24 novembre 2023 5 24 /11 /novembre /2023 18:13

Événements poéféministes & poépolitiques | Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable | Expression poétique contemporaine & Revue Orientales | O | N°3 | Créations poétiques

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​​​S'en va vers l'infini

 

 

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Dina Sahyouni

 

 

 

Crédit photo : Pietro Liberi, « Allegory of peace and justice ​​​​​​», peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran du site Commons.

 

 

À toutes les filles et les femmes privées de leurs droits & libertés

À toutes celles qui ont été violentées & poussées au suicide dans les pays dits orientaux

 

 

 

S'en va vers l'infini

le soleil de ses yeux

et le pont fait de ses bric-à-brac

s'écroule au milieu du chemin

elle n'ira pas plus loin.


 

 

S'en va vers l'infini

le soleil de ses yeux

et Nout s'arque au loin

les étoiles la couvrent d'or

le rouge feu du ciel caresse ses cheveux.

 

©DS, 2 mars 2023

 

_______

 

Pour citer ce conte versifié, féministe & inédit 

 

Dina Sahyouni, « S'en va vers l'infini », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  Événements poéféministes & poépolitiques 2023 | « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 24 novembre 2023. URL.

http://www.pandesmuses.fr/lettredoctobre2023/orientalesno3/ds-senva

 

 

 

 

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24 novembre 2023 5 24 /11 /novembre /2023 11:59

N°15 | Poétiques automnales | Dossier majeur | Florilège | Astres & animaux

 

 

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Automne en Islande


 

 

 

 

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Poème & photographies de

 

Sarah Mostrel

 

Site : https://sarahmostrel.wordpress.com 

Facebook : www.facebook.com/sarah.mostrel

 

 

 

 

© Crédit photo : ©Sarah Mostrel, nature morte d’Islande , figure symbolique no 1.

 


 

 

 

À mon père

 

 

Et soudain un arc-en-ciel

Malgré le fatidique

Et soudain un soleil

Pourtant je tremble

 

 

© Crédit photo : ©Sarah Mostrel, nature morte d’Islande , figure symbolique no 2.

 

 

Des fresques inédites

Au milieu des nuages

Glissent jusqu’aux geysers

Brouillent mon silence

 


D’incroyables étendues

Me font face, provoquantes

D’inattendus glaciers

Planent sur le sable

 

 

© Crédit photo : ©Sarah Mostrel, nature morte d’Islande , figure symbolique no 3.

 

 

 

Les aurores polaires

Tourbillonnent en étoiles

Avec elles, je m’enfuis

En mensonge certain


 

Car le bleu et le rouge et le vert en cascade

Images de l’avant à jamais entachées

Ne sont que paravent à la peine immense

À la fin inacceptable.

 

 

© Crédit photo : ©Sarah Mostrel, nature morte d’Islande , figure symbolique no 4.

 

 

©Sarah Mostrel, tous droits réservés.

 

 

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Pour citer ces images & poème inédits​​​​

 

Sarah Mostrel (poème & photographies), « Automne en Islande », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », volume 1, mis en ligne le 24 novembre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/no15/sm-automneenislande

 

 

 

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24 novembre 2023 5 24 /11 /novembre /2023 11:42

N°15 | Poétiques automnales | Dossier majeur | Florilège | Astres & animaux

 

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Automne atone


 

 

 

 

​​

Poème & peinture de

 

Sarah Mostrel

 

Site : https://sarahmostrel.wordpress.com 

Facebook : www.facebook.com/sarah.mostrel

 

 

 

© Crédit photo : ©Sarah Mostrel, « Automne atone », nature morte, peinture symbolique, huile sur toile.

 

 

 

Automne atone

Je reste sans voix

Sans voie, sans vue

L’esprit à nu


 

Les feuilles orange

verte, rouge, jaune

À l’aspect fou

Aux effets roux


 

Deviennent floues

Mon regard se tait

Ma douleur est si grande

Mon cœur se trouble

 

 

Le froid est sec 

Des larmes tombent 

La pluie embrume

Le sol démuni

 

 

©Sarah Mostrel, tous droits réservés.

 

 

***

 

Pour citer ces poème & toile inédits​​​​

 

Sarah Mostrel (poème & peinture), « Automne atone », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », volume 1, mis en ligne le 24 novembre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/no15/sm-automneatone

 

 

 

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23 novembre 2023 4 23 /11 /novembre /2023 17:50

Événements poéféministes & poépolitiques | Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable  | Expression poétique contemporaine

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​​​8 ans déjà

 

 

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Evelyne Charasse​

 

 

 

Crédit photo : Louis Counet, « Allégorie de la Paix » de 1719, peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran du site Commons.

