectes animent ces vanités qui renvoient l’humain à son échéance inéluctable. Les peintures de Marc Quinn nous donnent à voir des fleurs qui béent tels des sexes offerts, des fraises symbolisent ce désir irrépressible qui  traverse et donne sa couleur à la vie. Les lithographies de Paul Wunderlich nous délivrent une poésie vénéneuse qui s’instille dans ses orchidées. Mais le plus fascinant reste cette œuvre de Marc Quinn où, couchée sur de la viande crue, une femme-fleur tisse le lien entre la vie et la mort, autrement dit, illustre le cycle de la vie.

 

 

Alex Katz, dans son hommage à Monet, nous octroie un instant figé en peignant la surface immobile d’un étang dans une esthétique japonisante qui confine à l’abstraction, ses boutons d’or nous immergent dans un bain de lumière pure... Salomé, dans le même esprit, ouvre les 365 petites fenêtres, comme pour un calendrier, sur l’inflorescence chatoyante de dizaines de nénuphars.

Plusieurs vidéos proposent des films d’animation sur la thématique des jardins, l’une d’elle met en images la très délicate branche de cerisier. Azumo Makoto, qui fut fleuriste sur un marché au Japon, radiographie les fleurs en jouant avec la lumière qui les éclaire de l’intérieur, ses compositions florales resplendissent et nous invitent parfois à méditer sur le système racinaire des plantes.

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « L’herbier d’Herman De Vries » dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

À l’étage, le jardin peint par Max Liebermann, dans son propre jardin à Wannsee, tient du conte de fées avec ses touches impressionnistes. Ce lieu idyllique est devenu le sujet de plus de 200 tableaux et fait ainsi partie intégrante de son œuvre. Gabriele Münter peint des toiles sur carton, on se plaît à observer un canard en bois devant un vase de fleurs exubérantes, Johannes Itten déroule l’illusion optique des quatre saisons dont on retrouve les tonalités chromatiques hivernales, automnales, printanières et celles, flamboyantes, de l’été.

En progressant dans l’exposition, savamment agencée, on s’aperçoit que la vraie nature s’incarne dans des jardins fantasmés par les artistes. Nicole Blanchet, musicienne, peintre et chanteuse, lacère ses toiles où herbes hautes et roseaux composent une symphonie étrange bleue et verte. Derrière l’apparente douceur, la violence témoigne peut-être d’une nature tourmentée et blessée…

 

Une gigantesque toile retient le regard par son incommensurable et irradiante beauté, on songe bien évidemment à Klimt dans cet hommage que lui rend Gunter Damisch. Sur fond jaune, on admire des myriades de fleurs, en s’approchant, ce sont des agrégats de microcosmes que l’on reconnaît, ils évoquent des cellules aux origines de la vie terrestre.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, ensemble avec au premier plan une sculpture de Donald Baechler, des tableaux de Nicole Blanchet & la toile de Gunter Damisch (en hommage à Klimt) dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.


 

Signalons encore les magnifiques fleurs violines stylisées d’artichaut de Bernard Buffet, les somptueux bouquets d’Emil Nolde, les éblouissantes fleurs obtenues par grattage de Jean Fautrier, les fleurs luminescentes d’argousier de Gunter Grass ou encore les splendides natures mortes aux hyacinthes et anémones de Victor Bauer, sans oublier ses pois de senteur et chèvrefeuille dont on pressent les  divines exhalaisons. Rêvons devant les œuvres de Saeko Tagaki qui nous plongent littéralement dans une flore où nagent des poissons exotiques. Quant aux illustrations botaniques de Jan Peter Tripp, elles exercent sur nous un charme envoûtant, ineffable et intemporel.

 

Les deux étages parcourus dans les allées de cette exposition, on a envie de retourner sur nos pas,

tant l’appel des fleurs est prégnant car ces dernières touchent en nous notre âme végétale enfouie dans notre inconscient collectif et qui ne demande qu’à s’épanouir…

Pour ce faire, rien de tel que de poursuivre notre cheminement dans les allées du parc de cinq hectares en quête de notre jardin intérieur car rappelons-nous l’étymologie du vocable « fleur », soit flos, floris qui nous invite à appréhender « la partie la plus fine des choses », celle de notre être intime mais aussi à renouer avec nos racines végétales.

