29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 16:02

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Bémols artistiques | Revue culturelle des continents 

 

 

 

 

 

 

Garden-Party, des fleurs plein les yeux & le cœur au Musée Würth à Erstein

 

 

 

 

 

 

Texte de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, cet ensemble rassemble diverses toiles de fleurs dont les fleurs d'artichaut de Bernard Buffet dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

« Laissons parler les fleurs », nous conseille Christoph Becker et c’est bien cette parole muette et universelle qui nous porte et nous emporte au-delà des mots dans la découverte des œuvres de la collection Reinhold et Carmen Würth qui est mise en lumière du 20e siècle à nos jours dans cette nouvelle exposition.

 

 

Dans le musée devenu jardin pour quelques mois, l’œuvre de l’artiste hollandais Herman De Vries, déjà montrée à la Biennale de Venise en 2015, se présente sous la forme d’un immense « herbier » avec ses 123 feuilles A4 où végétaux, coquillages, plumes, épines invitent à se reconnecter à la nature tout en offrant un nouveau regard sur le principe de l’accumulation qui fait songer aux trésors collectés par les enfants. Mais cette œuvre monumentale évoque également la lagune de Venise, son histoire y transparaît dans les fragments de filets ou de débris de verre poli de Murano, des hameçons ou cuillères utilisés pour la pêche...La lagune est mise en scène dans une « archéologie poétique », commente Estelle Zech, commissaire et scénographe de l’exposition et d’ajouter que «  les problématiques climatiques et écologiques sont également de mise. »

 

 

 © Crédit photo : Claude Menninger, des œuvres de Marc Quinn, sculptures & la femme-fleur, ainsi que les nymphéas d'Alex Katz dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

Les sculptures florales de Marc Quinn en bronze chromé mêlent le corps humain au végétal dans un continuum où un crâne sert de terreau à la plante qui s’en nourrit. Des fruits, des insectes animent ces vanités qui renvoient l’humain à son échéance inéluctable. Les peintures de Marc Quinn nous donnent à voir des fleurs qui béent tels des sexes offerts, des fraises symbolisent ce désir irrépressible qui  traverse et donne sa couleur à la vie. Les lithographies de Paul Wunderlich nous délivrent une poésie vénéneuse qui s’instille dans ses orchidées. Mais le plus fascinant reste cette œuvre de Marc Quinn où, couchée sur de la viande crue, une femme-fleur tisse le lien entre la vie et la mort, autrement dit, illustre le cycle de la vie.

 

 

Alex Katz, dans son hommage à Monet, nous octroie un instant figé en peignant la surface immobile d’un étang dans une esthétique japonisante qui confine à l’abstraction, ses boutons d’or nous immergent dans un bain de lumière pure... Salomé, dans le même esprit, ouvre les 365 petites fenêtres, comme pour un calendrier, sur l’inflorescence chatoyante de dizaines de nénuphars.

Plusieurs vidéos proposent des films d’animation sur la thématique des jardins, l’une d’elle met en images la très délicate branche de cerisier. Azumo Makoto, qui fut fleuriste sur un marché au Japon, radiographie les fleurs en jouant avec la lumière qui les éclaire de l’intérieur, ses compositions florales resplendissent et nous invitent parfois à méditer sur le système racinaire des plantes.

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « L’herbier d’Herman De Vries » dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

À l’étage, le jardin peint par Max Liebermann, dans son propre jardin à Wannsee, tient du conte de fées avec ses touches impressionnistes. Ce lieu idyllique est devenu le sujet de plus de 200 tableaux et fait ainsi partie intégrante de son œuvre. Gabriele Münter peint des toiles sur carton, on se plaît à observer un canard en bois devant un vase de fleurs exubérantes, Johannes Itten déroule l’illusion optique des quatre saisons dont on retrouve les tonalités chromatiques hivernales, automnales, printanières et celles, flamboyantes, de l’été.

En progressant dans l’exposition, savamment agencée, on s’aperçoit que la vraie nature s’incarne dans des jardins fantasmés par les artistes. Nicole Blanchet, musicienne, peintre et chanteuse, lacère ses toiles où herbes hautes et roseaux composent une symphonie étrange bleue et verte. Derrière l’apparente douceur, la violence témoigne peut-être d’une nature tourmentée et blessée…

 

Une gigantesque toile retient le regard par son incommensurable et irradiante beauté, on songe bien évidemment à Klimt dans cet hommage que lui rend Gunter Damisch. Sur fond jaune, on admire des myriades de fleurs, en s’approchant, ce sont des agrégats de microcosmes que l’on reconnaît, ils évoquent des cellules aux origines de la vie terrestre.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, ensemble avec au premier plan une sculpture de Donald Baechler, des tableaux de Nicole Blanchet & la toile de Gunter Damisch (en hommage à Klimt) dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.


