26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 13:21

 

Encyclopédie évolutive de la poésie mineure 

(ou des femmes et du genre en poésie)

 

Section « Les poètes par eux-mêmes »

 

 

Sarah Mostrel par elle-même

 

 

Rédactrice : Sarah MOSTREL

 

 

De formation initiale ingénieur, Sarah Mostrel est écrivain, journaliste, musicienne. Auteure publiée, elle chante sur ses textes, prend des photos, peint. Son aspiration : conjuguer éthique et esthétique, exprimer par différentes expressions artistiques le Beau, allier les arts, ajouter de la vie à la vie par la créativité. En bref, participer à un monde meilleur !

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel en coulisses d’un concert en 2015

 

I – VIE

 

Parcours : De ses études d’ingénieure à l’avènement de la création jusqu’au changement d’orientation professionnelle

 

Sarah Mostrel est née en région parisienne. À 7 ans, elle apprend le piano, pour lequel elle éprouvera une véritable passion. Elle obtient un diplôme d’ingénieur en électronique-informatique, domaine dans lequel elle travaillera, mais la technique la lasse. Elle s’intéresse aux relations humaines, est sensible au beau, a besoin de décrire et exprimer le monde dans lequel elle évolue. En 1999, elle est primée lors d’un concours international de poésie organisé par la Porte des Poètes. Une année où elle écrira près de 500 poèmes. La poésie ne la quittera plus. Les textes de Sarah Mostrel voient le jour en 2000, date de sa première publication (L’Absolu illusoire, éd. La Porte des Poètes). Deux recueils publiés plus tard, aux éditions La Bartavelle, elle décide de s’adonner à l’écriture. Elle travaillera en tant qu’ingénieur jusqu’en 2002, mais déjà, elle publie des articles, pige pour plusieurs supports, et finalisera ce parcours en faisant une école de journalisme, métier qu’elle exerce actuellement dans la presse magazine.

 

Une artiste éclectique

 

La musique :

 

En 2010, le musicien Pierre Meige lui propose de mettre ses textes en musique. Un disque est enregistré en studio, Désirs Pastel, un CD musical de 15 titres qu’elle interprète, sur une musique du compositeur qui l’accompagne au piano. L’expérience l’enchante et Poser le monde, un EP de 6 titres s’ensuit. Elle n’aura de cesse depuis de se produire dans des théâtres, des cafés, des scènes parisiennes et autres.

2017 sera l’année de la sortie d’un nouvel album Des fleurs dans le regard, un disque de 14 titres à couleur rock, écrit et interprété par Sarah et composé par Jean-Pierre Brouard. Un nouvel opus avec Roger Pouly (pianiste de Charles Trenet et de Caussimon) est en préparation (17 chansons enregistrées à ce jour).

 

Les sciences humaines :

Sarah Mostrel s’est beaucoup intéressée à la psychologie, et a publié en 2009 une enquête sur les relations amoureuses (Osez dire je t’aime, essai, éd. Grancher). Elle a participé également à des émissions radios en tant que chroniqueuse et réalisé quelques modules psy pour différents supports. (Voir notamment soundcloud.com/sarah-mostrel/sets/love-conseil)

 

L’art dans tous ses états

 

Aspirant à conjuguer les arts, un livre d’artiste, À cœur défendant, composé de 10 poèmes inédits est publié en 2011 aux éditions TranSignum, illustré des peintures de Jean-Luc Guinamant et traduit en anglais par Michel Lavaud. Sarah publiera par la suite dans les mêmes éditions deux autres livres d’artiste dont un avec l’éditrice et plasticienne Wanda Mihuleac et un autre avec Marc Bergère illustrant de ses encres les textes de Sarah en français traduits en hébreu par Marlena Braester.

 

Après la publication de recueils de nouvelles dont des nouvelles de jeunesse puis d’autres plus contemporaines, Sarah se met à illustrer elle-même sa poésie. Ainsi, paraîtra Chemin de soi(e), un recueil de 75 poèmes aux éditions Auteurs du monde, et Le grand malentendu (Z4 éditions). Les deux ouvrages sont illustrés de ses propres photos, sa nouvelle passion. En 2016, elle publie un livre de spiritualité Célébration, éd. Unicité, illustré cette fois de ses peintures. L’ouvrage lui inspirerera aussi une pièce de théâtre qu’elle mettra en scène et jouera dans Paris en 2016, avec Gérard Gahnassia au piano et Laurent Gahnassia en partenaire dans la pièce.

 

L’écrivaine continue d’explorer ces différents modes d’expressions artistiques. De l’écriture à la musique avec l’interprétation de ses textes sur les scènes parisiennes, la poétesse sociétaire Sacem s’adonne aux arts visuels (photo et peinture). Tout média permettant la traduction et transmission d’une sensibilité la touche, dans cette tentative inouïe d’embrasser l’universel.

 

Humanisme

 

Sarah Mostrel publie en 2017 Pour un humanisme éclairé, allons-y ! (éditions Au Pays Rêvé). Un essai qui dresse un état des lieux et propose des solutions pour un meilleur vivre, dans les domaines de l’éducation, de la culture, de l’entreprise.

 

 

La poétesse a été choisie pour figurer dans plusieurs anthologies poétiques : Anthologie de l'éternel amour, de Pierre Haïat, éd. du Cherche Midi en 2007, Poètes juifs de langue française, de Jacques Eladan, éd. Courcelles Publishing en 2010, Anthologie des auteurs et poètes contemporains de la francophonie 2000-2010, et dans les Florilège des poètes francophones de la Société des Auteurs et poètes de la Francophonie en 2011, 2012, 2013 et 2014. Elle figure aussi dans les anthologies de la Lucarne des Écrivains : Les écrivains en pleine Lucarne (2014) et D’écriture en écriture (2015).

 

II – ŒUVRES

 

ROMAN :

UN AMOUR SOUS EMPRISE, roman, éd. Trédaniel (2016)

 

RECUEILS DE POÉSIE :

 

LE GRAND MALENTENDU, éd. Z4 éditions (2016). Illustré avec les photos de l’auteure

CÉLÉBRATION, éd. Unicité (2016). Illustré avec les peintures de l’auteure. Livre qui a inspiré une pièce de théâtre éponyme mise en scène par l’auteure et jouée dans Paris en 2016, avec Sarah Mostrel, Gérard Gahnassia (piano) et Laurent Gahnassia.

CHEMIN DE SOI(E), éd. Auteurs du monde (2015). Illustré avec les photos de l’auteure

TEL UN SCEAU SUR TON CŒUR, éd. Auteurs du monde (2012)

LE PARFUM DE LA MANDRAGORE, éd. Atlantica-Séguier (2009)

LA CARESSE DE L’ÂME, éd. La Bartavelle (2003)

LA ROUGEUR DES PENSÉES, éd. La Bartavelle (2001)

L’ABSOLU ILLUSOIRE, éd. La Porte des Poètes (2000)

 

LIVRES D’ARTISTE :

 

D’AUSSI LOIN QU’IL M’EN SOUVIENNE, éd. TranSignum (2018), bilingue français/hébreu, avec Marc Bergère. Traduction Marlena Braester.

À MESURE QUE JE T’AIME, éd. TranSignum (2015), avec Wanda Mihuleac

A CŒUR DÉFENDANT, éd. TranSignum (2011), bilingue français/anglais, avec JL Guin’Amant. Traduction Michel Lavaud.

