8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 09:54

 

Critique & réception pour la 1ère thématique :

Errance, folie, drogues, alcools, poètes maudits, etc.

 

Le Monde selon  Garp,

 

Roman de John Irving

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

                          

 Crédit photo : John Irving  (photo trouvée sur commons Wikimedia)

 

 

Ce livre publié en 1978 a remporté le National Book Arward et George Roy Hill en a réalisé un film homonyme en 1982 avec Robin Williams dans le rôle de Garp.

Fils d’une infirmière féministe qui l’a engendré durant la seconde guerre mondiale, Garp se passionne très tôt pour l’écriture et la fiction et tente par ce biais de séduire la fille de son entraîneur de lutte.

 Élevé par une mère qui ne voulait pas s’encombrer d’un mari mais qui a profité de l’état de perpétuelle surexcitation d’un soldat agonisant dont le cerveau a été endommagé pour l’engendrer, Garp est affublé du nom singulier de T. S qui renvoie à son géniteur « Technicial Sergeant ». Jenny, la mère de Garp, décide d’écrire un livre qui dénonce la luxure et la sexualité, ce sera très vite un best-seller au titre aguicheur « Sexuellement suspecte ». Icône féministe, la mère de Garp, utilise ses revenus pour recueillir des femmes en difficulté. C’est dans ce centre ouvert par sa mère que Garp découvre l’existence des « Ellen Jamesiennes », des femmes qui ont volontairement tranché leur propre langue en signe de solidarité envers Ellen James, une jeune fille de onze ans qui a été violée, puis a eu la langue tranchée afin qu’elle ne puisse pas identifier ses agresseurs.

Il va de soi que l’on songe très vite au mythe de Philomèle qui a peut-être pu inspirer John Irving qui mêle dans ses écrits fiction et réalité comme le fait Garp dans son livre. Le synopsis de cet ouvrage a partie liée, sans nul doute, avec la vie même de John Irving qui a été élevé par sa mère et qui n’a connu le nom de son père qu’à soixante ans !

Il est évident que dans Le Monde selon Garp, John Irving règle ses comptes avec une forme de féminisme débridé qui donne lieu à des scènes surréalistes frôlant la loufoquerie et l’absurde.

Le Monde selon Garp est un miroir grossissant mais parfois à peine déformant de notre monde réel, il en est une critique impitoyable qui ne peut manquer de nous interpeller. C’est ainsi que l’histoire horrible d’Ellen James devient le prétexte fallacieux pour les « Ellen Jamesiennes » à défendre leur cause dans une violence inouïe qui n’a rien à envier à celle des agresseurs de la jeune fille qui supplie en vain les « féministes » de ne plus se trancher la langue pour la soutenir… Garp est accusé dans le même temps par les « Ellen Jamesiennes » d’avoir procédé au « lavage de cerveau » de la jeune Ellen James et devient ainsi l’homme à abattre, au sens propre comme au sens figuré… Mais l'écriture reste toujours chez John Irving une revanche sur la vie et la jeune fille amputée de sa langue devient à son tour écrivain !

 

 

Pour citer ce texte

Françoise Urban-Menninger, « Le Monde selon Garp, roman de John Irving », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 8 avril 2016. Url :  http://www.pandesmuses.fr/2016/04/lMonde-selon-Garp.html

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 09:54

 

Texte pour la 1ère thématique :

Errance, folie, drogues, alcools, poètes maudits, etc.

 

Ouvrage de dame

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

Tapisseries par Marguerite Menninger

Photographies de Claude Menninger

Blog officiel : L'heure du poème

                         

© Crédits photo : "Deux tapisseries réalisées d'après les dessins de Colette Enard" par Marguerite Menninger, photographies de Claude Menninger, 2013.
© Crédits photo : "Deux tapisseries réalisées d'après les dessins de Colette Enard" par Marguerite Menninger, photographies de Claude Menninger, 2013.

© Crédits photo : "Deux tapisseries réalisées d'après les dessins de Colette Enard" par Marguerite Menninger, photographies de Claude Menninger, 2013.

 

C’est sous cette dénomination le plus souvent accompagnée d’une connotation péjorative que l’on enferme la femme dans un domaine qui lui est d’office réservé. L’ouvrage de dame véhicule encore dans certains esprits passéistes le cliché éculé d’une femme penchée sur quelques travaux d’aiguille, tapisserie, broderie, parfois même tricot, une occupation en quelque sorte qui tient l’épouse, la mère, la jeune fille, éloignées de la fureur du monde. N'appelait-on pas également arts d'agrément cette occupation qui ne devait mener les femmes ni à une profession ni véritablement à la création ? Et George Sand de les rebaptiser « les arts de désagrément » tant cet usage privé de l'art participait de ce que l'on entendait et attendait d' une bonne éducation.