 

Signalons encore les magnifiques fleurs violines stylisées d’artichaut de Bernard Buffet, les somptueux bouquets d’Emil Nolde, les éblouissantes fleurs obtenues par grattage de Jean Fautrier, les fleurs luminescentes d’argousier de Gunter Grass ou encore les splendides natures mortes aux hyacinthes et anémones de Victor Bauer, sans oublier ses pois de senteur et chèvrefeuille dont on pressent les  divines exhalaisons. Rêvons devant les œuvres de Saeko Tagaki qui nous plongent littéralement dans une flore où nagent des poissons exotiques. Quant aux illustrations botaniques de Jan Peter Tripp, elles exercent sur nous un charme envoûtant, ineffable et intemporel.

 

Les deux étages parcourus dans les allées de cette exposition, on a envie de retourner sur nos pas,

tant l’appel des fleurs est prégnant car ces dernières touchent en nous notre âme végétale enfouie dans notre inconscient collectif et qui ne demande qu’à s’épanouir…

Pour ce faire, rien de tel que de poursuivre notre cheminement dans les allées du parc de cinq hectares en quête de notre jardin intérieur car rappelons-nous l’étymologie du vocable « fleur », soit flos, floris qui nous invite à appréhender « la partie la plus fine des choses », celle de notre être intime mais aussi à renouer avec nos racines végétales.

 

© Crédit photo : Peinture de nature morte par Nicole Blanchet dans l’exposition « Garden-Party au Musée Würth à Erstein », juillet 2025.

 

 

Un catalogue richement illustré offre un supplément d’âme à cette exposition à voir et revoir pour s’octroyer des parenthèses enchantées et retenir, comme dans un herbier, les bouquets de lumière de cette merveilleuse exposition.

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

Cette exposition splendide et exceptionnelle abrite des merveilles artistiques à découvrir !

 

Exposition à voir jusqu’au 4 janvier 2026

ZI. Ouest rue Georges Besse à Erstein

Entrée libre tous les jours pour tous

Du mardi au samedi de 10H à 17H

Dimanche de 10H à 18H

Visites guidées tous les dimanches à 14H30

www.musee-wurth.fr

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Pour citer ce bémol artistique inédit & illustré

 

Françoise Urban-Menninger, « Garden-Party, des fleurs plein les yeux et le cœur au Musée Würth à Erstein » avec des photographies par Claude Menninger Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-gardenparty

 

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 13:29

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet  | Critique & Réception | Dossier | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Critiques poétiques & artistiques 

 

 

 

 

 

 

 


Georgia Makhlouf, lauréate du Prix Méditerranée & finaliste du Prix de la littérature arabe 2025

 

 

 

 

 

Article par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du roman « Pays amer », de la romancière Georgia Makhlouf, paru en janvier 2025 aux Presses de la Cité. Capture d’écran de l’image de la page Facebook de l'autrice.

 

 

Georgia Makhlouf, une voix majeure de la littérature francophone contemporaine, s’est imposée au fil des années comme une figure incontournable entre Paris et Beyrouth. Écrivaine, critique littéraire et journaliste, elle collabore régulièrement avec L’Orient Littéraire et publie une œuvre exigeante qui mêle engagement, mémoire et écriture sensible. Lauréate de plusieurs prix, elle a été récompensée dès son premier roman « Les Absents » par le prix Léopold Sédar Senghor et le prix Ulysse, puis par d’autres distinctions telles que le prix France-Liban ou le prix Phénix. Ses textes abordent souvent des thèmes liés à l’identité, à la condition féminine, au Liban contemporain et à la mémoire collective, dans un style à la fois clair et poétique.