 

ESSAIS :

 

POUR UN HUMANISME ÉCLAIRÉ, éd. Au pays rêvé (2017)

OSEZ DIRE JE T’AIME, éd. Grancher (2009)

 

© Crédit photo : Salon du livre, 2012

 

RECUEIL DE NOUVELLES :

 

LA DÉRIVE BLEUTÉE, éd. L’Échappée Belle (2014)

RÉVOLTE D’UNE FEMME LIBRE, éd. L’Échappée Belle (2013)

© Crédit photo : Salon du livre de Paris, 2014

 

CD :

DES FLEURS DANS LE REGARD
(texte-voix-chant : Sarah Mostrel, Musique : Jean-Pierre Brouard) (2017)

POSER LE MONDE (texte-voix-chant : Sarah Mostrel, Musique : Pierre Meige) (2011)

DÉSIRS PASTEL (texte-voix-chant : Sarah Mostrel. Musique : Pierre Meige) (2010)

© Crédit photo : Sarah Mostrel au festival Kréatika, 2014

 

 

MAJEURES REPRÉSENTATIONS MUSICALES

 

Théâtre de l’Aire Falguière (Paris 15e) , théâtre de l’Ogresse (Paris 20e), Au Chat noir (Paris 11e), Gambetta Club (Paris 20e), l’Echelle à Coulisse (Paris 13e), Café Cosy Montparnasse (Paris 15e), théâtre des feux de la Rampe (Paris 9e), China (Paris 12e), Maison d’arts du Perreux-sur-Marne (94), Théâtre de Vanves (92), L’entrepôt (Paris 15e), Café Fleurus (Paris 14e), Lenouvô Cosmos, Dalles Olympiades (Paris 13e), Passerelle (Paris 11e), Matana (Paris 6e), Amblainville, Vendôme, Kim Kino (Munich) etc.

 

Ouvrages collectifs :

 

MA PLUS BELLE HISTOIRE D’AMOUR (éd. L'Épingle à nourrice (2018),
101 LIVRES ARDOISES, éd. Transignum (2018),

UN SI BEAU VOYAGE, éd. L'Épingle à nourrice (2017),
ENFANCES EN POÉSIE, hors série Pan des muses, éd. SIÉFÉGP (2016), 3 poèmes et une nouvelles, avec 10 photos de l'auteure
LA BELOUETTE, éd. Plumes et talents (2016), avec la nouvelle "Absurde"
LES PETITS MOTS DU DIABLE, éd. L'Épingle à nourrice (2016),
VERBALISEZ L'HOMME APPROXIMATIF, éd. TranSignum (2016), avec le texte "Les vers sonnent implacables, acerbes, corrosifs",
LA BELOUETTE, éd. Plumes et talents (2015),
LA VILLE QUI CONTAIT DANS SA TÊTE, éd. L'Epingle à nourrice (2015),
CHARLIE FOR EVER, éd. Ovadia (2015),
LE ZAPPING DES FÉES, éd. L'Epingle à nourrice (2015),
PAROLES VANVÉENNES, éd. du Bout de la Rue (2004), 
NOËL NOIR, éd. l’Ours Blanc (2003), 
ACCIDENTS DE PARCOURS, éd.la Bartavelle Noire (2000) 

 

Publications en revues :

LE RÈGNE DE LA BEAUTÉ, Revue Chemins de Traverse (déc. 2017),


INFLUENCE PICTURALE (texte et peintures), Pan poétique des muses : http://www.pandesmuses.fr/2017/11/influence-picturale.html

http://www.pandesmuses.fr/7no.html (automne 2017)

DÉCOUVERTE (photo), Revue Méninge #10 (sept. 2017),

FLEURS BLEUES, Revue La Gazette de la Lucarne (septembre-octobre 2017),

 

AU PAYS DE LA RÊVERIE, LES MAINS LIÉES, ANALOGIE D'UN REFLEX, Revue Chemins de Traverse (juin 2017),
LES « CLIQUES » ET LES « CLAQUES » et INTÉGREZ-VOUS, QU’ILS DISAIENT…, Revue La Levure littéraire. Juin 2017 : http://levurelitteraire.com/sarah-mostrel-3/ et photos : http://levurelitteraire.com/sarah-mostrel-4/ 
DRÔLES DE DRONES, A Contrepied-Editions (juin 2017) :
http://www.acontrepiededitions.com/spip.php?article172 
LA MARQUE DU TEMPS, Revue La Gazette de la Lucarne (avril 2017),
UN AIR ÉPANOUI, DÉLIVRANCE, DES LIMBES DE L'OCÉAN, Revue Le Capital des mots (avril 2017) : http://www.le-capital-des-mots.fr/2017/04/le-capital-des-mots-sarah-mostrel.html
ROSE EST SON NOM, Revue La Gazette de la Lucarne (mars 2017),
LETTRE À L'ÊTRE AIMÉ, Le Pan poétique des muses, Lettre no10 (mars 2017),
PARIS... MIROIR DE MES RÊVES, Revue La Gazette de la Lucarne (janvier 2017),
ENFANCES EN POÉSIE, hors série Pan des muses, éd. SIÉFÉGP (2016),
RIEN NE BOUGE, Revue La Gazette de la Lucarne (décembre 2016),
UNE SAVEUR DE CIEL, Revue Chemins de Traverse (décembre 2016),
EN AVANT !, Revue La Gazette de la Lucarne (novembre 2016),
L'HISTORIEN DE CE QUI SE PRÉPARE, Revue La Gazette de la Lucarne (octobre 2016),
L'APPEL DU PAPIER PEINT, Revue La Gazette de la Lucarne (septembre 2016),
CLAIR DE FEMMES, nouvelle et fragments pour le théâtre, dans Le Pan poétique des muses, Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 (juillet 2016). 3 parties. http://www.pandesmuses.fr/2016/07/clair-de-femmes.html 
L'INDIFFÉRENCE DU MONDE PENDANT LA SHOAH : UNE PLAIE BÉANTE, Revue La Levure littéraire. Mai 2016 (http://levurelitteraire.com/sarah-mostrel-32http://levurelitteraire.com/sarah-mostrel-34,
http://levurelitteraire.com/sarah-mostrel-33
LES RIVES DE L'INTANGIBLE (nouvelle). Revue Chemins de Traverse (été 2016),
LA BÊTE NOIRE N'EST PAS QUI L'ON CROIT, Revue La Gazette de la Lucarne (juin 2016),
UN MONDE SANS PONCTUATION, Revue La Gazette de la Lucarne (mai 2016),
UN CONTE DE FAITS, Revue La Gazette de la Lucarne (mars 2016),
LE SILENCE DE LA MÉMOIRE Revue La Gazette de la Lucarne (février 2016),
UNE HARMONIE PARFAITE et 2015, ANNÉE CAPITALE (texte en hommage aux victimes des attentats de 13 novembre, illustré d'une de mes peintures), Revue Chemins de Traverse (déc. 2015),
UNE HISTOIRE LIVRESQUE Revue La Gazette de la Lucarne (décembre 2015),
EN FIN DE CONTE... Revue La Gazette de la Lucarne (octobre 2015),
DESSINE-MOI UN JARDIN Revue La Gazette de la Lucarne (septembre 2015),
LA PAIX DU MONDE, LA MUSIQUE DU BONHEUR, L’OISEAU SAIT-IL CE QUI S’EST PASSE SUR SA BRANCHE ?, CHAMBRE 117, SAMBA, Levure littéraire (été 2015)
PEACE & ROSE, JUSQU'AU 7e CIEL, PLEINEMENT, UNE ROMANCE ATTACHÉE À UNE ÉTOILE, Revue Chemins de Traverse (été 2015), 
UNE PRÉOCCUPATION MAJEURE, Revue La Gazette de la Lucarne (juillet-août 2015),
HARO SUR LE MODÈLE, Revue La Gazette de la Lucarne (juin 2015),
LES ENFANTS DU PARADIS (mai 2015),
LA BOUTIQUE AUX MIRACLES, Revue La Gazette de la Lucarne (avril 2015),
FRAGILE, revue Florilège#158 (mars 2015)
OMBRE RETORSE, BEAUTÉ DIVINE, ESCALADE,
RESSUSCITÉE, CROIRE EN NOUS, Revue Francopolis (mars 2015)
PIC ET PIC ET KOLÉGRAM, Revue La Gazette de la Lucarne (2015),
LE CHANDELIER, LE MONDE RÉVÉLÉ, PARTIR AUTOUR DE LA TERRE, Revue Chemins de Traverse (déc. 2014)
ALLÔ OUIN…, Revue La Gazette de la Lucarne (2014),
FÊTE-MOI RIRE, Revue La Gazette de la Lucarne (2014),
L'ÉCOLE DE L'ALGÈBRE INFAILLIBLE (Revue Chemins de Traverse (avril 2014),
COCOTTE SUR CANAPÉ, Revue La Gazette de la Lucarne (2014),
L'ÉVEIL POÉSIE, VACILLEMENT, revue Le Manoir des poètes (2014),
ABSENCE, Revue Encriez (2014), (http://lekiosqueamot.wordpress.com/2014/03/20/absence/)
IL ÉTAIT UNE FOI, Revue La Gazette de la Lucarne (2014),
MATCH NUL, Revue La Gazette de la Lucarne (2014),
LA DISPARITION, Revue La Gazette de la Lucarne (2014)
SACRÉE POÉSIE, Revue La Gazette de la Lucarne (2014)
SOUFFRANCE, JOLI BONHEUR, Revue Chemins de Traverse (2013) GLOIRES ET DÉBOIRES, Revue L'Acrobate des mots (2013),
L'ACTRICE DE SES MOTS, Revue La Gazette de la Lucarne (2013)
SURNATUREL ÉMOTIONNEL ÉTERNEL UNIVERSEL, Revue La Gazette de la Lucarne (2013),
SOUVENIRS D'ÉCOLE, DES BULLES DE TERRE AUX PÉTALES ROUGES, DESTINÉE, MATHS, Revue Chemins de Traverse (2013),
VOUS TU ELLES, Revue La Gazette de la Lucarne (2013),
PAUVRE MARTIN, Revue La Gazette de la Lucarne (2013),
PAR ELLE, La Lucarne des Écrivains (2013),
L'ANIMAL QUI EST EN SOI, La Lucarne des Écrivains (2013),
LA FIN D'UN MONDE ?, Revue La Gazette de la Lucarne (2013),
MÉDITATION, CÉLÉBRATION, Revue Chemins de Traverse (2012)
JUSQU'À L'EFFLEUREMENT DE L'AUBE, Revue La Gazette de la Lucarne (2012),
RENVERSEMENT, Revue La Gazette de la Lucarne (2012),
LE COURAGE D'AIMER, Revue La Gazette de la Lucarne (2012),
INSTANTS DE VILLE, Revue Chemins de Traverse (2012),
L'AVOCAT DU DIABLE, Revue La Gazette de la Lucarne (2012), 
LA LECTRICE, Revue Chemins de Traverse (2012),
AUTOPORTRAIT, sur une photo de Philippe Barnoud, Revue La Gazette de la Lucarne (2011),
FAUX, POUR DE VRAI ?, Revue La Gazette de la Lucarne (2011), 
UN PRINTEMPS DES POÈTES À VANVES (dossier) et poèmes Revue Chemins de Traverse (2011),
IL SE FAIT TARD, Revue Chemins de Traverse (2009),
UN ROMAN NOIR, Revue Chemins de Traverse (2004), 
ERREUR DE PROGRAMMATION, Revue La Nef des Fous (2003), 
LE CAFÉ, Revue La Nef des Fous (2002), 
L’AMOUR A LA FEUILLE, Revue Paperolles (2001) 
PRINTEMPS DES POÈTES VANVÉENS (livre-Cd collectif, éd. Chapitre 12, mars 2011). Textes inédits, lus et chantés.

