11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:29

 

 

Chronique

 

La Peur Film de Damien Odoul,

 

avec Nino Rocher

 

D’après le roman de

 

Gabriel Chevallier (1930) 

 

Prix Jean Vigo 2015 

 

Camille Aubaude

Texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'autrice

Rédactrice de la revue LPpdm, membre du groupe de recherche de la SIEFEGP,

responsable de la rubrique en ligne Chroniques de Camille Aubaude

 

 

 

 

 

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© Crédit photo : Image fournie par Camille Aubaude

 

À la fin de la scène initiale, un type assis à une terrasse de café est laissé pour mort. Un coq marche près de lui.

La raison, s’il en faut une, est que l’homme ne s’est pas levé avec les autres. Les autres chantaient l’hymne national, debout et au garde à vous, car la France entrait en guerre. Les autres l’ont lynché.

Des gens banals sont poussés à la folie. Ils tuent. C’est tellement inexplicable que c’est une source inépuisable de spectacle.

Dès les premières scènes, le spectateur immobile dans son fauteuil se demande :

« Pourquoi ne se sont-ils pas enfuis ? — Pourquoi veulent-ils tuer ? »

Un personnage assène au milieu du film :

« La désertion, c’est la mort assurée ».

A la fin, tout ce qui compte est de fuir l’enfer :

« Si on pouvait, tout le monde foutrait le camp ».

La Peur montre une automutilation mais ne montre pas des déserteurs attachés au grillage par l’Armée française pour que les Allemands leur tire dessus. Ce que les Allemands n’ont pas fait.


 

La Peur est l’histoire tragique de gens comme vous et moi. La Peur est une scénographie travaillée avec minutie, selon les besoins du récit. La Peur est une photographie et une composition des plans qui doit tout à la peinture classique. Un jeune comédien, Nino Rocher porte le film. C’est son premier grand rôle au cinéma. Il faut savoir qu’il a débuté à dix ans en jouant Le Petit Prince, un autre grand texte d’initiation à la vie. Nino Rocher a l’âge du héros du livre, vingt-trois ans. Héros sans gloire et sans mensonge, il donne son naturel de comédien exceptionnel comme tant de jeunes héros méconnus ont donné leur vie. Beau et fin, il contraste avec le kapo épais et lourd. Le point d’orgue est la scène de danse parmi les soldats africains autour d’un feu de camp. Un soldat noir se met au garde à vous en état de transe. Nino Rocher entre dans la ronde en dénudant son torse. Dès lors, ma transe exprime l’enfer, l’aspect « vraiment dégueulasse de la guerre ». Cette scène sert d’affiche au film. Je n’ai pu la revoir sans pleurer à la sortie.


 

C’est banal d’écrire qu’il y a là une révélation d’un acteur parfaitement juste, incarnant un rôle très difficile à rendre juste, un rôle qu’il rend crédible jusqu’à la fin.

 

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© Crédit photo : Image fournie par Camille Aubaude

 

Le récit se déroule sous forme de tableaux dont la succession construit la représentation de la guerre qu’on attendait, et qui a lieu un siècle après les faits : l’utilisation d’un témoignage au service de tous les thèmes antimilitaristes.

Il n’y a pas de  scène insoutenable dans La Peur. C’est bien ce que l’on m’avait dit. Je fuis la violence dans l’art, et en même temps, j’y vais. Il ne s’agit pas d’hésitation mais bien de la division qui mène parfois à la création et plus sûrement à la ruine.

J’y suis allée en pensant retrouver une profondeur spirituelle comme dans Les Dieux et les Hommes, où il n’y a  pas une trace du sang des moines assassinés. Maniant au mieux la métaphore, Damien Odoul montre le sang dans un verre de vin lors d’une scène de permission. Le héros voit les civils boire du sang.

« Je buvais mon sang » est l’exact résumé du carnage qui engloutit la jeunesse. C’est une des rares pauses du film. A leur question :

« C’est comment au front ?»,  il répond : « On s’amuse bien. Tous les jours nous enterrons nos copains ».


 

Est-ce qu’un visage abîmé n’est pas insoutenable ?


 

La première scène vue par les jeunes gens juste enrôlés est un convoi d’estropiés. Que voient-ils ? Un défilé de visages blafards, un blessé aux jambes coupées dans une carriole, les moignons sanguinolents. Cette scène est une vision révélatrice de ce qui va suivre, où « il vaut mieux ne pas penser sinon on souffre trop ».


