21 mars 2022 1 21 /03 /mars /2022 11:22

Événements poétiques | Recueil numérique du festival « Le Printemps des Poètes » | Poésie contemporaine 


 

 

 

 

 

 

Rimes éphémères

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mona Azzam

 

 

 

 

​​​​​​​​​​Crédit photo : Maurice Fillonneau, "Branche de cerisier en fleurs", commons, domaine public.

 

 

 


 

Un cerisier en fleurs m’a dit souriant

Que le temps erre nu au printemps


 

Le mimosa à son tour me susurre

Que la vie est sève de murmures


 

Dans le silence des cités endormies

J’ai rêvé l’univers en boule de mie


 

Qu’un poète pétrirait de ses mots

Afin que s’évade le long des îlots


 

Une neuve douceur caramel fondant

Sous la langue alléchée du gourmand


 

L’amandier s’éveillant de son sommeil

A mis sur mes rimes un brin de soleil

 

Crédit photo : Cerisiers en fleurs", Fougerolles, commons, domaine public. 

 

 

Quand sonnera un jour l’heure égrenée

Du temps des cerises sur les tambours


 

J’effilocherai les fous monologues sourds

Et croquerai enfin les dégoulinants toujours


 

Les tambours parleront d’une voix ourlée

Des pinsons revenus de leur exil ancien


 

Et de la pie insatiable dès poltron minet

Quand éclora le temps juteux des cerises


 

J’irai porter main forte à mon amie la brise

Pour parsemer la vie d’un bleu poème aérien

 

© M. Azzam​



 

 

***

 

Pour citer ce poème inédit 

 

Mona Azzam​, « Rimes éphémères », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique / Festival Le Printemps des Poètes Mars 2022 | « L'éphémère aux féminin, masculin & autre », Recueil collectif des périodiques féministes de l'association SIÉFÉGP, mis en ligne le 21 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ephemere/ma-rimesephemeres

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES
20 mars 2022 7 20 /03 /mars /2022 19:39

Biographie & publications disponibles numériquement 

 

 

 

 

 

 

Hanen MAROUANI

 

 

 

 

Docteure en Langue & littérature françaises

 

de l’Université de Sfax, auteure & traductrice

 

 

 

Est une tunisienne résidente entre l’Italie et la France. Elle est docteure en langue et littérature françaises de l’université de Sfax et auteure de quatre recueils de poésie(s) publiés entre Tunis et Paris et traductrice. Elle est diplômée aussi de l’université de Sienne (Toscane) en langue italienne et de l’université de Rouen en didactique et pédagogie du FLE. Elle s’intéresse dans ses recheches à la position de la femme dans la littérature et la société à partir de l’analyse des pratiques discursives et énonciatives et à la problématique de l’immigration et des inégalités de genre. Elle a participé à des colloques, des festivals et des évènements culturels nationaux et internationaux. Ses textes ont été publiés dans des revues et anthologies internationales et traduits en d’autres langues comme l’espagnol, l’anglais et l'italien. Elle a reçu également des prix lors de sa participation à des concours de poésie.

 

 

Ses publications disponibles numériquement sur ce site :

Voir aussi 

 

Hanen MAROUANI

 

 

ou

 

Hanen MAROUANI

 

 

 

 

Page individuelle créée le 20 mars 2022 et en cours de construction.

Dernière actualisation : le 30 juin 2022.

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Biographies
19 mars 2022 6 19 /03 /mars /2022 10:45

Événements poétiques | Recueil numérique du festival « Le Printemps des Poètes » | Articles & témoignages 
 

 

 

 

 

 

 

 

La mer & l’éphémère

 

 

chez Bénédicte Bach

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Illustrations par l'artiste

 

Bénédicte Bach

 

Site officiel :

www.benedictebach.eu

 

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "Nereides lacrimae", figure no 1 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

 

Si l’on en croit la psychanalyse, le patronyme serait un signifiant déterminant à partir duquel chacun construirait son identité et tracerait son chemin de vie.

Aussi, aucune surprise de découvrir que la quête artistique de Bénédicte Bach a partie liée avec l’eau puisque « bach » en allemand se traduit par cours d’eau ou ruisseau. Quant à la musicalité indéniable des œuvres de l’artiste, il suffit de songer à la famille de Jean-Sébastien Bach composée de très nombreux musiciens et dont il fut le premier en titre !

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "Waterdrop", figure no 2 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

Bénédicte Bach poursuit un cheminement poétique et onirique qui l’amène,  selon ses dires, « à remonter le cours de l’eau jusqu’à la dernière goutte ».

Dans son exposition présentée à Strasbourg à la galerie « La Pierre large » et qu’elle intitule « Le rêve est l’aquarium de la nuit », ses photographies nous immergent d’emblée dans l’élément premier jusqu’aux profondeurs obscures où sont enfouis nos mythes et nos fantasmes fondateurs.

L’artiste plasticienne est à l’écoute du vagissement de l’eau, elle s’abandonne corps et âme à une rêverie contemplative qui l’entraîne dans des abysses à la fois proches et lointaines où elle n’a de cesse de capter « la complainte des vagues » qui « portent en elles les larmes des sirènes ».

