18 septembre 2025 4 18 /09 /septembre /2025 15:12

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résonances, Inscriptions &

Jardins au Temps des Lumières,

sous la direction de Camille Esmein-Sarrazin, Aurélia Gaillard, Florence Magnot-Ogilvy, Gaël Rideau & Catriona Seth, Presses Universitaires de Rennes, Collection « Interférences » 1er semestre 2024, ISBN 978-2-7535-9453-1

 

 

 

 

 

Recension & image par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l'œuvre collective intitulée « Résonances, Inscriptions et Jardins au Temps des Lumières, Presses Universitaires de Rennes, 2024. Image prise par Françoise Urban-Menninger.

 

 

Mots clés : Jardins, promenade littéraire, Sophie Lefay

 

Résumé : Cet ouvrage n’est autre qu’une fabuleuse promenade littéraire qui invite le lecteur à l’itinérance, voire au vagabondage dans divers jardins d’écriture au Temps des Lumières. La richesse et la diversité des articles sont source de rêverie, contemplation, médiation et réflexion. Ils entrent en résonance avec les recherches de Sophie Lefay dont l’ombre tutélaire plane sur la magnificence de ce livre-jardin qu’on a envie de rouvrir, la dernière page tournée.

 

 

Keywords : Gardens, literary journey, Sophie Lefay 

 

Summary : This work is nothing less than a marvelous literary journey that invites the reader to roam, even wander, through various gardens of writing during the Age of Enlightenment. The richness and diversity of the articles inspire daydreaming, contemplation, meditation, and reflection. They resonate with the research of Sophie Lefay, whose guiding presence hovers over the splendor of this book-garden, a work one feels compelled to reopen even after turning the final page.

 

Article

 

 

Préambule, le promeneur est un lecteur

 

Résonances... est un ouvrage, qui par sa présentation en quatre parties, fait d’emblée songer à la symbolique médiévale liée au chiffre 4 et au carré exprimant la perfection. Et pourtant, c’est bien au Temps des Lumières que nous ramènent les allées de ce livre-jardin emplies de « résonances » et dont le chœur, n’est autre qu’un coeur de lumière et non pas une vasque, une fontaine, une statue ou un arbre de vie mais bien la figure tutélaire de Sophie Lefay, universitaire trop tôt disparue, qui a œuvré avec passion « sur un corpus de textes parfois situés en marge de la littérature », soulignent Florence Magnot-Ogilvy et Catriona Seith dans leur avant-propos1. C’est dire que les résonances dans ce livre-jardin sont multiples et se démultiplient pour se faire écho au fil de cette lecture qui déroule dans les labyrinthes de la pensée du lecteur les fils invisibles du jardin extérieur en tissant la trame d’un jardin intérieur tout en pénétrant les méandres de l’âme. Aurélia Gaillard ne dit pas autre chose quand elle écrit que dans le labyrinthe « le promeneur y est toujours lecteur »2 et c’est bien le lecteur qui donne sens et réalité à ce livre dont les pages ouvrent des sillons sarclés, binés, désherbés où viennent s’enraciner les plants de lumière que Sophie Lefay a légué aux amoureux des jardins littéraires et où les végétaux sont des mots. C’est ainsi que sa Préface aux éléments de Littérature de Marmontel, qui constitue d’après l’autrice « une transition essentielle dans l’histoire de la réflexion sur les formes littéraires »3, nous invite à appréhender par le biais de promenades, au sens étymologique de mener, faire aller en différents endroits, un cheminement entre les pages de ce livre où les autrices et les auteurs nous « mènent » sur les sentiers de la poésie, de l’histoire, de l’art dans un voyage immobile où l’âme des jardins resplendit dans son écrin et où la verdure est écriture.

 

Itinérances et aventures littéraires

 

Gaël Rideau dans son analyse du poème de Béranger Les boulevards de province4 publié dans Le Mercure de France en 1781 nous donne à voir « une vision double de la promenade à Orléans »5, l’une se situe dans le paraître d’une société en représentation », l’autre dans une stratégie qui vise la quête de soi par l’écriture afin d’acquérir la notoriété et par ce biais l’éventualité de quelques publications...

L’on dépasse dans cet écrit la dialectique du jardin extérieur / intérieur pour pénétrer la sphère de l’entregent et des relations sociales sous la forme d’une satire. Il en va tout autrement avec les réflexions de Claude Speroni où le lecteur prend conscience que les promenades itinérantes à l’intérieur des murs d’une ville renvoient à une « nature apprivoisée et aménagée pour les plaisirs urbains. »6

Nul doute que toutes ces approches de la promenade ont pour point commun, celui  « d’une percée vers le rural. »7


 

Cet aspect de la promenade a été finement analysé par Patricia Victorin dans son article Du jardin au couvent : de quelques aventures littéraires de perroquets qu’elle titre également D’une promenade l’autre8, où nous cheminons entre  les écrits de Gresset, Nerval et Rousseau. C’est à un délicieux bestiaire littéraire que l’autrice nous convie pour en revenir à la question initiale « qui du papegau ou du perroquet est le véritable, celui qui vit au jardin, ou celui qui vit en cage » ?9

 

Saint-John Perse dans son poème Le perroquet apporte peut-être un début de réponse « Le perroquet, c’est un autre, un marin bègue l’avait donné à la vieille femme qu l’a vendu » et plus loin « Homme à la lampe ! Que lui veux-tu ? » Cet autre invoqué par le poète exilé, qui a perdu de ce fait son identité, est prisonnier d’une cage dont les mots le libèrent et l’aliènent dans le même temps.