 

Le monde des hommes et le monde des femmes sont cloisonnés. Les lettres de Marguerite, la fiancée, font le lien entre l’impensable de la mort et l’impensable de l’enfantement, l’obscène : « En moi tout se vide ». « L’hyper violence », dit-on à présent.


 

Mon point de vue de femme vulnérable n’est pas le plus objectif, mais j’avoue n’avoir pu soutenir la vue d’un tiers des images. « Nous avons appris à ne plus être des hommes ». La poésie est souvent convoquée. La scène initiale montrant le client de café lynché, le coq qui se pavane près du corps allongé, peut-être mort, cède la place à une scène qui évoque « Le Dormeur du Val » : deux hommes enfants revêtus d’une casaque et armés, s’essayant à fumer dans un fossé. Ils toussent, et non loin d’eux, le poète Théophile supplie le ciel à genoux.






 

La scène des soldats blessés qui reviennent du front est plus insoutenable que les scènes de combat. Elle dénonce. Elle entre dans la mémoire des hommes-enfants tellement inconscients de ce qui les attend.


 

La Peur est leur apprentissage.


 

Quand Théophile achève son martyr à l’infirmerie, avec un tuyau de caoutchouc dans la bouche, je ne peux m’empêcher de penser au Saturnin d’Aurélia, ce jeune soldat de retour d’Algérie soigné dans la clinique psychiatrique du Docteur Blanche, avec lequel Gérard de Nerval réussissait à communiquer.


 

« Sois sage ! ô ma douleur » est un leitmotiv du scénario.


 

Ce film est insoutenable et important ; important et insoutenable. Même ceux qui ne peuvent regarder certains plans doivent voir cette succession de tableaux admirablement photographiés par Martin Laporte. Ils cernent les vagabondages de la pensée et construisent discours et témoignage.


 

Avec un sens pictural, de la lumière et du mouvement de très haute tenue, Damien Odoul réussit le tour de force de montrer l’horreur. Il fait réfléchir, en recourant à la poésie, sans fatuité, sans fioritures ; à savoir que « la guerre a tué Dieu aussi ».



 

© Camille Aubaude, oct. 2015

Publié : http://camilleaubaude.wordpress.com

 

 

 

Pour citer cette chronique

 Camille Aubaude, « La Peur (93 mn, 2014), Film de Damien Odoul, avec Nino Rocher, d'après le roman de Gabriel Chevallier (1930). Prix Jean Vigo 2015 », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015. Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/la-peur.html/Url :   

 

 

 

 

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Brève présentation

 

 

Ana María IZAA

 

(Équateur)

 

 

Mario Portillo

Rédacteur et correspondant de la revue LPpdm,

responsable de la poésie de l'Amérique latine

 

Ana María IZA est journaliste et poète équatorienne. Née à Quito en 1942, elle a fait partie de la sélection des poètes jeunes équatoriens de la « Jeune Poésie de l'Amérique ». Parmi ses publications, on cite : Portes inutiles, Morceau du rien, Reflet du soleil sur les pierres, Tiroirs de l'insomnie (Puertas inútiles, Pedazo de nada, Reflejo del sol sobre las piedras, Los cajones del insomnio). Voici des extraits de ses poèmes reproduits dans leur langue d'origine.

 


COMETA

Tus ojos
golondrinas con Sede
en la sed de Miss ojos
De sed en sed
los busco

[...]
 

 

INVASIÓN


En perfectas escuadras de belleza
los pájaros invaden la tarde con sus alas.
La cintura del viento
se retuerce


[...]

 


STOIKA

Luna
redoma de metales lunáticos
donde extraigo herrumbres persistentes
salvadora de mis arcos

[...]

Luna
hermosa como ninguna
Y tan sola.

 

  

Pour citer cette brève présentation

Mario Portillo, « Ana María IZA (Équateur) »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/ana-maria-iza.html/Url : 

 

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Annonce de parution

 

Armelle Leclercq

 

 

 Les équinoxiales 

 

aux éditions Le Corridor bleu

 

 

 

© Crédit photo : Les équinoxiales d'Armelle Leclercq

 

TitreLes équinoxiales 

Auteur : Armelle Leclercq

Descriptif : recueil, broché

Format : 21,5 X 14,5 cm

Éditions : Le Corridor bleu

Langue : Français

Date de parution : 2015

Genre : Poésie

Nombre de pages : 112 p.

ISBN : 9782914033466

Prix : 12 €

Site de l'éditeur : http://www.lecorridorbleu.fr/produit/les-equinoxiales/

 

 

Réception/critique dans les périodiques

 

  • ....

