10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 13:49

 

Événement poétique avec un membre de notre équipe

 

On parle de l'ouvrage

 

Sevrage de Camille Aubaude

 

 

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© CA, La Maison des Pages
© CA, La Maison des Pages

© CA, La Maison des Pages

Cliquez sur les images pour les agrandir.

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Pour citer cet événement

LPpdm, « On parle de l'ouvrage Sevrage de Camille Aubaude », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 10 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/57fb89ec-a727.html

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:48

 

Événement poétique avec un membre de notre équipe

Rendez-vous à ne pas manquer

Françoise Urban-Menninger

 

«  Et je dis et ma parole est terre », Aimé Césaire

 

 

Avant-première du colloque d'Aimé Césaire à Paris

 

Résumé de l'intervention de Françoise Urban-Menninger qui aura lieu dans le cadre du colloque dédié à l’œuvre d'Aimé Césaire et organisé par Mona Gamal El Dine à la Maison de l'Amérique Latine à Paris le 25 octobre de 19H à 21H.

 

En présence de nombreux poètes et de 

 

Daniel Cohen (directeur des éditions « Orizons » chez l'Harmattan)

Lylian Kesteloot (spécialiste de l'écriture d'Aimé Césaire)

Ministres d'Outre-mer et Mme le ministre Christiane Taubira

Claude Menninger (photographe documentariste à l'Inventaire, il est spécialisé dans la photographie d'architecture et de paysages urbains).

 

L’association Isis Arts & Cultures pour la Paix

Présidente Mona Gamal El Dine

 

 

«  Et je dis et ma parole est terre », Aimé Césaire

 

Après la lecture d’un extrait du poème « Les pur- sang » tiré du recueil « Les armes miraculeuses », j’évoquerai ou tenterai d’ invoquer « la poésie incantatoire » d’Aimé Césaire, cette poésie du « frère volcan » tel que le nommait Daniel Maximin et dont Césaire affirmait qu’elle surgissait « du vide intérieur comme un volcan qui émerge du chaos primitif ».

Je m’appuierai sur les écrits du philosophe Gaston Bachelard quant à l’inspiration, voire cette intuition poétique qu’il a analysée dans ses ouvrages, je mettrai également en lumière l’image de la femme aimée, Suzanne Césaire, l’épouse et la femme poète dont les propres écrits procèdent du même souffle et que Daniel Maximin nous a magnifiquement restitués dans « Fontaine solaire , le spectacle présenté à Avignon.

Bien évidemment, mon intervention s’ouvrira plus largement dans l’esprit de cette francophonie que le poète Aimé Césaire définissait tel « Un humanisme intégral qui se tisse autour de la terre ». Françoise URBAN-MENNINGER

 

***

Françoise URBAN-MENNINGER, nouvelliste et poète, est l'auteure d'une vingtaine d'ouvrages. Le jour du muguet & autres récits composé de treize récits ayant trait à son enfance a paru en 2013 chez Éditinter. Ces trois dernières années, elle a participé à de nombreuses anthologies poétiques avec l'Académie rhénane dont elle est présidente de la commission littéraire et avec les éditions Corps Puce. Elle a publié également des nouvelles dans Dimension Moscou et Dimension fées éditées par Rivière Blanche et deux autres textes dans des anthologies parues aux Éditions Secrètes. Ses critiques littéraires paraissent sur le site Exigence Littérature et ses critiques d'art dans la revue papier Hebdoscope.

***

 

Pour citer cet événement

LPpdm,  « Françoise Urban-Menninger, "Et je dis et ma parole est terre", Aimé Césaire », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 10 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/colloquepaix.html

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:21

 

Événement poétique avec un membre de notre équipe

Rendez-vous à ne pas manquer

 

     Un nouveau « Dialogue de Poésie » avec
 
Michel Eckhard Elial
 
poète, universitaire, éditeur de la revue Levant, et directeur
 
de la collection Levant, Cahiers de l’espace méditerranéen

 

Date : mardi 8 novembre 2016 de 15h30 à 17h30

Lieu : Théâtre Molière à la Maison de la Poésie

M° Les Halles et Rambuteau.

 

Camille Aubaude rencontrera Michel Michel Eckhard Elial le mardi 8 novembre 2016 autour d'un nouveau « Dialogue de Poésie ». La rencontre sera filmée par une télévision israélienne, le mardi 8 novembre, de 15h30 à17h30, à la Maison de la Poésie, théâtre Molière, M° Les Halles et Rambuteau. Parmi les sujets abordés, les discutants parleront de la traduction de la poésie.

© Crédit photo : "La Maison des Pages", image fournie par Camille Aubaude.

© Crédit photo : "La Maison des Pages", image fournie par Camille Aubaude.

Adresses des organisateurs/organisatrices de l'événement : 

La Maison des Pages éditions

30 rue Beaubourg — 75003 PARIS

Courriel  : lamaisondespages@orange.fr. Sites : /  http://www.lamaisondespages.com /

http://www.camilleaubaude.com / http://camilleaubaude.wordpress.com

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Camille Aubaude rencontrera Michel Michel Eckhard Elial le mardi 8 novembre 2016 autour d'un nouveau « Dialogue de Poésie ». La rencontre sera filmée par une télévision israélienne, le mardi 8 novembre, de 15h30 à17h30, à la Maison de la Poésie, théâtre Molière, M° Les Halles et Rambuteau. Parmi les sujets abordés, les discutants parleront de la traduction de la poésie.

