23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:30

 

 

 

 

  Éditorial du n°1 

 

 

 

Retour sur un concept-percept

 

 

  Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

 

Retour sur une revue qui grandit

 

 

 

Née en septembre 2010, elle se concrétise en octobre 2011, la revue LPpdm ou Le Pan poétique des muses est actuellement une revue internationale et polyglotte même si le français est sa langue fétiche. Aujourd'hui, elle vous présente un nouveau numéro... 

Entre l'automne 2011 et le printemps 2012, le périodique s'est doté de cinq nouvelles zones grâce à vous (voir la page Nouvelles zones ) et continue à enrichir ses différents calepins et sa biographie. La SIEFEGP est également la création importante qui se réalise au sein de la revue et qu'elle soutient.

 

Retour sur une définition...


Nous sommes une revue féministe de poésie. Nous sommes une revue de poésie féministe. Nous sommes pour la poésie dans tous ses états et pour la poésie dite féministe. Nous sommes tout cela en même temps et, une structure hétéroclite et mouvante...

La poésie écrite par/pour des femmes ou par/pour d'autres minorités sexuelles et ethniques n'est pas foncièrement une poésie féministe mais elle ne trouve toute sa consistance et toute sa place dans l'Histoire des idées et dans celle de la poésie que par le biais des savoirs féministes.

Ce n'est ni parce qu'une femme écrit un poème (sur son vécu, sur les hommes, sur les femmes) qu'elle est féministe, ni parce qu'elle écrit un poème féministe que l'on peut appeler cela de la poésie féministe, mais parce qu'il n'y a que les théories issues des mouvements féministes qui permettent de donner à une femme (qui se reconnaît femme) et à sa production poétique toutes leurs dimensions socioculturelle et poétiques.

Ici, on fait dialoguer les théories, les méthodologies, les opinions et les lectures divergentes. Et par ailleurs, une de nos missions est celle d'aller au-delà des avatars des critiques qui cherchent à piéger le propos de l'autre en le retournant à son encontre comme une empreinte de sa propre défaillance et de sa propre force de déplaire ou d'être classé.e dans une catégorie qui ne correspond pas foncièrement parlant à sa façon de comprendre le monde.


 

 

 

Retour sur une posture idéologique femme poète ou poétesse ?*

 

 

 

 

Comme vous le savez, le terme poétesse traîne encore des connotations négatives et met en puéril la qualité du travail poétique d’une femme. Si le terme est innocent, son utilisation l’est nettement moins malgré le passage des siècles…**

 

On revient sur l'étymologie du terme poésie et celle du terme poète qui renvoient aux termes création et créateur. Pourquoi avons-nous créé un féminin pour un terme qui se termine par la lettre E et qui a une prononciation qui permet qu'il soit épicène ? Inutile de vous dire que je connais l'histoire de l'évolution étymologique de ces termes et pourtant, la question me paraît toujours utile et censée...

 

 

Comment nommer les femmes qui écrivent, comment parler de l'autre tout court car l'autre ne se réduit pas à l'autre-femme ?

Cette problématique n'est pas seulement linguistique mais aussi socioculturelle et politique. Cela n'est pas tout, car il est bien difficile de rendre compte de l'autre dans une langue qui tente de gommer ou d'amoindrir son existence en érigeant le masculin en concept universel et neutre. En un mot : Que fait-on de l'épicène ? L'épicène est la forme qui s'approche du neutre même si elle ne l'est point.

 

 


Cette difficulté à utiliser le terme poétesse en la débarrassant de toutes ses connotations négatives est complètement étrangère à celle de l'utilisation du terme autrice.

Or, la difficulté de se déguiser en poétesse pour transcender ensuite le terme, provient à mon sens de la figure mythique du poète qui est bien distincte de celle de l’auteur (qui n’est que légendaire). Le poète se proclamant du dieu Apollon, d’Orphée et enfin des muses, l’auteur — quant à lui — ne peut se proclamer que de l’histoire de l’écriture et de celle du savoir lui-même. 

 

Les muses sont bien là et les poésies tragique, épique et lyrique (par exemples) sont les fruits des êtres mythiques genrés (féminins) mais un problème demeure toutefois, c’est celui de la figure mythique et religieuse d’Orphée et d’Apollon. L’orphisme est également une religion comme le culte d’Apollon que l’on peint entouré des muses ; par des êtres féminins qui viennent inspirés le poète (l’être masculin).

  

 

L’image des femmes comme égéries, muses, inspiratrices et modèles pour les poète, artiste, savant et auteur, n’a jamais été aussi présente que de nos jours. Le constat est alarmant : Fétichée par les médias jusqu'au bout, la muse résiste...

La poésie comme la danse sont des substantifs féminins mais leur histoire mythique n’est pas la même. Le dieu Apollon qui préside à la poésie avec les Muses est comme Orphée une figure masculine et première de la poésie mais non pas de celle de la danse.

 

 

Les femmes ont toujours fait face au refus de leur accorder une place dans l'histoire de la poésie, elles y demeurent mineures. Parmi tous les arts, l'art poétique est celui qui a ignoré le plus l'apport et l'existence des femmes tout en continuant à perpétuer les noms de certaines d'entre elles comme George Sand, Sappho et bien d'autres. Tout en démultipliant les anthologies et les extraits, les femmes ne sont ni reconnues pour leurs théories dans ce domaine, ni pour leur apport créatif et ni pour leur rôle important de diffusionnistes et de lectrices avisées...