 

 

 

Cette image paisible de la femme rangée absorbée par son ouvrage nous renvoie à celle de la femme jouant de la harpe ou penchée sur son métier à tisser car comme le souligne Françoise Collin dans Les femmes de Platon à Derrida si « on estime que les femmes ont apporté peu de contributions aux inventions de l'histoire de la culture, elles ont peut-être quand même inventé une technique, celle du tressage et du tissage ». Voilà d'après la philosophe ce que les hommes et notamment Freud concèdent aux femmes: l'apanage du tissage ! Car les Grecs font du pneuma ou souffle créateur, la seule propriété de l'homme !

Les peintures qui ornent les vases antiques illustrent ce schéma intemporel de la femme tissant ou jouant de la harpe mais l’image, comme chacun le sait, est trompeuse. Derrière les apparences d’une potiche qui n’a rien à dire et qui ne sait que reproduire comme l'affirme Auguste Comte ou qui aurait perdu sa langue, la femme n’a jamais cessé de broder le fil de ses pensées !

 

 

Virgile, Ovide, Eliot, Shakespeare et bien d’autres auteurs qui ont revisité le mythe de Philomèle et de Procné, ne s’y sont pas trompés. Philomèle condamnée au silence par son beau-frère Térée qui lui coupe la langue après l’avoir violée afin qu’elle ne puisse le dénoncer auprès de sa sœur Procné, use comme Pénélope d’une ruse. Philomèle tisse la trame de sa malheureuse histoire sur une toile qu’elle fait porter à sa sœur. L’horrible vengeance des deux sœurs s’achèvera avec la métamorphose des trois protagonistes en oiseaux.

 

Ce qui nous intéresse dans ce mythe à plusieurs reprises transposé, c’est sans nul doute, cette appropriation par la femme d’un langage qui lui est propre. Anne Tomiche, critique féministe, écrit dans un article « The voice of the Shuttle is ours », « La voix de la navette est la nôtre » car Pénélope comme Philomèle usent d’un langage spécifiquement féminin qui n’a pas recours aux formes patriarcales. C’est une parole muette qui met en lumière la figure de la femme artiste par excellence. « La voix de la navette » permet de restaurer la langue arrachée et de faire de Philomèle un symbole de résistance face à l’ordre linguistique.

 

On peut transposer ce mythe dans notre époque contemporaine en évoquant le parcours singulier d’une grande artiste à laquelle la Ville de Royan vient de rendre hommage. Il s’agit de Colette Enard née en 1918 et qui s’est formée aux Beaux Arts de Bordeaux puis à Paris. À 25 ans, elle publie deux livres chez Flammarion : Gervaise avec et sans lys, Jeux avec la mort. Sa carrière littéraire semble toute tracée, pourtant Colette Enard n’a qu’une envie, celle de partir en Australie… Mais cette envie-là, sa mère possessive ne peut l’envisager, aussi pour garder sa fille auprès d’elle, elle la fait interner !

 

 

Colette Enard sombre alors, victime comme Sylvia Plath, d’essais thérapeutiques balbutiants… Seule la peinture la sauvera de la folie, elle s’y adonnera corps et âme jusqu’en 1964. Des compositions étranges, des animaux hybrides salués par André Breton qui voit en elle une figure du mouvement surréaliste, envahiront ses toiles. En 1964, pour des raisons financières, Colette Enard se tourne vers la tapisserie… Elle devient cartonnière et crée plus de 200 modèles, chacun reproduit uniquement à 6 exemplaires, faisant parfois concurrence aux ateliers d’Aubusson.

 

 

Et c’est ainsi que les œuvres de Colette Enard se sont retrouvées entre les mains de bien des « dames », dont ma belle-mère Marguerite Menninger et bon nombre de ses amies à Thann qui se sont mises avec ferveur à la tapisserie d’aiguille, passant des heures sur leur « ouvrage », leur corps penché sur leur métier à tisser mais leur pensée libre et vagabonde dans un ailleurs dont l'artiste leur avait ouvert le chemin.

 

 

Les grandes tapisseries réalisées à partir des cartons de Colette Enard nous remémorent les « Millefleurs » de l’époque gothique ou les pièces de « Verdure » où prédominent les végétaux, les arbres, les plantes luxuriantes dans lesquels viennent se poser de grands papillons ou parfois des oiseaux fabuleux mais inquiétants au bec souvent long et acéré comme ces couteaux cassés dont l’artiste usait pour peindre sous l’effet d’une colère incoercible et muette après son séjour à l’asile entre 1960 et 1964.