 

III – RÉCEPTION À TRAVERS LE TEMPS

 

DISTINCTIONS

 

Primée lors d’un concours de photographie organisé par le groupe LAGARDÈRE (2016)

Médaillée de l’académie ARTS-SCIENCES-LETTRES (2015)

 

© Crédit photo : Réception de la médaille Arts-Sciences-Lettres

à l'hôtel Intercontinental, Paris. 2015

 

Médaille du rayonnement culturel de LA RENAISSANCE FRANÇAISE (2014)

Prix de poésie néoclassique ANDRE OMBREUSE, SAPF (2014)

Grand prix international CHARLES LE QUINTREC (Mention spéciale), SAPF (2012)

Primée lors du 7e concours international de Poésie La Porte des Poètes (1999)

 

Articles dans la presse

2004-2015 :

www.facebook.com/notes/sarah-mostrel/presse1-2004-2015-sur-le-travail-de-sarah-mostrel/10151654651030639/

2016-2017 :

www.facebook.com/notes/sarah-mostrel/presse-2-2016-aujourdhui/10155684746850639/

Interventions

www.facebook.com/notes/sarah-mostrel/interventions/10152446132565639/

Chronologie des passages en radio

https://www.facebook.com/notes/sarah-mostrel/passages-radios/10155484997590639/)

 

INTERVIEWS ET INTERVENTIONS EN RADIO

 

Les interviews de Sarah Mostrel sont aussi sur www.sarahmostrel.online.fr/?radios, sur soundcloud.com/sarah-mostrel et www.youtube.com/user/SarahMostrel

–  4 décembre 2017 : Emission radio Air Show, sur "Pour un humanisme éclairé"
https://www.mixcloud.com/Arnokoby/emission-du-4-decembre-2017-christophe-médici-air-show/

– 24 avril 2017 : interview radio par Maya Nahum sur Radio JFM
. Emission "L’Étoile et le jasmin" sur "Un amour sous emprise"
– 5 avril 2017 : Interview radio par Jean-Paul Reynaud autour d'"Un amour sous emprise" sur
CKCU literary news, radio canadienne : http://cod.ckcufm.com/programs/414/31811.html

– 28 mars 2017 : Interview autour de "Célébration" sur IDFM98 Enghien dans l'émission "Au-delà du miroir" de Joëlle Vérain : http://www.idfm98.fr/celebration-sein-chant-sacre-sarah-mostrel/

– 20 février 2017 Emission radio Air Show :
www.mixcloud.com/Arnokoby/emission-du-20-février-2017-comment-surmonter-une-rupture-amoureuse/ : http://frblogs.timesofisrael.com/emission-consacree-a-sarah-mostrel-et-un-amour-sous-emprise/

– 8 février 2017 Emission Radio JM "Paris cultures spectacles" : www.youtube.com/watch?v=YZwFyblkCmU

– 2 janvier 2017 Radio Montréal Cité : soundcloud.com/user-973517900/sarah-mostrel-l-artiste-a-la-une

– 21 décembre 2016 sur CKCU literary news radio canadienne (poèmes sous fond de musique juive) :

http://cod.ckcufm.com/programs/ondemand-player.html?id=30308&token=Sh3%5BndLKAH%3B5o5Rm%3BE%27BabHulf%5C%26Mx%40%3EJoYh%60-9i4l%2BK%2F%5BQp%3A%3A

– 30 novembre 2016 : dans "Entre Amis" sur Radio J :

http://www.radioj.fr/node/136

– Interview radio Daniel Michaut, danieljdog11 septembre 2016 :

www.youtube.com/watch?v=NdJw1wc7Y7k

– Radio Hexagone FM 11 juin 2016

https://www.mixcloud.com/denis-durand/luciano-reçoit-sarah-mostrel-11-juin-2016/?play=fb&fb_action_ids=10208633417226947&fb_action_types=mixcloud%3Auploadyoutu.be/phz9ztgYlCY