 

© Crédit photo : Peinture de nature morte par Nicole Blanchet dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

Un catalogue richement illustré offre un supplément d’âme à cette exposition à voir et revoir pour s’octroyer des parenthèses enchantées et retenir, comme dans un herbier, les bouquets de lumière de cette merveilleuse exposition.

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

Cette exposition splendide et exceptionnelle abrite des merveilles artistiques à découvrir !

 

Exposition à voir jusqu’au 4 janvier 2026

ZI. Ouest rue Georges Besse à Erstein

Entrée libre tous les jours pour tous

Du mardi au samedi de 10H à 17H

Dimanche de 10H à 18H

Visites guidées tous les dimanches à 14H30

www.musee-wurth.fr

***

Pour citer ce bémol artistique inédit & illustré

 

Françoise Urban-Menninger, « Garden-Party, des fleurs plein les yeux et le cœur au Musée Würth à Erstein » avec des photographies par Claude Menninger Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-gardenparty

 

 

 

 

 

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15 juillet 2025 2 15 /07 /juillet /2025 15:43

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Dossier | Florilège | Nature en poésie...

 

 

 

 

 

 

 

 

Vieille maison & Tête de pont

 

 

 

 

 

 

 

Deux poèmes & photographie par

 

Irina Moga

 

Site Web :

http://www.irinamoga.com/

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée par Ayna Paisley du recueil de poèmes intitulé « Quantum » d’Irina Moga, paru aux éditions DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025.

 

 

 

Vieille maison

 

 

Il y a le temps qu’on eût passé ensemble :

un temps fait de silences étendus — tout comme les branches des arbres
et le toit brisé, maintenant effacé.

 

Des formes érodées, portant le poids de nos paroles ;

des marais salés au loin,

se rapprochant de la mer que nous savions être une sortie possible.

 

Une vieille maison, avec des fenêtres et des portes barricadées,

et des plinthes qui craquent ; 

des galets d’oursin nichés entre des gonds et des serrures rouillées.

 

Mais il n'y avait pas de mer immédiate —

 

bien sûr.



 

Tête de pont

 

 

La lune derrière ton ombre : 

un moulin à vent de nuages, fragmentés.

 

On dirait que je suis revenue à terre 

après une longue absence, 

marchant à travers des algues vertes et des capsules de fleurs inversées.

 

Tu es là : 

— j’ai atteint la tête de pont de ta présence.

 

 

* Deux poèmes extraits de Quantum, par Irina Moga (éd. DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025) publiés ici avec l'aimable accord de l’auteure et de sa maison d'édition. Ces poèmes ont été traduits de l'anglais canadien en français par Irina Moga.

 

En cours de programmation pour paraître cette semaine :

l'annonce de parution de Quantum par Irina Moga, paru en anglais chez  DarkWinter Press, Ontario, Canada en juillet 2025.

***

Pour citer ces poèmes inédits traduits en français & illustrés

 

Irina Moga (poèmes  & photographie)« Vieille maison » & « Tête de pont », illustration par Ayna Paisley, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 15 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/irinamoga-vieillemaison

 

 

 

 

 

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11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 16:30

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet  | Dossier | Florilège | Fictions féministes  | Astres & animaux 

 

 

 

 

L’âme des choses

 

 

 

 

 

 

Récit par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Peinture par

 

Mary Cassatt (1844-1926)

 

 

Crédit photo : Mary Cassatt (1844-1926), « La tasse de thé », 1880, peinture tombée dans la domaine public, capture d'écran de l’image libre de droits du site Wikidata. Illustration choisie par l’autrice.

                                               
 

Dans le vase bleu roi, trois tulipes d’un rouge pourpré, courbent leur tête bombée aux pétales dilatés vers le filet de lumière qui filtre parcimonieusement entre les persiennes.

 

Le silence habite la pièce et l’habille de volutes invisibles qui serpentent d’objet en objet, de la bergère au bibelot raffiné, à la photographie jaunie et surannée où posent deux jeunes mariés du siècle dernier, du napperon en dentelles crochetée à l’œuf d’oie peint, ramené d’un lointain voyage dans une île grecque.