 

Depuis 2013, Olivier Chaudenson accueille les « Dialogue de Poésie » à la Maison de la Poésie-théâtre Molière, à Paris, où sont venus Renato Sandoval (poète et universitaire péruvien, président fondateur du FIPLIMA, le Festival International de Poésie à Lima), Marino Valencia (cinéaste colombien, filmé par Anne Marie Hémerick) et Alberto Sorbelli (artiste conceptuel italien, filmé par Marcus Kreiss, pour la télévision indépendante à vocation internationale, Souvenirs from Earth).

 

La collection « Dialogue de Poésie » a été créée par Camille Aubaude sur Radio Active-Région Centre, une radio soutenue par la municipalité d’Amboise, avec parmi les premiers invités les poètes-esses Claudine Helft, Geneviève Laporte, Eric Brogniet, Yvan Tételbom, Marc Louis Questin, puis continuée lorsque Camille présidait l’ALFOM (Académie Littéraire de France et d’Outre-Mer) au Sénat, Palais du Luxembourg, Paris, avec Yves Bergeret, Marie-Hélène Breillat, Laurent Fels, Philippe Cantraine, Anne Mounic, Marie Agnès Roch, David van Vactor, Claude Vigée, et bien d'autres.

Les enregistrements effectués par le Sénat sont disponibles sur le site. Les « Dialogue de Poésie » se sont tenus à la librairie Wallonie Bruxelles, au Centre culturel belge de la rue Quincampoix, Paris, pour relayer des colloques et des publications telles les Voi(es)x de l’autre, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2010, avec notamment des lectures de Marilyne Hacker et Marie Etienne ; le travail de Patricia Izquierdo avec des lectures de dix poétesses de la Belle Epoque (cf. Patricia Izquierdo, Devenir poétesse à la Belle Epoque », dans temporel.fr n° 10, 2010 ; http://temporel.fr/Patricia-Izquierdo-par-Camille) ; l’anthologie de La poésie érotique féminine (Hermann éd., 2012) sous la direction de Giovanni Dotoli ; les poèmes et les publications de Bernard Giusti, fondateur de la revue Chemins de traverse et des éditions L’Ours blanc et de L’Homme bleu ; et pour présenter une philosophe et poétesse Geneviève Huttin, ainsi que deux romancières et journalistes dans leur rapport avec la poésie : Colette Felous et Paula Jacques.

Deux « Dialogue de Poésie » avec Francesca Yvonne Caroutch et Jean-Luc Steinmetz ont été filmés par Marino Valencia, à Paris, en 2012. 

 

***
Quelques informations utiles sur les Camille Aubaude et Michel Michel Eckhard Elial : 
Michel Eckhard Elial est professeur de littérature française, poète et traducteur; directeur de la collection "Textes hébraïques" chez Intertextes Éditeur en 1990 et animateur de la revue Levant (en 1990). A pris le prénom hébraïque Michaël en 1985.
Camille Aubaude, parisienne préférant l'errance à la résidence, est souvent invitée à des rencontres internationales de poètes. Considérée comme une voix majeure de la poésie française contemporaine, son œuvre se caractérise par son ampleur et sa richesse. Dans ses livres, ses photographies et ses nombreux articles, elle a abordé des problèmes théoriques, politiques, artistiques et moraux ; elle s'est appuyée pour ce faire sur les formes fixes de la poésie, et sur son expérience de femme et de féministe. Elle est au comité de rédaction de la revue Le Pan Poétique des Muses (LPpdm) dont elle a dirigé un numéro thématique, Tant de Philomèles en ce monde (Pan des muses, Grenoble, mars 2016). Il s'agit de repenser les violences faites aux femmes par des expériences vécues exprimées en transpoésie (La Malcontente) et de considérer dans leSevrage, son dernier livre, les structures sociales en matière de différence des sexes. Personnalité célèbre de la ville d'Amboise, l'autrice des Poèmes d'Amboise, parus dans plusieurs langues, accueille et défend ses amis en poésie dans la Maison des Pages (www.lamaisondespages.com), un étrange édifice aux sculptures mystico-érotiques. Un de ses thèmes de prédilection est la « Déesse Mère », et elle a créé un nouveau mythe littéraire par son essai leMythe d'Isis, qui relie sa poésie et son apport à la théorie littéraire. Une Journée d'étude (https://r.academia.edu/CamilleAubaude) rend compte de cette diversité. Site officiel : www.camilleaubaude.com.
© Crédit photo : "Ouvrages de la Bibliothèque de levant", image fournie par Camille Aubaude.

© Crédit photo : "Ouvrages de la Bibliothèque de levant", image fournie par Camille Aubaude.

 

Bibliothèque de levant

Adonis : T'hiliot (Commencements). Poèmes traduits de l'arabe en hébreu par Naïm Araydi. Préface de Maati Kâbbal.Poème-préface de Ronny Simeck, 1989.

Sami'h Al Qassim : Une poignée de poèmes. Poèmes traduits de l'arabe par Abdellatif Laabi, M.S.Yamani et Michel Eckhard Elial, 2005

Gabriel Moked : Variations.Textes traduit de l'hébreu par Charlotte Wardi, Michel Opatowski et Gisèle Sapiro. Préface de Michel Eckhard Elial,1991.

Coédition Levant/Intertextes.

Yehuda Amichaï : Ouvert Fermé Ouvert. Poèmes traduits de l'hébreu par Michel Eckhard Elial. Livre d'artiste de Danièle Givry, 2000.

Yehuda Amichaï : Les morts de mon père, et autres nouvelles. Traduites de l'hébreu par Michel Eckhard Elial, 2001. Coédition Levant/L'Eclat.

Naïm Araydi : le trente-deuxième rêve. Choix de textes traduits de l'hébreu par Michel Eckhard Elial. Bilingue. Photographies de Haim Darmon, 1990.