–  Radio Côte d'Opale, 28 mai 2016

Radio JL Lyon (Entre vous et moi) 25 mai 2016

www.youtube.com/watch?v=QTx5mTTt7-A

– Radio Arc en ciel : 21 mai 2016

www.youtube.com/watch?v=HebQqXh2YmQ

– Radio JM Marseille (Paris, Cultures et spectacles) : 15 mai 2016

https://www.youtube.com/watch?v=s9ZO0YRl628

(http://frblogs.timesofisrael.com/emission-consacree-a-sarah-mostrel-et-chemin-de-soie/)

–  Radio Vibe : 7 mai 2016

(http://www.radiovibe.fr/wa_files/Parlez-moi_20de_20vous-_20invite_CC_81_20Sarah_20M__20pre_CC_81sente_CC_81e_20par_20JP_20Reynaud.mp3)

– Cocktail show : interview sur Radio Air Show (17 mars 2016): http://sd-5b.archive-host.com/membres/up/14235193352562581/Cocktail_Show/Audrey_Shine_-_Lilian_Llyod_-_Sarah_Mostrel_-_Cocktail_Show_17_03_2016.mp3

Radio BLTV, interview radio chez François Deymier, émission "Et si on allait mieux !" (19 novembre 2015). http://www.btlv.fr/sarah-mostrel-osez-dire-je-taime.html

(www.btlv.fr/extrait-video-oser-dire-je-taime-sarah-mostrel.html)

NEW STAR PEOPLE Spéciale poésie (12 juillet 2015) : //adr90.webnode.fr/products/sarah-mostrel/

CKCU literary news (22 octobre 2014) : http://cod.ckcufm.com/programs/414/19215.html

RTBF : interviewée par Anne Geritzen dans "La pensée et les hommes" (octobre 2013)

http://www.lapenseeetleshommes.be/?Pod_Radio%3A2013%3A10080

CKCU Literary News, Canada : Interviewée par Hans G. Ruprecht (mars 2013),

http://cod.ckcufm.com/programs/player.raw.html?id=11857

– Interview radio par Michel Berger pour "Les artistes ont la parole" (octobre 2013)

www.youtube.com/watch?v=X5dPMyXsuTY

Radio People : Interviewée par Philippe Jung sur la radio suisse (24 sept. 2013).

http://www.radio-people.ch/podcasts/le-coup-de-phil/chanteurs-chanteuses-dj-s/356-sarah-mostrel-auteur-journaliste-chanteuse-24092013
 

RJL Lyon : interviewée par Patricia Drai dans "Entre vous et moi" (12 mars 2013) : www.youtube.com/watch?v=QTx5mTTt7-A
 

VALLÉE FM : Beth'El, Interviewée par Nathalie Zylberman (10 mars 2013) : soundcloud.com/sarah-mostrel/vall-e-fm-10-03-2013

RJM : Interviewée par Gilbert Gabbay (28 octobre 2012)

RJFM : L'ÉTOILE ET LE JASMIN, Interviewée par Edouard Nahum (juin 2012) : www.youtube.com/watch?v=kt5WUMbYyuU

CKCU Literary News, Canada : Interviewée par Hans G. Ruprecht (Interview en anglais, septembre 2012) :

http://www.ckcufm.com/uploads/pod/litnews1pod38.mp3

–  CKCU literary news Chroniques littéraires, Canada : Interviewée par Hans G. Ruprecht http://www.ckcufm.com/uploads/pod/litnews2pod12.mp3, (mai 2012)

Radio JM : interviewée par Monique Naccache (mars 2011) : www.youtube.com/watch?v=rs_-tUPPFhY

– LE LIRE ET LE DIRE, Fréquence Paris Plurielle. Interviewée par Jean-Claude Caillette et Eric Dubois : 'http://www.wat.tv/audio/emission-lire-dire-15-mars-3idg7_2g6sn_.html (mars 2011)

Radio JFM : Interviewée par Lise Gutmann (14 septembre 2009) : www.youtube.com/watch?v=CsE5eEKwWFA
 

RMC : Interviewée par Brigitte Lahaie (24 juin 2009)

Invitée dans l'émission "Lahaie, l'Amour et Vous par" : soundcloud.com/sarah-mostrel/rmc

 

Radio Ici et Maintenant : Interviewée par Jean-Paul Bourre ! (95.2 FM), 4 février 2004

www.youtube.com/watch?v=ly8oZO0SjQA
 

Radio Libertaire : interviewée par Jhean Vanlanghenhoven, (3 émissions, en 2002, 2003, 2004)
 

FRANCE MUSIQUE : Poèmes sélectionnés par le jury de France Musique (R. Espili, G. Pierron, L. Bettoni) sur le thème "appel à écriture musique et cinéma" : textes écrits sur Le beau Danube bleu de J. Strauss et Platoon (Barber). Enregistrement par Véronique Sauger pour le web de France Musique et les Contes du jour et de la nuit (diffusion en février 2012). http://sites.radiofrance.fr/francemusique/_c/php/emission/popupMP3.php?e=11&d=435000580

http://sites.radiofrance.fr/francemusique/_c/php/emission/popupMP3.php?e=11&d=435000803

 

Autres

 

CHRONIQUES RADIO

 

– 25 juillet 2017 : chroniqueuse sur Dynamic radio, avec Thigpotard (Thierry Neyraud)

– Chroniqueuse sur AIR SHOW dans l’émission de Christophe Medici « Pour vivre heureux, vivons coachés. » Quelques podcasts :

– 26 juin 2017 :

http://www.dailymotion.com/video/x5z1voj,

www.mixcloud.com/Arnokoby/emission-du-26-juin-2017-air-show-scomment-gerer-un-deuil/

– 20 février 2017 :

www.mixcloud.com/Arnokoby/emission-du-20-février-2017-comment-surmonter-une-rupture-amoureuse/

– 4 décembre 2015 :

www.mixcloud.com/Arnokoby/christophe-medici-emission-du-4-decembre-2015-la-générosité-en-question-les-hommes-naissent-tous/

– Chroniqueuse pour DATING RADIO (www.datingradio.fr) :

https://soundcloud.com/search?q=love%20conseil

 

 

EN TÉLÉ

 

Vidéo : Osez dire je t'aime ! sur Experts télé :

http://www.youtube.com/watch?v=fN8FJI2q_V8

et DATING TV (rubrique Love Conseil) et sur MCE : (https://www.youtube.com/playlist?list=PLccqs2z7503m3OXnPNMrQBG_OgokTkirg
et www.youtube.com/playlist?list=PLrSGcQJuoy104gFLsQUJkHWF9Tqz5aYZl).

 

Quelques liens

Page facebook : www.facebook.com/sarah.mostrel

Chaîne You Tube : www.youtube.com/user/SarahMostrel

Clips : www.youtube.com/playlist?list=PL021766CFCE286241

Chaîne Soundcloud : soundcloud.com/sarah-mostrel

Site : www.sarahmostrel.online.fr

 

***

 

Pour citer ce texte

 

Sarah MOSTREL (texte & photographies), « Sarah Mostrel par elle-même », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Encyclopédie évolutive de la poésie mineure (ou des femmes et du genre en poésie) de la SIÉFÉGP, section « Les poètes par eux-mêmes », [En ligne], mis en ligne le 26 février 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/ency/sarahmostrel

 

 

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Page créée le 26 février 2018

Rédaction de la revue LPpdm - dans Encyclopédie
25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 19:15

 

Lettre n° 13 | Megalesia 2018 | Annonces diverses | Printemps des Poètes

 

 

 

Actualité des poètes

 

 

 

& associations amies

 

 

 


 

  • Mon Gamal El Dine vous convie chaleureusement à la "Rencontre des Poètes pour la Paix 2018" le 17 avril prochain :

 

© Crédit photo : Invitation fournie par Mona Gamal El Dine.