 

 

Son dernier roman, « Pays amer », publié en janvier 2025 aux Presses de la Cité, confirme cette trajectoire littéraire remarquable. Il s’agit d’un récit croisé entre deux femmes photographes libanaises, séparées par près d’un siècle, mais réunies par leur passion de l’image et leur désir d’émancipation. D’un côté, Marie Karam, inspirée de la véritable pionnière Marie el-Khazen, brise les normes sociales dans le Liban des années 1920, en photographiant des femmes habillées en hommes, ce qui lui vaudra l’hostilité des siens, l’isolement, puis l’oubli. De l’autre, Mona, photographe contemporaine installée à Beyrouth, découvre par hasard le journal intime et les archives de Marie. Ce contact bouleversant avec une voix du passé éveille en elle une réflexion sur sa propre vie, sur son rapport à l’art, à la liberté, à la société libanaise en crise.

 

 

« Pays amer » explore ainsi des thématiques puissantes, au cœur des préoccupations de Georgia Makhlouf : la mémoire oubliée des femmes, l’acte artistique comme forme de résistance, et l’héritage transgénérationnel dans les sociétés patriarcales. À travers la photographie – qui devient dans ce roman un langage visuel de l’insoumission –, l’autrice interroge la place des femmes dans l’espace public, leur visibilité, mais aussi le poids du silence qui pèse sur leurs parcours. Le roman se lit à la fois comme un hommage à ces pionnières effacées de l’histoire, et comme une invitation à relire le Liban à travers le prisme du féminin.

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la romancière Georgia Makhlouf. Capture d’écran de l’image de la page Facebook de l'autrice.

 

 

La qualité littéraire de ce roman a été saluée par la critique et reconnue par des jurys prestigieux. « Pays amer » a obtenu le premier « Prix Méditerranée des lecteurs », décerné par les bibliothèques de Perpignan, qui distingue un ouvrage en langue française mettant à l’honneur les cultures méditerranéennes. Ce prix vient confirmer l’ancrage territorial et symbolique de l’œuvre de Georgia Makhlouf. Par ailleurs, elle figure parmi les finalistes du Prix de la littérature arabe 2025, organisé par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du Monde Arabe, qui met en lumière des écrivains du monde arabe s’exprimant en français ou traduits en français. Cette double reconnaissance montre à quel point « Pays amer » touche, par-delà les frontières, par la force de son propos, son engagement féministe et sa beauté formelle.

 

L’écriture de Georgia Makhlouf, dans ce roman comme dans ses œuvres précédentes, se distingue par sa finesse, sa sensualité et sa capacité à entrelacer la petite histoire avec la grande. Elle mêle habilement les registres de la fiction, de l’essai et du témoignage, pour offrir une fresque à la fois intime et universelle. Loin d’un didactisme pesant, « Pays amer » émeut, instruit et interroge, en donnant la parole à des femmes qui ont choisi de voir, de montrer et de ne pas se taire. En cela, ce roman s’inscrit pleinement dans une littérature du réveil et de la transmission, et réaffirme la puissance du roman comme acte de mémoire.

 

En somme, « Pays amer » est une œuvre à la fois littéraire, historique et engagée, portée par une voix féminine forte qui réhabilite d’autres voix étouffées par le temps.

À travers ce texte lumineux, Georgia Makhlouf rend hommage à celles qui ont osé défier les normes et invite ses lecteurs et lectrices à regarder autrement leur héritage, leur langue et leur société. Ce roman confirme la stature de son autrice, désormais incontournable dans le paysage littéraire francophone et méditerranéen.



 

© Hanen Marouani

 

Lien vers les finalistes du Prix de la littérature arabe 2025 :

Huit titres en lice pour le prix de la littérature arabe 2025 - Livres Hebdo

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Pour citer cet article illustré & inédit

 

Hanen Marouani, « Georgia Makhlouf, lauréate du Prix Méditerranée et finaliste du Prix de la littérature arabe 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-gm-paysamer

 

 

 

 

 

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24 juillet 2025 4 24 /07 /juillet /2025 17:24

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Entretiens poétiques, artistiques  & féministes | Dossier | Articles & témoignages | Poésie & littérature pour la jeunesse & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Entretiens

 

 

 

 

 

 

 

 

Aïda Hamza :  « La vie est un combat. La poésie rend la lutte plus belle. »

 

 

 

 

 

 

Entretien avec une créatrice par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poétesse Aïda Hamza : lors d’une séance de dédicace.

 

 

Contexte

 

C’est dans le cadre d’un atelier d’écriture animé par Alain Mabanckou, à Tunis, qu’Aïda Hamza s’est révélée au public présent par la force singulière de ses poèmes. Des échanges spontanés, menés à la fois sur place et à distance, ont progressivement permis d’approfondir les lignes de force de son univers poétique. L’entretien qui suit est le fruit de ce dialogue continu, mené jusqu’en février 2025.

