28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 10:49

 

Poèmes pour la 2ème thématique :

 

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

Histoire d’une polyphonie,

 

Parole de Muse orientale

 

& Zinzolin

 

Dina Sahyouni

 

 

Extraits reproduits avec l'aimable autorisation de l'auteure

Blog officiel : http://pan.blogs.nouvelobs.com/

Page officielle de facebook

 

 

 

Histoire d’une polyphonie

 

Dans l’Égypte antique, dans ce vieux port d’Alexandrie, la princesse de mes rêves prend forme. Issue de la plume d’une autrice qui cherche encore ses délices aux corps des mots. Bercée par Lonely shepherd joué par Gheorghe Zamfir, je voyage dans le langage.

Une princesse égyptienne apparaît à travers les lignes et me fait signe. Dans cette connivence entre la créatrice et sa créature, les flots de mots coulent vers le récit d’une vie qui est la sienne, mais dicté par les mélodies de mon être et celles de la flûte de pan.

J’endosse le rôle de narratrice et disperse mes phrases sur les pages dénudées qui viennent à moi comme de petites filles perdues dans l’horizon de l’absurdité humaine. Elles délectent les fruits de mon imaginaire et susurrent aux lignes d’autres signes et des non-dits visibles aux cœurs amoureux. Je me charge de narrer l’histoire banale d’une princesse égyptienne qui hante ma vie, celle des autres et dépasse de loin, par sa grandeur, mon modeste talent d’écrivain.

Je voudrais vous parler de Cléopâtre, de cette reine inégalée enveloppée du voile de parfums de l’Orient de tous les rêves, mais les pages se balancent dans mes mémoires parlent et dansent… Les notes de musique interpellent aussi mon imaginaire et me rappellent l'histoire des histoires du Je. Elles m’empêchent de raconter ce que je veux, elles éparpillent mes idées en symphonie surréaliste. Coincée dans l’antre des mots qui dégoulinent sur les pages et sèment des barrages au dit que j’écris.

Que des femmes en chaleureuses dames du dix-huitième siècle ! Ô qui serai-je lorsque ces dames en salonnières bien avisées prennent les laisses des mots et peaufinent leurs points de vue ?!

En dialogue entre nous, un écrit s’écrit lui-même. Quel imaginaire épouse le mien ? Quelles contraintes perturbent mon dessein et conduisent ma narratrice désœuvrée au bord des sanglots ? Elle s’éclate en rires puis en soupirs et prend le pouvoir en usant de sa baguette magique. Son fait est Fée, il ne reste plus aux vieilles pages et mélodies assez lasses de contrarier une jeune fée énergique survenue soudainement en intruse dans notre récit pour les désarmer et les rendre les otages de sa féerie. C’est qui au juste qui écrit tout cela, je ne comprends plus rien. En sueurs, je me réveille, il est cinq heures du matin, le soleil se lève à peine et ma conscience aussi…

Texte reproduit de Lettres à Océan de savoir

 

***
 

Parole de Muse orientale

Crédit photo : Au bord de l'oued  par Alphonse-Étienne Dinet (1861 -1929), domaine public,

url : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Dinet

 

Je suis l’être qui fabrique ton bonheur là où les oiseaux bâtissent leurs nids.

Regarde-moi les yeux dans les yeux et dis-moi encore : « je t’aime ».

Le baldaquin de la vieille artiste s’efface quand ton ombre traverse mon esprit.

Je marche sur le sable humide de nos souhaits, là où les rêves humectent les corps puis les macèrent dans le bleu de l’océan du vivant. Dans le plus beau pays du monde, je brode notre histoire de tous ces petits riens qui font et refont le réel.

C’est au fond de tes yeux, là où le monde se tient en vert pétillant, que les mots se hissent au rang des joyaux inestimables et transcrivent l’imaginaire aux bords de tes cils. Je suis seule à mordre les lèvres quand tes doigts jouent sur mon corps leurs douces symphonies.

Je suis seule à m’appauvrir de tous ces tas de détails qui font de toi ce que tu es, lasse d’être étrangère quand je suis la plus proche de ces yeux qui font frémir mon cœur…

Comme une orpheline de l’Amour, j’arpente les chemins qui mènent à ton corps qui miroite mon bonheur. Délaissée sur l’oreiller du sommeil, ton ombre hante mes nuits et écrit tous mes récits.

Elle me traverse comme le vent du printemps, puis s’installe dans les marécages du soi, là où sommeille l’émoi de toute mon existence.

Tu me murmures languissant « je t’aime » mais le peu qui me reste de souvenirs enfantins m’endort sur la plus belle chanson d’amour lue sur tes lèvres.