Naïm Araydi : Une fête pour les choses tristes. Poèmes traduits de l'hébreu par Michel Eckhard Elial. Edition numérotée et signée par l'auteur.

Michel Eckhard Elial : L'ouverture de la bouche. Poèmes. Tirage de tête de 20 exemplaires comprenant seize encres d'Angela Biancofiore, 1992.

Michel Eckhard Elial : Beth. Poèmes. Tirages de texte avec dessins originaux d'Angela Biancofiore, 1995.

Michel Eckhard Elial : Un l'Autre. Poèmes. Peintures de Marianne Giglio.Tirage de de tête de 50 exemplaires, 2007.

Max Bilen : Un homme de trop. Nouvelles. Préface de E.AMADO Lévy-Valensi, 1998.

Marianne Giglio : Le Monde traversé. Catalogue de peintures. Avec des textes d'Annemarie savon et Michel Eckhard Elial,2007.

Hamid Larbi : Ce champ de mots. Poèmes.Photographies de Maurizio Totaro et Samuel Duplaix. Tirage de tête signé par l'auteur.

Espace Sud - Toulouse Tel aviv :anthologie poétique réunie par Christian Saint-Paul et Michel Eckhard Elial. Poèmes et textes de Michel Cosem, Max

Bilen, Erez Bitton, Simon Brest, Monique-Lise Cohen, Michel Eckhard Elial, Yves Heurté, Yaïr Hurwitz, Jean-Pierre Lamon, Haïm Naguid, Serge

Ouaknine, Jacques Ovadia, Serge Pey, Asher Reich, Claude Saguet, Christian Saint-Paul, Valérie Sarfati, Ronny Simeck, Yona Wallach, 1991.

Histoires d'avant qu'il n'y ait plus d'après : Nouvelles palestiniennes

d'Israël et des territoires occupés, réunies et traduites par Marianne Weiss. Préface de Michel Eckhard Elial, 1994.Coédition Levant/Alfil.

Miron C.Isakson : L'audace du jour. Poèmes traduits de l'hébreu et préfacés par Michel Eckhard Elial. Couverture de Danièle Givry, 2015. Coédition Levant/StavNet.

Michel Eckhard Elial : Exercices de lumière. Poèmes , 2015. Tirage numéroté avec gravure de Robert Lobet, 2015.

 

Contacts : editions.levant@gmail.com / 06 30 20 20 92

 

 

Catalogue de la Bibliothèque de levant

Dialogue de Poésie, 8 nov. 16, Michel Eckhard Elial.pdf

***

 

Pour citer cet événement

LPpdm « Un nouveau « Dialogue de Poésie » avec Michel Eckhard Elial : poète, universitaire, éditeur de la revue Levant, et directeur de la collection Levant, Cahiers de l’espace méditerranéen », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 10 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/dialoguepoesie.html

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 11:13

   

Poèmes satiriques

 

Au Singe-Rêve Hôtel & Thérèse dolorosa

 

Carole Clotis

 

 

Au Singe-Rêve Hôtel


 

 

À l’entrée on lui donnerait la clef

Elle pourrait passer. Sourire circonspect

Aurait-il reçu la même

Cet ouvre-toi du rêve

Invité à l’hôtel de la grâce


 

Mais ce n’était qu’un mime

Ô pénible oubli !


 

Dans cet hôtel sombre à l’Ouvrage il s’établirait

La place est-elle libre

Quelle place il n’y en aurait pas

Lui reviendrait la verve cartomancienne

On viendrait quand le nid sera fait

La chercher

Or ce soir-là rien ne serait prêt

Sauf une présence balbutiante

Et les vils mots amis


 

C’est mathématique vous avez mal compté

Ne pas jouer, ne plus singer

Cette vie comme une pluie de printemps

Venue tomber

Intraitable rideau

Du plus grand régisseur

Agir ou laisser grandir

Cette idée

Invitée

Accrochée

À la chair

Et si la vie se meurt

Reviendra-t-elle jamais

 

 

 

Tout serait là en germe

À la lisière de la vie vécue

Et du rêve de la vie voulue

À la frange de ces mètres carrés

Où se pensaient les mots

Où il muerait la vie

L’appelant en morceaux

Sous ses bois musicaux


 

Gardée pourtant, la clef

Rendue en se rendant

Il la suivrait saurait

Les couleurs belles, cordes toquées

Souffle mental et timbre à soi

Routes d’exil vies redoublées

Langues jamais d’ici

L’enfant sur un papier

Déjà couché, déjà nommé

Prénom déjà donné

Dans l’usure de l’attente

Jamais comblée


 

Lumière que le feu brûlerait

Pour donner à ce corps

Par trop rêvé

Un Ishtar-et-Tammuz

Un tu es né encore

Adieu à celle

Qui n’existait qu’en Singe-Rêve.

 

***

 

 

Thérèse dolorosa

(L’inverno ti farà tornare)


 

Il ne reviendra pas l’hiver ne vous le rendra pas

Robert Langlois a eu peur les mains hautes

Celui qui est rentré vous pétrifie

Pour souvenance éternelle une blessure cicatrise

En trait d’union l’impossible confusion


 

R.L. baie abstruse déconfite en son monde

Hors de l’eau sauf le cerveau

Où s’abîme l’infini tourbillon de saison

Décembre vente en plein noir et blanc

Quand est-on ?