 

 

Entrevue

 

Hanen MAROUANI. Pouvez-vous nous parler de votre parcours en tant que poétesse et écrivaine ? Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire ?

 

Aida HAMZA. En fait mon histoire est assez particulière, comme peuvent l’être toutes les histoires. J’ai toujours eu un goût pour les lettres françaises, j’ai fait des études commerciales à l’IHEC Carthage à Tunis et j’ai intégré le secteur bancaire. Je n’ai pas vraiment réussi à m’intégrer dans ce nouvel univers, même si mes études supérieures me destinaient à cela. J’ai ressenti alors fortement le besoin de respirer, de me trouver un autre poumon, et je l’ai trouvé dans l’écriture. Chaque jour, entre ces murs trop blancs, et ces bureaux bien alignés, dans cet univers froid, je prenais une feuille blanche et j’écrivais des pensées, des réflexions. Ces quelques lignes me suffisaient pour exister.

Au bout d’un moment, les feuilles s’entassaient et je ne savais pas que cela serait le début de mon parcours de poète, d’auteur. Un jour, j’ai vu un appel dans le journal pour faire partie de l’anthologie des femmes poètes francophones. Il fallait envoyer 45 poèmes. À cette époque, je n’avais à mon actif que deux ou trois poèmes, un peu comme tous les amateurs de poésie, il me semblait. Je me suis attelée à la tâche, sans réfléchir, et pendant trois jours, j’ai écrit 45 poèmes à la file, sans reprendre ma respiration. En fait, tout était déjà mûr en moi. Il n’y avait pas de ciel bleu, ni d’oiseaux, ni de paysage romantique autour de moi pour écrire. Tout le bleu du ciel était en moi : « je n’aime pas fermer les fenêtres, le bleu du ciel est dans mon être ». 

 

J’ai été acceptée et j’ai fait partie de l’anthologie des femmes poètes francophones tunisiennes, et cela a été le début de ma carrière littéraire et de mon parcours de poète. J’avais besoin d’exister quelque part, de prendre pied dans un univers où j’avais de la difficulté à trouver ma place, et la poésie a été mon tapis magique, « mes ailes de géant ». Depuis, je n’ai pas arrêté d’essayer de nouveaux genres d’écriture : poésie, slam, conte pour enfants, roman, nouvelles, et même scénarios de bandes dessinées.


 

H.M. Quelles thématiques ou sujets vous inspirent le plus dans votre écriture ?

 

A.H.  Ce qui m’inspire le plus, c’est notre lien avec la nature, le cosmos, l’amour. Les mots me fascinent et font partie de mes sujets de prédilection. Transformer une histoire vraie, des émotions, une joie profonde ou une douleur, en roman ou en poésie. Je n’ai pas de sujets particuliers. J’écris quand je suis touchée, quand j’ai besoin d’avancer dans la vie. L’écriture nous permet de mieux nous comprendre aussi et d’avancer vers l’autre.Certaines personnes ont du mal à croire dans le pouvoir des mots, et pourtant les mots nous donnent un pouvoir. C’est la magie de l’écriture.

 

H.M. Comment décririez-vous votre style littéraire et quelles influences ont façonné votre voix en tant qu'écrivaine ?

 

A.H. Je fais de la prose, des vers libres. J’aime me sentir libre dans mon écriture et pousser les mots à enfanter des images. J'ai beaucoup lu depuis que je suis toute petite. J’étais souvent plongée dans les livres, à tel point que mon père ne croyait pas que je lisais tout cela. Il me disait : « Mais tu les avales les livres, ce n’est pas possible ! ». Je lisais les livres qu’achetaient mes amies, avant même qu’elles ne les ouvrent. Je lisais en français, tout y est passé : bibliothèque rose, bibliothèque verte, livres de poche, Pearl Buck, les sagas, Marcel Pagnol, les bandes dessinées : Bleck le roc, Zembla, les romans photos… Tout était bon à lire et à m’emporter dans d’autres univers.


 

H.M. Avez-vous des collaborations avec d'autres artistes ou écrivains ? Si oui, pouvez-vous nous en parler ? 

 

A.H. Oui, j’ai vécu des collaborations avec des artistes. Par exemple, j’ai eu une expérience avec une dessinatrice pour illustrer un de mes contes pour enfants. C’était très enrichissant parce que je voulais contribuer à donner vie, par le dessin, au personnage que j’avais créé. Nous avons discuté ensemble, sans entraver sa liberté de création, et elle a respecté mes idées. C’était une fille intelligente qui a pris avec moi le risque de réaliser cette œuvre, alors que nous n’avions encore ni éditeur, ni argent.