 

***

© Crédit photo : image du poème et du recueil fournie par Jean-Charles Paillet.

 

***

 

  • Vous pouvez écouter Sophie Brassart le 6 mars prochain dans le cadre du Printemps des Poètes et voir ses dessins dans l’exposition "Vingt visages de poètes d'aujourd'hui"  du 5 au 19 mars 2018.

 

 

© Crédit photo : Le visuel de l'événement photographié par LPpdm.

 

 

***

  • L'association « Les Poètes de l'Amitié - Poètes sans Frontières », œuvre  formidablement pour promouvoir et diffuser les poètes et la poésie. Par ailleurs, nous vous recommandons vivement la revue Florilège et les Prix de Poésie de la ville de Dijon et de Yolaine & Stephen Blanchard.

 

© Crédits photos : Affiches fournies par le poète Stephen Blanchard.

 

***

 

  • La section « Les Communs » vous invite chaleureusement aux présentation et lecture du recueil collectif Campagne paru aux éditions Fidel Anthelme X, avec la participation des poètes : Muriel Modr, Michel Maury, Sarah Kéryna, Frédérique Guétat-Liviani, Dominique Cerf, Alain Castan, Catherine Barles et Colas Baillieul. Lieu : LIBRAIRIE TRANSIT 45 boulevard de la Libération dans le 1er arrondissement de Marseille. Horaires : dès 19 heures. Date : 30 mars 2018.

 

© Crédits photos : 1ère de couverture & "Préface" du recueil collectif "Campagne".

 

***

  • La performance "Miroir 1" de l'artiste Catherine Gil Alcala est à découvrir le 18 mars à 17 h & 19 h10 durant la journée du "AHZ’ART" organisée pour le Printemps des Poètes, voir tous les détails sur cet événement dans la capture ci-dessous et sur le site des Éditions de La Maison Brûlée http://www.editionslamaisonbrulee.fr/agenda/

 

© Crédit photo : Capture du site des éditions de La Maison Brûlée, réalisée le 12 mars 2018.

 

***

Pour citer ces avis


Le Pan Poétique des Muses, « Actualité des poètes & associations amies », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°13, Le Festival Megalesia 2018, Le Printemps des Poètes au féminin, mis en ligne le 25 février 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/2018/2/actualite

 

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Cette page est régulièrement mise à jour jusqu'au 31 mars.

Dernière mise à jour : 13 mars 2018. 

Rédaction de la revue LPpdm - dans Megalesia La Lettre de la revue LPpdm
24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 18:22

 

Calendrier poétique | Agenda poétique | Appel à contribution |

 

Événements poétiques

 

 

 

Le calendrier 2018 des poèmes

 

 

 

pour lutter contre

 

 

 

les violences faites aux femmes,

 

 

 

  enfants & minorités

 

 

Crédit photo : Édouard Debat-Ponsan (1847- 1913), La Vérité sortant du puits,

domaine public, image trouvée sur Wikipédia

 

 

 

Cher lectorat,

 

Nous avons le plaisir et l'honneur de vous annoncer que Le Pan Poétique des Muses concrétisera le projet de Dina Sahyouni de réaliser un calendrier poétique 2018 du Pan Poétique des Muses pour lutter généralement contre les violences faites aux femmes et particulièrement contre les violences sexuelles (subies par les femmes, les enfants et les minorités).

 

Crédit photo : Artemisia Lomi Gentileschi (1593- 1652?), Suzanne et les vieillards, 1610, collection Schönborn, Pommersfelden, domaine public, image trouvée sur Wikipédia

 

 

 

Ce projet nous permet de lutter culturellement contre les violences sexistes, contre le féminicide, contre le viol (comme arme de guerre), contre les violences conjugales, contre l'homophobie, contre le (cyber)harcèlement, contre les stéréotypes sexistes et/ou racistes, etc.  Il s'agit de vous proposer un poème à lire pour chaque jour de l'année 2018 en soutien aux victimes et aux personnes qui font avancer cette cause universelle partout dans le monde. Nos plumes poétiques sont un moyen parmi d'autres pour agir poétiquement en sensibilisant petit à petit les personnes aux méfaits désastreux de la banalisation de ces violences dans n'importe quelle société. Pour ce faire, ce périodique sollicite votre aide dès à présent pour sélectionner les poèmes des poètes (femmes, hommes, autre).

 

Merci de nous adresser vos poèmes dès aujourd'hui à contact.revue@pandesmuses.fr (ou à la personne de votre choix de notre équipe) dans une des langues suivantes : allemand, anglais, arabe, espagnol, français et italien. La publication en ligne est progressive au fur et à mesure de la sélection des textes. Les poèmes bilingues et des siècles passés (tombés dans le domaine public) sont acceptés.

 

Au plaisir de vous lire, à vos plumes !

Le Pan Poétique des Muses (sigle LPpdm)

 

 

Novembre 2017

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Décembre  2017

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Janvier 2018

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Février 2018

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Mars 2018

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Avril 2018

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Mai 2018

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Juin  2018

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Juillet 2018

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Août 2018

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Septembre 2018

LundiMardiMercrediJeudiVendrediSamediDimanche
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Octobre 2018

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Novembre 2018

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Décembre 2018

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Pour citer cet appel

 

Le Pan Poétique des Muses (LPpdm), « Le calendrier 2018 des poèmes pour lutter contre les violences faites aux femmes, enfants & minorités », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesCalendrier poétique, Agenda & Événements poétiques, mis en ligne le 1er novembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/calendrier2018

 

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Dernière mise à jour : 9 mars 2018

24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 18:01

 

Megalesia 2018 | Florilège de poèmes sur les violences faites aux femmes

 

 

Poésie engagée

 

 

 

 

XLII Femmes

 

 

 

Pascal En Rimes

 

 

 


Malmenées et maltraitées partout dans le monde,

entre barbarie et actes immondes ;

violées, lapidées, ou bien emprisonnées,

tant de femmes sont victimes d'atrocité.

Victime de harcèlement moral ou bien physique,

menant doucement à la pensée mélancolique ;

sujet de raillerie et de moquerie permanente,

misogynie et mesquinerie insultante.

De la part de l'homme primaire,

de sa pensée amère.

À travers toutes les femmes de ce monde,

je ne vois qu'un être humain ;

l'égal de l'homme, c'est sûr et certain,

même si cela mène à la fronde.

 

© PER

 

Calendrier poétique | Événements poétiques

 

***

Pour citer ce poème féministe & inédit 
 

Pascal En Rimes, « XLII Femmes », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Le Festival Megalesia 2018, Le Printemps des Poètes au féminin & « Le calendrier 2018 des poèmes pour lutter contre les violences faites aux femmes, enfants & minorités », mis en ligne le 24 février 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/2018/megalesia/xlii-femmes

 

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 10:08

 

Lettre 13 | Hors-série 2018 | Critique & réception | Poésie & Cinéma |

 

Chroniques cinématographiques

 

 

 

 

LES ANNÉES DE PLOMB

 

 

 

(Die bleierne Zeit)

 

 

 

 

Camille Aubaude

Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

& www.lamaisondespages.com/

Blog officiel : https://camilleaubaude.wordpress.com/

 

 

 

 

FICHE TECHNIQUE

 

R.F.A. – 1981 – 106 minutes – 35 mm – Couleurs – Réalisation de MARGARETHE VON TROTTA – Scénario et dialogues de MARGARETHE von TROTTA – Caméra de FRAM RATH – Musique de NICOLAS ECONONOV – Montage de DAGMAR HIRTZ – Productions EBERHARD JUNKERSDORF pour BIOSKOP FILM (Munich Distributions GAUMONT).