C’est l’été pourtant dans votre robe à pois

Et ce vitrail cerclé comme un théâtre d’ombres

C’est le cycle piégeux  vous n’y échappez guère

Juillet vous le rendra comme ultime feu follet

Vous le suivrez, l’inviterez, congédierez le prétendant   

Guidée par le fil tors de sa nébuleuse ocre

Vous construirez une Babel à quatre mains


 

Deviendriez-vous folle vous erreriez encore

Sur le fil des eaux de Puteaux

Votre regard hante le sien dans le vouloir

Et se fige en sa mémoire clocharde

L’amour, votre amour c’est l’oubli délicat en plein soleil

Dans la valse vespérale des corps

Et de danser, vous vous souvenez ?

Mais la morte hivernale c’est vous, il est là vous n’y êtes

Sauf les rémanences embarquées que vous halez qui vous égarent

Jamais vos sémaphores ne rencontrent son spectre

Le désir nu sérotinal même crié dans d’autres corps

C’est à pleurer une âme entière


 

Foulant le sol de votre bar vous portez loin l’espoir

De sa révolution au creux de vos reins larges

Et face au tourne-disque raide spectatrice

Entendez le chant du retour odysséen

Soudain s’animent quinze blancs silences

Dans la convocation dardée de tous les sens et des frimas

Renaît le chanteur d’opéra

Vos pieds vous portent debout nourricière

Qu’il goûte ce Bleu du Maine et se souvienne 

Or une feuille de papier trouée

C’est tout ce qu’il vous avait présenté


 

Votre sourire amoureux vous le cultiverez blet

C’est le rai nitescent de son crâne oublieux

 

 

 

Poème écrit le 18 juin 2016 après avoir vu le film franco-italien de Marguerite Duras/ Henri Colpi, Une aussi longue absence, film magnifique qui m'a inspiré ces mots sur la folie-ou non ?- d'une femme.

 

***

Biographie

Carole CLOTIS  enseigne le français, écrit, photographie. Elle est l'auteur de poèmes dont l'un a été lu à Beaubourg et diffusé dans les Fictions de France Culture en juin 2016. Elle a aussi préfacé Pays Messin, du sculpteur et écrivain Jean-Marie Wunderlich et travaille actuellement à deux projets d'écriture.

 

Pour citer ces poèmes

Carole Clotis,  « Au Singe-Rêve Hôtel  » & « Thérèse dolorosa » , Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 7 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/singe.html

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 09:33

   

Entretien poétique

Publication partielle

 

Conversation avec une artiste

 

voyageuse, nomade et orientaliste

 

Nicole Coppey & Dina Sahyouni

 

 

Avant-Première de la version imprimée de Megalesia

 

En 2012, j'ai fait la connaissance de la merveilleuse artiste Nicole Coppey par l'intermédiaire du périodique féministe Le Pan poétique des muses lors de l'appel à contribution pour la thématique « Poésie, danse et genre ».

Nicole Coppey est une artiste accomplie, elle compose de la musique, de la poésie calligraphiée et des chorégraphies. Voyageuse, aventurière, danseuse, elle dessine un monde altruiste, humain, volontairement vivifiant et mystifié au gré de ses aventures et de ses découvertes culturelles. Son art et sa poésie appartiennent par leur fond au « Cosmos » (tel qu'il est narré par Michel Onfray dans sa trilogie Brève encyclopédie du monde), par leur forme à l'hyper contemporain et à l'avant-garde. Elle aussi musicienne, interprète et poétesse.

Voir aussi  : "Portrait de Nicole Coppey" et "Portrait photographique de Nicole Coppey".

***

DS — Qu'est-ce que c'est être voyageuse, nomade et orientaliste pour Nicole Coppey ? 

NC — Être voyageuse, c'est être dans l'action, le mouvement, c’est circuler, découvrir et s’inspirer des énergies, de l’environnement et des vibrations émises, apprivoiser d’autres espaces et être sensibilisée aux différentes notions de temps rencontrées; lire dans les sourires un brin d’espoir et écouter le silence intérieur dans le bruit du temps. C'est aller à la rencontre des autres pour apprendre et comprendre les différentes cultures, leurs raisonnements, logiques, attitudes, réactions, pour percevoir leurs sensibilités, leurs émotions, pour tendre vers la notion de tolérance, de respect et de paix. Être voyageuse c’est aussi se ressourcer, mûrir, fructifier. C'est savoir partir et revenir, tout en sachant partir et rester...

Je partirai…

loin, je partirai mais…

je resterai…

Tu le sauras...

 Extrait de mon poème "Je partirai"

http://www.nicolecoppey.com/poeme/je-partirai

Être nomade, c’est se déplacer là où le cœur et l'Âme nous guident, se poser, se nourrir, réfléchir, ressentir et repartir, revenir aussi, poser ses traces, les graver sur la pierre de l’invisible visible et écouter le souffle, suivre l’instinct, une écoute intérieure; c’est un état d’être.

Je suis une nomade planant au gré du vent

volant au chant des branches

tourbillonnant dans l’air du temps

Je suis une nomade colorant l’imaginaire du chemin au levain

priant le souffle de l’esprit

amoureuse de l’invisible visible

Je suis une nomade nomade errante

Je suis une nomade sensible à la présence des archanges

soufflant l’essoufflement du rien

de la poussière et du néant

Je suis une nomade frondant les caresses du ciel

aux sons des voiles

Je suis suis je ne suis ... je suis ... le chemin divin ...

Extrait de mon poème « Je suis une nomade »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/je-suis-une-nomade

Être orientaliste, c’est être sensible et demandeuse du raffinement, rechercher les nuances colorées, les goûts exquis, les sons intra-tonaux, palper l’oralité, privilégier les émotions naturelles, simples, sensibles et authentiques; c’est être habitée par des perceptions subtiles, riches, vibratoires; c’est ressentir le fond du fond...c’est l’œil qui entend et l’oreille qui voit, comme le chott el Jerid (lac salé du nord de l’Afrique) est à la fois mer et désert; c’est être heureuse en suivant le soleil et l’étoile...dans le désert... aux sons du sable...