Le tendre baiser que tu offres à mon cœur le transporte dans des oasis jusque-là inaccessibles.Je ramasse le restant de mon humanité et continue à filer mes joies auprès de toi. Je suis la femme de tes rêves mais tu es l’homme de mes jours…


 

Texte reproduit de Murmures

***

Zinzolin

Crédit photo :  Esclave d'amour et Lumière des yeux (1895) par Alphonse-Étienne Dinet (1861 -1929), domaine public,

url : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Dinet

 

Dans l'impasse d'une ruelle de la ville d'Assouan, je t'ai rencontrée pour la première fois. Sous le soleil brillant qui faisait chavirer mon corps aux lisières de la soif et de la mort,  tu es venue vers moi, pour me demander de t'aider à déchiffrer l'adresse à laquelle tu comptais te rendre.

Comment décrire ton visage resplendissant et ton corps de trente ans ? Je n'ai plus de mots, il me reste la béatitude et le plus doux silence qui sauvent le vivant du magma discursif...

Moi, le fameux conteur de cette belle ville, je me retrouve désarmé de tous les langages en ta présence. Moi, le fameux conteur qui fait jaillir du rien les plus belles histoires d'amour. Moi, Abel Hamid, me vois aujourd'hui délaissé, dévasté et laissé pour esclave par un seul regard… Moi, qui tisse toujours de n'importe quoi des récits à en perdre la raison, je reste immobile, frappé par les foudres célestes d'une beauté atypique et étrangère à tout ce que les contes, les mythes et les légendes m'ont appris. Comme dans le tableau d'Étienne Dinet, je ressasse les parcelles du bonheur que tu m'offres...

Dites-moi, belle inconnue, comment vous appelez-vous ? 

Je m'appelle Zinzolin et m'en vais avec le dernier rayon du soleil.

Dans l'impasse d'une ruelle restée mystérieuse, le fameux conteur d'Assouan se trouva ce jour-là face à la plus belle créature jamais observée par les vivants, elle n'était que la projection de sa poésie dans le ciel de sa ville natale.

 

Texte reproduit de Murmures

***

 

 

Pour citer ces poèmes

Dina Sahyouni, « Histoire d’une polyphonie », « Parole de Muse orientale » & « Zinzolin », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 8 avril 2016. Url :  http://www.pandesmuses.fr/2016/04/museorientale.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 09:33

 

Poèmes pour la 2ème thématique :

 

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

Le temps des étoiles

 

Laure Delaunay 

Extraits reproduits avec l'aimable autorisation de l'auteure

Site officiel : https://lauredelaunay.com/

 

 

« Le temps des étoiles » est le premier mouvement du triptyque « Tendresse des astres (Balbutiements du vide) »

 

 

Étoiles bleues

 

Les étoiles, le matin, fraîches

Sur le velours infini

Imperturbable

Présence,

Timide et obstinée,

Avec quelques remous

Et la jeunesse jamais flétrie :

Le temps vibrant.

Chavirent les étoiles

Vers l’au-delà du dire,

Presque somnolentes.

Et dans leur rêve,

Intense et fixe elle doit être

La vie, se disent-elles.

***

 

Étoiles jaunes

 

Concordances muettes de l’une à l’autre

Comme des oiseaux blessés

Voletant

S’acharnant à s’échapper du nid

Alors que

Piquées là-haut

Toutes en formes

S’occupant du maintenant

Fourmillent d’idées

Se brisant parfois

Dans un fracas silencieux de lumière

Renaissant comme gourmands

Sur la plante

Ces éclats qui nous hantent.

 

***

 

Étoiles vertes

 

À l’orée ce matin

Dans un bois très secret

Une tendance étrange.

La vibration d’une chose

Le sentiment rare

Revenu comme de loin

Pour se faire rond

Puis se développer dans une mer d’essence irisée.

Des lambeaux entiers

Comme pétales

Comme tissus déchirés

Comme gémissements amusés

Riant discrètement au paradis physique.

 

***

 

Étoiles roses

 

Modulations du son

Dans un chemin abstrait,

Partir et

Là-haut attire

L’idée, le sentiment.

Montée, expérience

Du grain et du plein

De la vie retrouvée

Sans voix mais extasiée

L’amour en flèches comme points de fuite.

 

***

Étoiles rouges

 

Buvant de l’eau

Dans un calice

Se sentant appelées

Par l’eau

Comme hélées

L’eau

Comme voulue

Cette soif absolue.

Peur de tout et tremblantes

Mais confiance en

L’eau et en

L’océan de l’espace.

