18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 13:06

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Dossier | articles & témoignages / Annonces diverses 

 

 

 

 

 

 

Vient de paraître Quantum par Irina Moga aux éditions DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée par Ayna Paisley du recueil de poèmes intitulé « Quantum » d’Irina Moga, paru aux éditions DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025.

 

 

Le Pan Poétique des Muses se réjouit de vous annoncer la parution en anglais canadien du recueil de poèmes intitulé Quantum de la poétesse Irina Moga aux éditions DarkWinter Press (Ontario, Canada, Juillet 2025). L’autreure Irina Moga a « traduit le texte de la quatrième de couverture ainsi que la biographie incluse dans le dossier de presse » pour cette revue :

 

 

 

 

À propos de Quantum :

 

Quantum est un recueil de poèmes destiné à ancrer les lecteurs dans la légèreté et la sérénité. L’un des thèmes majeurs de l’ouvrage est l’idée que la poésie peut être perçue comme un champ d’énergie créative, dont les quanta nous entourent et dans lequel nous pouvons nous immerger grâce au pouvoir médiateur de la rêverie. La poésie est la déconstruction de la réalité et sa recomposition dans un paradigme alternatif, guidé par l’intuition, l’esthétique et la mécanique quantique de l’imagination farfelue de chacun. Dans Quantum, l’auteure nous entraîne à travers des couches de signaux sensoriels et un discours dont le but ultime est la guérison – une catharsis quotidienne face aux épreuves de la vie, maintenue en équilibre par le pouvoir des mots.

 

À propos de l’auteure :

 

Irina Moga est une poétesse trilingue qui écrit en anglais, en français et en roumain, et membre de l’Union des écrivaines et des écrivains du Canada. Auteure de six recueils de poésie, elle apporte une voix singulière à la littérature contemporaine, mêlant précision linguistique et profondeur lyrique. Son recueil Variations sans palais (Éditions L’Harmattan, Paris) a reçu le Prix littéraire international Dina Sahyouni 2022 en France. Ses poèmes ont été largement publiés au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France dans des revues telles que Canadian Literature, carte blanche, New York Quarterly, et California Quarterly. Son travail a été nommé pour le prix Rhysling de la SFPA et Best of the Net. La poésie de Moga a été traduite en allemand, espagnol, coréen et persan, élargissant ainsi sa portée à travers les frontières linguistiques et culturelles.

 

Traduction des textes de l’anglais canadien en français par

 

Irina Moga

 

Site Web :

http://www.irinamoga.com/

 

 

À anticiper pour Quantum :

 

À travers des concepts mathématiques, des images de la nature et une réflexion personnelle, Quantum d’Irina Moga est une exploration complexe et introspective des limites que nous percevons dans la vie, du passage inévitable du temps, et de ces choses qui semblent toujours hors de portée. Ces poèmes expriment combien notre compréhension du passé, de notre identité et de nous-mêmes est fugace et incomplète. Pourtant, il y a une beauté dans cette impermanence, puisque la mémoire et l’expérience nous façonnent de manière à la fois profonde et insaisissable. Plus on lit ces poèmes, plus ils deviennent multifacettes, révélant de nouveaux motifs et de nouvelles significations — comme lorsqu’on découvre des niveaux plus profonds de détail dans un fractal. Chaque poème de Quantum vous attire plus profondément dans son orbite mystérieuse, offrant une expérience à la fois intime et vaste, cérébrale et sensorielle.

© Par Crystal S. Gibbins, autrice de Now/Here et éditrice de Split Rock Review

 

 

Traduction de l'avis de Crystal S. Gibbins de l’anglais canadien en français par

Irina Moga

 

Site Web :

http://www.irinamoga.com/

 

 

 

La rédaction de la revue Le Pan Poétique des Muses vous recommande chaleureusement ce dernier recueil en date de la créatrice talentueuse, polyglotte et déjà primée pour sa poésie Irina Moga.

 

 

À lire également les deux poèmes inédits traduits en français de Quantum par Irina Moga, paru en anglais chez  DarkWinter Press, Ontario, Canada en juillet 2025 : 

Irina Moga (poèmes  & photographie)« Vieille maison » & « Tête de pont », illustration par Ayna Paisley, https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/irinamoga-vieillemaison

***

Pour citer ces poèmes inédits traduits en français & illustrés

 

LPPDM (avis de parution), Irina Moga (traduction du dossier de presse contenant le commentaire de Crystal S. Gibbins) & photographie de la 1ère de couverture  illustrée par Ayna Paisley, « Vient de paraître Quantum par Irina Moga aux éditions DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 18 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/lppdm-moga-parutiondequantum

 

 

 

 

 

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17 juillet 2025 4 17 /07 /juillet /2025 17:21

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Muses & Poètes... | Florilège & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

 

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De ce nous

 

​​​​​

 

 

 

 

Poème-lettre en prose par

Dina Sahyouni

 

 

Crédit photo : Barbara Regina Dietzsch (1706-1783), illustration des roses écloses & en boutons avec leurs feuilles & un papillon, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran faite par LPpdm de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

 

Parsemer l’univers de l’amour qui nous lie, c’est cela être en vie.