 

Au XVIIIe siècle, le poète était avant tout un auteur dramatique (un dramaturge qui écrivait des tragédies pour le théâtre). Si les femmes ont réussi à cette époque de devenir un phénomène commercial et un fait littéraire en ce qui concerne les genres secondaires comme le roman, elles n'ont pas pu faire admettre à leurs contemporain.e.s leur excellence en matière d'art poétique. Le sanctuaire est resté clos en huit clos pour une minorité d'auteurs hommes. Et peu de femmes du siècle des Lumières ont été retenues par l'histoire en tant que poètes. Nous comptons, par l'intermédiaire de la SIEFEGP, s'attarder sur leurs présence et apport dans une manifestation scientifique à venir...

 

 


 

 

Retour en amont...

 

 

 

 


Et comme mot de fin, nous revenons aux textes poétiques des siècles passés qui sont une matière nouvelle ici, et on les traite avec la même passion et le même égard accordés aux textes contemporains. Et l'on peut dire de même pour les textes théoriques anciens qui portent sur la poésie. Pour nous, cela n'est un retour en amont...

Nous renouvelons notre point de vue sur nous-mêmes déjà mentionné dans le numéro zéro : Nous sommes une revue ordinaire et normale, même si nous parlons encore et toujours de poésie. Nous ne façonnons ni un monde à nous et ni une vision restreinte de la poésie et de ses liens avec les arts et les sciences. Nous n'avons aucune prétention particulière à faire valoir quoique ce soit et l'anaphore en ce sens est l'outil rhétorique le plus approprié pour exprimer cela.

 

 

 

 

* Nous soulignons que notre point de vue n'inclut que l'héritage gréco-romain.

** "La guerre des mots" est a ce sujet est un exemple important même si l'on n'y parle pas des connotations des termes, voir aussi ibid.

 

 

 

Pour citer cet article


 

Dina Sahyouni, « Éditorial n°1|Retour sur un concept-percept »,  in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Poésie, Danse & Genre » [En ligne], n°1|Printemps 2012, mis en ligne en Mai 2011.

 

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-n-1-editorial-105541812.html ou

URL. http://0z.fr/MblVS

 

 


Pour visiter les sites/pages de l'auteur(e) ou qui en parlent 


 

  ...................

 

 


Auteur(e)

 

 

 



Dina Sahyouni

 


 



 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:30

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes passionnéEs

 

 

pas vous ?!

 


 

La revue vous invite à goûter son univers...

 

 

 

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Voilà une rubrique qui semble ne relever que des affects. Et pourtant, la revue est consciente de sa volonté de partager son point de vue esthétique au public qui la lit.

 

Il s'agit tout simplement de vous inviter à une lecture (du monde) partageant le sensible.

 

C'est à vous de vous laisser séduire ou non par nos suggestions qui sont dignes d'être prises en compte.

 

 

 

 


 

 

  Invitation à Lire


 

 

 

Communique Yennenga[1] Communique Yennenga

 

Genre, Arts, Société: 1900-1945. Études réunies et présentées par Patricia Izquierdo

 

 

Notre avis

 

 

Excellents ouvrages, à lire et relire...

 

 


 

    ******************

 


 

 Invitation à se passionner pour

 

 

 

 

 

 

 

 RDL. La Revue des livres, fondée en 2011, entre autres, par l'éditeur et l'intellectuel Jérôme Vidal (on y reviendra...)

 

 

 

Sitaudisest un site pas comme les autres. On continue notre sélection des sites extraordinaires à visiter et parmi les sites dédiés à la poésie contemporaine, on tombe sur l'incontournable Sitaudis.

Conçu sur mesure par le poète Pierre Le Pillouër pour suivre en amont les formes d'expressions poétiques contemporaines, ce périodique en ligne cède une place non négligeable aux femmes poètes et accorde à l'originalité le dernier mot.

Né en 2001, le site n'a cessé d'apporter du sel et de la consistance au paysage poétique contemporain. En décembre dernier, Sitaudis a fêté ses dix ans. Le site de la poésie comparative, est un site-périodique de qualité.

Il s'agit d'une structure simple s'appuyant sur une vision prompte de la poésie. Comme l'a très bien remarqué Florence Trocmé, le site-périodique Sitaudis est bel et bien « un site à part », et un vaste territoire poétique remarquable.

Né en 2001, le site n'a cessé d'apporter du sel et de la consistance au paysage poétique contemporain. En décembre dernier, Sitaudis a fêté ses dix ans. Le site de la poésie comparative, est un site-périodique de qualité.

Il s'agit d'une structure simple s'appuyant sur une vision prompte de la poésie. Comme l'a très bien remarqué Florence Trocmé, le site-périodique Sitaudis est bel et bien « un site à part », et un vaste territoire poétique remarquable***.

Visitez Sitaudis

*** Voir aussi :

cipM - Auteurs : Pierre Le Pillouër

Poezibao : Sitaudis, un site à part

Entretien avec Pierre Le Pillouer

Pierre Le Pillouër - Wikipédia

http://pan.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/02/14/sitaudis.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sitaudis

 

 


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Poème érotique

 

 


 

 

  Un billet de femme

 

 

 


 

  Marceline Desbordes-Valmore 

  Transcription & remaniement du poème l'aïeule par Damy Tangage

 

 

 

 

Puisque c'est toi qui veux nouer encore
 

Notre lien,
 

Puisque c'est toi dont le regret m'implore,
 

Écoute bien :

Les longs serments, rêves trempés de charmes,
 

Écrits et lus,
 

Comme Dieu veut qu'ils soient payés de larmes,
 

N'en écris plus !

