2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 13:53

 

Critique & réception

Cinéma

 

 

Nothingwood

 

réalisé par Sonia Kronlund.

 

Film documentaire, 2017

 

 

 

 

Camille Aubaude

Rédactrice de la revue LPpdm, membre de la SIEFEGP

responsable de la rubrique en ligne Chroniques de Camille Aubaude

Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

& www.lamaisondespages.com/

Blog officiel : https://camilleaubaude.wordpress.com/

 

 

 

Une étrangère, la Française Sonia Kronlund, est allée filmer sur ses terres le plus célèbre acteur d’Afghanistan, Salim Shaheen. Selon une technique inédite, le héros du scénario est aussi un héros de films de genre, dans le style « Bollywood ». Dieu vivant, applaudi, adulé, il est un homme. Il séduit, il souffre et frappe, à la manière de ce film infaisable, comme est infaisable le cinéma afghan.

 

En dépit du manque d’argent, toutes sortes de prouesses émaillent les deux heures d’images naturalistes que la réalisatrice a rapportées de ce pays qu’elle connaît bien. Des images mises en miroir avec celles du cinéma afghan, non pour perpétuer le genre du « cinéma dans le cinéma », sûrement pas pour faire rêver, mais pour comprendre les émotions que procure le Septième Art. Le cinéma est la Grande Illusion dans un pays en guerre.

 

Hommes et femmes afghans jouent leurs vies, entre cimes enneigées et désert. Pas de dénonciation, pas de transcendance dans ce  « Bois de Rien », car les humains n’ont rien, comme dans d’autres pays musulmans. Nothingwood accomplit le « tour de force » de Djuna Barnes dans Nightwood : il donne une vision juste d’un pays et de ses habitants. Les motifs se développent peu à peu pour montrer ce qu’apporte le cinéma, et pour montrer sans manipulation. 

Les registres les plus graves sont présentés avec une précision chirurgicale. La liberté de ton, l’intelligence qui ont donné aux émissions quotidiennes de Sonia Kronlund sur France-Culture tant de fidèles, dont je suis, font le style de ce documentaire. Le talent unique de Sonia Kronlund confère aux scènes les plus dures, comme aux scènes romantiques, une évidence. Tout ce qui fait la singularité de ses émissions radiophoniques, si bien nommées « Les pieds sur terre » (France-Culture, 13h30), sert à comprendre l’illusion du Septième Art.

 

* Le film de Sonia Kronlund mérite d’être vu par le plus de gens possible, bien que cela reste « d’art et d’essai »,  http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19571330&cfilm=244417.html,

 

Camille AUBAUDE

Poétesse, diariste, essayiste, membre du comité de rédaction du Pan poétique des muses.

Éditions de la Maison des Pages

30 rue Beaubourg - 75003 PARIS

***

Pour citer ce texte

 

Camille Aubaude, « Nothingwood, réalisé par Sonia Kronlund. Film documentaire, 2017 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 2 juillet 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/nothingwood-sk.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 13:36

 

Poème géopoétique

 

Poésie orientaliste & écopoétique

 

 

Indonesian atmospheres (calligramm poem)

 

 

/

 

Atmosphères indonésiennes (calligramme)

 

 

 

Nicole Coppey

 

Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

 

 

© Crédit photo : image du calligramme "Atmosphères indonésiennes", n°1, prise par LPpdm

 

 

Ce calligramme en hommage à l'Indonésie est un extrait de l'ouvrage Carnet de voyage de Nicole Coppey.

 

https://youtu.be/sg-4FIyFvtg

 

 

 

Indonesian Atmospheres
 
Tribute taken from "travel journal"

Poem and calligramm by
: Nicole Coppey
 
interpreted and highlighted by the author on images of Indonesia

With abstracts of the poem

 
"Peaceful Gamelan"

 

 

© Crédit photo : image du calligramme "Atmosphères indonésiennes" n°2, prise par LPpdm

***

 

Site de référence : www.nicolecoppey.com

 

 

***

 

Pour citer ce court-métrage poétique

 

Nicole Coppey, « Indonesian Atmospheres (calligramm poem)/Atmosphères indonésiennes (calligramme) », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 23 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/indonesian-atmospheres.html

 

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 13:41

 

Dossier majeur | Textes poétiques

 

 

 

Pour une main tendue

 

 

 

Jean-Charles Paillet

 

 

 

 

Pour une main tendue

Un sourire, une voix

      Au bord de la vie

Pour un autre regard, une attention

D’une brindille d’espoir

Allumez un feu de joie

 