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

C’est avec joie que nous vous faisons part de la nouvelle parution des éditions du Corridor bleu.

Les Équinoxiales d’Armelle Leclercq est un livre de poésie qui célèbre le Japon à l’ombre de la catastrophe de Fukushima. Bel objet, cousu et avec des rabats, il est publié avec l’aide de la Maison de la poésie de Rennes que nous remercions chaleureusement. C’est le quatrième ouvrage poétique d’Armelle Leclercq, qui a également participé à l’anthologie 49 poètes, un collectif aux éditions Flammarion. Url : http://www.lecorridorbleu.fr/produit/les-equinoxiales/

Au Japon, les équinoxes ou Shunbun no Hi sont ponctués par des fêtes consacrées à la nature et au changement de saison. Des feux de circulation aux bestioles, l’écriture des Équinoxialesnous introduit à une célébration du paysage japonais, tant rural qu’urbain, avec une attention particulière aux petites choses :

Faire la planche
Sur une plage de Zushi
– Le Pacifique fond de baie est plan,
Les estivants aoûtiens repartis,
On entend crisser les cigales au bosquet de pins

Mais cette ample respiration du monde est brusquement interrompue par la catastrophe de Fukushima. Une dernière partie du livre laisse alors entendre les échos bruts d’un drame qui se joue non loin et remet en cause l’harmonie ancestrale de l’homme avec la nature. Url : http://www.lecorridorbleu.fr/les-equinoxiales-darmelle-leclercq/

 

Poète

Née en 1973, spécialiste de littérature médiévale, Armelle Leclercq enseigne à l’Université de Pau. Après l’École Normale Supérieure, elle effectue plusieurs ­séjours à l’étranger dont deux ans d’enseignement du français au Japon. En 2004, elle participe à l’anthologie 49 poètes, un collectif aux éditions Flammarion. En 2005, elle publie aux éditions Comp’Act son premier livre de poèmes, Pataquès. Deux autres recueils suivront, publiés par les éditions Lanskine en 2008 et 2012, Vélo vole et Paysage à rebours, ainsi que des résidences, au printemps 2010 à la ­Maison Jules-Roy et à l’automne 2013 à la Maison de la poésie de Rennes. Url : http://www.lecorridorbleu.fr/auteurs-2/armelle-leclercq/

 

 

Pour citer cette parution

 LPpdm, « Armelle Leclercq, Les équinoxiales aux éditions Le Corridor bleu », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/armelle-leclercq-les-equinoxiales.html/Url :   

 

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Annonce de parution

 

 

 

Khris Anthelme

 

Entre Muse et Plume

 

(Poémitude, 7ème tome)

 

 

&
 

Sonnets pour une autopsie,

 

ou la vie d'un poète

 

 

 

aux éditions Stellamaris

 

 

Khris Anthelme, Entre Muse et Plume (Poémitude, 7ème tome) & Sonnets pour une autopsie, ou la vie d'un poète aux éditions Stellamaris
Khris Anthelme, Entre Muse et Plume (Poémitude, 7ème tome) & Sonnets pour une autopsie, ou la vie d'un poète aux éditions Stellamaris

  © Crédits photos : Couvertures de l'éditeur

 

Site de l'éditeur : http://editionsstellamaris.blogspot.fr/2013/06/auteur-khris-anthelme.html

 

 

Réception/critique dans


 

Toutes les formes de sonnets figurent au répertoire ainsi que d'autres formes fixes, Villanelle, Rondeau, Ballade, Balladine, Blason, Rondinet, Zégel, Glose, Carillon, Fatras, Ghazal, Pantoun, Malhoun, Musain, Ode, Odelette, Quadrille, Chanson Balladée, Chanson Montausière, Rotrouenge, Sextine, Strophe Onéguine, Strophe Saphique, et bien d'autres encore pour ne toutes les citer, certaines même enfouies ou délaissées ont revu le jour.

 


Ouvrages :

 

Poémitude est un ensemble de plusieurs recueils.

Le tome septième de Poémitude s'intitule Entre Muse et Plume qui parle de la poésie, cet ouvrage lui est dédié.

Le tome 7 se compose de six chapitres :

  • Chp. 1. Je suis

18 poèmes qui vous parleront de l'humble poète que j'essaie d'être.