 

 

FICHE ARTISTIQUE

 

Distribution

Jutta LAMPE (Juliane Klein), Barbara SUKOWA (Marianne Klein), Rüdiger VOGLER (Wolf), Luc BONDY (Werner), Patrick ESTRADA-POX (Jan), Vérénice RUDOLP (l’amie médecin), Ina ROBINSKI (Juliane adolescente), Julia BIEDERMANN (Marianne adolescente).

 

 

MARGARETHE VON TROTTA

 

Née à Berlin le 21 février 1942, Margarethe von Trotta étudie à Munich et à Paris dans les années 1950, les « années de plomb » Elle suit des cours d’art dramatique qui la mènent au cinéma. Actrice depuis 1968, elle s’engage dans la réalisation aux côtés de son mari Volker Schlöndorff avec qui elle tourne son premier film, L’Honneur perdu de Katharina Blum (1975). C’est la clé de voûte d’une recherche cinématographique sur l’éthique sociale. Les Années de plomb marquent l’aboutissement de cette interrogation politique.

 

Filmographie

Actrice

1967 : Tränen trocknet der Wind

1969 : Spielst Du mit schrägen Vögeln : Helga

1970 : Les Dieux de la peste (Götter der Pest) : Margarethe

1970 : Pourquoi monsieur R. est-il atteint de folie meurtrière ? (Warum läuft Herr R. Amok?)

1970 : Le Soldat américain : Une femme de chambre

1971 : Prenez garde à la sainte putain de Rainer Werner Fassbinder  : une secrétaire

1972 : Un crime ordinaire (Die Moral der Ruth Halbfass)

1974 : Le Sentiment dAnderchs

1975 : LHonneur perdu de Katharina Blum (Die verlorene Ehre der Katharina Blum oder Wie Gewalt entstehen und wohin sie führen kann)

1976 : La Traversée de l’Atlantique à la nage 

1976 : Le Coup de grâce (Der Fangschuß) de Volker Schlöndorff : Sophie de Reval

1977 : La Guerre de la bière : Frau mit Kind

1981 : Haut les mains

Réalisatrice 

1975 : LHonneur perdu de Katharina Blum

1978 : Le second éveil de Christa Klages

1979 : Les Sœurs (Schwestern oder Die Balance des Glücks)

1981 : Les Années de plomb

1983 : LAmie (Heller Wahn)

1986 : Rosa Luxemburg (Die Geduld der Rosa Luxemburg)

1988 : Felix

1988 : Trois Sœurs

1990 : LAfricana

1993 : Le Long silence

1995 : Les Années du mur (Das Versprechen)

2003 : Rosenstrasse

2006 : Je suis lAutre (Ich bin die Andere)

2009 : Vision sur la vie de Hildegard von Bingen

2012 : Hannah Arendt

 

Distinctions

Lion dor de Venise en1981 pour Les Années de plomb

Sélection officielle pour l’Ours d’or de Berlin pour LAmie (Heller Wahn)

Deux sélections officielles à Cannes pour Paura e amore (1988) et Rosa Luxemburg (1986)

 

 

SCÉNARIO

 

1) Le commencement

 

La nuit du 18 octobre 1977 est connue comme « Nuit de la Mort ». Dans la prison de Stammheim, près de Stuttgart, en Allemagne de l’Ouest (R. F. A.), trois détenus, Andreas Baader, Jan-Carl Raspe et Gudrun Ensslin, membres de l’Armée Rouge, se suicident.

En voyant les photographies de leur enterrement prises pour le film collectif L’Allemagne en automne, Margarethe von Trotta remarque Christiane Ensslin, la sœur de Gudrun. Cette femme l’attire. La réalisatrice travaillait alors à l’histoire de deux sœurs, Schwestern oder Die Balance des Glücks – Les Sœurs. Sa rencontre avec Christiane Ensslin produisit une impression si forte qu’elle généra des scènes imaginaires, sans qu'il soit encore question de tourner un film.

Les visites que Margarethe von Trotta rendait à des amis incarcérés dans la prison de Kaisheim en Bavière ont inspiré des scènes. L’une d’elle est la matrice au film : la sœur prisonnière refuse de voir au parloir son aînée venue lui rendre visite.

La relation sororelle est fondée sur l’attirance et le rejet, deux attitudes morales vécues de façon conflictuelle, donc inconfortable. Les actions terroristes reconduisent à ces forces antagonistes, rouvrant des complexes énormes, des trous béants qui demandent réparation. Le terrorisme est vieux comme l’Histoire. Cette façon d’agir efficace et dure à contrer influe sur le moral. Le but est humainement défendable mais la cruauté des moyens d’action dénote l’absence de pensée démocratique. Il y a confusion, confusion presque délirante entre les interventions terroristes atrocement violentes et la cause à défendre. On tue sans être en guerre.

C’est le point de vue d’Erich Ruckmich, directeur anti-terroriste du BU de Wiesbaden : « Les terroristes, en général, sont plus intelligents que les autres criminels. Fils de la bourgeoisie, ils ont reçu une éducation solide souvent d’un niveau supérieur. Ils sont plus doués, ils savent faire des plans, des analyses. Autre différence, ils n’agissent pas pour de l’argent, ce sont des idéologues. Ce n’est pas un éloge, mais plutôt le début d'un organigramme... » (entretien au Matin).

En montrant des sentiments qu’elle maîtrise parfaitement, Margarethe von Trotta établit le constat de cette idéologie très prégnante dans l’Allemagne des années 1970 : maintenir la terreur. Elle expose le principe du terrorisme : chacun peut un jour y être confronté. Elle va plus loin, chacun d’entre nous peut avoir cette révolte contre la société, sans devenir un assassin.

 

2) Le point de non-retour

 

Bien que jalonnée par une série de drames, l’histoire est simple. Deux sœurs, Juliane et Marianne ont grandi dans l’Allemagne de l’après-guerre, une nation vaincue où le passé nazi n’est pas dit, autant par honte que par peur. Les deux sœurs ont suivi des voies antagonistes pour contester l’ordre établi. Juliane, l’adolescente rebelle, milite pacifiquement et étanche sa soif de compréhension dans un journal féministe où elle écrit. Marianne a abandonné son mari, Werner, et son fils, Jan, pour s'engager dans l’action terroriste et participer à une série d’attentats.

Les deux sœurs se retrouvent hantées l’une par l’autre chaque côté d’un mur de prison. Devenues étrangères l’une à l’autre, séparées par une vitre, un mur invisible, elles parlent, et se rapprochent. Juliane, la féministe, la journaliste rend visite régulièrement à sa sœur emprisonnée. Elle veut tout mettre en œuvre pour essayer d’atteindre sa sœur terroriste, qui critique durement ses modes de vie. Paradoxe qui ne manque pas de sel : Juliane revoit son enfance dans une famille protestante très stricte, en une scène où elle manifeste une révolte spectaculaire, et la future terroriste est d’une douceur et d’une docilité effarantes.

Après que la vie sociale de Juliane a été bouleversée par l’arrestation de sa sœur, tout bascule au moment du suicide de la sœur en prison. Juliane s’acharne à réfuter point par point la version officielle du suicide, à laquelle personne ne croit. Elle reconstitue l’acte de pendaison avec un mannequin qu’elle a cousu de ses mains. Mais son action ne peut menacer le système, ses valeurs propres et intrinsèques. Elle échoue dans sa quête de vérité.