***

Étoiles grises

 

Les mille yeux du loin

Regardent

Sans rien dire

Le silence sens.

 

***

 

 

Voir aussi : https://lauredelaunay.com/textes-poetiques-2/tendresse-des-astres/

 

 

***

 

Pour citer ces poèmes

Laure Delaunay, « Le temps des étoiles », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 28 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/astres.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 08:37

 

Rencontre poétique pour la paix à Paris

avec des membres et des poètes de la revue LPpdm

Page sélectionnée pour le numéro spécial

 

Journée de grâce et

 

 

de poésie le 8 mars 2016 à Paris

 

Chronique et photos de

Françoise Urban-Menninger

Blog officiel : L'heure du poème

 

© Crédits photos : Camille Aubaude et Aline Alterman et Françoise Urban-Menninger photographiées par F. U-M
© Crédits photos : Camille Aubaude et Aline Alterman et Françoise Urban-Menninger photographiées par F. U-M
© Crédits photos : Camille Aubaude et Aline Alterman et Françoise Urban-Menninger photographiées par F. U-M

© Crédits photos : Camille Aubaude et Aline Alterman et Françoise Urban-Menninger photographiées par F. U-M

Mona Gamal El Dine, présidente de l’association Isis Arts & Cultures et fondatrice des Rencontres des Poètes pour la Paix a réussi le magnifique pari et tour de force poétique de réunir à Paris le 8 mars dernier une cinquantaine de poètes de toutes les nationalités pour dire et réveiller en paroles et en musique l’ineffable Beauté du Monde. Également membre du Cercle universel des Ambassadeurs de la Paix basé à Genève, Mona Gamal El Dine a placé cette journée sous les signes de l’ouverture, de la tolérance, et, bien entendu, de la liberté !


 

Haïti fut admirablement mis à l’honneur par Daniel Henry Talleyrand dans son discours d’inauguration, Maggy de Coster avec ses textes mis en images, Karine Tebsi avec son poème intitulé « Honneur Haïti » ou encore avec Maurice Cury.

© Crédits photos : Marie Gossart, Mona Gamal El Dine et Bella Clara Ventura photographiées par F. U-M
© Crédits photos : Marie Gossart, Mona Gamal El Dine et Bella Clara Ventura photographiées par F. U-M
© Crédits photos : Marie Gossart, Mona Gamal El Dine et Bella Clara Ventura photographiées par F. U-M

© Crédits photos : Marie Gossart, Mona Gamal El Dine et Bella Clara Ventura photographiées par F. U-M

Le thème universel de la paix fut décliné, chanté, crié dans toutes les langues. Le témoignage du sculpteur Max Vaïtilingom-Boyer, petit-fils de déporté, renvoya d’emblée à cette mémoire qui nous traverse et dont il nous incombe de mettre en lumière.


 

C’est ainsi que l’on a pu écouter en langue serbe les textes de Nina Zivancevic, en arabe les dires de Samar Saad ou de Saadi Younes Bahri, en persan ceux d’Anna Gueho, les poèmes en espagnol de Marie du Pêcher, de Bella Clara Ventura ou de Luisa Ballesteros Rosas , ou encore apprécier en français les lectures de Marie Gossart, de François Fournet, Daniel Aranjo, Daniel Ancelet, Eric Dubois, Louis Delorme, Joëlle Thienard, Dominique Lalouer, Nicole Barrière, Martial Maynadier, Françoise Mingot-Tauran, Barnabé Laye du Bénin, Denise Chevalier, Rodrigo Ramis, Ezza Agha Malak, Louisa Nadour, Jacques Guy Saint-Araille, Yvan Telelbom, Mélanie Romain Osselet, Aline Alterman, Marie Haikel-Elsabeh….

© Crédits photos : Barnabé Laye & Eric Dubois photographiés par F. U-M
© Crédits photos : Barnabé Laye & Eric Dubois photographiés par F. U-M

© Crédits photos : Barnabé Laye & Eric Dubois photographiés par F. U-M

Ce 8 mars, journée dédiée également à la femme, fut chantée par Ghanima Ammour avec « Mémoire de femme », Lucienne Deschamps, Roselyne Chevalier, Mona Gamal El Dine avec son fervent « Message d’une femme révoltée » ou encore Camille Aubaude avec son impressionnant « Chant d’ivresse en Egypte ».


 

Anna Alvarez accompagna certains poètes à la harpe celtique, magnifiant les lectures tout en les prolongeant dans un rêve éveillé…

L’humour étant pour certains « la politesse du désespoir » dans un monde en perte de vitesse, Pierre de la Galite nous en offrit quelques pépites par le biais de ses chansons de charme.