Je parsème l’univers de tes mots d’amour qui se cachent dans l’au-delà. Je m’habille de tout ce que tes mains tissent et, je m’embellis par les rayons du soleil que provoquent tes rires. Dans l’ombre de ce je naît la femme à laquelle je m’identifie.

Les lettres se croisent, voyagent dans l’espace-temps des souvenirs et relatent des instants fragiles remplis de nos souhaits.

Est-il encore possible, est-il encore plausible de nous concevoir ainsi ?

Je voyage dans tes nuits et m’étale sur ton lit, pourtant tu ne me vois pas.

Suis-je cette pensée qui te traverse comme des troupeaux sauvages d’animaux inconnus.

Parle-moi d’amour, de tout ce qui nous lie et nous différencie. Parle-moi de tes secrets, de ces mots qui restent endormis sur tes lèvres et qui taraudent ton esprit.

Parle-moi de ces chagrins qui t’éloignent de mon être et te prononcent autre.

Les vents s’approchent de nos cœurs et enfantent des visages qui ne nous appartiennent pas.

Des larmes colorées parfument les lieux de nos enfances, elles parviennent à achever nos portraits quand le silence s’empare de ce nous.

Fautif, imitatif, réservé, le nous qui étrangle les récits.

Merci, de me rappeler la suite…

 

 

© DS.

*Le poème-lettre « De ce nous » est un extrait poétique de Lettres à Océan de savoir (recueil de poèmes paru pour la première fois en 2009-2010) & reproduit ici avec l'aimable autorisation de l’autrice & de la maison d'édition.

—————

Pour citer ce poème d’amour illustré & inédit

 

Dina Sahyouni, « De ce nous », peinture par Marie-Éléonore Godefroid (1778-1849), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 17 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/ds-decenous

 

 

 

 

 

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16 juillet 2025 3 16 /07 /juillet /2025 17:31

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception  | Dossier | Articles & témoignages 

 

 

 

 

 

 

 

Féerie, ma perte, recueil de poèmes de

Paloma Hermina Hidalgo,

paru aux Éditions de Corlevour

 

 

 

 

 

 

Chronique & photographie de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée par Quentin Caffier de « Féerie, ma perte », recueil de poèmes de Paloma Hermina Hidalgo, paru aux Éditions de Corlevour.

 

 

Dans ce recueil de poésie écrit à fleur d’âme et de peau, Paloma Hermina Hidalgo ouvre le bal  qui fait danser la chair des mots dans le corps irradiant du texte qui n’est autre que celui de la narratrice. La photo, somptueuse, digne d’un opéra baroque, signée par Quentin Caffier, donne le ton à cet ouvrage dont la plume semble avoir été trempée dans le vitriol.

 

On ne sort pas indemne des jupes d’une mère incestueuse et démiurge qui fait voler tous les tabous en sacrifiant l’innocence de son enfant sur l’autel de la perversité. « La dureté de ton cœur, Maman, infecte ma chair. », écrit l’autrice qui vénère toujours et encore sa mère qu’elle interpelle avec un M majuscule et qu’elle invoque ainsi «  Dès le berceau, Maman, notre amour hors de mesure n’a-t-il pas présidé à ma folie ? »

Paloma Hermina Hidalgo parle du plus loin et du plus haut de sa mémoire, sur le trône de feu orgiaque et orgasmique qu’elle transcende par une écriture où elle triture les mots à l’instar de sa chair tourmentée par sa génitrice. « Je te chéris, Maman. Et ta vulve de conte . De sorte qu’attachée à ta vanille et au culte de ta gousse, je garde malgré tout mon honneur. » La poésie est cette langue bifide qui dit tout à la fois l’inouïe et cette beauté vénéneuse  qui infuse dans le texte tel un poison  qui renvoie au mal absolu.

Poésie de la déchirure et de la démesure, on retrouve comme dans Matériau Maman,

le pire dans cette féerie où la perte, comme dans tous les contes de fées, atteint des paroxysmes qui ébranlent l’entendement.

 

Crédit photo : Portrait de l’autrice Paloma Hermina Hidalgo, capture d’écran de l'image libre de droits du site Wikipédia.