 

 

Les tapisseries de Colette Enard semblent avoir traversé le temps, elles sont intemporelles… Leur force est faite d’une violence contenue dans la trame même de l’ouvrage mais celle-ci déborde toute parole. Elle s’impose, droite, fière, altière, enfin libre. Les oiseaux exotiques aux yeux ronds nous observent muets, leurs ailes s’ouvrent, les plantes ont des feuilles immenses qui, à l’instar de flammes vives, semblent dévorer la trame même de la toile.

 

 

À n’en pas douter Colette Enard a fait sienne le mot d’ordre de Sophocle repris par Anne Tomiche, « La voix de la navette » se confond avec la sienne et l’on perçoit sous les nœuds de la trame ceux d’un inconscient qui ne cesse de dénouer les fils des ses angoisses. Chaque tapisserie semble éclairer les ténèbres et faire jaillir un trop plein de lumière qui n’en finit plus de nous fasciner et de nous interpeller. Des lunes, des étoiles, des soleils célèbrent le parcours et la figure de cette femme artiste qui s'impose comme une « Orphée au  féminin » pour reprendre l'expression très juste d'Anne Tomiche. Les oiseaux sur les tapisseries de Colette Enard nous renvoient aux métamorphoses de Philomèle, Procné et Térée et leur chant qui semble suspendu sur la toile nous fait songer aux plaintes d'Orphée nous suggérant que ce paradis créé par l'imaginaire de l'artiste n'est que la face apparente d'un monde intérieur qui poursuit sa pensée envers et contre tous sur la toile qui tisse la liberté d'être au monde malgré et sans aucun doute en raison des drames qui en sont la trame.

 

 

Pour citer ce texte

Françoise Urban-Menninger, « Ouvrage de dame », texte illustré par deux tapisseries de Marguerite Menninger, photographiées par Claude Menninger, Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique  « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 8 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/ouvrage-de-dame.html

 

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 09:54

 

Poème pour la 2ème thématique :

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

Harcelée

 

 

 

Dina Sahyouni

                      

 

Ces lignes sont dédiées à toutes les femmes, dites Orientales, qui subissent des violences psychiques et/ou des descriminations.

Pardon aux vrais loups qui sont des animaux magnifiques...

 

 

 

Dans l'impasse des idées fugitives

dans l'antre de l'objectivité

le sensible se dérobe

et les idées se broient...

 

 

dans l'impasse des idées fugitives

dans l'antre des lumières

l'orientale se fait descendre

Silence. On tue là-bas

Silence

Action

On tue sournoisement là-bas

 

 

Dans l'antre de leurs furies et complexes

l'orientale devient l’écho de leurs humiliations

l'orientale dans l'impasse de leur harcèlement moral

et discriminations à tout va

demeure debout, crie sa victoire

elle est là, debout et comme la tortue

de la fable de La Fontaine

avance dans la pertinence des idées et

les meutes des loups s'acharnent au loin

 

 

 Poème écrit le 14 août 2013 à 11 h 25

 

 

Pour citer ce poème

Dina Sahyouni, « Harcelée », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 8 avril 2016. Url :  http://www.pandesmuses.fr/2016/04/harcelee.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 09:43
 

Poème calligramme pour la 2ème thématique :

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

Vidéo-poème

 

 

Rose des sables

 

 

 

Nicole Coppey

© Crédits photos : "Rose des sables", poème calligramme de Nicole Coppey.
© Crédits photos : "Rose des sables", poème calligramme de Nicole Coppey.

© Crédits photos : "Rose des sables", poème calligramme de Nicole Coppey.

© Crédit vidéo : "Rose des sables", vidéo-poème de Nicole Coppey, 2013, url : https://youtu.be/RtMNlMpmhqQ

Présentation du court-métrage (film réalisé) par l'artiste Nicole Coppey

 

Poème accompagnant « Le chameau-dromadaire de Tozeur »

Œuvre poétique plastique et auditive réalisée par Nicole Coppey et les jeunes de Tozeur avec le sel du Chott El Jerid pour le 1er festival du Land art de Tozeur mars 2013.

 

Lors de mes premiers passages en Tunisie, il y a de cela plusieurs années, j'avais déjà ressenti quelque chose de très fort en mon cœur. Les Tunisiens m'ont tout de suite interpellée par leur intelligence, leur sensibilité, leur sens du respect... Indiscutablement, j'ai perçu en cela que j'allais y vivre des moments intenses.

L'idée de l’œuvre présentée au 1er Festival du Land Art en Tunisie en 2013 a été de faire une passerelle avec le festival de poésie dans lequel j'avais été conviée en 2012.