© Crédits photos : Celine Pessoa et Anna Gueho photographiées par F. U-M
© Crédits photos : Celine Pessoa et Anna Gueho photographiées par F. U-M

© Crédits photos : Celine Pessoa et Anna Gueho photographiées par F. U-M

À la fin de cette journée « douce comme un baiser », véritable pied-de-nez à ce monde qui se délite, Mona Gamal El Dine conclut qu’une vraie famille était née !

 

La poésie sauvera-t-elle le monde ? Rien n’est moins sûr car la fuite en avant semble irrépressible… Mais cette journée, véritable fête des cultures, ouvre indéniablement la voie (voix) de la tolérance, de la paix, de la liberté !

Encore faut-il que cette rencontre soit relayée par les médias, absents, voire invisibles, ce jour-là !
 

Le groupe Pessoa vint clore en beauté et dans une joie communicative ces heures de bienheureuse parenthèse dont chaque participant conservera précieusement l’âme et l’esprit.

 

Merci infiniment Mona Gamal El Dine de nous avoir invités à réenchanter le monde !


 

***

Pour citer ce texte

Françoise Urban-Menninger (chronique et photos), « Journée de grâce et de poésie le 8 mars 2016 à Paris », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 26 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/8mars2016aparis.html

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 10:45

 

Poèmes pour la 2ème thématique :

 

Les aventurières, orientalistes, occidentalistes, voyageuses, nomades, rêveuses en poésie, etc.

 

Glass ship

 

and

 

The speaking book

 

 

Tatjana Debeljački

 

Page officielle : https://www.facebook.com/debeljackitatjana

 

 

 

 

 

Glass ship

 

 

 

 

To accept your swollen shame,

Illusory reputation,

Formal tradition,

Unstable knowledge,

Unclear facts of non-planned defeat,

accelerating presence – dilatory past,

Missed call,

Fuzzy thought,

An essay from the times of fire and volcanoes,

Shrinking size and

Enlarging significance...

To sail in on the glass ship !

With chipped memory,

Followed by music.

To pick up the fruit of inspiration.

Legend about rituals during festivity of leaving homeland !

To cry without emotional illusion and unstable memory!

To sail on by the glass ship,

To exchange divine dreams with dignity !

To intoxicate with the sides of the world which are going to occur...

To be the victim of the short century !

And not to experience a half of the pleasure.

The flowers are opening their petals craving for nostrils.

With the imposed stability

We left the small trails on the roads of life.

Maybe we could revive in some descendant !

Optimism gives strength to persisting knowledge.

Patience leads to taking offence.

The day of new faiths is rising!

Eyes made of glass craving to glow.

Evaporating scent of the urinated hourglass.

Flash of the jewelry is mocking human greed.

Handmade items are not based on simplicity

Of inner happiness, but the treasure of truth.

To water the tree of life with laughter !

By exalted content, the poem made of glass

Will cruise together with the sailor of the glass ship

To the bay on the other side.

Glass woman is sailing across the crystal sea !

 

 

***

 


 

The speaking book

 

 

 

I wish I could write a book which could speak.

Speak with my words, using my voice.

Music could be heard from that book,

Sounds of supper, invitation of small breasts for staying overnight.

Somebody’s smile, charming for sure, mocking maybe.

In this wrong century.

Time is eroding my book covers.

A book is the heart without armor,

Prone to twitching, fragile and unpredictable.

Who knows how many children would resemble me

If I only could, if I only dare

My step into stepping out to take.

I am a flower on inaccessible slope.

On the other side of all cravings.

We cannot kill animals within us.

The eyes are born with lenity of the God’s grace.

The most beautiful things are done silently.

If we wanted, we could take sacred paths.

However, there are no empty pages.

That’s my book.

 

***

 

 

Tatjana Debeljački née le 23 avril 1967, poète et journaliste serbe, elle écrit de la poésie, des histoires courtes, des histoires et des haïku. Elle est membre de l'Association des écrivains de Serbie-UKS depuis 2004. Elle dirige la société éditrice serbe d'Haiku et adjointe de la revue Diogen. Elle est également le rédactrice en chef du magazine Poeta. Elle a déjà publié quatre livres de poésie. Voir aussi : Hammer & Anvil Books. Page officielle : https://www.facebook.com/debeljackitatjana

 

 

Tatjana Debeljački (23 /04/ 1967). She writes poetry, short stories, stories and haiku. She is a Member of Association of Writers of Serbia -UKS since 2004. She is Haiku Society of Serbia- Deputy editor of Diogen. She also is the editor of the magazine Poeta. She has four books of poetry published. See more : Hammer & Anvil Books.

