15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 15:16

 

Œuvre reçue par LPpdm et classée dans

le catalogue de la Bibliothèque Cybèle de la SIÉFÉGP


 

Catherine Gil Alcala
James Joyce Fuit… Lorsqu’un Homme Sait Tout à Coup
Quelque Chose suivi de Les Bavardages sur la Muraille de Chine
aux éditions La Maison brûlée, coll. Poésie-Théâtre, 108 p., 13 €
 

Couverture de l'éditeur illustrée par la dramaturge

© Crédit photo : couverture de l'éditeur illustrée par Catherine Gil Alcala

Présentation de l'éditeur

 

Ça commence par parler, acter sans sujet, par la perte d’identité… La fuite d’une révélation qui implose, laissant place à l’hallucination dans une ville aux façades de cinéma qui s’effondrent. Alors il renaît à travers l’amour d’une actrice, réinvente un monde, s’invente des noms de poètes, James Joyce, Henri Michaux, Antonin Artaud, Arthur Rimbaud, comme les fous qui s’appellent Napoléon.

Lors d’une promenade sur la Muraille de Chine comme sur le fil du rasoir, Buck Mulligan et Humpty Dumpty inventent en « chinois » un dialogue entre James Joyce et Lewis Caroll. Ils se répandent en bavardages pour tuer le temps ou pour retarder le moment de l’angoisse qui les disloque en une multitude de personnages pour une mise en pièces du théâtre (présentation reproduite du site de l'éditeur).

 

Dramaturge

Catherine Gil Alcala : a longtemps navigué entre plusieurs disciplines, la poésie, le théâtre, la performance, la musique, les arts plastiques… Expérimenter en toute liberté pour traduire le langage de l’inconscient, des rêves, de la folie… qui sont ses obsessions, ses thèmes de prédilection. Depuis quelques années, elle privilégie l’écriture, plusieurs de ses textes ont été joués au théâtre ou ont fait l’objet de performances musicalo-poétiques. Maelström excrémentiel, son poème érotique surréaliste, a été représenté au Théâtre des Déchargeurs et au festival d’Avignon. Elle a conçu une expo-performance de ses poupées et de ses poèmes : Doll’art ou les Épopées de Pimpesouée, dans le cadre du Festival Fou et du Festival Meuf’elle, et au Musée du Montparnasse des performances musicalo-poétiques à partir de ses aphorismes Les Contes défaits en forme de liste de course. Sa pièce James Joyce fuit… Lorsqu’un homme sait tout à coup quelque chose a été représentée au 59 Rivoli dans le cadre des Nuits blanches. En 2015, elle publie aux Éditions de la Gare, Une Nouvelle ville, vie… dans l’ouvrage collectif Bocal urbain / Vivre la ville demain, et aux Éditions La Maison brûlée : James Joyce Fuit… Lorsqu’un homme sait tout à coup quelque chose suivi de Les Bavardages sur la Muraille de Chine, et en janvier 2016 : La Tragédie de l’Âne suivi de Les Farces Philosophiques (présentation reproduite du site de l'éditeur).

 

Détails techniques

Titre : James Joyce Fuit… Lorsqu’un Homme Sait Tout à Coup Quelque Chose

suivi de Les Bavardages sur la Muraille de Chine

Auteure : Catherine Gil Alcala

Éditions : La Maison brûlée

Collection : Poésie, théâtre

Illustratrice : Catherine Gil Alcala

Date de parution : 22 décembre 2015

Format : broché

Dimensions : 13 x 19 cm

Nombre de pages : 108 p.

Prix : 13,00 € TTC

ISBN : 979-10-93209-01-2

Site de l'éditeur : http://www.editionslamaisonbrulee.fr/produit/produit-james-joyce-fuit/

Quelques extraits disponibles sur le site de l'éditeur

Lire des extraits du livre / Voir la vidéo du spectacle

***

Pour citer ce texte

LPpdm, « Catherine Gil Alcala, James Joyce Fuit… Lorsqu’un Homme Sait Tout à Coup Quelque Chose suivi de Les Bavardages sur la Muraille de Chine aux éditions La Maison brûlée, coll. Poésie-Théâtre, 108 p., 13 € », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre spéciale édition 2016 [En ligne], mis en ligne le 15 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/gilalcala.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
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n°6|Événement poétique 2016

 

Un pan de poèmes pour Toutes à l'école 2016

 

Crédit photo :  La leçon difficile (1884),

William-Adolphe Bouguereau (1825-1905), domaine public, image trouvée sur Wikipédia 

 

ISSN = 2116-1046

Revue féministe,  internationale &

multilingue de poésie entre théories & pratiques

diffusée en versions électronique

(apériodique) et imprimée (4 numéros par an)

Le Pan poétique des muses (Imprimé)
ISSN 2492-0487

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Comité de rédaction : Khris Anthelme, Camille Aubaude, Cyril Bontron, Laure Delaunay, Eric Guillot, Mario Portillo Pérez, Dina Sahyouni, Nelly Taza & Françoise Urban-Menninger. Sélection & réalisation technique : Anna Perenna, Cyril Bontron. Contacts : contact@pandesmuses.fr & contact.revue@pandesmuses.fr

 