 

Aussi, je suis repartie d'un poème qui m'est cher « Je partirai ». Dans ce poème, dessiné en forme de chameau (à deux bosses) mais avec l'élégance d'un dromadaire, la pensée se fonde sur la dualité du « Je partirai mais...je resterai... ». Aussi, en souvenir d'un tournage poétique fait sur le Chott en 2012 dans lequel je m'étais "enfoncée", j'ai pensé mettre en forme cette réflexion de façon à avoir l'aspect horizontal (comme le dessin de ma poésie sur une feuille) complété par l'aspect vertical d'une œuvre dans un espace grandiose. Le chameau « s'enfonce » dans sa marche, laissant ainsi supposer le mystère de la vie et/ou de la mort. Dans la "confection" du chameau, nous avons désiré tous ensemble, doubler le volume des bosses et garder la grandeur du cou et de la tête à l'état initial. Cela développe ainsi la pensée sous plusieurs formes : en visionnant un dromadaire ou alors un chameau dromadaire. Le cou a également pris un autre mouvement de façon à développer la pensée dans d'autres sens.

 Dans cette création, faite totalement avec le sel du Chott El Jerid, les jeunes sont allés chercher bloc après bloc, avec un esprit généreux, heureux et engagés, afin d'y apporter, à tour, une pierre à l'édifice. J'ai été très interpellée par l'esprit d'initiative et les gentillesses mutuelles. Notre œuvre collective est donc devenue, avec les énergies des uns et des autres, « Je partirai mais.… je resterai… Chameau dromadaire de Tozeur », ancrée dans le sel du Chott, dans l'eau, enfoncé, de façon à démontrer « Je partirai mais...je resterai... ». Le fait de partir mais de rester développe aussi une autre présence. L'idée a été de penser plutôt à une autre présence plutôt qu'à une séparation... de développer ainsi une présence spirituelle.

 

Le chameau dromadaire est accompagné d'un personnage dont l'aspect nous laisse supposer qu'il représente l'Orient alors que le chameau dromadaire a un œil occidental (bleu). Le « Chameau dromadaire de Tozeur » est en relation directe avec les éléments naturels (terre, sel, eau, ciel) dans un espace grandiose nous situant à l'infini (chacun de nous peut aussi percevoir l'espace différemment là où il se situe dans son chemin de vie). Il se déplace de l'est vers l'ouest, mais surtout la poésie écrite en français et en arabe (traduite par Zouzi) sur des chèches formant phylactères, génère simultanément les mouvements gauche-droite, et droite-gauche, renvoyant l'ouest vers l'est et inversement. Le poème, enfoui dans le sel ou jaillissant de la terre du lieu, n'est exprimé que partiellement, laissant entre les fragments de texte une zone libre à travers laquelle on peut lire et qui favorise une écoute du silence, l'audition intérieure, fondamentale pour le développement intérieur... si capital pour la compréhension des Autres, le recueillement, la méditation.

 

Cette œuvre participative, s'inscrit également dans son environnement naturel, avec force, énergie et valorisation. Grâce à l'énergie solaire il a été possible de diffuser l'enregistrement du poème « Je partirai » auquel j'ai ajouté un deuxième poème « Rose des sables », diffusé en effets stéréo dans des espaces encadrant l'œuvre collective. Il est aussi important pour moi de partager avec vous le fait que « Je partirai » et « Rose des sables » sont liés par un grand coup de gong ageng, ce que je souhaitais depuis longtemps réaliser sur le Chott, car ce gong indonésien est le plus grand, celui qui est utilisé dans le gamelan javanais par les sages (les personnes plus âgées, nous rappelant ainsi le respect des générations). Les Javanais disent que le gong ageng comprend tous les sons du monde. C'est un symbole de vibration mondiale qui me parle fortement. Et je termine en vous disant que le gong est suivi par un violon absolument génial, d'une dimension spirituelle très profonde et élévatoire. Grâce à tous les participants, nous avons donc pu créer sur le Chott le « Chameau dromadaire de Tozeur », œuvre au service de tout et tous, et d'autant plus si on y met une pensée philosophique et anthropologique...