 

8 ans déjà

de rires figés

sourires estropiés 

8 ans déjà

les monstres 

toujours là

et notre innocente

soif de vie aussi

on n'oublie pas 

on ne peut pas 

 

© Evelyne Charasse, #Bataclan  #13novembre

 

***

 

 

Pour citer ce poème élégiaque en hommage aux victimes du Bataclan & inédit​​​​​ 

 

Evelyne Charasse, « 8 ans déjà », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes & poépolitiques 2023 | « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable », mis en ligne le 23 novembre 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/lettredoctobre2023/evelynecharasse-8ansdeja


 

 

 

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22 novembre 2023 3 22 /11 /novembre /2023 17:54

N°15 | Poétiques automnales | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages | Revue des métiers du livre

 

 

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Les bouquinistes parisiens

 

 

Ad Æternam

 

 

 

 

 

​

Tribune par

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète & artiste

 

Photographies par

 

Élisabeth Bouillot-Saha

 

Photographe

 

 

© Crédit photo : Mustapha Saha chez les bouquinistes des quais de Seine,  image par Élisabeth Bouillot-Saha, septembre 2023.

 

Paris. Vendredi, 18 août 2023. Je reçois la pétition suivante que je m’empresse de signer. « Avec l’arrivée des jeux olympiques, les bouquinistes des quais de la Seine sont directement mis en danger. Il est prévu un démontage total des boîtes qui sont le seul emploi et la seule source de revenus de ces libraires à ciel ouvert sans garanties de remontages et de restaurations. Il est difficile d’imaginer les quais de la Seine sans bouquinistes, ça revient à détruire l’âme de  Paris ». Je me rends sur place. Je discute avec plusieurs bouquinistes. Ils me paraissent à la fois déterminés et sidérés. L’inconcevable leur tombe sur la tête. Jérôme Callais, président de l’association culturelle des bouquinistes de Paris,  me dit : « La mairie nous utilise comme argument touristique. Et là, elle nous chasse d’une tapette comme des mouches sur le gâteau ». Alain Greppo, bouquiniste depuis trente ans : « Les amateurs de livres se font rares. Les touristes prennent des photos et passent leur chemin. Certains achètent des souvenirs, des porte-clefs, des cadenas d’amoureux, des gadgets tricolores. Nous sommes folklorisés, ringardisés. Des projets de réaménagement se trament dans notre dos ». Il est loin le temps où Gérard de Nerval écrivait : « Il est impossible, pour un parisien, de résister au désir de feuilleter de vieux ouvrages étalés par un bouquiniste » (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854). Les Jeux olympiques abrogent l’histoire. Les cérémonies d’ouverture et de clôture se dérouleront sur la Seine. Un événement sous haute surveillance. Des berges détergées, aseptisées, astiquées. Le sécuritarisme justifie le culturicide. L’actualité pèse de toute son insignifiance. Le pouvoir  policier n’a cure des manifestations populaires. 

 

 

© Crédit photo : Mustapha Saha et Jérôme Callais, président de l’Association culturelle des bouquinistes de Paris, image no 2 par Élisabeth Bouillot-Saha, septembre 2023.

 

 

 

Les deux-cent-trente bouquinistes parisiens tiennent en permanence la plus grande librairie à ciel ouvert du monde. Trois-cent-mille livres. C’est là que je déniche depuis toujours des introuvables. C’est là que je me rendais rituellement avec Edmond Amran El Maleh et Haïm Zafrani. « Ici  s’échouent les trésors coloniaux répudiés » me susurre le savant auquel j’ai consacré mon livre Haïm Zafrani, Penseur de la diversité. La bouquinerie remonte loin, aux colporteurs d’incunables et d’imprimés au seizième siècle. Le mot français bouquin, boucquain, dérivé du néerlandais bœc signifiant livre, s’atteste dès le quinzième siècle. « Bouquiniste, on appelle ainsi un homme qui arpente tous les coins de Paris, pour déterrer les vieux livres et les ouvrages rares, et celui qui les vend. Le bouquiniste visite les quais, les petites échoppes, tous ceux qui étalent des brochures.  Il en remue les piles à terre. Il s’attache aux volumes les plus poudreux, qui ont la physionomie antique. Ce n’est que de cette manière que l’on trouve à bas prix les ouvrages les plus curieux. » (Louis-Sébastien Mercier, Tableau de Paris, 1782, douze volumes, réédité par Le Mercure de France en deux tomes, 1994). Les bouquinistes d’aujourd’hui sont, pour une bonne partie, des personnages insolites, des professeurs à la retraite, « Il n’y a qu’une retraite, c’est la mort » me dit l’un d’eux, d’anciens libraires ruinés, des bibliophiles, un marketeur revenu des publicités aliénantes, un ancien maoïste désenchanté, un contrebassiste classique lassé des salles de concert.  « Quand le dernier vieux bouquiniste, connaissant à fond son métier, qui vendait des livres anciens et épuisés, et pas seulement des livres d'occasion, aura disparu, l'âme des quais parisiens  aura quitté ces lieux de promenades littéraires, artistiques, et surtout de rêveries philosophiques » (Louis Lanoizelee, Souvenirs d’un bouquiniste, éditions L’Âge d’homme, 1978).