Pour l’enfant qui joue

Insouciant du lendemain

Pour la porte ouverte

La joie d’un repas en famille

                            Entre amis

Pour toute cette chaleur

Entretenez le feu de joie

 

Pour que jamais ne s’éteigne l’amour

Et que les heures vous tiennent en éveil

                               Jusqu’à la vieillesse

Chantez et dansez

Dansez la vie et sautez

Par dessus tous ces feux de joie

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 


Jean-Charles Paillet, « Pour une main tendue », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°6|Printemps 2017 « Penser la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 22 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/main-tendue.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 6
22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 11:27

 

Critique & réception

 

 

 

Catherine Gil Alcala

 

 

La Somnambule dans une Traînée de Soufre

 

 

éd. La Maison Brûlée, 2017, 108 p., 13€

 

 

Dina Sahyouni

 

 

© Crédit photo : image de la 1ère de couverture illustrée par Catherine Gil Alcala

 

 

 

 

Joliment présenté, le recueil intitulé La Somnambule dans une Traînée de Soufre, ne contient ni d'épigraphe, ni de sous-titres, ni de table des matières. En revanche, il expose deux illustrations réalisées par Catherine Gil Alcala, le premier dessin est un autoportrait de face, biffé, de la comédienne Catherine Gil Alcala qui illumine la première de couverture et la page de titre en frontispice*, quant au deuxième, il représente un visage de profil et il fait office de rideau théâtral qui clôt l'ouvrage...

Minimaliste et épuré dans sa présentation, composé d'un long poème en prose structuré de blancs, d'espaces et de trois points, ce recueil se lit d'une traite. Comme les autres ouvrages de Cathernine Gil Alcala aux éditions La Maison Brûlée, ce livre de peintures métaphoriques et allégoriques renferme plusieurs pensées transformées en toiles de nature morte et de portraits de personnes noctambules. La dramaturge-conteuse se métamorphose ici en portraitiste aux univers symboliste, dadaïste et surréaliste.

 

Difficile à classer, la poésie de Catherine Gil Alcala émane toutefois d'une réflexion sur la condition dite féminine et s'apparente à une généalogie matriarcale. Son écriture ciselée est marquée des malheurs de l'être féminin abandonné à son sort dans un univers qui le surpasse, le détermine en le violentant. Parmi les thèmes récurrents chez Catherine Gil Alcala que l'on retrouve dans La Somnambule dans une Traînée de Soufre, on cite l'amour-passion, le sexe, la mer, l'eau, le meurtre, le suicide, le sang, l'enfant, la danse, la mort, les femmes, les fruits et légumes. Toutefois, le recueil esquisse un portrait novateur du somnambulisme au féminin revisité par une féministe déplorant la liberté encore conditionnée des femmes réduites aux déboires de la domination masculine : « Les ailes des obus trouent le ventre dentelle des nuages… le démiurge des tyrans métamorphose les décibels des cris en l'écrit dans le chant, pour un hommage innommable et pénétrant au père incestueux. » (Ibid., p. 15).

 

La poésie de Catherine Gil Alcala est une écriture fragmentaire, elle se caractérise par sa pauvreté en rimes, sa richesse en vocabulaires, la rareté de l'emploi des pronoms personnels sujets, mais également par l'oxymore, l'allégorie, la personnification (des animaux, végétaux et objets), l'aphorisme et le recours aux sources mythiques, légendaires et religieuses. Ce recueil est aussi truffé de références et/ou de clins d’œil  à plusieurs chefs-d’œuvre littéraires (par exemple : La Dame aux camélias, voir p. 102). En outre, le portrait magique de la danseuse demeure le fil rouge du sujet désirant-désiré dans cet ouvrage. C'est ainsi que dans cette errance poétique, Catherine Gil Alcala dévoile les mots-maux des êtres humains et leur capacité à se renouveler par l'amour-passion comme dans les lignes suivantes : « Le parleur atlantique titube : Je meurs d'une rencontre ontologique, vénérienne et sacrée. Étreindre le désir, c'est gagner ce que l'on perd. » (Ibid. p. 29) ou dans « La Somnambule frôle la joue d'un homme dans une traînée de soufre. Son extase sourde, sidérée, nage dans l'espace incommensurable. » (Ibid.  p. 58).

 

* Voir aussi, l'article de Lucile Trunel, "Pages de titre : portes d'entrée du livre, du foisonnement au dépouillement" et le texte "Page de titre" du site de l'université Montpellier 3.