Puisque la plaine après l'ombre ou l'orage
 

Rit au soleil,


Séchons nos yeux et reprenons courage,
 

Le front vermeil.

 

Ta voix, c'est vrai ! Se lève encor chérie
 

Sur mon chemin ;
 

 

Mais ne dis plus, à toujours ! Je t'en prie ;
 

Dis :  À demain !

Nos jours lointains glissés purs et suaves,
 

Nos jours en fleurs ;


Nos jours blessés dans l'anneau des esclaves,

Pesants de pleurs ;

De ces tableaux dont la raison soupire

Ôtons nos yeux,

Comme l'enfant qui s'oublie et respire,

La vue aux cieux !

Si c'est ainsi qu'une seconde vie

Peut se rouvrir,

Pour s'écouler sous une autre asservie,

Sans trop souffrir,

Par ce billet, parole de mon âme,

Qui va vers toi,


Ce soir, où veille et te rêve une femme,

Viens ! Et prends-moi !

 

 

 

 


(extrait de son recueil, Pauvres fleurs,  Paris, éd. Dumont, 1839, p. 335 )

     

Texte trouvé et disponible sur Google Livres (lien)


 

Pour citer ce poème

   


 

Marceline Desbordes-Valmore, « Un billet de femme », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Poésie, Danse & Genre » [En ligne], n°1|Printemps 2012, mis en ligne en Mai 2012.

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-n-1-un-billet-de-femme-105444209.html ou URL. http://0z.fr/Ib1L0

 

 

 

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

 

http://www.universalis.fr/encyclopedie/marceline-desbordes-valmore/

 

http://gallica.bnf.fr/Search?ArianeWireIndex=index&p=1&lang=FR&q=Marceline+Desbordes-Valmore+

 

http://www.desbordes-valmore.net/

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marceline_Desbordes-Valmore

 

 

 

 

 

Auteur(e)

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore


 


 

 

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Poèmes érotiques 


 

  Poèmes inédits

 

 

Isis & Saint Denis

 

 

 

 

 

 

 

  Damy Tangage

 

 

 

 

Isis

 



 

Je voue à la beauté des femmes dénudées

Un culte inavoué aux dieux désespérés.

C’est la partie charnue du dos des Asmodées

Qui réveille l’émoi de mes sens libérés.

 

De Rabelais la verve à jamais m’interdite

Voudrais pouvoir jouir pour décrire en un mot

Les couleurs d’émotion auxquelles je lévite

Quand les deux sphères nues m’ébranlent le cerveau.

 

Diane, Uranie, Isis sous toutes latitudes

Les hommes ont dansé au clair de vos rondeurs

Et l’éclipse au Soleil, Dieu de nos solitudes,

Creuse le trou du culte aux saros des ardeurs.

 

 

 

 

 

 

Saint Denis

 

 

 

 

 

Dans les rues glauques de la ville
Aux halos jaunes des trottoirs
Derrière la gare inutile
Je traîne mon âme aux foutoirs.

Quelques néons roses scintillent
Et des pardessus retournés
Collés aux vitrines qui brillent
Relèvent leurs cols chagrinés.

Je tourne à l’angle chaud des rues
Où de jolis corps exposés
Montrent leurs jambes toutes nues
Et le galbe de seins abusés.

De magnifiques créatures
Invitent pour trois francs six sous
À dévoiler vos dix natures
En dix minutes, montre aux cous.

J’ai le cœur qui bat des chamades
Car j’ai jeté mon dévolu
Pour qu’elle touche mes gonades
Embrasant mon vit vermoulu.

Mais je ne sors pas une pièce.
Reins noirs élégamment cambrés,
Lèvres de pulpeuse prêtresse,
Yeux verts de velours ombrés,

M’inspirent un rêve fragile :
Les minutes sont une nuit
Les nymphes un nid comme une île
Et les baisers tueurs d’ennui.

Lors dans la nuit je déambule
M’attardant sur chaque rondeur
De mon fantasme noctambule
Et peu importe la couleur

Jusqu’au petit jour des tristesses
Où le halo gris de Paris
Encercle mon flot de détresses
Et voile les doux clitoris.

 

 

 

 

Pour citer ce poème

 

 

Damy Tangage,      « Isis » & « Saint Denis », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Poésie, Danse & Genre » [En ligne], n°1|Printemps 2012, mis en ligne en Mai 2012.

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-isis-105402210.html ou URL. http://0z.fr/WZKje
 

 

 

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

 

 http://www.damy-fugue-mi-raison.com/

 

http://www.poetika17.com/damytangage.html

 

http://pan.blogs.nouvelobs.com/tag/damy%20tangage

 



 

Auteur(e)

 

 

 

Damy Tangage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:30

 

 

Traduction 

Version originale 

 

Cinq poèmes inédits

 

 

 

Baiser, Souvenir, Fidélité,

 

 

Femme & Écrire dans le noir


Poèmes de Mario Portillio Pérez traduits de l’espagnol

 

 

Nadine Le Lirzin

 

 

 

Baiser

 


   

Tu m’embrasses/et je grave sur tes lèvres ma dédicace.

Je t’embrasse/et j'écris dedans mes lèvres ton histoire.