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Sommaire

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Jérôme Aviron

 

  Carole Clotis

 

Marceline Desbordes-Valmore

Dina Sahyouni

Anaïs Ségalas

 

 

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Astartê (alias Dina Sahyouni éd.), Un pan de poèmes pour Toutes à l'école, aux éditions Pan des muses, coll. Flora, 2015

 

© Tous droits réservés             Lettre n°8

                                 

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                                Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques
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                                Poème pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                L'orpheline

                                 

                                Anaïs Ségalas

                                (née en 1819, décédée en 1895) 
                                Poème transcrit par DS

                                 

                                 
                                 
                                Morts tous deux !.. Malgré moi, je les cherche, j'appelle ;
                                Et cependant je vis emporter mes trésors !
                                Mon bonheur les suivit… Oh ! Mon culte est fidèle ;
                                Laissez couler mes pleurs, car c'est l'encens des morts !
                                 
                                Ils m'aimaient tant !… ma mère avait mille caresses
                                Pour sécher une larme ! Au coin du feu joyeux,
                                Mon père, en la raillant de ses douces faiblesses,
                                Me grondait de la voix, me caressait des yeux.
                                 
                                Enfants au front riant, au regard qui flamboie,
                                Vous avez vos parents, ces célestes appuis ;
                                Leurs baisers du matin, qui font les jours de joie,
                                Et leurs baisers du soir, qui font les douces nuits !
                                 
                                Tenez, je suis jalouse !.. Oh ! tout brille et s éclaire :
                                Le matin, le soleil fait entrouvrir la fleur ;
                                Moi, je n'ai plus, hélas ! cet amour d'une mère,
                                Qui faisait au réveil épanouir mon cœur !
                                 
                                Ô Dieu, que j'ai cherché leurs figures aimées,
                                Que j'ai frappé de fois à leurs portes fermées !..
                                Quand la mort me les prit, tout en pleurs au foyer,
                                Moi, j'appelai ma mère avec des cris d'alarme ;
                                Mais ce fut la première larme
                                Qu'elle ne vint pas essuyer !
                                 
                                Je regardais partout avec des yeux avides ;
                                Mais plus rien d'eux ! leurs lits, leurs fauteuils étaient vides.
                                Rien, pas même leur ombre !.. Et folle de douleur,
                                Je courais demandant ces amis invisibles ;
                                Il restait sur les murs deux portraits insensibles,
                                Deux portraits vivants dans mon cœur.
                                 
                                Je me sentis mourir… À mon lit de souffrance,
                                On venait me soigner avec indifférence,
                                Des mains, jamais de l'âme ! Où te cachais-tu donc,
                                Toi qui laissais tomber, pour apaiser ma fièvre,
                                Une goutte d'eau sur ma lèvre
                                Avec un baiser sur mon front ?
                                 
                                Puis il fallut quitter cette maison sacrée,
                                Tous ces meubles empreints de leur trace adorée ;
                                La chambre où j'essayai mes pas, faible roseau ;
                                Ce foyer de famille, où s'asseyait mon père ;
                                Ces échos tout remplis de la voix de ma mère
                                Et des chansons de mon berceau !
                                 
                                Mon Dieu ! ces étrangers qui sous leur toit nous gardent
                                Froidement, sans amour, dont les yeux nous regardent
                                Et ne nous aiment pas ; c'est presque l'abandon !
                                Des étrangers, ce sont des âmes sans faiblesses,
                                Des cœurs secs, des mains sans caresses,
                                Ce sont des lèvres sans pardon !
                                 
                                Hier on me mena dans le grand cimetière ;
                                On me dit : « Ils sont là, froids, muets sous tes pas ;
                                Ces fronts que tu baisais vont tomber en poussière,
                                Car tout s'anéantit. » Je ne comprenais pas.
                                 
                                Puis, me montrant les cieux, on dit : « Fais ta prière :
                                Ils t'attendent là-haut, dans ces pays de feu,
                                Où remonte l'amour, d'où descend la lumière. »
                                Alors je compris, ô mon Dieu !
                                 
                                Je regardai le ciel qui prend ce qui succombe,
                                Et conserve du moins, quand la terre détruit…
                                Ô mon Dieu, que c'est beau le ciel sur une tombe !
                                Comme un second soleil l'espérance y reluit !
                                 
                                Là j'aurai leurs baisers, leur tendresse suprême,
                                C'est mon foyer divin, c'est mon toit paternel :
                                Le ciel c'est maintenant la demeure où l'on m'aime,
                                Laissez-moi regarder le ciel !
                                 
                                 
                                 
                                Ségalas, Anaïs, Enfantines : poésies à ma fille,  Paris, Veuve L. Janet, 1845, 1 vol, 271 p.), 4ème  édition, portrait rapporté, in-18, domaine public, Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, YE-33096, pp. 189-195, url : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688401x

                                ***

                                 

                                Pour citer ce poème

                                Anaïs Ségalas, « L'orpheline », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/orpheline.html

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                                Poème pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                Ma fille

                                 

                                 

                                 

                                 

                                 

                                 

                                Marceline Desbordes-Valmore

                                (née en 1786, morte en 1859)
                                Site de l'association : http://www.desbordes-valmore.net/
                                Poème transcrit par DS

                                 

                                 

                                 

                                C'est beau la vie,

                                Belle par toi,

                                De toi suivie,

                                Toi devant moi !