 

Des pierres parlantes au Panthéon féminin en passant par les sentiers versifiés

 

Dans la deuxième partie de l’ouvrage intitulée Ce que disent les pierres, les affiches murales apportent des contrepoints littéraires aux promenades dans les rues de la ville. Elise Pavy-Guilbert  de conclure, après les avoir commentées, qu’elles s’inscrivent « mentalement et sensiblement, dans l’inconscient collectif et l’imaginaire »10

Myriam  Boucharenc évoque les fantômes littéraires des œuvres de Théophile Gauthier, Pierre de Ronsard, André Chénier et de bien d’autres auteurs qui hantent les squares qui leur sont dédiés. Elle reprend la pensée éclairante de Sophie Lefay quant à « la solidarité du lieu et des mots »11 qui « conforte la relation de connivence qui depuis le XVIIIe siècle unit l’art des jardins à celui des inscriptions »12. Cette « connivence » où l’on ne trouve que des poèmes de jardin enclos dans un jardin destiné à embaumer l’âme des poètes disparus crée un lieu « où le passé se mêle au présent et le vif au mort » et Myriam Boucharenc d’écrire cette phrase lumineuse «  L’hymne à la nature fait inexorablement entendre le chant de la perte. »13 

 

Olivier Millet évoque pour sa part le récit de voyage, en particulier celui de Simeoni dont « l’ouvrage constitue une promenade au sens de ce terme au XVIe siècle aller et venir... »14 

 

Voici encore une autre clé pour aborder ce livre où il fait bon « aller et venir » d’un chapitre à l’autre sans l’obligation d’une lecture linéaire !

Toujours sous le soleil tutélaire de Sophie Lefay, abordons les textes littéraires de cette promenade en littérature dont nous n’avons jamais quitté les allées. Ce sont les sentiers versifiés d’Antoine de Bertin mis en lumière par Catriona Seth où les poètes plantent leurs rimes dans un jardin d’échanges épistolaires et où le raffinement des mots choisis se déguste avec plaisir. Quand Bertin écrit à son ami Bonnard à Strasbourg, il nous offre quelques vers (ou verres), dans un savoureux extrait qui ravirait bien des viticulteurs : « Mais je me souviens bien qu’autrefois / Menant tous deux joyeuses vies / A table auprès de Maillebois / Humant, buvant jusqu’à la lie / Le vin d’Aï, le vin d’Arbois / Le Rivesalte et le Hongrois, / Et celle de la Commanderie / Nous chantions d’une heureuse voix / Thémire et Glicere et Sylvie. »15

 

 

Les femmes entrent enfin en scène dans un « Singulier Panthéon féminin » de la fin du XVIIIe siècle, illustré par une planche de Nicolas Ponce que Laure Depretto et Camille Esmein-Sarrazin évoquent et qui « couronne » cinq femmes illustres.16 

Outre Mme de Sévigné, Mme de Scudéry et Anne Dacier qui figurent sur un médaillon, on découvre les noms de Mme de Lafayette et celui de Marguerite de Navarre. Mais les autrices de cet article de préciser que cette planche « réunit des siècles différents » et que bon nombre de femmes restant dans l’ombre ont été reléguées aux oubliettes et d’ajouter que Sophie Lefay s’était intéressée à leurs apparitions dans les Panthéons et Parnasses, elle en avait « commencé l’étude systématique » ainsi que « leur panthéonisation scolaire. »17

Toutefois, les autrices de cet article d’annoncer l’heureuse création chez Flammarion d’une collection dédiée aux « Œuvres du Matrimoine » qui offre la perspective de nouvelles promenades littéraires dans les allées du jardin de l’écriture au féminin.18


 

Conclure par une préface


 

C’est pourtant bien ce que propose cet ouvrage avec la Préface aux éléments de littérature de Marmontel rédigée par Sophie Lefay car loin de clore les propos en matière de réflexion sur les formes littéraires, cette préface ouvre la possibilité d’autres promenades littéraires et cela à l’infini… Car Sophie Lefay nous l’explique : « Marmontel énonce moins la théorie de la littérature qu’il n’en souligne l’impossible constitution. »19

Il reste au lecteur la magnifique perspective de nouvelles rencontres en terre de poésie, le bonheur d’arpenter des terres inconnues dans des voyages immobiles...Incontestablement, ce livre fait écho à la préface de Sophie Lefay qui, en analysant les textes de Marmontel écrivait :