 

Pour citer ce poème

Nicole Coppey, « Rose des sables », calligramme et court-métrage (vidéo-poème), Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 8 avril 2016. Url :  http://www.pandesmuses.fr/2016/04/rose-des-sables.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 09:30

 

Poème pour la 2ème thématique :

 

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

 

Rencontre

 

 

Huguette Bertrand

 

 

Se saluer à travers les branches

devant la colère du vent

quand les jours se tordent

dans les reliefs du ciel

 

Se saluer à travers la voix

à travers l’œil

pour faire durer le temps

pour dérober l'espace entre nos gestes

et inscrire un pacte

au registre de nos mémoires

 

Se reconnaître à travers une parole intense

comme des fous entêtés

et sous la caresse des mots

diluer un peu de soi dans la lumière diffuse

 

© Crédit Photo : "Rencontre", tableau et poème par Huguette Bertrand.

© Crédit Photo : "Rencontre", tableau et poème par Huguette Bertrand.

Page officielle : https://www.facebook.com/huguette.bertrand.9

Son site officiel : http://www.espacepoetique.com

Site web : http://www.espacepoetique.com/poete/poete.html

 

Pour citer ce poème

Huguette Bertrand, « Rencontre », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 8 avril 2016. Url :  http://www.pandesmuses.fr/2016/04/Rencontre.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 18:02

 

Publication successive durant ce mois

 

 

Lettre n°7

Crédit photo : Le Printemps par Alfons Mucha (1860 1939) 

 (image trouvée sur commons.wikimedia.org, domaine public)

ISSN = 2116-1046

Revue féministe,  internationale &

multilingue de poésie entre théories & pratiques

diffusée en versions électronique

(apériodique) et imprimée (4 numéros par an)

Le Pan poétique des muses (Imprimé)
ISSN 2492-0487

Logodupan

© www.pandesmuses.fr  

Comité de rédaction : Khris Anthelme, Camille Aubaude, Cyril Bontron, Laure Delaunay, Marie-Josée Desvignes, Mario Portillo Pérez, Dina Sahyouni, Nelly Taza & Françoise Urban-Menninger. Sélection & réalisation technique : Anna Perenna, Cyril Bontron. Contacts : contact@pandesmuses.fr & contact.revue@pandesmuses.fr

 

Avertissement !

 

Votre revue s'est métamorphosée en périodique imprimé de 4 numéros par an, continue aussi à publier a-périodiquement sa version (différente) en ligne. La Lettre du Ppdm prend désormais un rôle important dans nos publications en ligne, n'hésitez plus donc à y contribuer. Vos contributions peuvent être choisies pour figurer dans nos numéros imprimés. Notre site héberge également et pour une durée indéterminée l'association SIEFEGP et ses publications. Belles rencontres poétiques au fil de nos pages !

Le Pan poétique des muses participe au printemps

des poètes et à la Journée internationale de la femme

Vos poèmes, nouvelles, photos et articles 

sont les bienvenus pour paraître dans cette

Lettre jusqu'au 31 mars

 

Invitées

 

Nicole Coppey, Aurélie-Ondine Menninger

Sommaire

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 18:01

Publication successive durant ce mois

Sommaire de la Lettre n°7

 

Textes/notes, Critique & réception

Paul Tojean : Explications du poème « Totem » de Paul TOJEAN (nom d’auteur d’Éric Guillot)

LPpdm :  Portrait de Nicole Coppey |  Portrait photographique de Nicole Coppey

Chroniques de Camille Aubaude

Lettres & Arts de Françoise Urban-Menninger 

Poésie & Théâtre de Laure Delaunay

Un jour de printemps, je me suis sentie poète

Formes fixes de la poésie de Khris Anthelme

Qui mieux qu'un poète pour parler de sa Muse ? Qui mieux qu'une Muse pour parler de son poète ?

Poèmes, nouvelles, lettres, fragments

Khris AnthelmeTrois poèmes sur la poésie

Daniel Aranjo : Résurrection de Lazare (Jean, 11)

Frèd Blanc : Une poésie familiale

Huguette BertrandNowhere L'Allongée

Nicole Coppey (invitée) : Au fond du fond / Au fond du fond (SanRemo), calligramme et vidéo-poème | De là-haut  | Savoir aimer, en l'Amour 

Laure Delaunay : Chemins de traverse | Corps |  Eaux (Voies d’eau)  | Jardin  |  Meubles | Terres (Limons)

Hugo Fontaine : Les pluies (vidéo-poème, musique de Erik Satie)

Pascal En Rimes : Les poètes à travers les siècles

Mona Gamal El-DineLettre à l'Humanité | Message d’une femme révoltée

Benjamin GuérinPoros & Penia

Nabila Haouche Rayons de liberté

Trihn Lo : Ego in te  | inVerso italiano / enVers italien (extraits inédits)

Aurélie-Ondine Menninger (invitée) L’aiguille du temps n’est pas celle que l’on croit redessinant l’angle des heures au cadran de l’horloge