Reine de Saba...

guidée par l'étoile Sirius...

dans le souffle pur de l'Esprit

inspirée par le message intérieur

trace la trace sur un sable d'or

les épices suivent l’œil de la perle…

dans le doux souffle spirituel

à l'écoute profonde du parfum céleste

Poème « Sagesse et intelligence - Reine de Saba »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/sagesse-et-intelligence

 

 

DS — L'Orient ne se réduit pas à l'amour de l'exotisme dans ta poésie, il est l'exploration même des contrées lointaines du nord au sud et de l'est à l'ouest. Cet Orient ne ressemble point à l'orientalisme des poètes orientalistes, il s'en éloigne pour esquisser une autre voie :  celle des amoureuses de la vie, de ses formes et de ses richesses partout dans l'univers. Comment reçois-tu les guerres et les bizarreries de l'actualité de ces dernières années.

 

NC — Ce sont des souffrances intenses et c’est la raison pour laquelle le besoin d’être missionnaire à ma manière est présent en moi depuis ma plus tendre enfance. L’homme, quel que soit l'endroit où il se trouve dans le monde, dans l’univers, a besoin de spiritualité, de silence, de référence. La poésie dans sa dimension suprême, sublime et prodigieuse a pour cela une fonction nourricière et profonde. Elle (com)(trans)porte dans son essence, les fruits pour élever l’homme dans ses dimensions, son cœur, son corps, son Âme...

 Poème « Unité vibration Vibration unité »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/unite-vibration

Poème « Dis-moi...m'aimes-tu ? »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/dis-moi-m-aimes-tu

 

DS — Toi qui sais mêler plusieurs arts pour en faire un art multiple au service d'une poésie mystique et vivifiante, que représentent les Muses dans ta poésie multilingue et multi-arts (voire ce que je nomme « poesisars ») ?

 

NC — La poésie devrait être destinée à tous et à chacun ; pour cela, il est important de la communiquer, de la transmettre sous plusieurs angles (auditifs, visuels, en mouvement, etc..), avec également les aspects de réflexions et de sens multidimensionnels. La puissance suprême de la poésie demande plusieurs degrés pour y parvenir. Je vois dans l’art de la poésie la dimension d’élévation la plus élevée et de profondeur la plus profonde. Le poète doit écouter l’inspiration divine, c'est-à-dire l'Inspiration suprême, celle qui regroupe toutes les inspirations... elle va plus loin qu’une simple inspiration... le poète n’est que l’intermédiaire de cette voix-voie. Pour pouvoir écouter le chant intérieur, il doit être dans un silence profond et vibrant, une forme de prière... élégance et noblesse intérieures... puis le poète doit retransmettre, transcrire la couleur et le mouvement du chant du cœur et de l’esprit; la poésie est un mouvement d'Âme..Pour cela, elle doit être adressée et lue aux enfants car les enfants ont le potentiel spirituel et artistique; il faut alimenter cette pureté intérieure avec une poésie de beauté et de suprématie. Cela peut leur apporter force et discernement dans notre société superficielle. Il faut également développer la poésie sous tous les angles de transmission (plusieurs arts) pour qu'elle parle à chacun.

 

DSEt tes projets de l'année 2016-2017 ?

 

NC — ... Je suis

le chemin du vent de la lune et du soleil

du souffle de l’esprit et des nuages

des étoiles de l’univers et de l’infini

du rien du tout et du pourquoi

de l’affection de la tendresse et de l’amour

de l’Amour…

de l'Amour...

et de l’Amour...

Suis-je une berbère prière ...

 Extrait de mon poème « Une berbère »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/une-berbere

C’est ce que j’ai toujours fait et je vais donc poursuivre cette voie..

 

 

***

 

Pour citer ce texte

Nicole Coppey & Dina Sahyouni, « Conversation avec une artiste voyageuse, nomade et orientaliste »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 7 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/conversation-nc.html

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 09:50

 

Critique & réception


Nathanaël,

 

L’heure limicole

 

aux éditons Fidel Anthelme X, 2016

 

 

Frédérique Guétat-Liviani

Sa page sur le site de la Maison des écrivains et de la littérature  :

http://www.m-e-l.fr/,ec,823

  

 

L’heure limicole

C’est l’heure de ceux   de celles   qui vivent dans la boue.

Cependant   nourris de cette boue   à l’heure dite   ils s’envolent.

La migration traverse    de part en part     le poème de Nathanaël.

Quatre horizons se croisent dans l’ouvrage qu’elle opère sur la langue.

Le livre s’ouvre sur les PAGES ENLEVÉES.

Il s’ouvre sur une soustraction.   

Une disparition en mouvement   qui nous mène jusqu’à la fin des terres   

au bord d’un autre océan     MOSTLY SILENT AT SEA.

Mais cet enlèvement est multiple comme la voix de Nathanaël.

Il est le rythme de son écriture.

Nathanaël déambule de ville en ville   entre première

et deuxième personne   

du singulier.

Sa voix est hors-champ    les images se fondent au noir        puis au blanc.

La question de l’extinction reste en suspens       

les oiseaux accompagnent le poème.

On arrive à la langue comme l’oiseau arrive à sa voix.

 

Marseille,  le 25 septembre, 2016

***

Le Pan poétique des muses publiera bientôt une page sur ce recueil.