Loin de s’enchaîner comme Ulysse, Bénédicte Bach répond à l’appel plaintif des sirènes et ses images se fondent dans l’éblouissement d’une écriture à la fois liquide et musicale.

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "La dernière pluie", figure no 3 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

 

Ces larmes qui sont autant de notes de musique, la plasticienne nous les restitue dans une installation où des gouttes de résine bleues et vertes, suspendues à de longs filaments, oscillent au-dessus d’un miroir circulaire qui devient un puits sans fond...Notre conscience s’y perd, s’y noie, prise dans le filet d’un rêve hypnotique. Nous retournons dans l’eau foetale de la mer-mère, bercés par le roulis des images de vagues qui déroulent l’infini où notre origine et notre finitude confinent. « Le linceul des rêves » ainsi nommé par l’artiste est cette blanche écume ourlée de fine dentelle qui nous renvoie inéluctablement à ces limbes de la mémoire qui se défont  et se noient dans les abîmes de notre inconscient….

 

 

Bénédicte Bach possède l’art d’abolir le temps, elle découpe dans l’instant éphémère, des fragments d’éternité dont la luminescence radieuse et éminemment poétique réenchante le regard.

Sa vidéo sonore en couleur « Waterdrop » évoque « l’évanescence du temps », le temps s’égoutte « écho lointain d’un océan rêvé », l’essence d’un tout dans un tout petit rien », écrit l’artiste.

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "L'empreinte des vagues", figure no 4 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

Nul doute que la quête intemporelle de Bénédicte Bach fait écho à celle d’Arthur Rimbaud qui l’illustre dans « Le bateau ivre » par ces vers magnifiques « Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème / De la Mer, infusé d'astres, et lactescent, / Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême / Et ravie, un noyé pensif parfois descend ; »*

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "Le linceul de nos rêves", figure no 5 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

 

Et la plasticienne de nouer et dénouer dans ses œuvres, la trame d’un long poème où l’ombre et la lumière dansent à la crête des vagues depuis la nuit des temps. Dans « Carnage », Audiberti fait fusionner l’eau qui reflète le ciel et qui devient cet « azur liquide » que Bénédicte Bach a su incontestablement capter dans ce temps immobile où l’âme de la rêveuse a jeté l’ancre.

 

 

© Crédit photo : Bénédicte Bach, "Affichette de la lecture à la Galerie La pierre large", figure no 6 de l'exposition « Le rêve est l’aquarium de la nuit », Strasbourg à la galerie « La Pierre large ».

 

 

 

 

© F. Urban-Menninger

 

 

* Voir Rimbaud, Œuvres complètes, Établissement du texte, présentation, notices, notes, chronologie et bibliographie Jean-Luc STEINMETZ, Paris, Éditions GF Flammarion, 2010, pp. 130-133, p. 130, §/quatrain n°24.

 

***


Pour citer cet article inédit 

 

Françoise Urban-Menninger​, « La mer & l’éphémère chez Bénédicte Bach », illustrations par Bénédicte Bach, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique / Festival Le Printemps des Poètes Mars 2022 | « L'éphémère aux féminin, masculin & autre », Recueil collectif des périodiques féministes de l'association SIÉFÉGP, mis en ligne le 19 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ephemere/fum-ephemerebenedictebach

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans RECUEIL NO5 Amour en poésie Nature en poésie
18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 15:11

Numéro Spécial | Printemps 2022 | Astres & animaux 

 

 

 

 

 

 

Les astres

 

 

 

 

 

 

 

Simone Weil (1909-1943)

 

Poème choisi & transcrit par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

Crédit photo : Cosmic Winter Wonderland, image Commons, wikimédia.

 

 

Cet extrait poétique provient du recueil de poèmes (appartenant au domaine public) de WEIL, Simone (1909-1943), Poèmes ; suivis de Venise sauvée, Lettre de Paul Valéry, collection Espoir fondée par Albert Camus, Gallimard, 1968 :

 

 

 

 

 

Astres en feu peuplant la nuit les cieux lointains,

Astres muets tournant sans voir toujours glacés,

Vous arrachez hors de nos cœurs les jours d'hier,

Vous nous jetez aux lendemains sans notre aveu,

Et nous pleurons et tous cris vers vous sont vains.

Puisqu'il le faut, nous vous suivrons, les bras liés,

Les yeux tournés vers votre éclat pur mais amer.

À votre aspect toute douleur importe peu.

Nous nous taisons, nous chancelons sur nos chemins.

Il est là dans le cœur soudain, leur feu divin1.

 

 

 

1. Note de l'Éditeur [de 1968]. – Ce vers final présente trois autres versions que voici :

Ils sont là dans le cœur soudain, les feux divins.

Vous levez l'âme à vous sans peine, astres divins.

Vous nous levez à vous sans peine, astres divins.


 

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Simone Weil, « Les astres », poème choisi & transcrit par Dina Sahyouni de WEIL, Simone (1909-1943), Poèmes ; suivis de Venise sauvéee (1968), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menningermis en ligne le 18 mars 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ns2022/lesastres

 

 

 

 

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