                                C'est beau, ma fille,

                                Ce coin d'azur

                                Qui vit et brille

                                Sur ton front pur.

                                 

                                 

                                C'est beau ton âge

                                D'ange et d'enfant,

                                Voile ou nuage

                                Qui te défend

                                Des folles âmes

                                Qui font souffrir,

                                Des tristes flammes

                                Qui font mourir.

                                 

                                 

                                Dieu fît tes charmes,

                                Dieu veut ton cœur,

                                Tes jours sans larmes,

                                Tes nuits sans peur ;

                                Mon jeune lierre,

                                Monte après moi ;

                                Dans ta prière

                                Enferme-toi.

                                 

                                 

                                C'est beau, petite,

                                L'humble chemin

                                Où je ne quitte

                                Jamais ta main ;

                                Car dans l'espace,

                                Aux prosternés,

                                Une voix passe

                                Qui dit : Venez.

                                 

                                 

                                Tout mal sommeille

                                Pour ta candeur,

                                Tu n'as d'oreille

                                Que dans ton cœur :

                                Quel temps ? quelle heure ?

                                Tu n'en sais rien ;

                                Mais que je pleure,

                                Tu l'entends bien !

                                 

                                 
                                 
                                Desbordes-Valmore, Marceline, Les poésies de l'enfance, (section "De l'enfance"), posthume, Paris, éd. Garnier frères, 1873, 272 p. ; in-18, domaine public, Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Ye-20030, url : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30328143s , pp. 174-176.

                                 

                                ***

                                 

                                Pour citer ce poème

                                Marceline Desbordes-Valmore, « Ma fille », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/fille.html

                                 

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                                Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques
                                11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:09

                                 

                                Poèmes pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                La fête au lycée, L’école

                                 

                                &

                                 

                                Mon lapin, c’est du poulet !

                                 

                                 

                                Jérôme Aviron

                                 

                                 

                                 

                                La fête au lycée

                                 

                                À Cormorand, le 5 juillet 2013

                                 

                                Chacun se prépare fébrile,

                                À porter ses plus beaux atours,

                                Heureux en ce doux mois d’avril

                                De danser le soir, tour à tour.

                                 

                                Pour une poignée d’heures, le vieil édifice

                                Se maquille de guirlandes,

                                Tandis qu’un feu d’artifice

                                Illumine la nuit de ses sarabandes.

                                 

                                Une musique pleine de vie va bon train,

                                Sortie d’un inusable électrophone

                                Ou bien d’un orchestre, plein d’entrain

                                Entre trompettes et saxophones.

                                 

                                Les airs d’aujourd’hui ou d’hier

                                Agitent les jambes, d’un tempo débonnaire

                                Et les parents, de l’ouvrier à la banquière

                                S’amusent plus que d’ordinaire.

                                 

                                La joie se devine, affichée

                                Sans aucun complexe sur les visages détendus,

                                Loin des mornes veillées, où fâchées

                                Ils ne voient point venir la bonne note attendue.

                                 

                                Ces quelques moments à fouler

                                Le pavé de leurs anciennes récrées,

                                Les ramènent à petites foulées

                                Vers leurs jeunes années, sacrées.

                                Ils revoient leurs propres père et mère

                                Dansant des valses démodées

                                Ici même, dans l’atmosphère

                                Ouatée de belles dames fardées.

                                 

                                Désormais, hélas, les tenues de sorties

                                Ont laissé place, en quelques décades

                                Aux jeans et autres Tee-shirts mal assortis,

                                Symboles d’une drôle de rebuffade.

                                 

                                Mais la ronde des âges tourne toujours

                                Et après-demain, ce seront certainement

                                Leurs petits-enfants, qui bientôt verront le jour

                                Et reviendront à plus de discernement…

                                 

                                ***

                                 

                                L’école

                                 

                                À Cormorand, le 6 septembre 2014

                                 

                                Apprendre à compter

                                C’est dégourdir ses doigts,

                                Les bouger comme il se doit,

                                Pour ainsi bien les décompter.

                                 

                                Écrire sur les lignes

                                Tracées avec grand soin à la règle,

                                Permet, je le souligne,

                                De décrire des choses espiègles.

                                 

                                Lire sans difficultés

                                Nous offre au fil des pages, le monde entier

                                Pour rêver à satiété,

                                D’une culture dont nous sommes les héritiers.

                                Mais l’école, c’est avant tout

                                Le lieu où soudain, l’on découvre

                                Nos petits camarades venus de partout,

                                Jouer avec nous quand la grille enfin s’ouvre.

                                 

                                Assis devant le vieux tableau noir,

                                La craie nous chatouille les oreilles,

                                Support moins profond qu’une toile de Renoir,

                                Mais porteur du savoir, merveille des merveilles.

                                Longtemps après que l’on ait Quitté son pupitre,

                                On songe à ces heures qui couronnaient

                                L’enfance, fin d’un chapitre…

                                 

                                ***

                                 

                                Mon lapin, c’est du poulet !