 

Ce conte, "Mahbouba la coccinelle gourmande", parle de la vie des insectes dans la forêt. Il a eu un grand succès auprès des écoles, car la protection de l’environnement faisait partie de leur programme. Les instituteurs et institutrices en ont fait une pièce de théâtre avec leurs élèves et l’ont présentée à des concours. C’était extraordinaire et valorisant de voir ce que les enfants ont fait de mon histoire et de voir mon conte vivre de cette manière. J’ai vécu une autre expérience quand j’ai écrit des scénarios de bande dessinée, en collaboration avec des dessinateurs. C’était aussi formidable de voir mon personnage prendre forme, avoir un visage, un caractère. J’ai essayé récemment d’écrire un livre à quatre mains, avec un ami qui n’est pas écrivain, mais il était très intéressé par l’aventure. Je voulais vivre une nouvelle expérience d’écriture et c’était enrichissant, car l’écrit dévoile ce que ne peut dire la parole parfois. Pour le moment, nous ne dépassons pas les quinze pages, ce qui me fait un peu douter de son engagement et me conforte dans l’idée que l’engagement est le principal moteur de toute œuvre.


 

H.M. Quels sont les projets littéraires sur lesquels vous travaillez actuellement ou que vous avez récemment achevés ?

 

A.H. J’ai publié récemment un récit qui relate le parcours de ma mère de 1930 à 2020, traversant les époques de la colonisation française, l’indépendance de la Tunisie avec notre premier président, puis la dictature et la révolution. J’achève actuellement un recueil de poésies, car cela faisait longtemps que cette œuvre n’arrivait pas à voir le jour, du moment que les poésies sont volatiles et qu’elles se fixent difficilement quelque part. J’ai aussi l’intention de faire paraître un recueil de nouvelles que j’ai écrit avec ma mère, de son vivant. J’aimerais bien mettre mes poésies en musique aussi.

 

 

© Crédit photo : Distinctions & œuvres de l’autrice Aïda Hamza (conteuse, écrivaine, poétesse...), image no 1.

 

 

H.M. Avez-vous reçu des prix ou des distinctions pour votre travail ? Comment cela a-t-il influencé votre carrière ?

 

A.H. Oui, j’ai reçu quelques distinctions pour mon travail :

— Conte : « Mahbouba la coccinelle gourmande », publié chez MC Édition.

— Premier prix de Slam Tunis scène libre, avec l’association Accro, avec « Slamer c’est aimer ». —

Mention spéciale du jury pour le concours de films « Écrire pour l’écran ».

Les prix valorisent notre travail et nous apportent de la satisfaction. C’est une forme de reconnaissance que j’ai souvent cherchée, mais ils ne nous encouragent pas spécialement à travailler plus.


 

H.M. Quelles sont les œuvres littéraires qui vous ont le plus marquée et qui ont influencé votre écriture ?

 

A.H. Tout ce que j’ai lu ou dévoré depuis mon jeune âge a contribué à faire la personne que je suis aujourd’hui. On a toujours besoin d’une part de rêve. Parmi les livres qui m’ont marquée, depuis les livres pour enfants : « La petite fille aux oiseaux », et des romans comme « La mère » de Pearl Buck, « La couleur pourpre » de Steven Spielberg, et plus récemment « Tant que le café est encore chaud » d’un auteur japonais. J’apprécie les écrivains qui ont de la rigueur dans l’écriture, la beauté des images, et une immense sensibilité. J’apprécie les poètes comme Nizar Kabbani, Mahmoud Darwich, Paul Eluard, Louis Aragon, Victor Hugo, Charles Baudelaire. Puis plus actuel, j’apprécie les slameurs comme Grand Corps Malade et Anis Chouchène, slameur au verbe fort en arabe littéraire.

 

H.M. Comment percevez-vous la scène littéraire tunisienne et francophone actuelle ? Y a-t-il des écrivains ou poètes que vous admirez particulièrement ?