La Ville de Paris est propriétaire des emplacements. Elle délivre des autorisations d’occupation exemptées de loyer. Les concessions de huit mètres peuvent accueillir quatre boîtes d’égale dimension. Le bouquiniste s’engage à ouvrir au moins quatre jours par semaine sauf intempéries, et à ne faire commerce que de livres d’occasion, de vieux papiers, de gravures, d’estampes. Une boîte sur quatre peut être consacrée à la brocante de monnaies, de médailles, de cartes postales. Avec le développement de l’imprimerie au quartier latin, les vendeurs sanglés d’une boîte autour du cou et les estaleurs écument les quais de la Seine. La vente à la sauvette favorise la diffusion de pamphlets politiques, de gazettes interdites, de littératures subversives. En 1577, un décret royal traite les colporteurs de larrons et de receleurs. Le Pont Neuf, inauguré en 1606, devient le marché des bouquinistes. En 1649, un arrêté municipal interdit les boutiques portatives et les étalages sauvages. Les bouquinistes doivent se soumettre à des agréments dûment délivrés. La première définition du mot bouquiniste se trouve dans le Dictionnaire universel du commerce de Jacques Savary des Brûlons (1657-1716), inspecteur général de la Douane sous Louis XIV, paru à titre posthume en 1723 : « Les bouquinistes, pauvres libraires qui n’ayant pas les moyens de tenir boutique ni de vendre du neuf, étalent de vieux livres sur le Pont Neuf, le long des quais et en quelques autres endroits de la ville ». Le terme bouquiniste se retrouve en 1752 dans le Dictionnaire de Trévoux, ouvrage historique, condensant les encyclopédies françaises du dix-septième siècle, composé par les jésuites en réaction à l’effervescence intellectuelle des protestants : « Bouquiniste, nom masculin et féminin, se dit des vendeurs de vieux livres, de bouquins, veterum librorum propola. Les quais de la Seine à Paris sont pleins de bouquinistes. Bouquinistes se dit encore de ceux qui lisent de vieux livres, veterum librorum lector ». Voilà pour la légitimation historique. Le Dictionnaire de l’Académie française consacre, en 1762, le mot bouquiniste avec une remarquable platitude : « Bouquiniste, celui qui vend ou achète de vieux livres, des bouquins ». 

 

 

© Crédit photo : Mustapha Saha & Alain Greppo, bouquiniste depuis trente ans. image no 3 par Élisabeth Bouillot-Saha, septembre 2023.

 

 

Le Pont Neuf, inauguré en 1607, est le plus ancien des ponts parisiens, le premier permettant de passer directement d’une rive à l’autre, un pont sans habitations, pourvu de trottoirs protégeant les passants des charrettes. Des marchands ambulants, des tondeurs de chiens, des loueurs de parasols, des arracheurs de dents, des saltimbanques, des jongleurs, des bouffons, des charlatans de tous poils s’y installent. Des bouquinistes y prennent quartier jusqu’à ce qu’ils en soient expulsés en 1819. Sont principalement visés les pamphlets, les mazarinades, les gazettes subversives dont ils sont diffuseurs. Les bouquinistes sont menacés de confiscation de leur marchandise au profit du dénonciateur et de châtiment de leur personne par l’autorité policière.  Une autre ordonnance royale de 1649 confirme l’interdiction. Mais, les étalagistes peuvent compter sur la solidarité des gens de lettres. Les ordonnances successives restent sans effets. Quand, en 1866, le Baron Haussmann veut chasser les bouquinistes pour rétablir les quais dans la pureté de leurs lignes, l’écrivain Paul Lacroix, surnommé le bibliophile Jacob, intercède avec succès en leur faveur auprès de Napoléon III.

Pendant la Révolution française, les libraires ambulants récupèrent les bibliothèques pillées de l’aristocratie et du clergé. Sous le Premier Empire, les bouquinistes obtiennent un statut administratif qui les assimile aux commerçants de la ville. En 1859, sous le Second Empire, un règlement spécifique délivre les premières concessions. Ils obtiennent chacun dix mètres de parapet contre le versement d’une patente et d’un droit annuel de tolérance. Ils ont une autorisation d’ouverture du lever au coucher du soleil. Ils doivent remballer leurs produits à la fin de la journée et ne rien laisser sur place. En 1891, un arrêté municipal permet le stockage  pendant la nuit. En 1900, la mairie impose la couleur vert wagon pour les boîtes, assimilées au mobilier urbain. Sur le blason du bouquiniste, le lézard en quête de soleil pour pouvoir écouler ses livres lorgne sur la noble profession de libraire à laquelle s’accorde le privilège de porter l’épée.

 

© Mustapha Saha

 

 

***

 

Pour citer cette tribune  inédite

 

Mustapha Saha, « Les bouquinistes parisiens Ad Æternam », photographies par Élisabeth Bouillot-Saha, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », volume 1, mis en ligne le 22 novembre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/no15/ms-lesbouquinistesparisiens

 

 

 

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