                                 

                                À Lyon, le 30 janvier 2013 14 h

                                 

                                À table le mercredi chez maman,

                                C’est presque toujours la foire d’empoigne

                                Pour faire manger les garnements,

                                Entre cris et bobos que l’on soigne.

                                Après de bien belles années à Ecully,


                                 

                                Le déjeuner de la mi-semaine

                                Chacun se prépare fébrile,

                                À déménagé sur Dardilly,

                                Où Mamie Maryse ne compte pas sa peine.


                                 

                                L’été ou l’hiver, Les mois se succèdent

                                Mais ne se ressemblent pas, forts divers

                                Suivant les convives qui se précédent.


                                 

                                Les mets arrivent sur la longue table,

                                Des tartiflettes aux plats cuisinés

                                En passant par les tourtes, de gros rôtis ou des râbles

                                De lapin, que l’on transforme en poulet mariné.


                                 

                                Alors, les plus jeunes en avalent

                                Pleins d’ardeurs pour ces denrées travesties,

                                Par une salutaire cabale

                                Des adultes, complices avertis.


                                 

                                Plus l’heure tourne, plus chacun s’empresse

                                De dire aux autres les simples événements

                                De son existence quotidienne, et comment

                                Se passera son dimanche, sans stress.


                                 

                                Soudain, Adrian préposé au café

                                Se lève, timide sans un bruit et rejoint

                                Le percolateur, dans l’ambiance surchauffée

                                Entre beaux-frères, grands-parents et conjoints.


                                 

                                D’un coup, pour certains il est temps de partir

                                Vers d’autres activités récréatives,

                                Ou alors bien pire,

                                Dans la vie active…

                                 

                                 

                                ***

                                 

                                Pour citer ces poèmes

                                Jérôme Aviron, « La fête au lycée », « L’école », & « Mon lapin, c’est du poulet ! », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/ecole.html

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                                Poèmes pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                Le souhait (in)sensé

                                 

                                &

                                 

                                L'oiseau bleu

                                 

                                 

                                Dina Sahyouni

                                 

                                Le souhait (in)sensé 

                                © Crédit photo :  une modeste création personnelle intitulée « Fresque », improvisation du 18 octobre 2010 (à 09h33)

                                © Crédit photo : une modeste création personnelle intitulée « Fresque », improvisation du 18 octobre 2010 (à 09h33)

                                Si l’émotion fabrique des instants magiques où tous les maux immigrent vers le néant, si les mots arpentent les sentiers de l’esprit féminisant ainsi le tout, et mettant à rebours les horloges de la vie, si ton cœur s’ouvre comme l’univers et s’éparpille en galaxies… Si le monde s’emplit de  Si  ne l’est plus…

                                Si tu viens renverser le dessein d’une petite fille qui croît encore en l'amour. Si tu viens réchauffer son imaginaire et dessiner en elle une fée… Je voudrais tellement être ta fée et ne plus être ton fait...
                                 

                                ***

                                L'oiseau bleu

                                L’oiseau de bonheur s’insurgeait sur le bateau de l’ancien temps de la parenté sélective. L’oiseau bleu se meurt au cœur de la fille battue.Ce n’est point utile de faire bouillir la marmite avec les fleurs de ses rêves... "On mangera quoi demain ? ", demanda le père, la mère répondit : "elle est faible, servile et pleine de chagrins. elle est bonne à rien. On se contentera d’avaler ses yeux pour qu'elle ne nous voie plus"*

                                 

                                * Si la parenté biologique est souvent imposée à l'homme, la parenté intellectuelle pourrait se révéler indomptable et le lieu d'une mort certaine

                                ***

                                 

                                Pour citer ces poèmes

                                Dina Sahyouni, « Le souhait (in)sensé » & « L'oiseau bleu », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/oiseau.html

                                 

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                                Le Pan poétique - dans Événements poétiques
                                11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:09

                                 

                                Acrostiche en prose pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016

                                Magdalena

                                 

                                 

                                Carole Clotis

                                 

                                 

                                Madeleine de septembre, le dix-huit qui es-tu venue après les autres sans aucun retard dès que l’heure eut sonnée dans tes pupilles noires et ton prénom maternel nié dans son écrire-droit ?

                                Ailleurs, c’est ce qu’on dit de toi, d’ailleurs comme un aller au subjonctif,

                                Qu’elle aille dans son rang, qu’elle sache lire mais que la tente givrée où tu t’es arrêtée soit une peau contre l’automne froid, que les autres viennent vers toi, que la colonne où l’on te range te permette l’existence, qui es-tu toi qu’ils craignent et qui a peur ?

                                Grand soleil roumain, garde brillante cette âme d’été, la fierté d’être comme d’autres curieux et malchanceux, qui es-tu fille du feu et d’où viens-tu ?

                                Dis-leur qu’elle n’a rien, qu’on ne peut exiger rien, qu’elle n’a pas les conditions.

                                Quelles conditions exige-t-on, qui craint l’abîme venu de toi ?

                                Abîme profond qui nous sépare, qu’on t’emplisse de rires gagnés sur le si peu, que tu portes la chaleur des tiens, que ta fierté soit l’exigence du même, loin de l’humiliation de n’en vouloir rien. Qui es-tu toi qu’on a nommée pour fouler la Terre qui est la nôtre, et dont nous ne possédons rien ?