  • Chp. 2. À ma muse

21 poèmes pour vous parler de ma muse
 

  • Chp. 3. Mise au Point

270 vers pour une conversation entre un poète et sa muse

  • Chp. 4. À ma plume

12 poèmes sur l'envol d'une plume

  • Chp. 5. Prosodie

11 poèmes pour féliciter la prosodie

  • Chp. 6.  Poète simplement

40 poèmes pour rendre hommage non seulement aux plus grands de nos poètes, mais aussi à ceux que le poète côtoie

 

Sonnets pour une autopsie ou la vie d'un poète est un recueil est composé de plus de cent sonnets irrationnels ; le sonnet irrationnel a été créé par Jacques BENS (1931-2001), écrivain mathématicien co-fondateur de l'Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle), qui eut l'idée de répartir les quatorze vers du sonnet traditionnel selon la valeur approximative du nombre (pi).

 

Poète :

 

Khris Anthelme, est le pseudonyme Christian HECHT de retraité, ancien cadre de la SNCF. Il écrit depuis 2008, débutant par une autobiographie, « Deux rébellions pour une reconstruction », puis rapidement il s'est mis à la poésie avec les Apéciens (Amis de la poésie ancienne) sur un site Internet (Amitiés poétiques sans frontières) sur lequel il partage avec eux leur savoir sur les règles de la prosodie, un maître de poésie (Flormed) basé au Maroc et créateur du site, qui assiste le groupe dans son cheminement. Khris Anthelme est modérateur pour les corrections et le respect des règles, Publie aux éditions Stellamaris. Il est l'auteur de plusieurs recueils Sonnets pour une autopsie et de plus d'onze tomes de Poémitude.

 

Du même auteur aux éditions Stellamaris

 

 

Pour citer cette annonce

Khris Anthelme, « Entre Muse et Plume (Poémitude, 7ème tome) & Sonnets pour une autopsie, ou la vie d'un poète aux éditions Stellamaris »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015. Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/khris-anthelme-parutions.html /Url : 

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:29

 

 

Événement marquant de 2014-2015

 

 

Lecture et réception de Camille AUBAUDE.

 

Actes de la Journée d’étude à l’Arsenal

 

et à la Maison Verlaine à Metz,

 

le 5 juillet 2014 à l’occasion de la publication

 

d’Impression inimaginable (Paris, 2014)

 

 

 

 

 

 

La Journée d’étude à la Maison Paul Verlaine et à l’Arsenal de Metz, le 5 juillet dernier a été un succès collectif. La qualité des présentations et de leurs contenus ainsi que l’accueil exceptionnel des messins en ont fait un évènement à la hauteur de nos attentes et au-delà. L’investissement des professeurs, des poètes, des comédiens et de l’équipe administrative de la Maison Verlaine a porté ses fruits pour mener à bien cet exercice essentiel pour l’œuvre d’un poète contemporain. Près de trois cents personnes ont assisté et/ou contribué aux présentations, renonçant aux matchs de football ! On comptait parmi eux la déléguée aux Droits des femmes et à l’égalité, Madame Nouria Yahi-Boggio, des femmes médecins, avocates, architectes, et les amis de Verlaine venus en force : la poésie a véritablement joué un rôle de rassembleur autour de mes livres.

Je tiens d’abord à remercier la Maison Paul Verlaine, qui a mobilisé la ville de Metz à l’occasion de notre journée d’étude. Merci au poète américain Monsieur John Wander pour sa présence et pour avoir traduit des poèmes pour cet événement. Merci à Madame Marie-Ange Barthomot-Bessou pour son soutien durant les mois de préparation qu’ont nécessité ces travaux, et pour sa réflexion sur les traumatismes.

Merci à Madame Patricia Godi pour sa critique féministe et son utile contribution pour introduire dans la culture les « voix des femmes », « Les Voi(es)x de l’Autre ». Merci à Madame Théodora Pasquier pour sa lecture. Merci et bravo à Mademoiselle Myra Jara (Pérou) pour avoir créé une chorégraphie inspirée par Ainsi la Paria (Prix Europoem 2013).

Pour l’édition, merci à l’équipe de Publibook, et merci encore et toujours à Monsieur Bernard Giusti qui a œuvré à la publication et à la diffusion de La Sphynge et du Messie en liesse, aux côtés des poètes et intellectuels des éditions de L’Ours blanc et de la revue les Chemins de traverse. Merci aux proches poètes de ce collectif qui nous ont aidés et accompagnés : Monsieur Philippe Cantraine, Conseiller en charge de l’Education et de la Jeunesse du Secrétaire général de la Francophonie, le Président Abdou Diouf, à Madame Marie Agnès Roch, directrice de la collection de poésie. Merci aussi à ceux qui, restés à Paris et à Amboise, y assuraient les autres activités de la Maison des Pages. Merci tout particulièrement à Mme Ghislaine Chevalier pour les activités culturelles de la Chapelle des Ursulines à Quintin, dans les Côtes d’Armor, reliée à nos amis poètes étrangers, tels Cosmas Koronéos (Grèce), Chiqui Vicioso (Saint Domingue), Roberto Salvatierra (Argentine), Renato Sandoval, Rosario Valdivia et Enrique Verástegui (Pérou). Enfin, merci à la Fédération nationale des Maisons d’écrivains pour son soutien.