 

 

 

 

Souvenir


 


Je me souviens que j’écoutai le calme

de tes cheveux pendant que tu dormais,

chemin d'un automne interminable

au parfum de feuilles qui chutent.

 

Je dissipai les caresses à la brise de mes mains

vers les étangs limpides de tes seins,

comme s’ils formaient un paysage à part.

 

Et je sauvai une fleur

du silence

d’entre tes cuisses.

 

Papillon fut ton sourire

posé sur ma bouche.

Te dénudant je revêtis ma peau de toi.

Au creux de ton corps

je semai un cœur.

 

 


   

Fidélité

 

 


Je ne nomme rien quand

sur ta peau j'écris.

Le frottement

de mes mots

est au-delà

d’un quelconque contact.

 

Écrire c'est te réchauffer

tandis que j’invente

ta nudité entre mes mains.

 

 

 


 

Femme

 

 


En la beauté tu existes

parce que ma bouche

/te nomme.

 

Figure que mes mains

esquissent/estompent

jusqu’à toujours atteindre

au merveilleux de notre union.

 

Il se peut que cela m’emporte

toutes les nuits

à contempler le sublime

de ta présence.

 

Femme,

ton corps est mon âme.

Si tu le désires,

dans mon cœur

tu peux garder vie.

 

 

 


Écrire dans le noir


 


Écrire dans le noir,

quand les idées restent vives

et les pulsations s’accélèrent.

 

Écrire pour opacifier le silence,

écrire sur les pages d’un journal,

écrire sur des feuilles épargnées,

écrire par-dessus les murs,

écrire à l’accueil des sentiments,

écrire impunément, sur d'autres livres,

par-dessus leurs signes.

 

Écrire pour traduire une caresse,

écrire jusqu'à ce que la feuille se consume,

écrire pour que l'encre

concrétise ma voix,

parce qu’elle a tant à te dire,

et n'ose pas.

 

Écrire pour toi dans le noir

en attendant qu’un jour

la lumière de tes yeux embrase enfin mes lettres.

 

    

 

Pour citer ces poèmes

 


Nadine Le Lirzin, « Baiser, Souvenir, Fidélité, Femme & Écrire dans le noir. Poèmes de Mario Portillio Pérez traduits de l’espagnol »,   in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Poésie, Danse & Genre » [En ligne], n°1|Printemps 2012, mis en ligne en Mai 2012.

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-baiser-souvenir-fidelite-105335883.html ou URL.  http://0z.fr/cUblD

   



 

 

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

 


http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=19582

 

 

 

Auteur(e)

 


 

Nadine Le Lirzin


 

 

Nadine Le Lirzin, traductrice, née le 30 juin 1962, tente d’offrir un port accueillant aux mots nés en d’autres contrées, d’autres langues. Les vents qui les lui soufflent proviennent souvent d’Italie. 

Traductions : Carlo Ossola, Le Continent intérieur, Paris, Éditions du Félin, à paraître en 2012; Georg Christoph Lichtenberg, 62 manières d’appuyer sa tête sur le coude : cartographie de la mélancolie, nouvelle traduction en collaboration avecRoger RoquesetGudrun S., Toulouse, Champavert éditeur, 2012 ; Carlo Ossola,En pure perte : le renoncement et le gratuit, Paris, Payot-Rivages, « Rivages poche/Petite Bibliothèque », 2011 ; Mariapaola Fimiani,Le Sommeil événementiel, in Éthique, esthétique, communication technologique dans l’art contemporain ou le destin du sens, sous la direction deMario CostaetFred Forest, Paris, L’Harmattan, « Les Médias en actes », 2011, p. 97-109 ; Carlo Ossola, « Seul en communion », préface à Dag Hammarskjöld, Jalons, Paris, Éditions du Félin, « Félin Poche », 2010 ; Mariapaola Fimiani,Érotique et Rhétorique : Foucault et la lutte pour la reconnaissance, Paris, L’Harmattan, « L’Ouverture philosophique », 2009 ; Mariapaola Fimiani,Le Sommeil événementiel, intervention au Colloque international des 12 et 13 décembre 2008 :Éthique, esthétique, communication technologique ou le destin du sens, BnF et INHA, actes en ligne sur le site Leonardo Olats, 2009 ; Carlo Ossola, Leopardi : préludes et passions, in Id.et al.,La Conscience de soi de la poésie, sous la dir. d’Yves Bonnefoy,Colloques de la fondation Hugot du Collège de France (1993-2004), Paris, Éditions du Seuil, « Le Genre humain », n° 47, 2008, p. 235-268; Roberto Esposito, Catégories de l’impolitique, Paris, Éditions du Seuil, « L’Ordre philosophique », 2005. Et bien d'autres...