                                Là où il fallait écrire un qui es-tu je ne sais qui as signé, quel nom est celui d’une mère ou le tien pourvu que ce nom t’accompagne sous les étoiles, accroche-toi à ces lettres mal comprises, mal remplies comme des papiers obscurs qu’on t’a donnés un autre jour, laissez-passer rendu à notre heure voulue qui dit emmenez mon enfant, qu’elle y aille aussi, le monde l’attend comme l’horizon des autres ;

                                Et la croix semble celle d’un enfant fragile, traits ancestraux marqués dans le papier, l’erreur dans la date et sur toute la ligne, qui es-tu gravée dans cette feuille témoin de toi ?

                                Nommée premier témoin de la résurrection, toi qui m’observes de tes yeux d’enfant qui es-tu toi qui es là n’étant plus d’ailleurs maintenant et de quel Temps viens-tu ?

                                 

                                Alors ton ailleurs c’est nous, hors les fenêtres baudelairiennes mais dans nos murs-mêmes où, protégés l’on croit encore au langage abstrus de la poésie française.

                                 

                                ***

                                Pour citer ce poème

                                Carole Clotis, « Magdalena », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/magdalena.html

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                                11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:00

                                 

                                Poème pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                Comptine

                                 

                                 

                                 

                                Camille Aubaude

                                Rédactrice de la revue LPpdm, membre de la SIEFEGP

                                responsable aussi de la rubrique Chroniques de Camille Aubaude

                                Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

                                 www.lamaisondespages.com/

                                Blog officiel : https://camilleaubaude.wordpress.com/

                                 

                                 

                                 

                                 

                                 

                                Enfant du ciel

                                Vole sur la terre !

                                Donne tes yeux clairs,

                                Ta bouche vermeille

                                Aux enfants de la terre,

                                Aux enfants de la terre.

                                Avant de dormir,

                                Ton doux sourire

                                Petit oiseau de miel,

                                Jusqu’au réveil,

                                Enfant du ciel,

                                Reviens sur terre,

                                Et tu dors, et tu dors,

                                Tu dors !

                                 

                                ***

                                 

                                Pour citer ce poème

                                Camille Aubaude, « Comptine »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/comptine.html

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                                Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques
                                11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 10:04

                                 

                                Encyclopédie évolutive de la poésie mineure 

                                (ou des femmes et du genre en poésie) de la SIÉFÉGP

                                 

                                Section « Les poètes par eux-mêmes »

                                 


                                La section intitulée "Les poètes par eux-mêmes" est réservée aux auteur-e-s/autrices confirmé-e-s. 

                                Elle permet à cette Encyclopédie (entreprise éditoriale érudite mais pratique) de se différencier des autres encyclopédies et dictionnaires en mettant fin au formatage systématique de ces ouvrages qui empêche l'auteur de ses facultés de s'auto-juger, d'avoir un savoir et un savoir-faire objectifs sur son parcours et sur ses œuvres malgré le long et lourd héritage éditorial et littéraire en France et ailleurs dans le monde depuis au-moins Abélard en passant par Montaigne et Rousseau...  (D. Sahyouni)


                                 
                                 

                                « Paul Tojean par lui-même » |

                                 

                                Pour citer ce billet

                                 

                                SIÉFÉGP, « Section "Les poètes par eux-mêmes" », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Encyclopédie évolutive de la poésie mineure (ou des femmes et du genre en poésie) de la SIÉFÉGP, [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/encyclopedie-section1

                                 

                                © Tous droits réservés

                                  

                                 

                                Page créée le 11 octobre 2016 en construction.

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                                Le Pan poétique des muses - dans Encyclopédie
                                11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 10:03

                                 

                                Encyclopédie évolutive de la poésie mineure 

                                (ou des femmes et du genre en poésie)

                                 

                                Paul Tojean par lui-même

                                 

                                Rédacteur : Paul TOJEAN

                                Section « Les poètes par eux-mêmes »

                                 

                                 

                                 

                                À la découverte de la poésie

                                 

                                 

                                À l’âge de 17 ans, au cours de mes études pour devenir compositeur-typographe, je découvre véritablement Les fleurs du mal de Baudelaire. Et c’est un choc, avec L’albatros, Le vin de l’assassin, Les passantes… À la fin du mois de juillet 1980, après avoir perçu mon premier salaire1 je me précipite dans une librairie pour acquérir ce chef-d’œuvre, seulement en livre de poche, car je n’ai pas les moyens encore de m’offrir une édition de luxe. Mais je relis Baudelaire avec délice ! Ensuite, ce fut au tour de Rimbaud, Villon, Verlaine, Victor Hugo, dont Les orientales me séduisent particulièrement. Enfin, je continue ma découverte avec Apollinaire, Aragon, Eluard et dans la foulée, Soupault, Desnos, Breton, Péret, Joyce Mansour… La poésie est entrée en moi pour ne plus jamais en ressortir. Je vis et pense poésie. J’achète des livres de poésies, surtout les poètes du XXe siècle. Évidemment lire du Verlaine et enchaîner ensuite avec Breton ou Apollinaire, n’est pas toujours chose aisée ! Mais d’autres découvertes viennent conforter mes goûts poétiques avec les chanteurs, comme Ferrat, Brassens, Ferré et plus tard Reggiani. Lorsque j’entends pour la première fois Une île de Jacques Brel je suis encore étudiant et j’ai la tête dans les étoiles. Je rêve et éprouve l’irrésistible besoin de m’évader. Un jour tandis que je voyage dans un bus qui longe la côte dans la région de Palavas, je regarde inlassablement les baraques de pêcheurs et puis la mer, cette infinie bleue, qui m’aspire comme une invitation au voyage, synonyme d’évasion et de liberté. C’est alors que je chante pour moi-même ce poème de Brel que j’ai appris par cœur. Je sais déjà que la poésie transite par la chanson. Il n’y a qu’un pas à faire et je deviens bohème… Quelques années plus tard je découvre avec un pur ravissement les poèmes de Rimbaud mis en musique et interprétés par Léo Ferré.