 

 

***

 

Pour citer ces poèmes

 

Tatjana Debeljački, « Glass ship », « The speaking book », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 25 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/Glass-ship.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 10:26

 

Poème pour la 1ère thématique :

Errance, folie, drogues, alcools, poètes maudits, etc.

 

The quill

 

Tatjana Debeljački

 

Page officielle : https://www.facebook.com/debeljackitatjana

 

 

 

I don’t care about tomorrow.

I can’t stand when someone calls my name.

The things I’ve been offered- I haven’t asked for.

Life is vanishing in searching, abrading in creating.

Increasingly there is a lack of happiness

For the first snow,

For the swaying blossom,

Ravishing lilac,

Presence of the dear person...

My apologies, but I don’t give a fig about tomorrow!

Today, today exactly is the taking-off day of my quill.

 

 

 

***

 

 

Tatjana Debeljački née le 23 avril 1967, poète et journaliste serbe, elle écrit de la poésie, des histoires courtes, des histoires et des haïku. Elle est membre de l'Association des écrivains de Serbie-UKS depuis 2004. Elle dirige la société éditrice serbe d'Haiku et adjointe de la revue Diogen. Elle est également le rédactrice en chef du magazine Poeta. Elle a déjà publié quatre livres de poésie. Voir aussi : Hammer & Anvil Books. Page officielle : https://www.facebook.com/debeljackitatjana

 

 

 

Tatjana Debeljački (23 /04/ 1967). She writes poetry, short stories, stories and haiku. She is a Member of Association of Writers of Serbia -UKS since 2004. She is Haiku Society of Serbia- Deputy editor of Diogen. She also is the editor of the magazine Poeta. She has four books of poetry published. See more : Hammer & Anvil Books.

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Tatjana Debeljački, « The quill », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 25 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/quill.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 08:56

 

Poèmes pour la 1ère thématique :

Errance, folie, drogues, alcools, poètes maudits, etc.

 

Posible & Un cerezo

 

 

Mario Portillo

 

Site officiel  : http://poeteverset.wix.com/marioportillo

 

 

 

Posible

 

 

 

Es posible que la lluvia

sea el llanto onírico de las estrellas.

 

Es posible que la nieve se derrita

porque el frío ya no une a aquellos que se aman.

 

Es posible que la melodía caída de las hojas

se escuche sobre los atardeceres

enmarcados en tu espalda.

 

Es posible todo y nada.

Posible es el toque de las manos,

imposible es navegar a falta de tu sombra.

 

Pese a todo, existe un momento del día

digno del recuerdo,

digno de brillar en los faroles

que resguardan un camino

/cubierto en su totalidad

por la neblina del invierno,

donde crecen los cerezos

y al caer sus pétalos suavizan

los pasos de quienes lo recorren.

 

Es posible la madrugada, a tu lado

con esa silueta que posees / de barca luminosa

que sólo navega en aguas

iluminadas por la constelación de mis palabras.

 

 

***

 

 Un cerezo

 


 

 

 

Para la puerta

de tu rosto, la mejor

llave es un beso.

 

*

 

Brota un cerezo

sobre la rama en tu alma :

mi corazón.

 

*

 

El más hermoso

de los puentes: el que une

a dos caminos.

 

*

 

Esa noche, una

llama, amó, antes del final

a una luciérnaga.

 

*

 

Discreto el farol,

sólo con quien sabe amar,

su luz comparte.

 

***

 

Pour citer ces poèmes

 

Mario Portillo, « Posible » & « Un cerezo », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 25 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/cerezo.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 08:54

 

Poème pour la 3ème thématique :

Les animaux en poésie mineure ou le bestiaire des poètes

 

Mariposa I & II

 

Mario Portillo

 

Site officiel  : http://poeteverset.wix.com/marioportillo

 

 


 

I

 

Para Zyan, con cariño

 

porque eres linda desde el pie hasta el alma

porque eres buena desde el alma a mí

(Mario Benedetti)

 

 

Con conocerte me has acordado

a la mariposa

que acostumbraba sobrevolar

por mi mano / cuando escribía,

supongo que creía que trazaba

su silueta en pleno vuelo.

En ocasiones la mariposa se detenía,

entregándose a la letra,

llevando su vuelo dentro de mi pulso.

 

Así tu existencia,

como la gota de tinta

que cae

y embellece una partitura,

sólo porque su existencia

es más distinguida

que la de cualquiera de sus notas.

 

Tu voz es el perfume del silencio.