 

Avant propos

 

Ce fut un honneur d’inaugurer les Journées d’étude à la maison natale du poète messin, Paul Verlaine, et à l’Arsenal de Metz, par ce bilan critique de la réception de l’œuvre de Camille Aubaude. La Maison Paul Verlaine a rendu possible cet événement, qui permet de comprendre les enjeux de l’œuvre, en donnent les bases d’un travail d’interprétation autant qu’une synthèse.

Ces actes ont pour but de reproduire aussi fidèlement que possible les recherches menées sur cette œuvre étrange, très attractive par le fait d’entrer de plain pied dans le domaine de l’esprit d’une femme. Bien que l’œuvre poétique de Camille Aubaude ne ressemble à aucune autre, on pourrait l’inscrire dans un génome d’auteurs féminins. Marie de France et Christine de Pizan seraient ses aïeules tandis que Renée Vivien et Yvonne Caroutch joueraient le rôle de «mères» poétiques. Shérézada Chiqui Vicioso, à Saint Domingue, et Satoko Tamura, à Tokyo (deux poétesses figurant dans le Voyage en Orient) pourraient être les grandes cousines au-delà des mers, tandis que Vivian E. O’Shaughnessy, à New York, serait une sœur jumelle pour les livres d’artiste. Il y a aussi les fidèles compagnons de route, Bernard Giusti, Jean-Marie Monod, Rosario Valdivia, au Pérou, et bien d'autres encore. Dans cette famille fictive, Marie Hélène Breillat tient le rôle de la sœur et guide pour la tradition égyptienne. L’autrice du Mythe d’Isis, de Lire les Femmes de lettres et de La Maison des Pages chemine de par le monde, mais cette famille qu’elle a choisie l’arrime dans des lieux d’élection, la Maison Verlaine, à Metz, la Maison des Pages, qui lui est consacrée, à Amboise, et la Chapelle des Ursulines, à Quintin, une nef pour accueillir les proches en poésie.

 

Axes de recherches

Réception et diffusion : traductions, adaptations, interprétations

Poésie et musique

Féminisme, violences faites aux femmes et mythes féminins

Genres (littéraire et artistiques) et genre (gender)

 

Bibliographie

Traduction Rosario Valdivia

Entretien avec Paola Gonzales

Entretien avec Philippe Cantraine

Entretien avec Patricia Godi

Marie Ange Bartholomot Bessou, dans L’Ambroisie (2013)

(Entretien avec Chiqui Vicioso)

    

 

Pour citer cet événement marquant

LPpdm, « Lecture et réception de Camille AUBAUDE. Actes de la Journée d’étude à l’Arsenal et à la Maison Verlaine à Metz, le 5 juillet 2014 à l’occasion de la publication d’Impression inimaginable (Paris, 2014) », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015. Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/lecture-reception-camille-aubaude.html/Url : 

 

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 12:29

 

Présentation

 

Préface de

 

Sonnets pour une autopsie

 

 

Mohammed Zeïd

 

Texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur et des éditions Stellamaris

 

 

 

Khris Anthelme est ce poète que les lecteurs ont connu à travers son œuvre lyrique : « Poémitude » publiée en plusieurs tomes ou recueils dont la clarté du style captive l’esprit que réjouit la pureté des vers et que charme la finesse du style.

Ce poète vient aujourd’hui enrichir le trésor de la poé­sie française par un recueil original : « Sonnets pour une autopsie » avec « autopsie » dans le sens philo­sophique : Examen objectif d’une chose ou d’un fait.

Original pour deux raisons :

1° Le recueil est composé de bout en bout de sonnets irrationnels.

2° Ces sonnets qui peuvent être lus séparément sont comme les maillons d’une seule et même chaîne : Chaque pièce commence par le dernier vers de la précédente : « Prête-moi les soleils cachés dans ton royaume… ! » lit-on à la fin du premier sonnet. Le suivant qui commence par ce vers-même, se termine par : « Injustement, vers où diriges-tu mes pas ? », vers que l’on retrouve au début du troisième et ainsi de suite.