                                Ce sera aussi le 33 tours avec « Les chansons d’Aragon », puis Baudelaire et Apollinaire avec La chanson du mal aimée, sans oublier le célèbre Frères humains de Villon ou encore Le bateau ivre de Rimbaud… Mais je suis surtout fasciné par les auteurs du XXe siècle. Les plus grands poètes de la modernité contemporaine sont sans conteste : Apollinaire, Larbaud, Cendrars, Morand et tous les surréalistes. Parmi les poètes de langues étrangères, je citerai : Lorca, Machado, Luis Fernandez, Nazim Hikmet, Yannis Ritsos, Octavio Paz, Adonis, Tranströmer…

                                 


                                Les auteurs féminins

                                 

                                Je suis extraordinairement séduit par les écrits d’Annie Leclerc. Le premier ouvrage que j’ai lu, en 1979, s’intitule Épousailles. J’aime beaucoup ce livre. Je découvre une écrivain qui exprime ses sentiments, ses désirs, ses craintes, ses envies. C’est un livre à la fois philosophique et poétique. Car Annie Leclerc était une professeure de philosophie. Un jour, je suis installé confortablement dans un bar, je termine la lecture de cet ouvrage, puis, je me précipite pour acheter à la maison de la presse, située juste derrière le café, Parole de femme qui vient de paraître. L’auteur qui évoque son intimité en dévoilant le corps féminin, signe un livre revendicatif et œuvre « pour le triomphe de la vie ». Cette éternelle jouissance. C’est aussi une révélation avec ce troisième livre Hommes et femmes, paru en 1986 où se mêlent réflexions philosophiques et poésies : « Femme : premier rivage où s’éveille le désir, puis mer opaque  hantée de désir, île lointaine  enfin, Ithaque à la douceur ultime où s’en va jusqu’à mourir le désir… ». Les récits d’Annie-Leclerc m’inspirent pour la rédaction des poèmes d’amour, concis, quelque peu surréalisants, tel mon recueil inachevé : Au grand jour.

                                La poésie d’Ariane Dreyfus me comble ! Notamment Une histoire passera ici parue en 1999 aux éditions Flammarion. Ce livre est la chorégraphie du monde. Et je suis cette voyageuse infatigable dans des contrées lointaines, portant un regard sur le « silence des visages » ou presque… Une très belle évasion poétique. Tout comme la fantastique nouvelliste et surréaliste, Gisèle Prassinos avec Le cavalier. Pour mes coups de cœur de la poésie contemporaine, je citerai Vénus Khoury-Ghata et bien entendu Taslima Nasreen. Et puis, il y a Benoite Groult. Son premier livre Ainsi, soit-elle m’a fasciné. La féministe et humaniste appelle les syndicats à se saisir d’une revendication urgente : l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. Cependant, ces derniers, même après avoir été sollicités, demeurent sourds à cette récurrente injustice… D’autres noms féminins de la littérature contemporaine sont à citer : Annie Ernaux, Albertine Sarrazin, Elsa Triolet, Anaïs Nin (Journal), sans oublier la très belle impertinence de Sophie Chauveau dans « Débandade » (1982), en s’adressant aux hommes. Christine Orban avec L’attente, Camille Laurens avec Dans ces bras-là (dont j’ai consacré un poème ironique dans l’Art de déplaire). Ou encore les romans d’Emmanuèle Bernheim (Vendredi soir, Sa femme) et d’Elisabeth Quin avec La peau dure. Je soulignerai également l’excellent ouvrage de Michèle Sarde : Regard sur les Françaises, paru chez Stock en 1983. Ce livre de 650 pages évoque le chemin parcouru des femmes du Xe au XXe siècle. Une source d’enrichissement considérable.

                                De même que pour l'ouvrage Voix de femmes, une anthologie de poèmes et photographies du monde entier, au éditions Turquoise. Sous la direction de E. Turgut. Poèmes choisis par Lionel Ray. Un volume de 380 pages. Époustouflant ! Je citerai également : Les femmes qui écrivent vivent dangereusement de Laure Adler et Stefan Bollmann (Flammarion, 2007).