 


         

 

 

 

   

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:30

 

 


 

 

  Portrait d'Iris, par elle-même

 

 


 

 

  Mme de Lauvergne

  Transcription & remaniement du poème l'aïeule par Dina Sahyouni

 

 

 

 



Il me semble que les gens que je vois

ne me connaissent pas bien, chacun en

parle différemment, et pas un selon moi

ne rencontre la vérité. Pour me contenter

et pour faire voir que je me connais mieux

que toute autre personne, je me suis avi-

sée de faire mon Portrait, et ne pense pas

mal faire de le commencer par ma taille,

dont je ne puis que dire qu'elle est médio-

cre, et pourtant si bien prise qu'il s'est

trouvé des gens de bon goût à qui elle

a été capable de plaire ; si cette médio-

crité me dérobe l'avantage d'avoir beau-

coup de part au grand air, je n'ai pas

aussi le chagrin d'apprendre qu'on y ait

rien observé de choquant : Pour belle

je ne la fuis pas, et qui jugera des traits

de mon visage en détail ne s'emportera

pas aux louanges. L'ovale n'en est point

véritable, et la plupart estime qu'il est

rond : Pour moi, je l'ai toujours condam-

né d'être un peu trop large ; j'ai les yeux

grands bien fendus et à fleur de tête, ils

sont sans les flatter doux et tendres, et ont

de grandes paupières ; pour leur couleur

je n'ai point de nom, ils ne sont pas en-

tièrement noirs, mais on les pourrait dire

d'une espère de feuille morte brun ; leurs

regards sont languissants, et mêlés de

quelque chose de triste, mais ils changent

en peu de temps, selon les passions et les

mouvements de mon âme, si bien que pour

peu que la joie vienne s'en saisir, ils

prennent leur éclat, et s'animent d'un

brillant dont la vivacité n'est point mépri-

sable ; mon nez n'est nullement de ceux

qu'on admire, il n'est point aussi de ceux

qui déplaisent, il est un peu retroussé, et

quelques-uns font consister en cela ce

qu'il peut avoir d'agréable ; j'ai la bouche

grande et un peu élevée, ce défaut m'est

causé de ce que je n'ai point les dents

bien arrangées, on ne les saurait dire

belles, et je pense même qu'elles feraient

peur à regarder, si de bonne fortune je ne

les avais blanches et saines, mais avec

ces difformités assez considérables il est

certains moments où je ne laisse pas de

plaire ; j'ai les lèvres bien rebordées et

fort incarnates, le teint uni et tout a fait

passable; les cheveux d'un châtain fort

brun et dans une quantité qui n'est pas

ordinaire, je n'en sais bien parer quand

il me plaît d'en prendre la peine, mais je

suis paresseuse et l'humeur m'en vient rare-

ment, ce qui tient du déshabillé s'accom-

modant incomparablement mieux à mon

inclination, que toute autre chose ; je veux

même dire qu'il est plus de ma bien-

séance, car la parure ne m'embellit point ;

j'ai la gorge belle, bien taillée, elle se

soutient admirablement, et je l'ai blan-

che plus que les brunes n'ont de coutu-

me de l'avoir ; mes bras ne sont pas laids,

quelques-unes y trouvent de l'agrément,

et l'on m'a dit quelquefois que je n'avais

pas les mains malfaites ; j'ai de l'embon-

point ; j'aime la musique ; j'ai de la voix ;

les airs passionnés me plaisent, je les

chante d'une manière touchante : On m'a

souvent dit que j'avais de l'esprit, je ne

crois pas que l'on s'y trompé, mais de

brillant n'en est pas toujours, de sorte

qu'il me faut voir plus d'une fois pour le

connaître ; je parle peu, et souvent point

du tout, si la compagnie ne se trouve à

mon gré ; je parais indifférente extraor-

dinairement, et la suis en effet en beau-

coup de choses ; je fuis les plus grands

plaisirs du moment qu'ils me donnent la

moindre peine ; je n'ai nulle curiosité pour

les fêtes publiques où tout le monde

court avec tant d'ardeur ; mon empresse-

ment irait tout entier à servir mes amis ;

je n'ai point de joie pareille à celle de

m'en bien acquitter, et j'y suis si fort dans

la bonne foi, que j'en cherche de moi-

même les occasions avec autant de soin

que j'évite celles de leur être à charge ;

je reçois tout ce que l'on fait pour moi

de fort bonne grâce, et j'en ai une re-

connaissance très particulière ; il faut s'y

bien prendre, car j'ai là-dessus beaucoup

de fierté et de délicatesse ; peu de gens

rencontrent à me plaire ; mais s'il arrivait

que quelqu'un touchât mon coeur, et que

je n'en crue aimée, j'avoue que j'aime-

rais jusqu'à perdre la raison ; j'ai l'âme

tendre et fidèle, beaucoup plus que je ne

voudrais ; cette complexion me fait de la

peine, et je cache plus des trois quarts de

ma tendresse, parce que je tremble tou-

jours de n'être pas aimée autant que je

sens bien que j'aime ; aussi j'ai des délica-

tesses qui passeraient pour des extravagan-

ces au sens des personnes de faible amitié ;

la moindre défiance me rend bizarre,

chagrine, et la plus petite négligence me

met au désespoir ; j'écris en vers et en

prose passablement ; toujours d'une ma-

nière tendre ; si pourtant il arrivait qu'on

me pressât de quelque billet enjoué, j'ai

bien assez de présomption pour m'assurer

d'y réussir, quoique les grands emporte-

ments de joie ne me viennent que par

caprice, et que je ne sois pas gaie naturel-

lement. Il me semble que je suis à la fin de

mon portrait, il ne me paraît point flatté,

et je me persuade que l'on n'aura pas de

peine à me reconnaître.

 


(extrait de son recueil posthume, Recueil de poésies, Paris, éd. Claude Barbin, 1680, p. 156, in-12, pp. 65-70)

     

Texte trouvé et disponible sur Gallica (url. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148

/bpt6k74569q.r=mme+de+lauvergne.langFR.swf)


 

Pour citer ce poème

   


 

Mme de Lauvergne, « Portrait d'Iris par elle-même »,  in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Poésie, Danse & Genre » [En ligne], n°1|Printemps 2012, mis en ligne en Mai 2012.

