Événements poétiques | Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 & REVUE ORIENTALES (O) | N° 3 | Poésie & arts pour la jeunesse | Carte Blanche à une artiste
Mariem Garaali Hadoussa (exposition de), « Fillettes à l’école (exposition) », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe 2023 | « Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 3 octobre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno3/11octobre23/mgh-exposition
* Ce poème composé dans mon jardin est illustré par deux photos prises par Claude Menninger de deux œuvres du peintre suisse André Evard dont on peut découvrir une importante rétrospective au Musée Messmer à Riegel dans le Kaiserstuhl en Allemagne. J'ai signé un article illustré par Claude Menninger dédié à cet artiste peu connu, voire méconnu en France, sur le site Exigence : Littérature cet été, URL : http://www.e-litterature.net/publier3/spip.php?article1715
Françoise Urban-Menninger (texte & photographies), « La musique des roses », illustrations de l'artiste André Evard & photographies prises par le photographe Claude Menninger, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° 14 | ÉTÉ 2023 « Les conteuses en poésie », volume 1, mis en ligne le 7 septembre 2023. URL :
À l'aune de l'art contemporain, elle nous invite à découvrir une centaine d'ardoises d'écoliers réinterprétées par une cinquantaine d'artistes usant de techniques les plus diverses, de la peinture à la gravure, en passant par le collage, le grattage…
Nul doute que la poésie est au rendez-vous dans ces petits cadres imposés par le format de l'ardoise mais rien ne nous empêche de nous évader par la petite fenêtre qu'ils offrent à notre imaginaire.
Françoise Urban-Menninger (texte & photographies), « Le temps des ardoises ! », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° 14 | ÉTÉ 2023 « Les conteuses en poésie », volume 1, mis en ligne le 7 septembre 2023. URL :
Ancien expert-comptable et commissaire aux comptes, Laurent Konqui a conquis le terrain artistique depuis quinze ans. À voir les œuvres de cet artiste plasticien autodidacte, on ne peut être que conquis. Chaque élément de l’ensemble est évocateur. C’est une explosion de couleurs qui renvoient à des idées, des symboles et des concepts. Nous l’avons rencontré lors de son exposition au Centre culturel à Levallois–Perret le 12 janvier dernier.
Maggy De Coster – Comment êtes-vous arrivé à la peinture et quelles ont été vos motivations ?
Laurent Konqui – J’ai commencé par des collages. Après avoir vu le film sur la vie de Jackson Pollock, avec l’acteur Ed Harris, je me suis mis à la peinture en utilisant la technique des drips (projections à plat). J’ai souhaité libérer mon énergie créatrice en marquant la toile avec les jets de peinture. Je suis ensuite passé à la troisième dimension, le relief, en incrustant des objets peints dans la résine de polyuréthane pour donner du sens à mes œuvres qui étaient abstraites à l’origine.
MDC – Parlez-moi de la réception de vos œuvres par le monde de l’art ?
LK – Le monde de l’art a décodé mes « bas-reliefs » en les inscrivant dans la lignée des œuvres d’Arman, César et Klein. Le monde de l’art est saturé d’œuvres vides de sens et a du mal à percevoir le travail de fond d’un nouvel artiste sur la société de consommation, la musique et les femmes, faute de temps.
MDC – Qu’est-ce qui explique le choix des objets que vous faites entrer dans votre création artistique, comme des violons, des violoncelles que vous fracturez, des vêtements que vous peignez à votre guise ?
LK – Je suis passionné par la musique classique avec Mozart et Chopin en particulier. J’ai moi-même joué du piano jusqu’à l’âge de 20 ans. Les violons et les violoncelles représentent aussi avec leur ligne courbe le corps de la femme qui est aussi au cœur de mon travail. Le violoncelle fracturé devient « violenc’elle » en référence aux violences faites aux femmes. Les vêtements comme la chemise et la cravate font, quant à eux, allusion à mon passé d’expert-comptable.
MDC – Pourriez-vous me dire quels sont les messages que vous délivrez à travers vos œuvres en utilisant les objets du quotidien comme partie intégrante de ces dernières ?
LK – En utilisant les objets du quotidien, j’attire l’attention sur la société de consommation, ses excès et ses dangers (en référence au Vélib’ par exemple qui a causé beaucoup d’accidents mortels de la circulation).
MDC – Comment vous procurez-vous ces objets et quelles sont les techniques que vous utilisez ? À mon avis, il ne s’agit pas totalement d’objets de récupération.
LK – Mes voisins, grâce aux réseaux sociaux, me donnent souvent ces objets usagés ainsi qu’un luthier pour les violoncelles réformés. J’achète aussi des objets neufs sur Internet comme les violons. Pour la technique, j’utilise la résine de polyuréthane pour fixer les objets qui sont ensuite peints à l’acrylique ou à l’huile avec des pigments purs.
MDC – Des femmes célèbres tant du cinéma, du théâtre que de la politique comme Simone Veil, Golda Meir mais aussi du sport, comme Florence Artaud, occupent une place dans vos collages sur des planches de surf. Mais pourquoi ce choix ? Seriez-vous féministe?
LK — Je souhaite simplement souligner l’importance de la femme dans notre société sans être féministe.
MDC – Les couleurs semblent avoir pour vous une référence musicale ou l’inverse. Cela dit quand vous écoutez Mozart associez-vous sa musique à la couleur « bleu klein » ?