                                  Parmi les auteurs de la littérature érotique, mes préférences se portent également vers les écrivains féminins. Ils ont pour noms : Pauline Réage (bien sûr !), Marie Grey, Françoise Rey, Anaïs Nin (Vénus Erotica), Régine Deforges, Alexandra Lapierre, G. Amoureux, Catherine M… Ces auteures, bien mieux que leurs homologues masculins, décrivent des situations érotico-romanesques sans ambages, particulièrement saisissantes.

                                  Il y a aussi les peintres, les artistes surréalistes : Jacqueline Lamba, Dorothea Tanning, Leonor Fini, Elisa Breton, Remedios Varo, Leonora Carrington, Toyen… Des œuvres fantastiques au cœur même de la poésie…

                                  Les voix féminines sont autant précieuses. Je pense à Franscesca Soleville, Juliette Gréco, Isabelle Mayereau (pour son Crocodile) ou encore Mannick (avec Paroles de femmes ou La chance d’être femme), Christine Sèvres, Nathalie Cardone, Anna Belen (chanteuse espagnole)…

                                   

                                   


                                  Les origines de la rubrique dédiée à la poésie dans le journal Centre Presse

                                   

                                  Depuis quinze ans paraît dans Centre Presse une page poésie. En effet, c’est en mars 2001 que naît l’idée de consacrer un espace poétique dans nos colonnes. Ce projet fait suite à la mise en place par la direction du journal d’une édition supplémentaire de fin de semaine (inexistante jusqu’alors) dotée d’un cahier magazine du dimanche.

                                  Un détail est également de mise qui coïncide avec ce lancement et décide la création de cette rubrique : la publication avec mon épouse d’une plaquette d’un jeu surréaliste intitulée Questions de principe, dont un compte rendu est publié dans le quotidien. Dès le lendemain, Alain Rollat, (directeur de 2001 à 2003) me sollicite : « Je voudrais que vous assuriez chaque semaine une rubrique poésie ». Je contacte alors le groupe poésie au sein de la MJC de Rodez, afin de convenir d’une entrevue avec la direction du journal et dans la foulée je propose à cette dernière une parution littéraire hebdomadaire assurée par un historien local. C’est donc à partir de cette date que la rubrique poésie est née, alternant tous les quinze jours avec une page littérature consacrée à un écrivain. Afin de palier aux interruptions de ces rubriques au cours de la saison estivale, un communiqué est inséré dans le journal.

                                  Dès lors, de nombreux Aveyronnais sont heureux de découvrir leurs poésies publiées pour la première fois. Au fil du temps, nos colonnes s’ouvrent à de nouveaux poètes. C’est ainsi que j’ai l’immense privilège de consacrer plusieurs parutions à Jeanine Baude, Claude Confortès ou Joël Bastard, notamment, que j’ai sollicité lors des rencontres aux Journées poésies à Rodez ; ou encore à l’occasion des deux Concours Centre Presse, organisés en 2008 et 2009, où Françoise Urban-Menninger et Sandrine Davin sont lauréates. En 2006, 2007 et 2008 Centre Presse réalise un hors-série de toutes les rubriques du Groupe Poésie Encres, parues dans l’année. Mais à partir de 2008, les membres de l’association ruthénoise cessent leurs activités suite à la dissolution du club. Désormais, je consacre chaque parution à un auteur, y compris les poètes ayant appartenu au groupe

                                  (Extrait de l’entretien réalisé avec Françoise Urban-Menninger. Revu et corrigé.)


                                   

                                  Ainsi, de 2003 à ce jour (octobre 2016), 135 personnes ont fait paraître leurs poésies dans le journal. Les publications se définissent comme suit : 64 poètes féminins et 71 poètes masculins. Ces chiffres ne tiennent pas compte des publications des élèves des écoles publiques de l’Aveyron, ni des membres du Groupe Poésie Encres de la MJC (majoritairement féminin), ni les pages annonçant festivals, salons… ni enfin les poésies des détenus de la maison d’arrêt de Rodez.

                                  Par ailleurs, je prépare une anthologie poétique de tous les auteurs parus dans Centre Presse au cours des douze dernières années (de 2004 à 2016), date à partir de laquelle la rubrique hebdomadaire est consacrée à un et non à plusieurs auteurs.

                                   

                                   


                                  Quelques réflexions personnelles sur la poésie...


                                   

                                  Le mot que je préfère le plus de la langue française est le mot Femme.

                                  La poésie est femme.

                                  La poésie est chaque battement de mon cœur.

                                  La beauté féminine est à l'apogée de la beauté poétique.

                                  La poésie est le rêve. Le rêve l’amour. L'amour et la poésie ne font qu'un.

                                  La poésie est érotique.

                                  L’écriture est une insurrection contre la bêtise et la folie des hommes.

                                  Elle est l’un des moyens de s’élever contre toute forme de violence, de haine ou d’obscurantisme.

                                  L’écriture est le genre même où nulle phrase ou paraphrase ne saurait remplacer la spontanéité à toute interprétation poétique ou littéraire.

                                  Je nomme Art ou Poésie, toute expression plastique, écrite ou verbale qui de manière manifeste contribue ou modifie radicalement le regard sur toute chose portée et admise jusqu'alors.