Valéry Meynadier : La baronne de la rue, illustration de Dominique Bertrand

Françoise Urban-Menninger Femmes poètes de l'ombre

***

Recueil Paris, une longue histoire d'amour

Mario Portillo  : France | Francia | Sonnet français

Dina Sahyouni : Je t'attends

Zohra Sedira : Paris

 

Événements & manifestations avec des membres de notre équipe

 

Annonces diverses 

Bémol artistique et féministe

Barbara PollaPEACE & SEX, VIDEO FOREVER été 2015 ou comment l’art me sert de boîte à penser 

 

Poésie érotique

Barbara Polla In the rain

 

Liens vers les actualités des actions en faveur des femmes

Prière de ne pas détruire, vendredi 18 mars 2016 de 19h à 21h30

lors des Nocturnes du Louvre (avec la compagnie de l'artiste Tatiana Julien)

 

Notre choix d'actualité poétique et artistique en ligne

Aurélie-Ondine Menninger sélectionnée au grand Festival de la femme (édition 2016) à Buenos Aires 

Exposition de l'artiste Nelly Sanchez

Lecture de "Résurrection de Lazare (Jean, 11)"

Parution de la rubrique "Littérature" dans  CENTRE PRESSE

Poésie récital à Strasbourg sur "Le grand XXème siècle

Brigitte Brami vous convie à la soirée : "Poétique et politique de Jean Genet, performance de et par Brigitte Brami, autour de son livre : Miracle de Jean Genet  (éditions l'Harmattan, présentation de Nadjia NEZZAL", lectrice du jury du prix littéraire FETKANN, Maryse Condé, lectures d'Elodi FISCHLENSKI, comédienne et théatrologue, dédicace, tombola avec livres à gagner au Bar le palais, 16 rue Monge 75005 le samedi 9 avril 2016 à partir de 19h.

S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

Dina Sahyouni : Requiem

 

Notre agenda poétique

Lettre n°7

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 17:56
 

Calligrammes

Vidéos-poèmes

 

De là-haut

 

&

 

Savoir aimer, en l'Amour

 

 

Nicole Coppey

Invitée du Printemps des poètes et

de la Journée internationale de la femme

 

© "De là-haut", calligramme de Nicole Coppey, tourné au Chili et Pérou, 2015

© "De là-haut", calligramme de Nicole Coppey, tourné au Chili et Pérou, 2015

© "De là-haut" vidéo-poème et calligramme de Nicole Coppey, tourné au Chili et Pérou, 2015

Interprète : Nicole Coppey

Prise de son et mixage : Johann Vergères

Image : Nicolas Moret

Montage : Manuel Lobmaier

Lieu de tournage : Chili / Pérou

Calligramme : Galleria Vittorio Emanuele II

© Nicole Coppey, 2015

© "Savoir aimer, en l'Amour" calligramme, 2015
© "Savoir aimer, en l'Amour" calligramme, 2015

© "Savoir aimer, en l'Amour" calligramme, 2015

© "Savoir aimer, en l'Amour" vidéo-poème et calligramme de Nicole Coppey, 2015

« Du domaine sonore et auditif dans lequel évolue l'artiste par son activité musicale, poétique et musico-poétique, Nicole Coppey transpose ses œuvres sur le plan visuel et matériel, explorant la calligraphie comme expression du mouvement et occupation de l'espace de la toile par le verbe et le trait. Le jeu des formes et des couleurs devient support de l'expression verbale et de sa dynamique spatiale et temporelle. La démarche artistique rassemble différents Arts en un tout global, à l'image des différentes facettes de la vie qui se retrouvent réunies dans la personne humaine. Cette philosophie de l'art, reliée aux fondamentaux de la personne, révèle pour elle la dimension humaine et spirituelle de l'Art. »

Poème calligramme de Nicole Coppey

Interprète : Nicole Coppey

Prises de son et mixage : Johann Vergères

Images : Nicolas Moret

Montage : Manuel Lobmaier

Lieu de tournage : Océan atlantique

 

© Nicole Coppey, 2015

 

 

Pour citer ces poèmes

 

Nicole Coppey, « De là-haut » & « Savoir aimer, en l'Amour », poèmes calligrammes et vidéos-poèmes , Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°7 [En ligne], mis en ligne le 31 mars 2016. Url :  http://www.pandesmuses.fr/2016/03/savoir-aimer.html

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 12:10

 

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Les éditions

 

Le Bateau fantôme

 

Qu’est-ce que les éditions Le Bateau Fantôme ?