 

A.H. La scène littéraire tunisienne francophone évolue et de plus en plus de livres en langue française sont publiés, ainsi que des prix pour récompenser les œuvres, ce qui est encourageant. Beaucoup d’auteurs se sont affirmés dans ce domaine. Toutefois, publier en Tunisie n’est pas une œuvre facile, même pour des auteurs confirmés. Il faut vraiment croire en soi et être persévérant pour se frayer un chemin. À mon avis, les organismes qui sont censés représenter la francophonie en Tunisie ne font pas grand-chose dans ce sens (ex : organisation de concours littéraires ou organisation d’événements).  Au niveau de la distribution et médiatisation des livres, il y a une faiblesse et les auteurs ne sont pas assez reconnus et encouragés. Il y a des événements littéraires qui sont presque des cercles fermés, je n’ai vu personne faire des appels à candidature pour la poésie par exemple. Mais souvent, comme dans presque tous les domaines, il y a une liste d’auteurs connus, souvent étrangers, qui sont invités, pour ne prendre aucun risque.

 

Quant à moi, j’aime les spectacles de rue et j’aime aussi que l’art soit à la portée de tous. À part l’histoire, j’aime trouver un style d’écriture et de l’humilité. Je viens de découvrir Wafa Ghorbel et je suis en train de lire son livre "Fleurir". J’apprécie son niveau d’expression. J’ai une estime particulière pour les écrivains qui ouvrent la porte et créent un espace pour des auteurs, par exemple Ridha Bourkhis, universitaire, écrivain, qui fait beaucoup pour la littérature féminine francophone tunisienne, pour la mettre en valeur et la faire connaître. Des pages sur les réseaux sociaux, des revues comme la vôtre aussi, valorisent les écrits et je les en remercie. La scène littéraire francophone tunisienne évoluera quand une réflexion et un effort communs seront initiés dans ce sens. L’union fait la force et la volonté aussi.


 

H.M. Quelles sont vos aspirations pour l'avenir en tant qu'écrivaine ? Y a-t-il des thèmes ou des genres que vous aimeriez explorer davantage ?

 

A.H. Mes aspirations : continuer à écrire, mais aussi participer à des événements littéraires, profiter de plus d’échanges. Peut-être composer un CD paroles et musique pour que la poésie soit revalorisée, rencontrer des auteurs et partager nos expériences. J’ai essayé presque tous les domaines, je pense : poésie, slam, roman, contes pour enfants, roman pour enfants, nouvelles, récemment les scénarios, et je reste ouverte à toutes nouvelles expériences d’écriture.


 

H.M. Quel message ou quelle émotion espérez-vous transmettre à travers vos écrits à vos lecteurs ?

 

A.H. J’espère transmettre ma fascination pour les mots et leur beauté, faire voyager mes lecteurs à travers ma poésie, leur transmettre le désir de vaincre, la volonté de cheminer et de trouver leur voie. Oui, à travers la beauté des mots et les histoires. La vie est un combat. La poésie rend la lutte plus belle.

 

 

© Crédit photo : Œuvres de l’autrice Aïda Hamza (conteuse, écrivaine, poétesse...), image no 2.

 

Conclusion

 

Heureux qui possède l’écriture dans son sac de voyage, pour mieux ressentir les émotions, les comprendre et les partager. 

L’écrivaine tunisienne Aïda Hamza lors d’une séance de dédicace à Tunis, aux côtés de Mounira, la puissance d’une mère (éditions Arabesques, biographie) – hommage à la mère de l’auteur, publiée en 2022.

L’ensemble de l’œuvre d’Aïda Hamza, riche et variée à travers différents genres littéraires, a été salué par plusieurs distinctions et prix. Cette liste regroupe les œuvres principales connues à ce jour, couvrant poésie, nouvelles, récits pour enfants et biographie.

 

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Pour citer cet entretien illustré & inédit

 

Hanen Marouani, « Aïda Hamza :  « La vie est un combat. La poésie rend la lutte plus belle. » », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 24 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-aidahamza

 

 

 

 

 

 

 

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23 juillet 2025 3 23 /07 /juillet /2025 16:14

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Dossier | Articles & témoignages | Biopoépolitique | Voix / Voies de la sororité

 

 

 

 

 

Parcours d'une autrice d'exception

 

 

 

 

 

Biographie d’une créatrice par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédit photo : Portrait de l’autrice Ludmilla Podkosova. Image libre de droits, aimablement fournie par l’autrice.

 

 

Ludmilla Podkosova écrit comme on veille une flamme, avec cette fidélité discrète et constante qui fait des mots un abri contre l’oubli. Professeure de Lettres modernes et poétesse sous pseudonyme, elle trace depuis les années 1990 un chemin singulier entre poésie, prose, récit historique et littérature jeunesse.