 

Sculptrice de poupées entre ses doigts maléfiques, la mère est cet ange déchu à la fois craint et adoré qui commet ce que la psychanalyste Alice Miller  qualifie d’« abus narcissique ». Et pourtant, ce sont des ténèbres que naît la lumière dans cet ouvrage horrifique, c’est la magnificence d’un envoûtement sans philtre qui emporte le lecteur dans les abords de cet ailleurs qui n’est autre que celui de la perte…

Nul doute que Paloma Hermina Hidalgo aura transmutée sa chair violentée dans un poème où, dans le même fourreau, la douleur exquise côtoie l’indicible déréliction d’une identité profanée où l’on appréhende ce que Joyce Mc Dougall nomme « Un sexe pour deux ». « L’Une avec l’Une/ Et l’Une de l’Une / Et l’Une dans l’Une », résume la narratrice.

Seule l’écriture permet d’exorciser et de dénouer cette dyade mère-fille dont la trame bâtie sur la « navrance du désir » a partie liée avec la perte de soi dans l’autre, voire la perte dans cette petite mort qui précède la disparition dans le non-être. Mais telle une Orphée au féminin, Paloma Hermina Hidalgo nous est revenue des enfers pour renaître au monde avec cette faculté d’émerveillement que l’on entrevoit entre les lignes de son livre car c’est un diamant noir qu’elle nous octroie dans un écrin de lumière.

 

© Françoise Urban-Menninger, juillet 2025.

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger (texte & photographie), « Féerie, ma perte, recueil de poèmes de Paloma Hermina Hidalgo, paru aux Éditions de Corlevour », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 16 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-phh-feerie

 

 

 

 

Mise en page par David

 

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15 juillet 2025 2 15 /07 /juillet /2025 15:43

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Dossier | Florilège | Nature en poésie...

 

 

 

 

 

 

 

 

Vieille maison & Tête de pont

 

 

 

 

 

 

 

Deux poèmes & photographie par

 

Irina Moga

 

Site Web :

http://www.irinamoga.com/

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée par Ayna Paisley du recueil de poèmes intitulé « Quantum » d’Irina Moga, paru aux éditions DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025.

 

 

 

Vieille maison

 

 

Il y a le temps qu’on eût passé ensemble :

un temps fait de silences étendus — tout comme les branches des arbres
et le toit brisé, maintenant effacé.

 

Des formes érodées, portant le poids de nos paroles ;

des marais salés au loin,

se rapprochant de la mer que nous savions être une sortie possible.

 

Une vieille maison, avec des fenêtres et des portes barricadées,

et des plinthes qui craquent ; 

des galets d’oursin nichés entre des gonds et des serrures rouillées.

 

Mais il n'y avait pas de mer immédiate —

 

bien sûr.



 

Tête de pont

 

 

La lune derrière ton ombre : 

un moulin à vent de nuages, fragmentés.

 

On dirait que je suis revenue à terre 

après une longue absence, 

marchant à travers des algues vertes et des capsules de fleurs inversées.

 

Tu es là : 

— j’ai atteint la tête de pont de ta présence.

 

 

* Deux poèmes extraits de Quantum, par Irina Moga (éd. DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025) publiés ici avec l'aimable accord de l’auteure et de sa maison d'édition. Ces poèmes ont été traduits de l'anglais canadien en français par Irina Moga.

 

En cours de programmation pour paraître cette semaine :

l'annonce de parution de Quantum par Irina Moga, paru en anglais chez  DarkWinter Press, Ontario, Canada en juillet 2025.

***

Pour citer ces poèmes inédits traduits en français & illustrés

 

Irina Moga (poèmes  & photographie)« Vieille maison » & « Tête de pont », illustration par Ayna Paisley, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 15 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/irinamoga-vieillemaison

 

 

 

 

 

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15 juillet 2025 2 15 /07 /juillet /2025 15:40

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception | Revue poépolitique & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

 

 

 

 

 

Salah Oudahar, « Ce pays d'où tu viens – Les galets de l’oubli » : la poésie comme mémoire vivante

 

 

 

 

 

Lecture poétique & photographie par

 

Lectrice

 

Nom de plume d’une collaboratrice de la revue Le Pan Poétique Des Muses

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée & mise en rayon du recueil de poésie « Ce pays d'où tu viens – Les galets de l’oubli » de du poète Salah Oudahar aux éditions d’en bas.

 

En ce 5 juillet 2025, jour de la fête de l’indépendance algérienne, les mots de Salah Oudahar prennent une résonance particulière. À travers Ce pays d'où tu viens – Les galets de l’oubli, son nouveau recueil, l’Algérie se fait présence, tension, souffle. Elle n’est pas seulement évoquée : elle est invoquée. Une terre toujours vive, même à travers l’exil.