 

Son projet éditorial se concentre sur la question de la pratique même de l’écriture. À travers des textes issus des si riches marges de la création (entretiens, relations, textes insolites, carnets, lectures, etc.) d’auteurs souvent réputés, Le Bateau Fantôme cherche à apporter des éclairages originaux sur la littérature et son mouvement, et en particulier sur la poésie, sachant que la poésie habite toute œuvre littéraire. L’objet participant à la joie de la lecture, Le Bateau Fantôme propose des livres beaux et rares, tous conçus et imprimés en France sur des papiers écologiques d’excellence.


Adresse postale : éditions Le Bateau Fantôme - Mathieu Hilfiger éditeur - 152, bd Saint-Germain - 75006 Paris - lebateaufantome@gmail.com - lebateaufantome.com - SIRET 510 154 933 00038

 

Pour commander l’un de ces ouvrages, 3 possibilités :

1/ notre site www.lebateaufantome.com (achat sécurisé via Paypal),

2/ www.amazon.fr,

3/ un chèque de 17,50€ à l’ordre de Mathieu Hilfiger / Le Bateau Fantôme au 152, bd Saint-Germain - 75006 Paris, en précisant bien vos nom et adresse.

 

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Parutions

Jean-Marc Sourdillon, Jaccottet écrivant Au col de Larche. Voir, url : http://lebateaufantome.bigcartel.com/product/jaccottet-ecrivant-au-col-de-larche-par-jean-marc-sourdillon

 

Extrait : Quel est cet « invisible » né de la réfraction du bruit de torrent dans l’espace intérieur de celui qui, l’ayant entendu, y prête attention et l’écoute ? C’est lui que l’écriture cherche à rejoindre ou à faire entendre et il semble qu’il ne se donne nulle part mieux que dans la musique, cet « inouï dont elle est l’écho répercuté » ; il se présente ici sous la forme d’une pure actualité, d’une énergie qui se prodigue et qui circule. Il est dans le bruit du torrent, dans les poèmes de Hölderlin, de Rimbaud, de Mandelstam, dans la musique de Bach ou de Mozart, dans la vie intérieure du marcheur. Il passe de l’un à l’autre à l’endroit où le poème s’écrit et il se communique à celui qui le lit, que je suis, et qui met ses pas dans ceux de celui qui l’a écrit, et de tous ceux qui précèdent ou marchent avec nous.

Image of "Jaccottet écrivant Au col de Larche", par Jean-Marc Sourdillon

© Crédit photoCouverture illustrée par une technique mixte d'Yvonne Alexieff

 

Présentation de l'éditeur :

Dans cet ouvrage, Jean-Marc Sourdillon, écrivain et spécialiste de Jaccottet (il a participé à l’édition de ses Œuvres dans la bibliothèque de la Pléiade), nous retrace le mouvement qui a donné naissance au texte « Au col de Larche ». Dans le récit intime de cette genèse, nous découvrons la formidable sensibilité et l’extrême exigence qui font de Philippe Jaccottet un immense poète. Un témoignage exceptionnel sur la réalité de la création poétique.

 

Auteur

Jean-Marc Sourdillon, né en 1961, a participé à l’édition des « Œuvres » de Philippe Jaccottet dans la bibliothèque de la Pléiade, publié un essai sur ses traductions (« Un lien radieux », L’Harmattan, 2004) et trois livres de poèmes, dont le dernier, « Dix secondes tigre », a paru aux éditions L’Arrière-Pays en 2011.

 

Parution : mars 2015. Prix : 15,00 €

Format 18 cm x24 cm. Poids : 122g

ISBN : 978-2-9546757-1-8

 

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Yves Bonnefoy, Entretien avec Natacha Lafond et Mathieu Hilfiger sur la question du livre

© Crédit photoCouverture illustrée par une technique mixte d'Yvonne Alexieff

Poète :

Yves Bonnefoy est né à Tours le 24 juin 1923. Il poursuit des études de mathématiques et de philosophie à l'université de Poitiers puis à La Sorbonne où il reçoit notamment l'enseignement de Gaston Bachelard. Il est, dès l'adolescence, profondément marqué par la lecture de Baudelaire, Rimbaud et Mallarmé puis, plus tard, par sa rencontre avec André Breton et les surréalistes. Ses premiers textes (La révolution la nuit, Les deux sœurs et Troisième convoi) paraissent en 1947 dans des revues à petit tirage. Son premier recueil poétique Du mouvement et de l'immobilité de Douve est publié en 1953. L'écriture poétique d'Yves Bonnefoy va de pair avec son travail de traducteur commencé en 1951 avec la traduction de textes de Shakespeare (Henry IV, Jules César, Hamlet, Le conte d'hiver...). Des ouvrages publiés (Un rêve fait à Mantoue en 1967 et Rome 1630 en 1970) témoignent de son intérêt marqué pour l'art de la Renaissance et l'art Baroque, découverts au cours de voyages en Méditerranée. De 1966 à 1972, il participe à la revue L'Éphémère. Après avoir été professeur d'université, il est élu en 1981 au Collège de France. Yves Bonnefoy est considéré comme l’un des plus grands poètes français de sa génération (cf. Url : http://lebateaufantome.bigcartel.com/product/entretien-avec-natacha-lafond-et-mathieu-hilfiger-sur-la-question-du-livre-par-yves-bonnefoy)