 

Tous ces objets ont leur place attribuée et s’y tiennent, confinés et immobiles dans une conversation silencieuse quotidienne, gracieuse et volubile, perçue d’eux seuls dans l’intimité des murs qui les abritent.

 

Parfois dans ma solitude, je deviens l’un de ces objets. Je me fonds dans le décor et suis tour à tour, ce coussin de soie parme, ce rideau d’organdi ajouré ou cette poupée en celluloïd au sourire figé. Je n’ai plus de corps, je m’évapore, me dissous dans les airs, légère, aérienne et n’ai pas plus de consistance que la transparence de ma pensée.

 

Mon âme, seule, vagabonde à la rencontre de toutes ces âmes qui émanent de chacun des objets qui occupent le salon. Une vraie fête commence alors, faite de conciliabules, de rires étouffés, de confidences ineffables et froufroutantes… Et quand je prends mon thé dans ma tasse en porcelaine fine, liserée d’or, des esprits tout exprès sortis des murs, des tentures et des tableaux, viennent me rejoindre sur le canapé fleuri où déjà deux oiseaux des îles piaillent et babillent en dérobant, de leur bec doré, grand comme un dé à coudre, les quelques miettes qui tombent de ma tranche de cake.

 

Tout le salon s’anime d’une vie sémillante et ravie d’émerger d’un trop long sommeil. De lointains parents, des amis disparus, aux traits que je croyais avoir oubliés, avancent leur visage de revenant et me font signe dans le feuillage de lierre qui déborde les murs de ma maison pour s’inviter dans mon salon. Des voix, au timbre indéfinissable et pourtant familier, m’enveloppent de leur tessiture et me parlent jusque dans la soirée où la demi-pénombre m’impose d’allumer les lampes du séjour.

 

Alors autour de moi, tout n’est plus que débandade, tout se défait et s’anéantit. Une agitation de lendemain de fête, amère et frustrante, succède à mon trop court moment de plénitude où le temps  avait arrêté son cours.

 

Toues les âmes, bien trop sages, rejoignent leurs secrètes alcôves, pendant que moi, reprise dans le filet des habitudes, je renoue avec les apprêts de mon être civilisé et policé. Je regagne mon corps, reprends mon masque de mascarade, réajuste mon sourire de comédie devant le miroir qui ne me renvoie que l’apparence de mon vrai moi.

 

Mon âme, elle, danse encore sur le bord de ma tasse de thé où les deux oiseaux n’ont pas fini de picorer l’ennui qui les dévore en silence.

 

 

© Françoise Urban-Menninger, juin 2025.

***

Pour citer ce récit poétique  illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « L’âme des choses » avec une peinture par Mary Cassatt (1844-1926), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 11 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-lamedeschoses

 

 

 

 

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20 mai 2025 2 20 /05 /mai /2025 16:59

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | Bémols artistiques | Critique & réception | Métiers du livre

 

 

 

 

 

 

 

À propos de

« Sous le Ciel de Montmartre »

 

 

 

 

Article par

Annpôl Kassis


Auteure, poète oh hé
désormais le cœur dans Montmartre

 


 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre », par Willy et Emily Marceau, parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

 

Partons en balades musiques et couleurs, toutes en étoiles brillantes, scintillantes, éclatantes avec Willy et Emily MARCEAU, tous libérés des clichés touristiques et riches des multiples découvertes historiques, géographiques et culturelles élargies et précises de notre “Monde Paris, Capitale Montmartre”

 

© Crédit photo : Emily & Willy Marceau avec leur éditeur Alain Guillo présentant l’œuvre : « Sous le ciel de Montmartre », 2025.