 

Así tu presencia,

como la pincelada luminosa que dota de vida

a ese detalle excepcional / más casi imperceptible

que hace mágica a una pintura,

rescatándola de todo misterio.

 

He aquí tu más admirable tesoro :

posees un corazón

con la cualidad y queribilidad

de una chimenea durante el invierno.

 

 

***

 

II

 

 

 

Yo soñé bajo la sombra de un árbol.

Pude mirar con los ojos cerrados.

 

Sin saber si de volar llegaba

o apenas a volar se dirigía,

una mariposa roja admiré posada

entre sus ramas ocultas.

 

Una mariposa, es mi voz

yo he descrito.

 

Pero en mi silencio,

yo aún sigo creyendo

que su corazón me mostraba.

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Mario Portillo, « Mariposa I & II », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 25 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/Mariposa.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 10:45

 

Annonce de parution

 

Véronique Pressard-Berthier, Expression de l'intériorité en danse moderne et contemporaine, préface de Georges Vigarello, éd. L'Harmattan, coll. Logiques sociales, EAN 9782343083568, 262 p.

© Crédit photo : couverture illustrée du livret,

 

Voir la fiche de ce livre sur le site de l'éditeur

 

Présentation de la maison d'édition

 

La dynamique de cet ouvrage est constituée par le passage d’une extériorité codifiée à la recherche de l’expression d’un mouvement intérieur en danse. En 1661, sous l’impulsion d’un roi danseur, l’Académie royale de Danse est fondée. Un goût marqué pour la mythologie antique s’imprime dans cet art dansé naissant, classique et virtuose, instrument du pouvoir. « L’en-dehors » du corps est méthodiquement travaillé. Au fil des siècles, une évolution apparaît sur la scène académique prise dans un tourbillon de tulle et d’élévation. À l’aube du XXe siècle en Occident, le regard se focalise sur de surprenants spectacles mettant en scène les fulgurances du désir. Signe d’une société en mutation, autorisant les danseurs à imaginer une quête de soi. Les pionniers de la danse moderne plongent vers les abîmes d’une intériorité sensuelle, libérant le geste dansé puisé à la source de l’émotion. Héritiers de l’audacieuse créativité de leurs aînés, de grands chorégraphes contemporains utilisent aussi la danse pour transmettre un message civique afin de préserver l’humanité de l’Homme.

 

Auteure : Véronique Pressard-Berthier est docteur en Sciences de la Société, diplômée de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et enseignante.

 

Préfacier : Georges Vigarello

 

 

SOMMAIRE

Préface
Avant-propos
Introduction

Chapitre 1 : Naissance et pérennité du style classique de la danse en Occident
I. Codification et artifice pour une danse de cour
II. Noverre et les Lumières : une nature imitée dans « un langage d’action »
III. « L’en-dehors » du corps mis en scène
IV. Quand l’expérience mécanique crée de la beauté
V. Images féminines ambiguës dans le ballet romantique

Chapitre 2 : Émergence de la danse moderne à la Belle Époque
I. Forces souterraines à l’œuvre
II. Les pionniers en rupture frontale avec l’académisme
1. Vertige : Loïe Fuller (1862-1928)
2. « La danse libre » : Isadora Duncan (1878-1927)
2.1. Langage originaire du corps
2.2. L’émotion colorée par la musique
2.3. Mouvement et gravité
2.4. Le « chœur » médium de la tragédie
3. Entre académisme et avant-garde : Vaslav Nijinski (1889-1950)
3.1. Nijinski : l’homme du contraste
3.2. L’influence des penseurs sur les « codes brisés »
3.3. L’indicible chez Nijinski
3.4. Corps contraints sous le poids du sacrifice
3.5. La Rythmique s’impose à Nijinski

Chapitre 3 : La pulsion : objet de centration en danse chez Martha Graham (1894-1991)
I. Un labyrinthe éclairé par le père
1. Les années d’enfance aux côtés d’un père aliéniste
2. L’influence de George Graham
II. La genèse de sa danse
1. Pour un exotisme ésotérique : la Denishawn School
2. Le sensible redéfinit l’être
3. La danse moderne s’intéresse à la sphère psychologique
4. Élaboration de la Technique Graham
5. Intérêt de Martha pour les sensations « internes »
6. Montrer l’effort vers le sol : un chemin vers l’intériorité
III. Les réalisations les plus manifestes de la psychologisation du corps dans ses œuvres
1. Les « sombres prairies » de Martha
2. Affleurement du « non su »
2.1. Le « non su » physiologique
2.2. Le « non su » de l’émotion
2.3. Interrelation entre séquence musculaire et attitude psychique
3. Expériences de conscience corporelle
IV. L’obscur domaine des pulsions
1. Le mythe : passage du personnel à l’universel
2. Night Journey ou l’œdipe dansé
3. Le sujet et la dimension symbolique
4. Visualisation des deux espaces interne et externe
5. À chacun son fil d’Ariane