L’invention du sonnet irrationnel revient à Jacques Bens (1931- 2001), l’écrivain mathématicien co-fondateur de l’Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) qui eut l’idée de répartir les quatorze vers du sonnet traditionnel selon la valeur approximative du nombre (pi).

Ce type de sonnet comprend donc cinq séquences : (3+1+4 +1+5). Le vers isolé figurant après le tercet est repris soit intégralement soit légèrement modifié après le quatrain et tient lieu de refrain. La pièce finit par un quintil.

L’enchaînement se poursuit telle une batterie de ques­tions/réponses. L’auteur interroge puis fait allusion à la réponse et semble inviter le lecteur à participer, à inter­préter à sa façon, à formuler lui-même la réponse qu’il juge adéquate.

Si la forme avec ses rimes bien choisies, ses rythmes va­riés, ses mots triés sur le volet, ses structures soutenues, laisse entrevoir un poète hanté du souci de la perfection, un poète qui paraît hors de son siècle, qui affectionne le vers classique respectueux de la prosodie parnassienne qui voit que la beauté d’un texte réside dans l’harmonie de ses composants ; si le fond avec ses dialogues perti­nents entre l’Être Créateur et l’être créé ou entre celui-ci et ses frères humains, avec son bon sens et la clarté des idées qu’il véhicule, avec ses images éloquentes nous fait pénétrer dans le vaste univers du poète mariant théo­logie et spéculation philosophique ; ce recueil, et par la forme des poèmes qu’il regroupe et par leur fond, ouvre au lecteur le chemin de l’introspection où il peut donner libre cours à son penser pour cerner la Vie en général et sa propre vie en particulier.

L’être humain dont les deux bouts de son séjour sur terre sont le berceau et le tombeau s’est toujours interrogé sur sa condition, sur sa vie où se mêlent le clair et l’obscur.

Cet être dont le physique en tant qu’enveloppe englobe l’affectif que se partagent l’Amour et la Haine, l’intellec­tuel dont les éclats peuvent être aussi bien éblouissants et bénéfiques que ternes et nuisibles, le social cette trame des relations que peuvent consolider l’entente et l’intérêt commun mais que peut déchirer le moindre vent de la discorde, le spirituel dont l’essence demeure élévatrice tant qu’elle garde sa pureté ; cet être, disais-je, est perçu par notre poète comme une terre lointaine, j’allais dire inexplorée, à parcourir en long, en large, en profondeur pour essayer de la connaître.

Cet être qui, dès le premier vers, précise le but de sa créa­tion :

-« L’on m’a créé pour le sort affronter » dit-il ; doit aller de l’avant pour franchir les maints obstacles jalonnant son parcours.

-« Quand vais-je m’arrêter » s’interroge-t-il !

Il sait donc qu’il doit s’arrêter ; mais quand ? Où ? Comment ? Ques­tions qui ont longtemps préoccupé et préoccuperont toujours « l’être pensant ».

Se sentant perdu dans les ténèbres de la vie, il prie, il implore :

 

- « Prête-moi les soleils cachés dans ton royaume »

De la rencontre d’un frère en l’humanité, il ne retient qu’un seul mot : L’univers fou où nous évoluons tous s’emplit d’illusions, ne cesse de s’obscurcir. L’Humain court en quête de lumière :

-« M’offrir deux ou trois rais pour calmer mes chimères… ! » demande-t-il.

Puis, plus il va son chemin, plus grandit sa soif ; et pour­tant !

 

 

Il disait, « L’ennui veille, alors moi je circule,

Mauvais ou mieux, plus rien ne me détournera,

Mon sein va puis s’arrête où l’amour le stimule,

N’ayant vu dans la nuit de meilleure formule ;

Quand il en aura marre, un feu l’arrêtera ! »

 

Là, il parle de «l’ennui qui veille », par ailleurs il parle de la crainte qui persiste, de la solitude qui se «prolonge» même quand il n’est pas seul mais une pensée, née de son courage, ne le quitte jamais :

 

- « Je ne m’arrêterai que si la faux s’exalte

En me croquant le pied, mon pas court sur l’instant…! »

 

Et la scène continue, tant que continue la vie, avec à chaque acte d’autres personnages, dans d’autres décors pour d’autres questions dont les réponses à peine effleu­rées restent en suspens.

Pareil à l’oiseau auprès de son nid gazouillant, l’auteur traduit sa rage par une prière :

 

« J’ai deux becs à nourrir, rageait-il, déverrouille

Tes desseins, ils sont bons ! .................................»