 

Dès l'ouverture, les épigraphes aux couleurs de Marc Chagall, Louise Michel, Alain Turban et Alain Guillo-auteur et éditeur, donnent le ton, complété par l’Introduction passionnée et attachante de l'ancien député de Paris, Pierre-Yves BOURNAZEL, élu du 18e, amoureux de Paris et de Montmartre qui ouvrent aux lecteurs, déjà quasi engagés sur les pistes “magiques de créativité
Quant à la Préface, Jean-Marc TARRIT, maître de conférences à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, y déroule avec méthode et précision les épisodes fascinants géo-politico-historiques des terres de la colline de La Butte ; la répartition bousculée des lieux et les incroyables mouvements des bras de la Seine, quasi métaphoriques d'un avenir de culture et de créations hors toutes séries ou normes et pourtant marquant à jamais les réalisations et créations culturelles, festives et même religieuses des lieux, dans les temps et hors le temps.
Et avec une beauté souriante et suprême, Jean Marc Tarrit conclut en nous offrant un délicieux conte poétique chantant “Il était un petit café”.

Chanter : Sous le Ciel de Montmartre — Willy et Emily Marceau et leur fils Yohann à chanson douce — déclament l'amour de Johnny, du Rock'n'roll..., de Gainsbourg, Brel, Brassens, et désormais, toutes les étoiles de Montmartre vibreront à l'unisson agrémentées des peintures, photos, dessins les plus divers des auteurs également peintres, et qui rendent hommage aux “amis, aux artistes, aux cafés, aux Moulins [dont] les ailes tournent craquent et grincent”, aux restaurants, aux guinguettes, aux grisettes, sous le pinceaux à toutes ces immenses figures qui ont inventé, créé, recréé transformé et dimensionné Montmartre de façon mythique dans le Monde, au-delà de l'image Paris.
Créer : “Le cœur enflammé” Aimer Sous le Ciel de Montmartre  “ Il y a l'amour” étoile brillante “sertie de bleu” — le bleu qui d'ailleurs semble représenter Montmartre partout, comme un symbole — dont celui de l'incontournable Michou —, ce bleu qui parait uni au blanc des nuages ou le gris des brouillards, pour donner cœur et couleurs même aux “farandoles ». Pour éclairer et admirer les créations et œuvre sociales de Francisque Poulbot père des petits “court les rues”, surtout l'initiateur d'une association d'aide à cette enfance délaissée, qui a probablement indirectement, mené à la création de la PMI en France.

 

© Crédit photo :  Huile sur toile par Emily & Willy Marceau, illustration de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre » parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

Se Remémorer les Femmes : au-delà des clichés maldisants, mais bien avec respect pour les visibles sacrifiées, pour leur volonté, leur puissance et leur courage dans leurs luttes, pour le plus important de la Vie : La Liberté et inséparable Égalité. Peut-être une autre face de L'âme de Montmartre qui ...au “Lapin Agile [...] déclame des poèmes”. Chez Patachou, Tous se retrouvèrent et nous tous lui serons toujours reconnaissants de sa grande générosité qui leur a ouvert la scène.
 

Les hommages poétiques sont partout et à toutes et tous à La Fille Perdue, aux  nombreuses femmes poètes, artistes contemporaines ou et toujours présentes dans notre histoire, notre culture, pour des avancées sociales, sociétales et politiques. Chante, chante la Cigale.
Et comme Montmartre rime avec amour : Amour Oh Émylou ; n'oublions pas les amies-is poètes et musiciennes-ns, Barbara, E. Piaf  Dalida, et tant d'autres qui y ont gardé leurs places et ne peuvent s'effacer des mémoires. Bientôt place libre aux Les Montmartrophiles, qui par leurs mots, redonnent vie et images aux inconnues- us: tels Sarah Mostrel, Thierry Sajat, Alain Turban “ trouve les mots...un vrai Poulbot”. Ah ! Ces Fantômes de Montmartre bien nombreux, qu'au gré des pages l'on suit de façon presqu'intime, garde et décore au fond de notre cœur toujours prêt à Montmartre.

Un hommage personnel sera rendu à Marielle — Frédérique Turpaud, ayant illustré de très fins dessins vivants et colorés l'ouvrage, ancienne maire de La Commune Libre de Montmartre disparue récemment (mars 2024).