Chapitre 4 : Filiations pour un chorégraphe du temps présent : Angelin Preljocaj
I. À l’écoute d’une « marée intérieure » : Mary Wigman (1886-1973)
II. « La nécessité intérieure » : Karin Waehner (1926-1999)
III. La complexité à l’épreuve du hasard : Merce Cunningham (1919-2009)
IV. « La transcendance des corps » : Angelin Preljocaj (1957)
1. Désir humoral ou neuronal
2. Variations de l’espace pour une danse enchâssée dans la musique
3. Entretiens avec Angelin Preljocaj
4. Perception de l’intériorité à l’occasion des entretiens et des Ballets d’Angelin Preljocaj

Conclusion
Bibliographie

 

 

Réception dans la presse et/ou les médias : -----

Recension, url :

 

 

Détails techniques du livret :

 

Titre :  Expression de l'intériorité en danse moderne et contemporaine

Auteur-e : Véronique Pressard-Berthier

Préfacier : Georges Vigarello

Illustrateur/illustratrice : -------

Éditions : L'Harmattan

Collection :  Logiques sociales

Genre : -------

Date de parution :  mars  2016

Nombre de pages :  262 p.

Dimensions : 24 x 15,5 cm

Format :  livre papier broché et livre électronique ( E-book, PDF)

Conception :  -----

 Mise en pages : --------

EAN / ISBN :   9782343083568 / 978-2-343-08356-8

Prix éditeur du livre papier :  26,5 € actuellement à 25,18 €

Prix éditeur de la version numérique  :  19,99  €

EAN Ebook format Pdf : 9782140004315

Taille du document : 2 427 Ko  

Publié avec l'aide de : -------

Bon de commande : bon de commande en ligne 

Commander la version numérique : www.editions-harmattan.fr/catalogue/commande/commande_add.asp?no=50068&cdo=0&cdf=1&cds=1

Page du livre sur le site de la maison d'édition  :  http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=50068

 

 

***


Voir également le lien suivant : 

 

Pour citer ce texte

LPpdm, « Véronique Pressard-Berthier, Expression de l'intériorité en danse moderne et contemporaine, préface de Georges Vigarello, éd. L'Harmattan, coll. Logiques sociales, EAN 9782343083568, 262 p. », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 23 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/interiorite-en-danse.html

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 11:14

 

Annonce de parution

 

 

Cyril Dumas, L'art érotique antique. Fantasmes et idées reçues sur la morale romaine, éd. Book-e-book, coll. Une chandelle dans les ténèbres, livret N°37, EPUB, mars 2016, 74 p. ISBN :  9782372460125

 

© Crédit photo : couverture illustrée du livret

 

 

Présentation de la maison d'édition

 

Les Romains ont laissé un grand nombre d’œuvres dont la qualité d’exécution révèle sans fard l’intimité du couple et l’omniprésence des emblèmes ithyphalliques. Des fresques aux mosaïques, de Pompéi à Timgad, les spintriennes, Priape et les images coquines illustrent une société qui semble exhorter les plaisirs de la chair et concourent ainsi à dresser le portrait d’une société se répandant dans la débauche. En conséquence, la censure a souvent détruit ces vestiges ou les a condamnés à l’enfermement dans les "enfers" des musées et la recherche elle-même a été victime de préjugés... Pourtant l’analyse des mœurs, au-delà des clichés qui occultent en fait la réalité du corps social romain, révèle une autre image : celle d’une société qui repose sur des valeurs morales très prudes. Pour comprendre de quoi il retourne, l'auteur brosse le tableau de la réalité du comportement de l’homme et de la morale qui ne peut se soustraire aux obligations juridiques et aux courroux des censeurs. Après avoir mené une étude scientifique sur l’ensemble des collections archéologiques du monde méditerranéen, Cyril Dumas a ainsi pu mettre en évidence que cette approche particulière autorise une analyse de l'art aboutissant à une nouvelle interprétation des images. Images dans lesquelles, à l’instar d’une photographie, la richesse des détails et l’agencement général célèbrent un réalisme ambigu empreint de mythologie, de sensualité et de grivoiserie qui suggèrent l’humour et l’autodérision des Romains.