LK – Les couleurs peuvent avoir une référence musicale. Je n’associe pas Mozart à la couleur bleu Klein mais plutôt à un feu d’artifices, c’est pourquoi j’ai décliné la série de violons « Moz’Art » en plusieurs couleurs.
Maggy De Coster,« De la finance à l'art », entretien illustré par des œuvres artistiques de l'artiste, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 24 janvier 2023. URL :
Le Pan poétique des muses a réalisé l'entretien éléctronique ci-dessous avec le poète Éric Guillot (journaliste et artiste)*.
•LPpdm — Qui est Éric Guillot ?
•ÉG —À l’âge de 17 ans, au cours de mes études pour devenir compositeur-typographe, j’ai véritablement découvertLes fleurs du malde Baudelaire. Ce fut un véritable choc, avecL’albatros, Le vin de l’assassin, Les passantes…Àla fin du mois de juillet 1980, je touchais mon premier salaire et je me suis précipité dans une librairie ruthénoise pour acheter et relireLes fleurs du mal, en livre de poche (avec en couverture, une reproduction du tableau de Courbet :Le sommeil), car je n’avais pas les moyens d’acquérir une édition de luxe (depuis, je me suis rattrapé !). J’ai relu Baudelaire avec délice ! Ensuite ce fut Rimbaud, Villon, Verlaine, Victor Hugo, dontLes orientalesm’ont particulièrement séduit. Enfin, je continuais ma découverte avec Apollinaire, Aragon (sublimes !), Eluard, Soupault, Desnos (curieux !) Breton et les surréalistes… La poésie était entrée en moi. Je vivais et pensais poésie. J’achetais des livres de poésies, surtout les poètes du XXe siècle. Evidemment lire du Verlaine et enchaîner ensuite avec Breton ou Apollinaire, n’est pas toujours chose aisée. D’autres découvertes viendront avec les chanteurs, comme Brel, Ferrat, Ferré. Là je dois préciser quelques chose de capital : ce fut pour moi un pur bonheur d’entendre les poèmes de Rimbaud mis en musique et chantés par Léo Ferré, ce sera plus tard la découverte du 33 tours Ferré chante Baudelaire, puis Aragon et Apollinaire avecLa chanson du mal aimée,notamment… La poésie était le battement de mon cœur et elle le reste! Aujourd’hui, je demeure fasciné par la poésie des poètes dits modernes : Rimbaud, Apollinaire, Cendras, Paul Morand, Breton, et les surréalistes en général, notamment Péret, Joyce Mansour… Parmi les poètes de langues étrangères, je citerai : Lorca, Nazim Hikmet, Yannis Ritsos, Adonis, Tranströmer…
•—Quelles sont les origines de la rubrique dédiée à la poésie dans le journal CENTRE PRESSE ?
•ÉG —Depuis un peu plus de douze ans, sans interruption paraît chaque semaine dans CENTRE PRESSE, une page poésie consacrée à un auteur. En effet, c’est en mars 2001 que naquit l’idée de consacrer un espace poétique dans nos colonnes. Ce projet faisait suite à la mise en place par la direction du journal d’une édition supplémentaire de fin de semaine (inexistante jusqu’alors) dotée d’un cahier magazine du dimanche. Un détail fut également de mise qui coïncida avec ce lancement et décida la création de cette rubrique : la publication avec mon épouse d’une plaquette d’un jeu surréaliste intituléeQuestions de principe, dont un compte rendu fut publié dès la parution de ce recueil dans le journal. Dès le lendemain, je fus appelé par la direction :« Je voudrais que vous assuriez chaque semaine une page poésie »m’avait déclaré Alain Rollat*, directeur du journal de 2001 à 2003. Je contactais alors, par l’intermédiaire de Denys-Paul Bouloc (un poète ruthénois), le groupe poésie au sein de la MJC de Rodez, afin de convenir d’une entrevue avec la direction de CENTRE PRESSE et dans la foulée je proposais à Alain Rollat une rubrique littéraire hebdomadaire assurée par un historien local, en la personne de René Couderc. C’est donc à partir de cette date que fut créée la rubrique poésie alternant tous les quinze jours avec une page littéraire consacrée à un auteur. Mais afin de palier les interruptions de ces rubriques durant la saison estivale, un communiqué a été publié dans nos colonnes s’adressant aux poètes désirant publier leurs textes dans le journal. De nombreux auteurs aveyronnais nous ont adressé leurs poèmes et voyaient ainsi leurs poèmes publiés pour la première fois. Au fil du temps, nos colonnes s’ouvrirent également à des auteurs hors du département. C’est ainsi que j’ai eu l’immense privilège de consacrer plusieurs parutions à Jeanine Baude, Margo Ohayon, Gilles Lades, Claude Confortès ou Joël Bastard, que j’ai sollicité lors des rencontres aux Journées poésies à Rodez ; ou encore suite aux deux Concours poésie CENTRE PRESSE, lancés en 2008 et 2009, où Françoise Urban-Menninger fut lauréate. Enfin, c’est à partir de 2008 que les membres du groupe poésie Encres de la MJC de Rodez ont cessé de faire paraître leurs créations, suite à la dissolution du groupe. Depuis, je consacre exclusivement chaque parution à un auteur, y compris les poètes ayant appartenu au groupe Encres.Url. http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Rollat
* Entretien réalisé grâce à l'aide de Françoise Urban-Menninger.
Pour citer ce texte
Éric Guillot, LPpdm, «Mon parcours & la découverte de la poésie »,in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques:«Le printemps féminin de la poésie»,Hors-Série n°1[En ligne],sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013.
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