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-portrait-105332870.html ou URL. http://0z.fr/1T1nc

 

 

 

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

 

 

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb13006419j/PUBLIC

 

 

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30753048b/PUBLIC


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74569q/f22.image.r=Mme+Lauvergne+po%C3%A9sies.langFR

 

http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Madame_de_Lauvergne/Fortun%C3%A9e_Briquet

 

 

 

 

Auteur(e)

 

 

Mme de Lauvergne


 


 


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Le Pan poétique des muses - dans n°1|Printemps 2012
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:30

 

 

 

 

Ode

 


qui a concouru pour le Prix de Poésie décerné par l'Institut National de

 

France, le 6 nivôse an XII

 

 

Fortunée Briquet

  Transcription & remaniement du poème l'aïeule par Nelly Taza

 

 

Ode

 

qui a concouru pour le Prix de Poésie décerné par l'Institut National de France, le 6 nivôse

 

an 12 :

Par Mme Fortunée B. Briquet, de la Société des Belles-Lettres, et de l'athénée des Arts, de

Paris.



Un Peuple brise en vain les chaînes qu'il abhorre :

S'il n'est point épuré par ses propres revers,

S'il n'est point vertueux, il n'est point libre encore ;

Et ses vices bientôt le rendraient à ses fers.

Lebrun.



Niort,

de l'imprimerie d' É. Dépierris Ainé.

Germinal an 12- Avril 1804

A CH. Pougens,

De l'Institut National de France, de l'Académie Impériale des Sciences de Saint-

Pétersbourg, etc.



Monsieur,


L'ode que je vous offre, est le tribut de ma reconnaissance. Vous m'avez encouragée dès

les premiers pas que j'ai faits dans la carrière des Lettres, et les Lettres ont embelli mon

bonheur. Puisse l'hommage de ma gratitude vous être aussi agréable qu'il est sincère !



Salut et respect.

Fortunée B. Briquet.

Sujet

Du prix de Poésie donné par l'Institut National de France :



La Vertu est la base des Républiques.

Montesquieu, liv.2, chap. 2 et 3.



Ode


qui a concouru pour le Prix de Poésie décerné par l'Institut National de

 

France, le 6 nivôse an douze.

 

 

Astre éclatant des cieux, Père de la nature,

Elle te doit la vie et la fécondité ;

Ta suite fait son deuil, ton retour, sa parure ;

C'est de foi qu'elle attend les biens et la beauté.

Le feu compose ta couronne,

Et, comme un vêtement, l'abîme t'environne

dans le vague immense des airs.

Que ta splendeur inaltérable

Trompe à jamais l'espoir de la faulx implacable

Qui doit moissonner l'univers !



Pour le Monde naissant quel jour, et quelle fête !

Lorsqu'à peine sorti de la nuit du chaos,

Son regard étonné vit briller sur sa tête

Cet Astre qui versait la lumière à grands flots.

À ses feux tout naît, tout s'anime,

Et ce globe enflammé, dans un ordre sublime,

Attire les célestes corps.

Bientôt l'homme à l'homme s'allie ;

Et, pour jouir en paix de la terre embellie,

Il en partage les trésors.





Qu'êtes-vous devenus, Peuples des premiers âges,

Orgueilleuses Cités qui fûtes leur berceau ?

Vos noms mêmes du temps ont subi les ravages :

Pourrai-je du passé soulever le rideau?

Soleil, ô toi qui les vis naître,

Redis-moi leurs destins ; je brûle de connaître

S'ils ont fait régner la Vertu...

Ils vivraient, s'ils l'avaient aimée ;

Leur gloire charmerait encor la Renommée ;

Mais rien ne leur a survécu.





Eh ! quel affreux spectacle offriraient des empires

Où le crime lui seul unit les nations ?

Leurs moeurs sont des forfaits, leurs lois sont des délires,

Et leurs sociétés, des conjurations.

Tous les maux inondent la terre ;

Rien n'est sacré : la paix, moins que la guerre,

Produit de nouvelles horreurs.

Ainsi le ciel inexorable

Vit périr des humains la race déplorable,

En proie à ses propres fureurs.







Un petit nombre échappe à ce sanglant déluge :

De l'humanité sainte il écoute la voix ;

Il t'implore, ô Vertu, daigne être son refuge ;

Il a brisé ses fers pour vivre sous tes lois.

Lois augustes, lois fortunées,

La liberté, les moeurs, suivent vos destinées

Et brillent de votre splendeur.

Hélas ! Aux passions altières,

Quand vos n'opposez plus que de vaines barrières,

Le peuple a perdu sa grandeur.



 



Ivres d'un fol orgueil, à la Grèce rivale,

Darius et Xercès avaient juré des fers :

Marathon, Salamine et Platée et Micale

Ont immortalisé leur honte et leurs revers.

Ils avaient compté sur le nombre :

Insensés ! leur armées a passé comme l'ombre

Des voiles fuyant sur les flots.

Trompés dans leur superbe attente,

À leurs vastes États ils portent l'épouvante

Dont les frappèrent des Héros.





Ô funeste présent de cette infâme horde !

Les trésors qu'à Platée elle laisse entassés,

Appauvrissent les grecs, leur soufflent la discorde :

Les vainqueurs à leur tour vont être terrassés.

En vain Thémistocle, Aristide,

S'opposent quelque temps à ce torrent rapide :

Les lois, les moeurs, ne règnent plus.