 

Cyril Dumas est c onservateur du Musée d'histoire et d'archéologie des Baux-de-Provence

 

Réception dans la presse et/ou les médias : -----

Recension, url :

http://www.culture-science-paca.org/art-erotique-antique-fantasmes-idees-recues-sur.html

 

Détails techniques du livret :

 

Titre :  L'art érotique antique. Fantasmes et idées reçues sur la morale romaine

Auteur : Cyril Dumas

Éditions : Book-e-book

Collection : Une chandelle dans les ténèbres

Genre : Art, archéologie, livret N°37

Date de parution :  mars 2016

Nombre de pages :  74 p.

Dimensions : 14 cm x 21 cm

Format :  EPUB

Conception :  -----

Mise en pages : --------

EAN / ISBN :  9782372460125

Prix éditeur :  11 euros

Publié avec l'aide de : -------

Site de la maison d'édition pour commander cet ouvrage :

https://www.book-e-book.com/livres/134-l-art-erotique-antique-9782372460125.html

 

***


Voir également les liens suivants : http://www.journalzibeline.fr/programme/antique-sensualite/

& http://data.bnf.fr/15120258/cyril_dumas/

 

Pour citer ce texte

LPpdm, « Cyril Dumas, L'art érotique antique. Fantasmes et idées reçues sur la morale romaine, éd. Book-e-book, coll. Une chandelle dans les ténèbres, livret N°37, EPUB, mars 2016, 74 p. ISBN 9782372460125  », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 22 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/art-erotique.html

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Le Pan poétique des muses - dans Megalesia
20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 10:34

 

Poèmes pour la 1ère thématique :

Errance, folie, drogues, alcools, poètes maudits, etc.

 

À qui dédier ma poésie ?

 

&

 

J'ai décidé de ne plus t'écrire

 

 

Aurélie-Ondine Menninger

 

 

 

À qui dédier ma poésie ?

 

 

À qui dédier ma poésie ?

À qui confier ma pensée ?

Je suis seule – « Vous êtes seule ».

Ici je tends mes bras pour t’étreindre, ici est mon chemin pour là-bas que je n’atteindrai sans doute pas.

« Va… » … Ma solitude …

Les mots n’ont rien d’autre que leur présence simple.

Ils sont là pendant que le temps passe, pendant que je suis encore là pour eux.

Je cesserai un jour de m’écrire.

Et que restera-t-il ? Ce sera la fin.

« Je suis seule », parce que

« Je suis vous ».

Ça n’ira pas plus loin.

 

***

 

 

J'ai décidé de ne plus t'écrire

 

 

J’ai décidé de ne plus t’écrire, je ne peux pas ne plus t’écrire, c’est comme cesser de respirer je suis lâche je ne peux pas, ça bat encore, ce cœur… ça ne cesse pas de battre comme un tambour et c’est insensé je ne peux l’arrêter, cher ami je veux des mots, c’est mon sang, mon souffle sans cela je ne respire pas, écris-moi écris-moi ici je ne fais plus un pas sans que ça soit toi, Astromelia et je te vois, un chemin qui ondule et je me perds, une voix derrière moi : mon ami, dis-moi que tu ne m’écriras plus, écris-moi cent vers pour m’interdire de continuer, ça n’a aucun sens je suis de l’autre côte de l’océan tant d’eau entre les mots c’est un impossible, et tu ne m’aimes pas tu ne peux, ne dois pas m’aimer, il faut être raisonnable le sentiment est chose passagère l’amitié est précieuse ne pas se perdre rassurer l’ami, être sincère ?… je ne sais plus ? l’ami se lasse ne confie plus en l’amie, sa folie dépressive l’éloigne, il faut revenir à la raison se dire que la vie est un don, mais ce silence, mon dieu ce silence je ne peux plus, c’est du sang dans les veines bleutées de la nuit, ce silence me poursuit je ne peux taire cette voix ça s’immisce, c’est plus fort que moi ça se glisse dans le cercueil du jour et ça continue jusqu’à ce que baisse la lumière et ça revient plus fort pour s’enfuir… Dieu ça va se terminer ce manège !… Non, non que ça ne se termine pas, ne fermez pas le livre, je n’ai pas lu encore ce qui suit, mais ce qui suit ? Ça n’existe déjà plus, on vous a trompé, écris-moi, écris-moi sur ma paume, je lis des lignes qui se croisent mais je ne vois l’autre main qui renferme d’autres phrases illisibles et secrètes, écris-moi je ne sais plus lire, écris-moi...

 

***

Pour citer ces poèmes

Aurélie-Ondine Menninger, « À qui dédier ma poésie ? » & « J'ai décidé de ne plus t'écrire », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique « Megalesia 2016 » [En ligne], mis en ligne le 20 avril 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/04/dedier-poesie.html

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