Juliane recueille le petit Jan. Il s’agit de lui raconter l’histoire de sa mère. Juliane entend démontrer que Marianne était une femme d’exception. Elle veut lui rendre sa dignité en prouvant qu’elle a été assassinée. Elle veut en faire un personnage héroïque. Est-ce possible ?

 

3) Les bouleversements

 

Les scènes clefs des Années de plomb ont une unité intrinsèque. Elles interrogent la morale sociale, sa nature et ses degrés. Le film résout ce questionnement par des procédés narratifs qui visent à accroître la tension jusqu’à son paroxysme. Puis vient le  « spleen ». Les moyens de sortir de la crise sont quasi inexistants. Tout est savamment dosé en des séquences qui se répondent, introduisant le calme avant la tempête et donnant les moyens de comprendre le sens de la mort, de la passion et de la destruction.

 

La première scène clef montre la rencontre des deux sœurs dans un musée. Marianne est filmée de dos, entourée de grandes statues en plâtre. Puis l’on découvre un visage expressif mais intimidé. La discussion se crispe à mesure qu’apparaissent leurs divergences politiques.

Vient l’annonce du suicide de Werner. Marianne ne comprend pas que quelqu’un puisse mettre fin à ses jours. Elle rejette la proposition de parents adoptifs pour son fils. Le ton monte. Juliane accuse sa sœur de vouloir lui imposer sa façon d’agir. Puis elles recouvrent leur complicité, illustrée par un flash back sur un repas familial.

 

Trois heures du matin. Juliane et Wolf sont tirés de leur lit par des coups de sonnette répétés. Marianne fait irruption dans leur appartement, escortée de deux « terroristes ». Le contraste est frappant entre sa dureté et l’aspect petit bourgeois de Juliane et de Wolf encore endormis. Marianne met l’armoire de sa sœur à sac. Elle ne trouve rien qui lui aille, ce qui la laisse désemparée.

 

Après l’arrestation de Marianne, Juliane décide d’aller lui rendre visite en prison. Fouille intégrale, longue attente dans un parloir sordide où une gardienne lui apprend que sa sœur refuse de la voir. Stupeur ! Wolf lui dira plus tard qu’il avait deviné ce refus. Des retours en arrière montrent les jeux d’enfant de Julianne avec Marianne.

 

Nouveau flash-back : le bal, qui exprime le choc qu’a ressenti Juliane. Les deux sœurs sont devenues adolescentes. Marianne joue du violon tandis que Juliane lit un ouvrage sur Sartre. Ensuite, elle revit l’histoire de la robe de bal interdite par son père, furieux parce qu’elle va à l’école en « jeans ». Durant le bal au milieu des lycéens et des parents guindés, Juliane valse seule, sous le regard médusé de Marianne, choquant ainsi toute l’assistance.

 

Le père projette devant une salle d’adolescents un documentaire sur les charniers nazis, Nuit et Brouillard. Juliane se lève avant la fin, suivie aussitôt par Marianne. Révulsées, elles pleurent et vomissent dans les toilettes, tandis que le commentaire continue en voix off à porter les accusations contre le régime nazi.

 

Plus tard, elles voient un film sur le Viêt-Nam dont la projection suscite chez Marianne de violentes réactions.

 

Pendant leurs vacances en Italie, Juliane et Wolf apprennent le suicide de Marianne. Juliane est effondrée. Devant le cercueil et en découvrant le visage horriblement mutilé de sa sœur, elle a une crise de nerfs et est hospitalisée.

 

Wolf ne supporte plus de voir Juliane absorbée dans sa recherche de preuves. Ils se disputent et il la frappe. Juliane seule fabrique un mannequin, qu'elle va pendre à une fenêtre. La scène est pour elle insoutenable.

 

Jan est à l’hôpital, atrocement brûlé. Quelqu’un a versé de l’essence dans la grotte où jouait l’enfant. Juliane décide de le prendre chez elle.

 

PERSONNAGES ET ACTEURS

 

Le groupe des personnages constitue des structures génératrices de fiction. Fonctionnant par paires, ils se définissent dans leurs rapports les uns avec les autres par un dispositif en miroir. Ces rapports sont extrêmement obsessionnels, induits par la lente agonie de Marianne, à laquelle sa sœur ne se résigne pas.

 

Juliane et Marianne : l’une incarne la détresse, l’autre une détermination tragique renforcée par une beauté hors du commun.

 

Juliane revit le passé de sa sœur en des images nimbées de lumière crépusculaire. C’est une vie ordinaire, éclairée sublimement de couleurs orangées ou bleutées. Ce souvenir rapproche les deux sœurs, mais fait aussi de Juliane le fantôme d’elle-même et l’ange sacrifié par les épreuves que sa sœur – son double – lui inflige contre sa volonté. Les normes de la vie de Juliane, ses combats pour le féminisme, sa vie de couple avec Wolf et son travail d’intellectuelle allemande cèdent le pas à la sauvegarde de la personnalité de sa sœur et à la défense de sa mémoire. « Inversion totale des personnalités », a dit Margarethe von Trotta. C’est en plus le passage de Marianne dans l’appartement de Juliane qui provoque l’arrestation.

 

Les visages des deux sœurs se superposent lors de la dernière visite dans la nouvelle prison aux fenêtres sans barreaux mais aux vitres opaques où Marianne a été transférée. La vitre qui les sépare dans le parloir annonce la disparition. En même temps que les visages disparaissent, les voix s’éteignent, annonçant la fin de la visite. Cette image démoralisante amorce le changement qui va avoir lieu chez Juliane après la mort de sa sœur : abnégation et besoin de transmettre, réhabilitation de Marianne, qui se considérait comme une guerrière.

 

Le personnage de Juliane est interprété par Jutta Lampe, qui a joué dans Schwestern. Elle tient le rôle de médiatrice, tantôt sûre d’elle, tantôt désorientée, et incarne le choix de la réalisatrice, qui revêt un sens singulier, sans se confondre avec un système de valeurs ni un modèle à suivre.

 

Marianne, très dure et méprisante envers sa sœur et Werner, ordonne et impose. Même affaiblie par les conditions de détention, elle fait passer un message dans lequel elle ordonne à Juliane de réagir, de mobiliser la presse et les intellectuels. Le crime est pour elle une action d’éclat qui fait sentir sa supériorité.

 

Les échanges épistolaires entre les deux sœurs jouent un rôle narratif essentiel. C’est en illustrant une lettre envoyée de Beyrouth que l’on voit Marianne radieuse, circulant dans une jeep au milieu de villages libanais où des enfants la poursuivent à cause de ses cheveux blonds.

 

Si la révolte de Juliane respecte les lois de la société dans laquelle elle se trouve, celle de Marianne a lieu dans la clandestinité (d’El Fatha, Bande à Baader) et l’illégalité. L’injustice qu’elle a ressentie dans les petits boulots qu’elle a pu accomplir l’a convaincue d’avoir raison en ne reconnaissant pas les lois sociales. Le contraste entre les deux personnages est saisissant.

 

Barbara Sukova, aperçue dans Lola, une femme allemande de Fassbinder, révèle dans le rôle de Marianne un talent extrêmement particulier, un mélange d’émotions et de froideur, qui rend le personnage convaincant. Je signale que Margarethe von Trotta a interprété le rôle de Gudrun Ensslin dans Brandstifter de Klaus Lemke, en 1969.

 

Wolf et Werner : l’un est le compagnon de Juliane depuis dix ans, l’autre le mari de Marianne. Ils sont d’une certaine manière des victimes de Marianne et essaient vainement d’échapper à cette influence toxique. Leurs horizons sont limités, leurs limites, très subjectives, et ils sont dépourvus d’engagement. Toute idée subversive menace leur environnement banal.