 

***

 

Lien pour commander le recueil

 

aux éditions La maison Brûlée

 

***

 

Pour citer ce texte

 

Dina Sahyouni, «  Catherine Gil Alcala, La Somnambule dans une Traînée de Soufre, éd. La Maison Brûlée, 2017, 108 p., 13€ », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 22 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/cga-somnambule-soufre.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 14:56

 

 

Compte-rendu

Bémol artistique & poétique

 

 

 

Magnifique vernissage parisien,

 

en présence d'Adonis,

 

de l'exposition « Peinture-poésie »

 

de Haider et Mustapha Saha

 

 

Texte de

Mustapha Saha

 

Photographies de

Laurent Lô

Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha

© Crédit photo : « Adonis, Mustapha Saha et Élisabeth Bouillot-Saha » de Laurent Lô

 

 

Le vernissage de l'exposition « Peinture-Poésie » à la galerie parisienne Menouar, à proximité du Musée Picasso, en présence d'Adonis, s'inscrit d'ores et déjà comme un moment historique. Deux collages originaux du poète irradient leurs bons augures pour un probable Prix Nobel de littérature, juste consécration d'une œuvre foisonnante, étonnante par ses audaces sémantiques, détonante par sa liberté critique. Adonis, l’œil étincelant de clairvoyance malicieuse, le verbe pétillant de répliques astucieuses, se prête avec bienveillance aux longs échanges avec des connaisseurs ravis de l'enchanteresse aubaine. Sa silhouette attractive, point focal des curiosités admiratives, transforme la petite place médiévale, imprégnée d'impertinente culture, en agora printanière. La voix tranquille du prophète frondeur réveille l'écho des pavés jadis foulés par la dissidence romantique. La communion se prolonge indéfiniment sous lampadaires, chaque convive repartant avec une brassée de fleurs baudelairiennes.

Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha

© Crédit photo : « Adonis et Mustapha Saha », photographie par Laurent Lô

 

J'expose, dans son style caractéristique, un grand portrait d'Adonis profilé en aigle, peinture bichrome sur fond noir, jaune ocre pour la sagesse impassible, rouge corail pour la passion paisible. Une série de douze toiles-parchemins, réalisées à quatre mains avec Élisabeth Bouillot-Saha, infusées d'éclats poétiques, calligraphiées sous patine, complète l'offrande artistique. Les stances d'Adonis, pétales dispersées aux vents contraires, dans la fulgurance se butinent.

 

Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha

© Crédit photo : « Adonis », photographie de Laurent Lô

 

J'ai déclaré à cette occasion :

l'incorruptible Adonis demeuretémoin des cataclysmes sans fin d'une Mésopotamie à la dérive. Sa vision suprasensible, en connexion permanente avec l'invisible, en expectance inlassable de l'imprévisible, s'enracine dans les civilisations antiques, surgies du chaos, l'Andalousie paradigmatique en perspective, pour intercepter les signes avant-coureurs de insoupçonnable possible. Ses mots défeuilleurs de l'intransmissible s'anamorphisent d'oxymorisations miraculeuses. S'y retrouvent les nymphes protectrices des sept sources, le scarabée d'or messager du soleil, la matrice fécondatrice des déesses pacificatrices, le périple régénérateur d'Ulysse, la flamme inextinguible d'Isis, le sceau salutaire du phénix... L'olivier s'implore comme nourriture salvatrice. Le grimoire s'invoque comme intelligence conceptrice. La reconstruction du sens de l'existence, désintégré par la déraison dogmatique, passe, depuis les origines, par l'art et la poésie.

***

 

Quelques images de l'exposition

Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha
Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha

© Crédits photos : « L'exposition "Hommage à Adonis" en images », photographies de Laurent Lô

 

***

Exposition « Résonances... peinture-poésie »

Hommage à Adonis

Œuvres de Haider et Mustapha Saha

Du 16 Juin au 17 Juillet 2017

Galerie Menouar,

16, rue du Parc Royal, 75003 Paris

 

Voir aussi :

***

 

Pour citer ce compte rendu

 


Mustapha Saha, « Magnifique vernissage parisien, en présence d'Adonis, de l'exposition « Peinture-poésie » de Haider et Mustapha Saha », photographies de Laurent Lô, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 17 juin 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/expo-adonis.html

 

 

Page mise à jour le 20 juin 2017 à la demande de l'auteur pour y ajouter des photos de l'exposition.

Page mise à jour le 30 juin 2017 à la demande de l'auteur pour y ajouter le photographe de l'exposition.

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm

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