Trasybule en vain se dévoue,

De ses hardis succès la fortune se joue :

Athènes languit sans vertus.





Et toi, de l'univers et l'orgueil et l'exemple,

Quand de la liberté tu suis les étendards ;

Ô Rome, avec horreur l'univers te contemple,

Lorsque la tyrannie a souillé tes remparts.

Sont-ils sortis de ta mémoire

Les jours heureux, les jours consacrés par la gloire

Des Émile, des Scipion ?

Eh ! Quelle puissance ennemie

Te force à partager l'éternelle infamie

Des Tibère et des Néron ?







Aspire, aspire encore à ta grandeur première ;

De l'austère Vertu rallume le flambeau,

Ose être heureuse enfin, et marche à sa lumière :

Le dernier des romains serait-il au tombeau ?

À tes brillantes destinées,

Le ciel n'a point marqué le terme des années,

Si tu respectes la Vertu...

Ah ! C'en est fait, Rome succombe :

Le Monde est sa conquête, et son empire tombe



Sous son propre poids abattu.

Malheur ! Trois fois malheur à toute république

Qui peut de la vertu fouler aux pieds les droits :

L'opprobre est son partage, et son pouvoir inique

La condamne à passer sous le sceptre des rois.

Venise, ô perfidie atroce !

À nos soldats blessés tend une main féroce ;

Leur sein de poignards est percé 1!

Venise expira ces offenses ;

L'humanité l'ordonne, et du rang des puissances

Son nom coupable est effacé.







Serait-ce donc en vain, ô France, ô ma Patrie,

Qu'Athènes et que Rome offriraient à tes yeux

Les tableaux de la gloire et de l'ignominie ?

Non, non, ton choix est fait ; il a pour lui les dieux.

J'en jure tes nombreux trophées,

Tes saintes lois, tes moeurs, les chants de tes Orphée,

Et de tes héros le premier2.

À la vertu toujours fidèle,

Des empires heureux tu seras le modèle,

L'honneur, l'avenir du monde entier.







1 Massacre des Français dans les hôpitaux des États de Venise, peu de jours après la

signature du traité de Léoben.

2 Bonaparte premier consul de la république française.

 

Ode qui a concouru pour le prix de poésie décerné par l'Institut national de France, le 6 nivôse an XII,

par Briquet, Marguerite-Ursule-Fortunée Bernier (dame), Niort, E. Dépierris aîné, 1804,

In-12, 12 p.

Texte trouvé et disponible sur Gallica (url. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58363331.r=fortun%C3%A9e+briquet.langFR.swf )

 

Pour citer ce poème

   


 

Fortunée Briquet, «  Ode qui a concouru pour le Prix de Poésie décerné par l'Institut National de France, le 6 nivôse an XII »,   in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Poésie, Danse & Genre » [En ligne], n°1|Printemps 2012, mis en ligne en Mai 2012.

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-n-1-ode-105256534.html ou URL. http://0z.fr/6U9K7

 

 

 

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

 

 

Calepin des personnes d'exception

   

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb301623003


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58363331


http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Cat%C3%A9gorie:Dictionnaire_Fortun%C3%A9e_Briquet

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fortun%C3%A9e_Briquet

 

 

Auteur(e)

 

 

Fortunée Briquet

 

 


 

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Le Pan poétique des muses - dans n°1|Printemps 2012
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:30

 

 

 

Création de nouvelles zones

 

 

 

 

 

 

 

 

Couverture n°1

La revue LPpdm évolue grâce à vous, et cette évolution se manifeste par la création de nouveaux territoires pour accueillir vos contributions, réaliser nos objectifs et pour répondre à vos attentes :


 

 

 

 

 

  • Hors-zone ou Bémol, c'est un territoire libre au sein de la revue qui peut être dédié à des contributions diverses. 
  • Zone d'excellence poétique, c'est un territoire dédié à certains aspects des œuvres de Jean-Michel Maulpoix (invité d'honneur de la revue). 
  • Zone de la poésie érotique des (et/ou sur les) femmes & de genre, c'est un territoire consacré à la poésie érotique des femmes ou de genre.
  •   Zone d'Instant poétique en compagnie de..., c'est un moment poétique libre et léger. Il est réalisé par le biais de vos plus beaux souvenirs poétiques.
  • Zone des ouvrages sur les femmes et le genre en sciences humaines et sociales, c'est un territoire qui publie des communiqués de presse et des parutions livresques récentes.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

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Le Pan poétique des muses - dans n°1|Printemps 2012
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:30

 

 

Poèmes inédits

 

 

 

 

 

Trois poèmes en français


 

accompagnés d'un florilège en anglais 

 

 

 

 

 

  Tatjana Debeljački 

 

 

  Tatjana Debeljacki



Ivre de poésie, non de vin

tes mots-vents

 emportent

l'amour

 
     

***

 

 

Je sens le doux basilic

frais et divin

et j'aime

 la liberté

 

 
 

              
***

 


greffe mon âme

dans le scintillement

dans la nature

moi, la pomme mûre

jaune

toi, la poire miellée

 dorée

 

 

 

Avertissement

Les documents Pdf présents au-dessous sont protégés tous droits réservés , ne le téléchargez pas.


  Are There Are There

  A House Made of Glass sa slikama A House Made of Glass sa slikama

 

Pour citer ces poèmes

 

 

Tatjana Debeljački , « Trois poèmes en français accompagné d'un  florilège en anglais »   , in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Poésie, Danse & Genre » [En ligne], n°1|Printemps 2012, mis en ligne en Mai 2012.