 

Son premier poème paraît en 1990 dans la revue Vagabondages, inaugurant une œuvre profondément habitée par la mémoire, les silences, les blessures de l’Histoire et les tremblements de l’intime. Plus d’une vingtaine de recueils ont suivi, publiés chez des éditeurs exigeants tels que Editinter, Encres Vives, Sac-à-mots, Stellamaris ou L’Harmattan.

 

En 2006 paraît « Fragile horizon », anthologie de ses poèmes préfacée par Marcel Migozzi, avec qui elle coécrit en 2008 « Nouvelle histoire de la rosée ». L’écriture de Ludmilla Podkosova, à la fois dépouillée et habitée, a reçu plusieurs reconnaissances : « Diane Enchanteresse »  est sélectionné pour le prix Amélie Murat (2022), tandis que « En chemin » est remarqué pour le prix de prose poétique Louis Guillaume (2021). Sa prose comme ses vers résonnent dans les interstices de l’Histoire et de l’âme, entre engagement et quête de beauté.

 

Parallèlement, elle prête sa voix aux récits de l’enfance et de la jeunesse : « Il fallait survivre », roman évoquant la Grande Guerre à hauteur d’adolescents, est sélectionné pour le prix du meilleur roman historique jeunesse à Blois. Elle publie également « Maha et l’ordinateur », album bilingue en français et arabe, prolongement naturel de son ouverture au dialogue des cultures.

 

Critique littéraire attentive, elle collabore de longue date à la revue « Poésie/première », dont elle a dirigé plusieurs dossiers. Elle y célèbre des voix rares ou essentielles : Venaille, Mandelstam, Tsvetaïéva, Strickler… autant de présences amies dans le paysage poétique qu’elle arpente avec exigence et générosité.

 

Ludmilla Podkosova anime des ateliers d’écriture au sein de la Fédération « Vivre et l’Écrire », et appartient à l’Association des écrivains de Haute-Marne. Elle continue d’explorer les territoires de la langue avec passion et retenue.

 

Son dernier livre, « Suzanne, une femme engagée » (2024), rassemble les lettres d’une ambulancière de la 1ère armée de Libération à ses parents : un texte bouleversant, où le souffle de l’Histoire rejoint la grâce d’une voix restée vivante.

 

 

© Crédit photo : « Hommage à une femme de courage : Suzanne, une femme engagée" L'Harmattan, Paris, 2024. Une séance de dédicace en mémoire d’une résistante de l’ombre.

 

Cette librairie française a eu le plaisir d’accueillir Ludmilla Fauquès-Fermé sous pseudonyme  Ludmilla Podkosova à l’occasion de la parution de son ouvrage « Suzanne, une femme engagée », publié aux éditions L’Harmattan. L’autrice y retrace avec émotion et rigueur le destin extraordinaire de sa grand-mère, Suzanne Bardin, figure méconnue de la Résistance française et femme au parcours remarquable.

 

De la Seconde Guerre mondiale aux années d’après-guerre, Suzanne Bardin s’est illustrée par son engagement indéfectible pour la liberté et la justice. Ambulancière dans la première armée de la Libération, elle a consacré sa vie aux autres, entre bravoure, humanité et silence. À travers ce témoignage intime et documenté, Ludmilla Podkosova rend un vibrant hommage à celle qui fut, bien au-delà du lien familial, un modèle de courage et de ténacité.

 

Le public a été invité à venir découvrir cette figure féminine inspirante, à échanger avec l’autrice et à se procurer un exemplaire du livre, déjà salué pour la richesse de sa narration et la force de son message.

 

 

© Hanen Marouani​​​​​​, juillet 2025

 

 

Un destin, une voix, un engagement.

« Suzanne, une femme engagée » raconte l’histoire d’une femme libre, déterminée à faire bouger les lignes. Un livre à découvrir sans tarder.

À lire via ce lien :

https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/suzanne-une-femme-engagee/74441

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Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Hanen Marouani, « Ludmilla Podkosova : parcours d'une autrice d'exception » avec un portrait photographique fourni par l’autrice, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 23 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/hm-parcoursdune autricedexception

 

 

 

 

 

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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 13:06

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Dossier | articles & témoignages / Annonces diverses 

 

 

 

 

 

 

Vient de paraître Quantum par Irina Moga aux éditions DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée par Ayna Paisley du recueil de poèmes intitulé « Quantum » d’Irina Moga, paru aux éditions DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025.