 

Pour citer ce texte

Frédérique Guétat-Liviani, « Nathanaël, L’heure limicole aux éditons Fidel Anthelme X, 2016 »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 5 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/limicole.html

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 16:04

 

   

Revue des éditrices & éditeurs de poésie

Nouvelle rubrique

 

Présentation des Éditions Fidel Anthelme X

 

Frédérique Guétat-Liviani

Sa page sur le site de la Maison des écrivains et de la littérature  :

http://www.m-e-l.fr/,ec,823

  

 

Les Éditions Fidel Anthelme X existent depuis 1995. Elles sont nées peu de temps après la disparition d’Intime Conviction, non-lieu de création artistique, regroupement d’artistes et de poètes dont la trace des événements produits, précaires et impalpables, ne pouvait exister que sous forme de publication, albums dans le blanc desquels nous nous inscrivons.

 

Au commencement, le rythme des publications de Fidel Anthelme X fut ennea mestriel. À chaque nouvelle publication, nous tentions de trouver une nouvelle forme à l’ouvrage afin qu’il soit un véritable réceptacle du texte.

 

Artistes de formation, il nous paraît important que les revues de poésie ne délaissent pas l’aspect visuel du poème. Depuis les Avant-Gardes du XXe siècle, la poésie contemporaine, tente d’abattre les frontières entre les arts, et n’y parvient que lorsqu’elle s’ouvre aux autres formes de création.

 

Cependant, notre propos n’est pas l’édition de Livres d’artistes, notre démarche n’est pas celle-ci. Nous voulons que nos publications soient abordables financièrement, qu’elles offrent des textes de qualité tout en réfléchissant sur la dimension plastique de l’objet.
 

En janvier 2001, nous avons créé une nouvelle collection de petits livres intitulée :

 

La collection de "Madame Fredi"

 

Ces nouveaux petits livres carrés offrent un espace d'intervention plus intime aux poètes, écrivains et artistes que nous invitions. Chacune de nos nouvelles parutions est accompagnée d'une soirée de lectures et performances dans un lieu non coutumier de ce type d'activités afin de permettre à un public plus large de découvrir les diverses facettes de la poésie contemporaine.

 

La collection "La Motesta"

 

En 2005, La Motesta a vu le jour. Cette nouvelle collection propose un espace d’écriture aux auteurs ainsi qu’une rencontre avec un plasticien ou un photographe qui propose une image-écrin du texte. En effet, la couverture en forme de triptyque ne laisse rien paraître, ni du texte ni de l’image, avant le déploiement de l’objet.

 

La collection "La Petite Motesta"

 

C’est en 2007 que nous créons une collection pour enfants intitulée La Petite Motesta. Pour chaque titre, nous donnons carte blanche à un poète, un plasticien.

Le premier titre a été commandé à Pierre Garnier  Connaissez-vous la poésie ?, album de poésie spatiale à lire, regarder et colorier, le deuxième à Julien Blaine Tshakapesh, poème visuel autour d’une légende algonquine. Philippe Castellin nous a livré Les Grandes Herbes, dont la verdure des pages cache non seulement d’affreuses petites bêtes mais également un alphabet en proie aux forces du désordre de la  poésie ! En 2011, Pierre Garnier, nous a offert ses derniers Poèmes spatiaux  sous la forme de dépliants s’apparentant si étrangement aux papillons si présents dans ses poèmes… Quand à Démosthène Agrafiotis, il nous invite à jouer avec les lettres et à l’accompagner dans la déclinaison des « bêtises » permises au gré des pages de son insolent abécédaire.

En 2012, Claudie Lenzi rend hommage au bleu de Matisse, devenu personnage à part entière, torturant le cœur des frères siamois Cy et Zo. Deux albums composent Bleu et Blanc à lames, l’un en noir et blanc propose aux enfants de se livrer à une poésie en Action,  en jouant avec les mots, les formes et les sons, le second tout de bleu vêtu, leur livre les histoires d’amour, les rivalités, les peines, des objets usuels oubliés au fond de l’atelier.

En 2013, avec Le banc de Giotto, le sculpteur Colas Baillieul, propose aux enfants une véritable entrée en matière dans la peinture ! En effet, il extrait des éléments du mobilier contenus dans des oeuvres de Giotto, Matisse ou Schiele, et donne vie en 3 dimensions à un banc, une table, un fauteuil… Des poèmes de F.Guétat-Liviani répondent à ces meubles évadés de la toile des maîtres. Ainsi, chaque jeune lecteur peut à son tour imaginer une belle échappée. Les poèmes visuels de John M. Bennett, poète et performer américain, s’amusent à tourner les langues sept fois sur le tour du potier avant de les emmêler ! Ici, les langues américaines se rencontrent pour tisser une nouvelle langue. Celle du poète. Inouïe.

En 2014, Isabelle Cohen, auteur pour enfants et Evelyne Renault, artiste, posent, dans un album intitulé Fleur de gemme, la question du prénom au travers de diverses cultures. Le sens du nom donné, offert à la naissance, cadeau parfois empoisonné, qui, cependant sera nous accompagne, d’un bout à l’autre du chemin. En 2015, Faire un pont de Paul Anders, album de poésie s’adressant aux enfants tout autant qu’aux adultes. Cet album en couleurs a été pensé pour une lecture plurielle, afin qu’enfants et adultes puissent le lire à voix haute, le murmurer à l’oreille de leur voisin ou tourner les pages silencieusement et regarder les images jouer avec les lettres.

 

En 2016, création de la Section des Communs.