 

Wolf, interprété par Rüdiger Vogler (cf. Alice dans les villes) est architecte. Son bien-être est détruit par l’intransigeance de Marianne, devenue l’objet de disputes entre lui et avec Jan, ce qui lui est insupportable. Victime d'une violence absurde, Jan est amené à détester sa mère. Mais représentant une nouvelle génération, il symbolise les prémices d’une ouverture, un nouvel espoir.

 

 

UN PASSÉ CONDAMNÉ À L’OUBLI

 

De l’art de la société de l’Allemande de l’Ouest dans les années 1950, que reste-t-il ? L’expression « die bleierne Zeit » (traduite par « les années de plomb »), extraite d’un poème de Hölderlin, s’est imposée à la cinéaste. Elle désigne la période pendant laquelle une génération gelait ses relations au temps et à la mort. Oubli collectif, refoulement pour masquer un sentiment de culpabilité insupportable. C’est contre cette morale partagée par tous que s’éleva le cinéma allemand des années 1970.

 

« Il n’y a qu’en semant le doute qu’on peut parvenir à prendre son destin en main » a déclaré Margarethe von Trotta (interview de Fabienne Pascaud dans Télérama). Ce destin confère leur singularité aux films allemands de l’époque. Qu’on se rappelle l’œuvre magistrale de Hans Jürgen Syberberg ou le regard que porte Helke Sanders sur les années 1960 en évitant toute identification. Nul besoin de prise de position politique ou intellectuelle pour évoquer une situation dont personne à l’époque ne pouvait imaginer l’aboutissement.

 

Les terroristes des années 1970 rejetèrent la fausse conscience de l’Allemagne d’après guerre. Ils disaient que les Allemands étaient tous d’anciens nazis, cette assertion se vérifiant dans la réception des livres d’Ernst Jünger, dont la participation à l’élaboration du fascisme allemand est notoire, ou par le libération des criminels de guerre après quelques années de prison.

 

Impossible de faire table rase. Des voix s’élèvent, qui interrogent sur la complaisance et le savoir-faire des institutions, ainsi que sur les responsabilités et les moyens de comprendre. Lorsque Marianne est complimentée par son enseignante pour avoir récité sagement un poème de Rilke, c’est sa sœur Juliane, la future intellectuelle, qui réagit avec insolence à cet enseignement « rangé ». Les références à Brecht, un vocabulaire trivial et précis, sont rejetés Juliane, et c’est elle qui est mise à la porte. Le discours qui sort de la norme perturbe puis est stigmatisé.

 

Face à ces questions sans réponse, on a beau avoir une maîtrise du discours, et la volonté d’entretenir une mémoire occultée par les bonnes mœurs, on se heurte, comme Juliane, à la réponse du journaliste auquel elle propose les preuves du meurtre de sa sœur : « C’est bon pour les poubelles de l’Histoire. » Dans Hiroshima mon amour, Marguerite Duras a l’intelligence d’ironiser en parlant d’« une histoire de quat’sous ».

 

Les Années de plomb établissent un diagnostic de ce qui a été, en cherchant à comprendre. Le scénario se fonde sur deux temps et deux lieux – enfance/vie adulte ; monde libre/univers carcéral –, sans se réduire à ce schéma. Il ne cesse d’interroger les formes de représentation. Seul le visage de Marianne ne change pas.

 

Juliane se livre à un travail de fossoyeur qui est celui que doit faire l’Allemagne de l’Ouest. Elle va jusqu’à ne plus se nourrir que par un tuyau dans la bouche, pour savoir ce que ressent Marianne « sur le plan mental » pendant sa grève de la faim. Troublée par cette femme qui assume des actes criminels, Juliane veut donner un sens élevé au travail de mémoire. Elle choisit les souvenirs qui mènent à la paix. La mort médiatisée par une société révoltée par les actes terroristes est refusée pour interroger la nature profonde de cette société. « Nous sommes périssables, il se peut, mais périssons en résistant. Et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que ce soit une justice » (Sénancour, Oberman).

De sorte que la metteure en scène a préféré suggérer le vacarme et la souffrance plutôt que les montrer par des images crues. Son expérience individuelle nourrit de façon douce et claire sa création ancrée dans la réalité contemporaine. Elle la mène progressivement à des phénomènes d’aliénation, qui sont l’aboutissement des questions abyssales posées sur la violence de la guerre.

 

Cette biopsie familiale annihile le temps. C’est le temps de la mémoire, qui ne porte pas l’avenir, ni les actions du passé mais fait vivre la vérité. Cette façon d’investir les soubassements du temps, discontinue, greffée de fantasmes et de lieux montrés de façon précise (le Liban, l’Italie) éclaire le destin collectif de la R. F. A. Le présent sert à accomplir les pulsions qui ont existé dans la mémoire d’un peuple. Dans la scène du musée, Juliane fait comprendre à Marianne qu’en fait rien n’a changé. Quand on est en guerre, on tue l’ennemi. Les terroristes font le même raisonnement, une logique qui ne tient pas compte du passé, et ressortit au fanatisme.

 

 

DES MOMENTS DE CONNIVENCE

 

Chaque plan est conçu en fonction des moyens d’éclairage. La lumière sert à noter les affects ambivalents, à marquer les contrastes, les divergences, et à souligner l’alternance entre douceur et violence.

 

Le film s’ouvre sur un dégradé de gris, un paysage vu à travers une fenêtre. Un travelling arrière fait découvrir l’intérieur du bureau de Juliane. Le ton est donné : amertume et travail. Le gris de l’extérieur – le film se déroule en hiver – rappelle l’atmosphère uniforme de la prison. La cour et le parloir aux couleurs crasseuses constituent des décors sordides, la face noire de l’humanité. Il est envoûtant de suivre cette esthétique visuelle lorsque ce gris pesant se nuance au fil du déroulement dramatique. Ainsi l’exaspération contenue est-elle manifestée par l’obscurité. Le blanc est la couleur du drame et de la voiture de Werner stationnée dans un champ enneigé ; la nouvelle de la mort de Marianne circule dans la luminosité intense d’un petit port italien ; la grotte où Jan a été brûlé est montrée sous la neige.

 

Les mouvements de caméra servent de code aux dialogues, ils soulignent les tensions. Dans l’espace dépouillé du parloir, les plans changent rapidement pour rendre compte de l’agitation des deux sœurs, de leur complicité, et des réactions des surveillantes, de illustrant l’implacable routine du monde carcéral.

 

La musique joue un rôle dramatique, en donnant de l’importance aux contrastes. Tantôt « elle chasse les peurs » dit la mère de Juliane, et la musique s’arrête après ce constat. Tantôt, elle porte la peur à son paroxysme, comme l’air d’opéra qui accompagne Juliane dans les couloirs de l’hôpital.

 

 

CONCLUSION

 

Film de sensations, Les Années de plomb consacre un nouveau talent de cinéaste par le choix de ses thèmes. Traitée d’une manière aboutie, l’action terroriste est envisagée sous l’angle d’un phénomène de société. Elle devient un moyen d’interroger les rapports entre les gens et de dénoncer un système de censure. Pour ne pas se réduire à l’idée rebattue de « dénonciation », Les Années de plomb montre comment une action est perçue avant même d’être pensée. Le spectateur éprouve des sentiments troubles et des interrogations complexes. C’est la beauté première de cette œuvre.

 

 

Nous publions cette série de chroniques cinématographiques en feuilleton

 

***

 

Pour citer cet épisode de CINEVITA

 

Camille Aubaude, « LES ANNÉES DE PLOMB  (Die bleierne Zeit) », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°13 & Hors-série 2018, mis en ligne le 24 février 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/2018/2/die-bleierne-zeit

 

 

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