 

 

Le Pan Poétique des Muses se réjouit de vous annoncer la parution en anglais canadien du recueil de poèmes intitulé Quantum de la poétesse Irina Moga aux éditions DarkWinter Press (Ontario, Canada, Juillet 2025). L’autreure Irina Moga a « traduit le texte de la quatrième de couverture ainsi que la biographie incluse dans le dossier de presse » pour cette revue :

 

 

 

 

À propos de Quantum :

 

Quantum est un recueil de poèmes destiné à ancrer les lecteurs dans la légèreté et la sérénité. L’un des thèmes majeurs de l’ouvrage est l’idée que la poésie peut être perçue comme un champ d’énergie créative, dont les quanta nous entourent et dans lequel nous pouvons nous immerger grâce au pouvoir médiateur de la rêverie. La poésie est la déconstruction de la réalité et sa recomposition dans un paradigme alternatif, guidé par l’intuition, l’esthétique et la mécanique quantique de l’imagination farfelue de chacun. Dans Quantum, l’auteure nous entraîne à travers des couches de signaux sensoriels et un discours dont le but ultime est la guérison – une catharsis quotidienne face aux épreuves de la vie, maintenue en équilibre par le pouvoir des mots.

 

À propos de l’auteure :

 

Irina Moga est une poétesse trilingue qui écrit en anglais, en français et en roumain, et membre de l’Union des écrivaines et des écrivains du Canada. Auteure de six recueils de poésie, elle apporte une voix singulière à la littérature contemporaine, mêlant précision linguistique et profondeur lyrique. Son recueil Variations sans palais (Éditions L’Harmattan, Paris) a reçu le Prix littéraire international Dina Sahyouni 2022 en France. Ses poèmes ont été largement publiés au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France dans des revues telles que Canadian Literature, carte blanche, New York Quarterly, et California Quarterly. Son travail a été nommé pour le prix Rhysling de la SFPA et Best of the Net. La poésie de Moga a été traduite en allemand, espagnol, coréen et persan, élargissant ainsi sa portée à travers les frontières linguistiques et culturelles.

 

Traduction des textes de l’anglais canadien en français par

 

Irina Moga

 

Site Web :

http://www.irinamoga.com/

 

 

À anticiper pour Quantum :

 

À travers des concepts mathématiques, des images de la nature et une réflexion personnelle, Quantum d’Irina Moga est une exploration complexe et introspective des limites que nous percevons dans la vie, du passage inévitable du temps, et de ces choses qui semblent toujours hors de portée. Ces poèmes expriment combien notre compréhension du passé, de notre identité et de nous-mêmes est fugace et incomplète. Pourtant, il y a une beauté dans cette impermanence, puisque la mémoire et l’expérience nous façonnent de manière à la fois profonde et insaisissable. Plus on lit ces poèmes, plus ils deviennent multifacettes, révélant de nouveaux motifs et de nouvelles significations — comme lorsqu’on découvre des niveaux plus profonds de détail dans un fractal. Chaque poème de Quantum vous attire plus profondément dans son orbite mystérieuse, offrant une expérience à la fois intime et vaste, cérébrale et sensorielle.

© Par Crystal S. Gibbins, autrice de Now/Here et éditrice de Split Rock Review

 

 

Traduction de l'avis de Crystal S. Gibbins de l’anglais canadien en français par

Irina Moga

 

Site Web :

http://www.irinamoga.com/

 

 

 

La rédaction de la revue Le Pan Poétique des Muses vous recommande chaleureusement ce dernier recueil en date de la créatrice talentueuse, polyglotte et déjà primée pour sa poésie Irina Moga.

 

 

À lire également les deux poèmes inédits traduits en français de Quantum par Irina Moga, paru en anglais chez  DarkWinter Press, Ontario, Canada en juillet 2025 : 

Irina Moga (poèmes  & photographie)« Vieille maison » & « Tête de pont », illustration par Ayna Paisley, https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/irinamoga-vieillemaison

***

Pour citer ces poèmes inédits traduits en français & illustrés

 

LPPDM (avis de parution), Irina Moga (traduction du dossier de presse contenant le commentaire de Crystal S. Gibbins) & photographie de la 1ère de couverture  illustrée par Ayna Paisley, « Vient de paraître Quantum par Irina Moga aux éditions DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 18 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/lppdm-moga-parutiondequantum

 

 

 

 

 

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