 

C’est au sein de notre atelier d’écriture Lettera Rarissima que ce projet a vu le jour. Les Communs proposent des proposent des poèmes courts, faciles à imprimer et à diffuser ; en quelque sorte, ils sont une réponse à ceux qui aimeraient voir disparaître le Poème, puisqu’il ne rapporte rien, ni à celui qui l’écrit, ni à celui qui le publie. Cette année, l’auteur invitée est la poétesse argentine Roxana Paez, qui nous a livré un poème intitulé Traversée. Poème dédié aux migrants. Fille de l’ère de Michèle Poussier, Nuit gyrophare de Michel Maury, Gorge bouée de Tiphaine Dubois et En révolution de Colas Baillieul, publiés également dans la section des Communs, sont des textes issus de leur pratique de l’Atelier d’écriture Lettera Rarissima.

 

***

 

Pour citer ce texte

Frédérique Guétat-Liviani, « Présentation des Éditions Fidel Anthelme X »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 4 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/fidel-anthelme-x.html

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 14:03

 

Poème

 

 

Sur le deuil

 

 

Camille Aubaude

Rédactrice de la revue LPpdm, membre de la SIEFEGP

responsable aussi de la rubrique Chroniques de Camille Aubaude

Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

 www.lamaisondespages.com/

Blog officiel : https://camilleaubaude.wordpress.com/

 

Crédit photo : "Sauge officinale", image trouvée sur Commons

 

 

Les fantômes sourient aux sons du luth. Le chant apaise la roche gorgée d’eau par les pluies d’été. La poétesse ne vit plus dans la Maison des Pages qu’elle a restaurée. Aset, son amie, voit un arracheur casser une tige de sauge qui donne une boisson réputée pour ses vertus régulatrices, la myramya des femmes de Syrie.

 

Le pied de sauge médicinale devant la porte de la Maison des Pages a grandi au fil des ans, protégé par l’ignorance. Les porteurs de déprédation ne peuvent connaître une plante bien aimée, l’essence des bienfaits, fragile et secrète comme la maison des poètes. Ils ont déjà démembré un bégonia blanc à coups de talon, sans s’incliner devant les fleurs défuntes. La sauge, ils l’ont eue à coup de jets d’urine. Ils s’émulent ainsi, disent avoir du courage. Ils ont une idée fixe : régner.

 

Ô Nature ! les nullards de la Déprédation transcendent leur règne en avilissant par des actes absurdes les fleurs qui décorent la terre. Seraient-ils victorieux, les tyrans, s’ils s’ouvraient à l’intelligence ?

 

Le malheur et le crime rendent leur mort heureuse ! Ils assouvissent leur ivresse par ce qui est bon, beau et pur. Hathor, où es-tu ? Reviens mettre fin au carnage... Sans vertu humaine, l’arracheur de sauge a le sens de l’excès qui détruit l’œuvre de l’aube. Ma voix porte ce message : que la Maison des Pages vous protège des leurres afin d’être plus heureux !

 

La Sauge reverdissait sous les pluies diluviennes qui ont régénéré la terre. La Terre lavée des déjections des hommes, des corps tristes et laids, sourds au chœur léger du monde. Le vicieux qui a cassé la branche est passé sur un engin de mort. La candide sauge plaisait aux Dieux.

 

Arrachée, elle meurt sous mes yeux.

 

Amie, l’homme est sans mémoire, mais Toi, ne te détourne pas du chant du monde !

 

Il est tragique l’acte des violeurs portant à notre sexe le coup qui jette la disgrâce. Enfants, hommes et pères à la noire renommée écrasent ce qui m’enchante. Ronde des enfants dressés par la haine inassouvie.

 

Fais que l’acte fatal qui m’a glacée arrache au cœur du nullard les rameaux d’espoir !

 

Toi, reste dans le Sacre de l’Amour selon ton envie, proscris les vampires aux lauriers de poussière, garde toi des orages, adore le soleil qui trône sur les arts, efface les vains transports, souris à la joie dans le souffle de l’autre qui t’aime. Respecte le mystère qui est le dais de la vertu, continue à vivre entre voix et silence pour prendre ton essor dans l’essence des milliers d’espèces de roses, qu’ils vont réduire à une seule.

 

***

 

Pour citer ce poème

Camille Aubaude, « Sur le deuil »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 2 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/sur-le-deuil.html

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 14:17

 

On en parle dans la presse

 

 

 

La presse parle du Semainier des muses

 

 

Le Semainier des muses est le premier périodique paritaire en poésie

 

Présentation du Semainier des muses par LPpdm

 

« J'ai entièrement conçu et fondé ce journal anthologique, féministe, international et multilingue. Ouvert à tous les styles et siècles, il publie en alternance les poètes femmes, hommes, etc. Ce mensuel de poésie est aussi expérimental et il représente un moyen parmi d'autres de répondre à certaines problématiques soulevées par des spécialistes de la poésie dite des femmes (telles Camille Aubaude, Patricia Godi, Patricia  Izquierdo, moi, etc.) et des femmes poètes et/ou poétesses (comme Claude Ber, Françoise Urban-Menninger, Camille Aubaude, etc.) quant aux manières de rendre les femmes visibles en poésie sans les enfermer dans une catégorie à part.

Le Semainier des muses est le premier périodique paritaire en poésie. Ce journal plié roulé en livret (facile à transporter et à lire) est composé de quatre feuilles, chaque page est divisée en trois espaces afin de rappeler les trois Muses. Son format s'inspire des brochures contemporaines et de la tradition de la presse écrite de l'ancien régime (le colportage, les feuilles volantes, les brochures, les gazettes...)