 

© Crédit photo :  « Le Moulin de la Galette », huile sur toile, octobre 2023 par Emily & Willy Marceau, illustration de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre » parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

Adorer, Participer, se Réjouir : dans les vertiges emmêlés des fêtes des rues, des Vendanges, des Rencontres, des réceptions et cabarets On est bien à Montmartre. Souvenons-nous en et soutenons-nous toujours, en culture et en ses associations animées, ses  magazines. On est dans l'histoire, dans le contemporain, dans la vie, dans le mouvement. Vous connaitrez à fond, la Commune Libre de Montmartre, mais aussi La République de Montmartre, La Commanderie du Clos Montmartre, Le CLAP (Club Lepic Abbesses Pétanque), la Société du Vieux Montmartre, et le superbe Musée de Montmartre, un vrai trésor de trésors.

Une belle « invit » vous est offerte par deux poèmes de Maggy de COSTER, journaliste traductrice et poète dont l'acrostiche émouvant ci-dessous résume l’Histoire Une et UNIQUE de :
 

Montmartre

M comme la Maison rose révélée par Maurice Utrillo en peinture
O comme Octobre le mois des vendanges de Montmartre
N comme le restaurant Le Noctambule ; le rendez-vous des irréductibles de la nuit
T comme Tristan Tzara à la Villa Léandre cultivant le dadaïsme
M comme Michou en bleu éternel
A comme Aristide Bruant aux chansons immortelles
R comme Renoir dans son Bal du Moulin de la Galette ressuscite le passé de Montmartre
T comme la Table de Dalida au Moulin de la Galette en attente de sa résurrection
R comme Rue Saint-Rustique doyenne du village et miroir de la Basilique Sacré-Cœur
E comme Édith Piaf aux chansons sans frontières.

 

© Crédit photo : Portrait pictural de l’artiste « Dalida » par Willy et Emily Marceau , huile sur toile, illustration de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre » parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

Enfin La Postface de Jean Manuel GAUBERT, Président du Vieux Montmartre qui conclut cette œuvre si foisonnante, établit un bilan bouleversant de cette ville dans la ville, ce monde dans notre présent qu'est l'Histoire et la Vie de Montmartre. Du début à la fin de cette postface le lecteur non seulement retrouve chaque pas dans cet immense dédale culturel, mais vibre à l'unisson de la voie ainsi synthétisée. 

Ah ! Oui, car cette anthologie poétique est un tel joyau, que littéralement, elle captive le lecteur devenu un tel amateur fou d’Amours, de sourires et de joies culturelles, qu'il va se lancer dans les balades, grimper, fouiner et s'associer de la manière qui lui plaira “Mariez-vous...Démariez-vous...Remariez-Vous...Aimez-vous..”

           

Aimez Montmartre.

Se procurer Sous le ciel de Montmartre

Éditions Un Point c’est Tout

2 rue des Passereaux, 77680 Roissy en Brie. Tél : 06 80 17 71 08

 

Librairie L’Attrape-Cœurs

42 avenue Junot, 75018 Paris. Tél : 01 44 85 36 81

 

Auprès des auteurs pour une dédicace :

https://www.facebook.com/willyemily.marceau

Tél : 06 81 49 73 62

 

© Annpôl KASSIS, mai 2025*
auteure, poète oh hé
désormais le cœur dans Montmartre

 

 

© Crédit photo :  Marielle-Frédérique Turpaud, page 56, dessin de l’anthologie « Sous le ciel de Montmartre » parue aux éditions Un point c'est Tout, 2025.

 

* C’est un article sur le remarquable ouvrage de Willy et Emily Marceau : « Sous le ciel de Montmartre », publié par les éditions Un point c'est Tout. Avec l'accord de Willy et Emily Marceau je vous adresse également plusieurs photographies. S'il vous plaît, ajoutez en priorité la photo montrant l'éditeur et les deux auteurs, une belle complicité comme on en rêve...mais on est à Montmartre et tout est possible...

 

***

Pour citer ce texte inédit

 

Annpôl Kassis, « À propos de « Sous le Ciel de Montmartre » »Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles », mis en ligne le 20 mai 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/ak-souslecieldemontmartre

 

 

 

 

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7 mai 2025 3 07 /05 /mai /2025 15:42

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages | Poésie visuelle / Poésie & mode | Revue Matrimoine | Voix / Voies de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

Ma rencontre avec Hélène de Beauvoir

 

 

 

 

 

 

Témoignage historique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la Lettre de l’artiste Hélène de Beauvoir à l’autrice Françoise Urban-Menninger.