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-trois-poemes-104647813.html ou URL. http://0z.fr/ZWYKn
 

 

 

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent


 

http://debeljacki.mojblog.rs/p-dragoljub-djuricic/134666.html

 

http://www.poemhunter.com/tatjana-debeljacki/

 

http://www.ascentaspirations.ca/tanjahaiku.htm

 

http://www.google.fr/search?hl=fr&tbo=p&tbm=bks&q=inauthor:%22Tatjana+Debelja%C4%8Dki%22&source=gbs_metadata_r&cad=3

 

http://debeljacki.mojblog.rs/

 


 

Auteur(e)

 

 

 Tatjana Debeljački

 

 

 

 

Tatjana Debeljački, was born on 23.04.1967 in Užice.  Writes poetry, short stories, stories and haiku. Member of
Association of Writers of Serbia -UKS since 2004 and Haiku Society of Serbia - HDS Serbia, HUSCG – Montenegro and HDPR, Croatia. A member of Writers’ Association Poeta, Belgrade since 2008, HKD Croatia since 2009 and a member of Poetry Society  "Antun Ivanošić" Osijek since 2011. Deputy of the main editor (cooperation with magazines & interviews). 

http://diogen.weebly.com/redakcijaeditorial-board.html

Editor of the magazine "Poeta", published by Writers’ Association "Poeta"

http://www.poetabg.com/ 

Union of Yugoslav Writers in Homeland and Immigration – Belgrade, Literary Club Yesenin – Belgrade.

Up to now, she has published four collections of poetry: “A HOUSE MADE OF GLASS “, published by ART – Užice in 1996; collection of poems “YOURS“, published by Narodna knjiga Belgrade in 2003; collection of haiku poetry “VOLCANO”, published by Lotos from Valjevo in 2004. A CD book “A HOUSE MADE OF GLASS” published by ART in 2005, bilingual SR-EN with music, AH-EH-IH-OH-UH, published by Poeta, Belgrade in 2008.

Her poetry and haiku have been translated into several languages.

 Poetic Interests poetry

Other interests Editor
Web search www.poetabg.com/

Other   http://twitter.com/debeljacki

 

 

Traduction partielle

 

 

Tatjana Debeljački, est né le 23 avril 1967 à Uzice. Elle est auteure et écrit des poèmes, des histoires courtes, des histoires et des haïkus. Elle est membre de :

  • l'Association des écrivains de Serbie-UKS depuis 2004
  • Haïku Society de Serbie — Serbie HDS, HUSCG — le Monténégro, la HDPR, la Croatie,
  • l'Association des poètes de Belgrade depuis 2008,
  • la Croatie depuis 2009 HKD
  • la société de poésie "Antun Ivanošić" Osijek depuis 2011. 


Elle est aussi rédactrice en chef du magazine Poeta. Elle a déjà publié quatre recueils de poésie : Un maison de verre, publié par l'ART-Užice en 1996; YOURS, publié par Narodna knjiga Belgrade en 2003; collection de poésie haïku « VOLCANO », publié par Lotos de Valjevo en 2004. Un CD Une maison de verre, publié par l'ART en 2005. Ses poésie et haïku ont été traduits en plusieurs langues.
 

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Le Pan poétique des muses - dans n°1|Printemps 2012
23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 05:30

 

 

 

 

  Que danse ton ventre !

 

 

 


 

 

Damy Tangage

 

 

 

 

Que ton sable de sang mouille mon cœur de pierre !
Et que ton vent de mai tarisse ma plaie bleue !
Laisse-moi pénétrer ta vague d’amoureuse,
Tes lèvres d’organdi baisant ma bouche aride.

 

Ton souffle dans ma gorge est diamant lunaire,
La dune mauve ombrage un vieux palmier d’épines ;
Caresse mes chardons de tes frêles oyats,
Soulageant mes vieux os dans ton alpha, Nedjma !

J’engloutis de ma soif ton mirage sorcier ;
Oh ! Danse dans le soir comme danse ton ventre,
Que les plis de tes reins jusqu’au bout de tes seins
Voilent mon ciel de lit au lit de tes louanges.

Lune des ramadans aux oasis ultimes,
Parfume les séguias où mon puits a séché ;
Ta terre rafraichit mes mains qui se boursoufflent ;
Apaise ma douleur du goût des opiacées.

Je rêve un abandon aux éthers de l’amour
Quand mon désert s’abreuve à la soie de tes yeux ;
Pour que mon âme valse aux rives de l’Euphrate,
Libère-moi des peurs, ô toi, brune Nedjma !


(extrait du recueil Le printemps de Nedjma inspiré par le Printemps arabe)


 

Pour citer ce poème

 

 

Damy Tangage,  « Que danse ton ventre ! »,     (le dernier poème est extrait du recueil de poèmes Le printemps de Nedjma  reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur), in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Poésie, Danse & Genre » [En ligne], n°1|Printemps 2012, mis en ligne en Mai 2012.

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-poeme-damy-104638185.html ou URL.  http://0z.fr/TM__q

 

 

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

 

 http://www.damy-fugue-mi-raison.com/

 

 

http://www.poetika17.com/damytangage.html

 

http://pan.blogs.nouvelobs.com/tag/damy%20tangage

 



 

 

Auteur(e)

 

 

 

Damy Tangage

 

 

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