                                  Une pièce poétique se construit par l’intervention de différents genres : le poème, le vers libre ou la prose, voire les trois réunis. Cette conception d’écriture dans un même récit éloigne définitivement le poème fabriqué et laisse toute sa place à la spontanéité et à la création…

                                  La poésie doit être mouvement, implication, opéra, partage, dialogue et interférence.

                                  C’est par le langage du cœur que transcende la beauté poétique.

                                  La poésie est un manifeste, un combat, une revendication.

                                  L’amour et la poésie sont pour moi indissociables et sont comme deux grandes sœurs devenues inséparables…

                                  Je suis Pérénien par la pensée et Bretonnien dans l’âme.

                                  (Extraits de « Poèmes philosophiques », 2016)


                                  Les expositions

                                   

                                   

                                  Je m’intéresse aux arts depuis toujours. Autodidacte, je m'adonne entièrement à ma passion, ayant organisé six expositions au cours des années 2011-2013 dans mon département. Voici un extrait de mon allocution, lors du vernissage qui s’est déroulé à l’Espace Claire Méravilles, à Rodez, le 20 juin 2013.
                                   

                                  « Cette exposition divisée en trois parties comprenant des assemblages d’objets, des collages et des photos, semble pour le moins hétérogène et elle l’est assurément. Un assemblage d’objets est un procédé qui consiste à assembler différents objets trouvés au hasard, aussi disparates soient-ils, dans le cadre d’une composition en trois dimensions. Cette démarche rejoint la pratique du collage puisqu’elle cherche à atteindre deux réalités distantes, voire contradictoires, pour les rapprocher ostensiblement. Avec l’introduction de divers éléments images, photos, textes, les collages tendent vers une harmonisation et la recherche constante d’un univers poétique. En tout cas, telle est ma démarche, avec ce bonheur indicible, ce besoin impérieux, presque inavouable : essayer de « pouvoir imager ». Tout comme cette série de photographies où chaque vers d’un poème illustre et accompagne le visage de ma bien-aimée se fixant à l’intérieur d’un objectif d’un appareil photographique. Ces photos-montages peuvent s’interpréter alors comme des poèmes-objets.

                                  La poésie au cœur de la plastique ? Pourquoi pas. Certaines de mes compositions sont empreintes d’humour et de dérision, telles Vestige méditerranéen, La grande paresse ou encore Renommée méditerranéenne en ce qui concerne les objets, dévoilant ainsi une certaine désinvolture de ma part. Pour l’ensemble de mes collages, comme L’étreinte, L’énigme du désir, Entre hier et aujourd’hui... l’érotisme et l’onirisme demeurent les points essentiels de ces réalisations. Je vous avoue que le goût de la provocation ne m’est pas hostile avec les deux versions de La forêt invisible dont l’une des photographies sert de couverture à mon recueil, L’Art de déplaire paru aux éditions Brumerge en 2013. Dans La forêt invisible II apparaît un sexe féminin en lieu et place de l’objectif, contrairement à la version I, possédant, elle, une boussole. »

                                  ______________________________

                                  Note

                                  1. Après des études classiques, j’ai suivi un parcours de compositeur typographe, où ma vie professionnelle me conduira quelques années plus tard à Rodez.

                                   

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                                  Biographie de l'auteur

                                   

                                  Paul TOJEAN est journaliste et poète. Secrétaire de rédaction au quotidien CENTRE PRESSE à Rodez, l’auteur de L’Art de déplaire anime depuis 2001 la rubrique poésie dans l'édition du dimanche. A partir de mars 2016, cette rubrique est remplacée par une page « Littérature » où tous les quinze jours, un poète et un nouvelliste sont à l’honneur dans les colonnes du journal.

                                  Bibliographie

                                  • Poèmes philosophiques suivi de Questions de principe (Éditions Brumerge, 2016)
                                  • Quatorze poèmes sur l’amour (Éditions Pan des muses, 2016)
                                  • Vers toi, Espagne/España adentro (bilingue. Avec sept dessins de Dinha Salama. Editions Brumerge, 2015)
                                  • Les énigmes de Monsieur Paul (« Avant-dire » de Françoise Urban-Menninger. Illustré par Gaston-Louis Marchal, Éditions Brumerge, 2014)
                                  • L'Art de déplaire (avec des photos de l’auteur. Éditions Brumerge, 2013, http://les-editions-brumerge.wifeo.com/paul-tojean.php)
                                  • Neuf Poèmes d'Amour (Préface de Françoise Urban-Menninger. Illustré par Gaston-Louis Marchal. Éditions l'Harmattan, 2011, http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=33704)

                                  Pour contacter l’auteur :

                                  paul.tojean@live.fr/ http://poesieadaujourdhui.midiblogs.com/

                                   

                                  ***

                                   

                                  Pour citer ce texte

                                   

                                  Paul TOJEAN, « Paul Tojean par lui-même », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Encyclopédie évolutive de la poésie mineure (ou des femmes et du genre en poésie) de la SIÉFÉGP, section « Les poètes par eux-mêmes », [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/Paul-tojean-par-lui-même

                                   

                                  © Tous droits réservés

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                                  Page créée le 11 octobre 2016

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                                  Le Pan poétique des muses - dans Encyclopédie

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