 

Extrait : Le livre, le livre chose, peut être vécu d’une façon qui fait de lui un péril, en tout cas pour la poésie. Le livre peut être dangereux. Mais l’essentiel, aujourd’hui, ce n’est pas de redire cette expérience, c’est de comprendre la raison pour laquelle un tel leurre se met en place. Pourquoi, comment, le livre qu’on tient entre ses mains peut-il donner lieu à une transmutation des figures qu’on y rencontre, alchimie qui de leur statut ordinaire de simples sténographies de choses et de personnes d’ici tire l’or d’une apparence d’épiphanie ? Pourquoi ?

 

Parution : fin mars 2016. Nombre de pages : 60 p. Format 18 cm x 20,5 cm. Prix : 16,00 € ISBN : 978-2-9546757-3-2

 

 

Voir également : http://lebateaufantome.bigcartel.com/

Pour citer ce texte

LPpdm, « Les éditions Le Bateau fantôme »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°7 [En ligne], mis en ligne le 31 mars 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/parutions.html

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 11:38

 

Annonce de parution

 

Parution posthume du livre d'Henri Meschonnic,

 

Le sacré, le divin, le religieux

 

aux éditions Arfuyen, 2016

 

© Crédit photo : couverture illustrée de l'éditeur

 

Présentation de l'éditeur :

La faute de Voltaire et de Rousseau, des écrivains et des penseurs, n’est-ce pas aujourd’hui de paraître absents ?  D’avoir délaissé les affaires de la cité ou, tout au moins, de ne plus savoir se faire comprendre de citoyens de plus en plus déboussolés par une société trop diverse et trop complexe ? Le but de la présente collection, « La faute à Voltaire », c’est de faire en-tendre à nouveau une parole libre et solide qui puisse, contre la tentation toujours présente de l’irrationnel, nourrir la réflexion du citoyen sur les grands problèmes actuels de la cité. Exemple avec ce premier livre : comprendre la place du religieux dans la cité suppose de savoir distinguer le sacré, le divin et le religieux. Le malheur des temps s’alimente toujours de confusions et de contresens. L’honneur de Voltaire, Rousseau et leurs successeurs peut et doit être de les dissiper par la rigueur et la clarté d’une pensée ouverte à tous.

 

Henri Meschonnic : est né à Paris en 1932 de parents juifs russes venus de Bessarabie en 1924. Enfant caché pendant la guerre, il poursuit des études de lettres. Il effectue son service militaire en 1960 durant la guerre d’Algérie dont témoignent ses premiers poèmes parus dans la revue Europe en 1962. Il est mort en 2008. L’apprentissage de l’hébreu pendant la guerre d'Algérie le mène à réfléchir sur le rythme et sur la théorie générale du langage. Il enseigne la linguistique à l’université de Lille (1963-1968), puis participe avec Gilles Deleuze et Michel Foucault à la création du Centre universitaire expérimental de Vincennes… Lire la suite sur le site de l'éditeur, url : http://www.arfuyen.fr/le-sacre-le-divin-le-religieux.html
 

Extrait : L’humanité est malade du théologico-politique. Elle est malade de confondre le sacré, ce temps du conte, du temps que les bêtes parlaient, avec le divin, qui est la création de la vie, la sainteté étant ce qui touche au divin. Elle est encore plus malade de confondre le divin avec le religieux, qui n’est que la confiscation du divin par ceux qui s’en proclament les porte-parole et les propriétaires. Et c’est le religieux qui est le théologico-politique.

 

Collection : La faute à Voltaire
Nombre de pages : 88 p.
Sortie le17 mars 2016
ISBN 978-2-845-902227-5
contact@arfuyen.com

Voir aussi le document PDF de l'éditeur :

© PDF de l'avis de parution des éditions Arfuyen

Pour citer ce texte

 

LPpdm, « Parution posthume du livre d'Henri Meschonnic, Le sacré, le divin, le religieux aux éditions Arfuyen, 2016 », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°7 [En ligne], mis en ligne le 31 mars 2016.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/parution-posthume.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm

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