 

 

 

Un jour, j’appris qu’en Alsace vivait Hélène de Beauvoir, la sœur de Simone dont j’avais lu presque tous les livres. Je venais de publier La confidence des Abeilles, un recueil de poèmes plus particulièrement destiné aux enfants mais « accessible aussi aux adultes » lui précisai-je dans le petit mot qui accompagna mon envoi à l’instar d’une bouteille que j’aurais jetée à la mer.

 

Crédit photo : Portrait de l’artiste Hélène de Beauvoir jeune. Capture d’écran de la photographie libre de droits de Wikipédia.

 

 

Sa lettre que je reçus en retour et, que je conserve précieusement dans mes archives, fut pour moi un merveilleux cadeau car, non seulement, elle m’écrivait qu’elle aimait mes poèmes et avait une préférence pour le grand Monsieur, mais de surcroît, elle m’invitait à visiter son atelier à Goxwiller !

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image du poème préféré d’Hélène de Beauvoir du recueil de poèmes La confidence des Abeilles de Françoise Urban-Menninger et intitulé « Le grand Monsieur ».

 

C’est par un après-midi ensoleillé d’automne, en octobre 1994 que je me rendis dans sa ferme où Hélène m’accueillit enveloppée dans un immense tablier bleu car elle achevait au marteau-piqueur une œuvre monumentale sur plexiglas.

 

Elle évoqua pour moi de nombreux souvenirs empreints de nostalgie car elle me déclara en soupirant « avoir été oubliée par Paris » mais également par les protagonistes de l’art en Alsace. Seule une télévision japonaise s’était hasardée à se déplacer pour la filmer et recueillir ses réflexions sur sa quête artistique.

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein.

 

Ce même après-midi, elle me confia que c’est elle, et bien avant que Simone ne s’emparât du sujet, qui avait exprimé des idées féministes précurseuses dans ses toiles et en avait fait l’un des combats de sa vie. Et nous le savons, pour l’avoir lu dans les récits de Simone que cette dernière avait eu parfois peu d’indulgence pour les œuvres de sa sœur qu’elle surnommait « Poupette ».

 

Après m’avoir montré plusieurs de ses tableaux, Hélène de Beauvoir, toujours débordante d’énergie, m’avoua sur un ton d’espièglerie enfantine et en pouffant dans son poing, que chacune de ses toiles recelait une note d’humour connue d’elle seule. « C’est mon petit secret », avait-elle ajouté, l’œil malicieux.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein & dialogue avec une des robes de la styliste Cléone.

 

 

Fort heureusement, quelques années plus tard, Hélène qui se croyait « oubliée », a bénéficié d’une magnifique rétrospective en 2018 au Musée Würth à Erstein où ses œuvres furent rassemblées par un couple d’Allemands qui avait racheté sa ferme. Ils ne la connaissaient pas mais ils se sont passionnés pour cette artiste qui avait vécu avant eux dans leur demeure et qui, très certainement, leur avait fait signe jusque dans leur inconscient.  Ce fabuleux hommage fut accompagné par un dialogue inédit avec les robes, emplies de magnificence, créées par la styliste Cléone, qui après avoir quitté Paris, œuvre aujourd’hui à la Petite-Pierre en Alsace mais dont les créations sont connues de par le monde.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de la peinture « 2 Mai-1968 » par Hélène de Beauvoir. Photographie prise au musée Würth à Erstein & dialogue avec une autre robe de la styliste Cléone.

 

Ce sont ces images-là, belles et fortes, le sourire radieux d’Hélène, ses toiles qui égrènent les notes douces-amères de la musique du monde qui, parfois reviennent en boucle faire tourner le manège de mes réminiscences.


 

© Françoise Urban-Menninger

C’est l'histoire de ma rencontre avec Hélène de Beauvoir, accompagnée de sa lettre, du poème qu'elle aimait et de photographies de ses toiles prises au musée Würth à Erstein, certaines dialoguent avec les robes de la styliste Cléone.

 

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Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Ma rencontre avec Hélène de Beauvoir » avec cinq photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 7 mai 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/fum-helenedebeauvoir

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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