 

Cet Homme qui n’est pas seulement de chair, voit en sa douce moitié une main tendue pour alléger le fardeau, un coeur qui bat pour adoucir la peine, une âme sereine qui aide à supporter le froid des jours moroses :

 

« Effaçant les soupirs de grande solitude

Par le rapprochement d’une similitude,

Dans un projet refleurissant leur étendard. »

Un peu plus plus loin, jaillit l’espoir :

« Et trouver en chemin de plus beaux horizons ! »

 

Des horizons qui s’ouvrent sur la nature dévoilant ses merveilles devant des yeux avides des grâces de l’aube comme des charmes du crépuscule, des yeux que toute saison ravit.

 

« Je me suis imprégné les yeux d’une saison

Pour adoucir l’aurore et la nuit d’un silence. »

 

Et vont les ans, laissant des amas de souvenirs pouvant servir de belle pâture à l’esprit :

 

« C’est ainsi que j’ai vu mes pensers s’amasser

À travers les saisons pour encor m’en repaître ! »

 

Le rideau se baisse sur un appel de la nuit invitant au (dernier) voyage à dos de nuage :

- À cet instant, la nuit me dira d’un soupir :

« Poète, allez, ton tour est venu, ton nuage

T’attend, ferme les yeux, viens chez nous t’assoupir,

Limpides sont nos ciels,.................................. »

Je vous laisse «prospecter « ce recueil, ce récit versifié de la vie sous tous ses faciès pour y découvrir moult ri­chesses.

 

 

Pour citer cette préface

Mohammed Zeïd, « Préface de Sonnets pour une autopsie », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/preface-de-sonnets-pour-une-autopsie.html/Url : 

 

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Parutions périodiques

 

Dernières parutions de la revue Poezibao

 

 

 

Sommaire

 


Dans la revue Sur Zone


(revue Sur Zone), n° 24, Oswald Egger, "Album Nihilum"  
 

 

Le Feuilleton


(feuilleton) "Terre inculte", par Pierre Vinclair, n°29. Fantôme 
 

 

Édition


(édition) Naissance d'une nouvelle maison d'édition, La Coopérative 
 

 

Anthologie permanente 


(anthologie permanente) Gérard Bayo (1936-) 


(anthologie permanente) Germont (1961-) 


(anthologie permanente) Marcel Migozzi (1936-)  
 

 

Notes de lecture


(note de lecture) Ariane Dreyfus, "Moi aussi", par Ludovic Degroote 


(note de lecture) Esther Tellermann, "Sous votre nom", par Christian Hubin 


(note de lecture) Gérard Cartier, "Le voyage de Bougainville", par Claude Ber 
 


Fiches bio-bibliographiques


(poètes) Gérard Bayo (1936-) 


(poètes) Germont (1961-) 
  

 

Et aussi 


(Agenda, liens, informations) Le Journal permanent de la poésie 


(Agenda, liens, informations) Le Journal permanent de la poésie 


 
[Poezibao a reçu] du samedi 7 novembre 2015 

 

 

 

Pour citer ces parutions

LPpdm, « Dernières parutions de la revue Poezibao », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/parutions-Poezibao.html /Url : 

 

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Poème

L'extrême en Drôme !

 

 

Khris Anthelme

 


Comment ne pas sentir monter un haut-le-cœur

Lorsque vous apprenez un fait inconcevable

Dépassant de loin toute horreur imaginable

Laissant au plus profond comme un vent de terreur ?


Si je dis père, il ne l'est plus, quelle fureur !

Pendre ses deux enfants est pis qu'abominable.

Quand je dis que le monde est fou je suis aimable

N'ayant vu d'autre mot, de signe mesureur !


Quand même en m'appliquant, me forçant à comprendre

Ce geste, je n'ai pu qu'un écœurement rendre

Tant est amphigourique un tel acharnement !


Était-ce la folie, une rage suprême,

Était-il sous le joug d'un endoctrinement,

Encore j'en suis coi, distancé par l'extrême !