Les couleurs blanc, bleu, noir renvoient à l'eau, à la poésie et à l'écriture. On peut y publier des dessins, des calligrammes, des poèmes, des nouvelles,  des contes, des fables, des chansons, des proverbes, des dictons, des présentations et des articles sur des écrits poétiques. » par Dina Sahyouni pour LPpdm

 

 

Direction et rédaction

Dina Sahyouni et Cyril Bontron

 

© Crédits photos : images des numéros du Semainier des muses prises par LPpdm, rédaction de Grenoble.

 

Présentation des numéros 2, 3 et 1 du Semainier des muses par les rédacteurs du journal CENTRE PRESSE de Rodez le 28 août et les 11 et 21 septembre 2016.

© Images de plusieurs numéros du journal CENTRE PRESSE de Rodez prises par LPpdm, rédaction de Grenoble.
© Images de plusieurs numéros du journal CENTRE PRESSE de Rodez prises par LPpdm, rédaction de Grenoble.
© Images de plusieurs numéros du journal CENTRE PRESSE de Rodez prises par LPpdm, rédaction de Grenoble.

© Images de plusieurs numéros du journal CENTRE PRESSE de Rodez prises par LPpdm, rédaction de Grenoble.


***

Pour citer ce texte
LPpdm, « La presse parle du Semainier des muses », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 26 septembre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/presse.html

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 17:06

 

Annonce de parution

 

 Vient de paraître aux éditions associatives Pan des muses

IRIS & MÊTIS

MESSAGÈRES BLEUES DES MUSES

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE,

PARITAIRE & MULTILINGUE DE POÉSIE

Annuelle célébrant en extraits la création poétique & artistique

N° 1 | Septembre 2016

Frédérique GUÉTAT-LIVIANI 


 

ESPÈCE

Revue paritaire de poésie publiée avec le soutien du périodique

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (www.pandesmuses.fr)

 

 

 

Résumé par l'auteure : « espèce » est un poème construit en sept gestes. Il a bien fallu donner un ordre à ces gestes, un début, une fin. Cet ordre n’est pas hiérarchique car chacun des gestes a influencé l’écriture de tous les autres. C’est une structure gigogne et les « tohu-bohus » viennent au début parce qu’ils dessinent des objets du monde réel, comme la foudre ou la neige, mais ces objets sont réfractaires au calcul de la géométrie euclidienne. Ce sont des objets fractals, morcelés, irréguliers. « espèce » est dédié au jeune antispéciste Timur Kacharava assassiné en 2005 à Saint-Pétersbourg. Cependant « espèce » n’est pas un manifeste. C’est un poème qui accompagne le cheminement de ceux qui refusent l’adhésion à l’exploitation de formes de vie dites inférieures au profit d’autres, considérées comme supérieures. Les formes animales, végétales, minérales sont concernées par l’exploitation, tout autant que les formes humaines.

 

Frédérique GUÉTAT-LIVIANI, née à Grenoble, après avoir étudié à l’école des Beaux-Arts d’Avignon, Frédérique Guétat-Liviani s’installe à Marseille pour s’occuper de la Galerie Tore, lieu d’art contemporain créé par des artistes, dans un appartement, non loin de la Canebière. Puis en 1988, avec quelques amis, artistes et poètes, ils ont mis en chantier Intime Conviction, non-lieu de création artistique. Au bout de sept ans de réflexion, les éditions Fidel Anthelme X sont nées, toujours au bord de la Méditerranée. Dans l’espace de la poésie, elle essaie d’occuper un autre lieu, ni pour, ni contre le livre, juste à côté. Elle fait des installations qui parlent du langage, écrit des textes qu’elle construit comme des images. Elle n’est ni de la caste des poètes, ni de celle des artistes, cette impureté la rend plutôt joyeuse.

 

© Couverture illustrée par la Lecture à la Minute Gallery Cotignac, photo par Évelyne RENAULT, 2015.

 

© Grenoble, Éditions Pan des muses de la SIÉFÉGP, coll. Ops, 2016, 12 p., 10 € TTC + 1,50 € de participation aux frais d'emballage et de port pour 1 exemplaire. Merci d'ajouter 1 € par exemplaire supplémentaire. ISSN en cours d’attribution.

Fiche technique : dimensions de la revue pliée : 29,70 cm x 21 cm. Nombre de pages : 12 p. Langue : français. Impression en couleur. Prix : 20 € TTC + 2 € de frais de transport pour un exemplaire. Prix de la revue électronique (format PDF) livrée par courriel : 10 € TTC. Suivre le journal SDM & la SIÉFÉGP sur http://www.pandesmuses.fr http://www.facebook.com/siefegp & https://www.facebook.com/RevueLPpdm. Régie publicitaire, partenariats & service abonnement : Pan des muses, Éditions de la SIÉFÉGP. 24 rue Lucien Andrieux. 38100 Grenoble, France. Contacts : dina.sahyouni@pandesmuses.fr et/ou cyril.bontron@pandesmuses.fr.

 

Abonnement annuel en France métropolitaine (frais d'emballage et de transport inclus) pour une personne physique : 11 €, pour une personne morale : 15 €.

 

Abonnement pour le reste du monde (hors frais de transport) : 10 € pour une personne physique & 15 € pour une personne morale. Merci de nous contacter pour calculer les frais de port.

 

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En vente chez la SIEFEGP

 

***

 

 

© Avis de parution NO1 IRIS & MÊTIS 2016.pdf


***

Pour citer ce texte
LPpdm, « IRIS & MÊTIS MESSAGÈRES BLEUES DES MUSES, Frédérique GUÉTAT-LIVIANI, «  Espèce », N° 1, Pan des muses, coll. Ops, Septembre 2016 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 19 septembre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/09/especeparution.html

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 Page mise à jour le 27 septembre 2016

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