Chez Salah Oudahar, comme chez les grands poètes de la mémoire, le passé ne s’efface pas : il se transforme en murmure persistant. Les frontières entre le souvenir et le présent se troublent. Dans ce recueil, l’Algérie n’est pas un lointain décor : elle est intime, douloureuse, insoumise. Elle n’a jamais cessé d’habiter la voix du poète.

 

Il ne parle pas de son pays, il lui parle. Il le tutoie, l’interpelle, avec tendresse, parfois avec colère, mais toujours avec une fidélité bouleversante. À travers les images fortes de ses poèmes, il fait surgir un territoire à la fois concret et symbolique, une terre blessée par le silence et l’abandon :

 

Ses galets nus noircis par l’attente 

Brûlant au soleil des berges mortes

Des serments promesses non tenus

Comme muets

Étrangers

Ni de juillet ni de décembre

Comme venus d’ailleurs

 

Ces vers témoignent d’un rapport intime à la mémoire collective, où les paysages désertés deviennent les porteurs d’un passé trahi. Le poète, en refusant l’oubli, transforme chaque image en une empreinte de vérité. Loin de l’évocation nostalgique, il inscrit la mémoire dans le corps même du langage, interrogeant l’appartenance, le déracinement et la fidélité.

 

 

Mais au-delà du dialogue avec la terre natale, un motif revient avec une force particulière : le mois de juillet. Il traverse tout le recueil comme une saison brûlante, historique et charnelle. Juillet, c’est le mois de l’indépendance – le 5 juillet 1962 –, ancrée dans la mémoire nationale. Mais chez Oudahar, juillet devient aussi le théâtre d’une mémoire sensible, d’une chaleur humaine, d’une lumière fragile sur fond d’étouffement. Ce poème en témoigne :

 

« Brise de juillet 

Dans les feux du soir

Fugace
À peine effleurée
Vent brûlant
Nos brasiers
Nos baisers volés
Dans la torpeur d’un pays étouffé
Espoir aride vite déserté
Mon corps remuait s’agitait
À ton réveil
Fraîcheur ô fraicheur
Portes fenêtres restées ouvertes toute la nuit
Le parfum de ta bouche
Ton souffle
Ton café
Ses arômes retrouvés
Tes mots
Tes langues
Tes musiques
Tes chants
Tes récits du passé
Tes récits du futur

Comme si rien n'était encore perdu

Comme si tout était encore possible »

 

Ce juillet poétique mêle le collectif et l’intime. Il incarne à la fois la chaleur politique de l’Histoire et la chaleur d’un corps aimé, réveillé par le souffle de l’aube. Le poète entrelace le souvenir des révoltes avec celui des étreintes. Il fait dialoguer la mémoire nationale avec celle, charnelle, du quotidien. Ici, la mémoire n’est pas un musée : elle est une sensation, une odeur, une voix. Elle traverse les langues, les musiques, les récits. Et surtout, elle résiste à l’oubli.

« Tu fus jasmin laurier-rose / Arbre en proie aux tempêtes aux vents / Langue océane / Mer de multitudes » écrit le poète.


Ces vers, à la fois tendres et incandescents, nous enjoignent à rouvrir le jour, à redire au monde sa beauté essentielle, malgré les blessures, les silences, les arrachements. Car l’oubli menace toujours, mais la poésie veille : elle ravive les braises, elle s’oppose à l’effacement, elle refuse l’enfouissement. Par ses mots, elle insuffle la vie, elle réanime ce qui semblait perdu.

La photographie en noir et blanc de la couverture, réalisée par l’auteur lui-même comme l’ensemble des photographies du recueil s’insère dans une mise en page conçue par Artagraphisme..., prolonge cette sensatio : une braise en sommeil, un souvenir prêt à reprendre feu. Ce livre est ce souffle. Un chant pour l’Algérie. Un chant debout...


 

Ce pays d'où tu viens – Les galets de l’oubli n’est pas un simple recueil, c’est un acte de présence, un refus de se taire, une fidélité indélébile à une terre aimée, blessée, espérée. Ce 5 juillet, il sonne comme un rappel vibrant : « la liberté, la dignité, la mémoire sont aussi affaires de poésie. »

 

 

© Lectrice, juillet 2025.

 

—————

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Lectrice (collaboratrice de la revue LPpdm, texte & photographie)« Salah Oudahar, « Ce pays d'où tu viens – Les galets de l’oubli » : la poésie comme mémoire vivante », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 15 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2025noiii/memoirevivante

 

 

 

 

 

Mise en page par Aude

La dernière rectification mineure du texte faite à la demande de la critique date du 17 juillet 2025.

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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