20 novembre 2013

 

 

Pour citer ce poème

Khris Anthelme, « L'extrême en Drôme ! »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/10/poeme-de-khris-anthelme.html /Url : 

 

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Poèmes

 

Le septième tome de Poémitude en extraits

 

 

Khris Anthelme

Poèmes reproduits du 7ème tome de Poémitude ; Entre muse et plume,

avec l'aimable autorisation de l'auteur et des éditions Stellamaris

 

 

 

À ma muse

 


Jongler avec les mots, frôler la frénésie,
Remettre dans leurs gonds les soupirs ressassés,
Déplacer quelques maux par un verbe chassés,
Le soluté répond au nom de poésie.
N’y voyez nul miracle à la rime choisie,
N’ont de valeur que les seuls traits bien embrassés ;
Ni d’autre oracle au fil des vers cadenassés,
Qu’une douce chaleur de peine dessaisie ;
Moins encore d’honneur dans la masse fondu,
Ni de reconnaissance au mètre bien pondu,
J’en passe et des meilleurs, est plein mon répertoire !
Mais deviner sa muse avec un brin d’esprit,
Apporte un gisement plus fort que bourse et gloire,
Constatez, ce n’est moi, c’est elle qui l’écrit !

 

 

 

Mes respects, Muse !

 


Il faut bien vivre avec son temps disent certains ;
Tout a changé, tout va plus vite et tout progresse,
L’ère est au modernisme. Oui, mais la politesse
Avance à vilains traits, pour ouïr des « Putains »

 

À longueur de journée ; un mot qui ne caresse
En rien les faux tracas ou les mauvais potins.
La prévenance est enfouie et les catins
À faire ont mieux que de panser une détresse !

 

Enfant, notre parler était respectueux,
Qui se serait permis d’être délictueux ?
Craignant le pied au cul ou le grand coup de latte.

 

De jour en jour se perd le clair et bon Français,
Deviendrais-je vieux jeu ? C’est ce que je pensais !
Mais que nenni, ma Muse encor ma langue flatte !

 

 

 

Mouwachah à Lise

 

 (À Élisabeth)

 

 

Élisabeth, te souviens-tu de ce village

 

Où nous vivions, toi dans ta vie et moi tout près

Au moulin, cependant proches dans un bel âge

Mais trop loin sur nos seuils entourés par les prés ?

 

Nous fréquentions les mêmes bancs, la même église,

Sans le savoir vraiment, comme le temps est gourd !

Ont coûté nos saisons pour qu’enfin il se brise,

Et se remémorer un souvenir trop court

Perdu dans une gare, au fond d’une valise

Où se trouvaient les mots des instants aboutis ;

Mais c’est en relisant un poème de Lise,

Qu’un virus s’est posé sur des vers engloutis.

 

Oui, c’est toi, grande Dame, et mince est mon langage

Pour t’offrir un bouquet de vers cueillis auprès

De Muse, mais elle est douce en coloriage

Pour te dire ô combien mes traits sont diaprés.

Car grand fut le plaisir, sans autre convoitise

Que d’écrire un mémoire entre Nord et Sud, pour

Partager ces moments sur une verve acquise

Dans un lycée où la tiédeur faisait le jour.

 

 

 

Partez, ma muse !

 


Ma chère, je vous sers un triolet,
Avec bel espoir qu’il ne vous déplaise,
N’ayant de temps pour vous instruire un lai,
Ma chère, je vous sers un triolet.
Ne me dites surtout qu’il est trop laid,
Vous m’en trouveriez bien fort mal à l’aise,
Ma chère, je vous sers un triolet

Avec bel espoir qu’il ne vous déplaise !

 

 

Il est vrai, j’aurai pu, d’un virelai
Vous servir mon ardeur sur une braise,
Mais le moment fait défaut au délai,
Il est vrai, j’aurai pu, d’un virelai …
Mais ma plume hier soir m’interpellait,
Asséchée hélas de cette fournaise,
Il est vrai, j’aurai pu, d’un virelai
Vous servir mon ardeur sur une braise !

 

 

 

Pour citer ces poèmes

 Khris Anthelme, « À ma muse », « Mes respects, Muse ! »,  « Mouwachah à Lise (À Élisabeth) »« Partez, ma muse ! », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015. Url :  http://www.pandesmuses.fr/2015/11/extraits-poemitude-entre-muse-plume.html/Url :   

 

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Poème

 

L'automne féminin


 

 

François Térrog

    


Dans la beauté des nuits
Veille le bercement du jour
 
Jeune fille amoureuse
Jeune femme contentée
 
La douceur d'un plaisir
D'une pluie de sourire
 
Nymphe qui jouait gaiement
À
la fontaine oublieuse
 
L'améam jeunesse
Le désir d'être belle
 
Corps tourbillonnant

 À l'automne de l'eau
 
Un homme et une femme s'aimant
D'un avenir éternel
 
Et les feuilles de l'hêtre aux souvenirs du hiboux.

 

 

Pour citer ce poème

François Térrog, « L'automne féminin », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 11 novembre 2015.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/automne-feminin.html /Url : 

 

 

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