«  ...ils rendent compte de la littérature, telle qu’on commence à la concevoir dans sa diversité historique, ses variations nationales et son foisonnement irréductible à quelques modèles. »20

On en retiendra pour preuve l’inénarrable Promenade autour du monde contée et analysée par Anna Coudreuse, une véritable friandise littéraire où « L’émotion qui l’emporte à la lecture de ces trois chapitres est sans hésiter le rire... »21 On prolongera en soi le poème d’inspiration chinoise de Christian Belin  Le jardin du maître des filets où « Depuis l’ailleurs un dieu lointain a verrouillé les signes » et qui nous délivre ce message qui déborde le poème « En regardant ne plus regarder se tourner/ vers le gouffre invisible »22 car c’est bien de l’autre côté des mots que nous mènent ces jardins d’écriture où vivants et morts se côtoient et Hélène Cussac de citer Confucius « La vertu du peuple, atteint sa plénitude lorsqu’on accorde tous ses soins à l’accomplissement des rites funéraires pour ses parents et qu’on étend sa vénération aux ancêtres les plus éloignés. »23

Nul doute que l’on pourrait appliquer cette formule à nos fantômes littéraires qui comme on le perçoit dans cet ouvrage reviennent hanter les écrits de tout un chacun car Sophie Le Ménahèze n’hésite pas à invoquer l’âme des jardins en citant l’intitulé d’un chapitre de René-Louis de Girardin  inhérent à son ouvrage De la composition des paysages « Du pouvoir des paysages  sur nos sens et par contrecoup sur notre âme .»24 

L’on entre ainsi dans « le paysage bucolique » où nous plonge Pierre-Alain Caltot dans son analyse de « l’incantation virgilienne » ainsi nommée par M.Desport.25 Et de préciser  que « l’espace enchanté des Bucoliques, ainsi personnifié, se fait complice des poètes. 


 

Revenir encore et encore dans les allées de l’écriture

 

L’on revient toujours dans « cette prégnance romantique de l’héritage antique chez les hommes des lumières » écrit Emilia Ndiaye et de décliner les « jardins rêvés », les « jardins écrits » mais aussi le « jardin de la vertu », les « jardins des sentiments » et bien évidemment les « jardins homériques » où elle met en lumière « le jardin de Calypso » où « un Immortel, survenant là, se fût émerveillé du spectacle et réjoui dans son esprit.»26

Et si l’on revient toujours dans ce jardin de l’écriture, n’est-ce pas pour s’y retrouver soi-même, s’y mirer comme Narcisse dans un lac? Jessica Desclaux en soulève l’hypothèse dans ses Variations barrésiennes où le héros  d’Un homme libre se fait «  l’apôtre de l’égotisme » et de notifier que « Barrès choisit le jardin comme échelle idéale pour signifier un mode d’être au monde. »27

Voilà sans doute pourquoi la lecture de ces « Résonances » trouve indubitablement des échos en chacun d’entre nous. L’attirance pour les jardins, voire la fascination qu’ils exercent sans que l’on puisse l’expliquer, nous font errer dans ces jardins au propre comme au figuré en quête de cet ultime jardin où notre origine et notre mort confinent. La lecture de cet ouvrage nous ouvre les grilles de ce jardin intime qui se donne à appréhender entre les lignes de chacun des articles qui font fleurir notre imaginaire sur ce terroir qui nous invite à renouer avec notre âme végétale.

 

La fête au jardin

 

Dans Régals au jardin, la fête bat son plein sur le mode des « divertissements royaux »28 nous relate Gabriele Vickermann-Ribemont mais bientôt, on assiste avec L’heureux retour de Fagan à «  un régal à l’envers », à savoir un glissement ou plutôt un « décalage avec son hommage populaire et les bergères du moment » qui n’est autre qu’ « une pastorale actualisée (démythifiée). »29

Philippe Hourcade nous octroie ce qui pourrait s’annoncer comme un autre « régal » en nous conviant à une promenade en sa compagnie à Versailles avec Louis XIV ! Et d’ajouter dans le titre de sa communication « et le reste est littérature .»30

On aura tôt fait de comprendre que « c’est le tour du propriétaire » qui nous est ici proposé dans le texte prêté à Louis XIV, un texte sans fioriture, « une promenade optique » « ne favorisant pas la rêverie »31... Mais rien n’empêche le lecteur de cet article de laisser vagabonder son imaginaire aux seuls mots de vasques, statues, pièce de Neptune, salle de bal... Car les mots contiennent leur pesant de rêve et de poésie.

Les jardins de Louis Massignon participent d’une fête de l’âme que nous fait partager Dominique Millet-Gérard en évoquant les écrits de cet auteur français orientaliste et en particulier « la conception musulmane du jardin » qui n’est autre « qu’un lieu de rêverie qui transfère hors du monde. »32 

Si le jardin chez les surréalistes représente « l’ordre honni », Joseph Delteil lui préfère la forêt, nous rapporte Aude Bonord33La fête est finie « le jardin est dépoétisé » ! S’inscrit alors un parallèle dans le monde des lettres entre « le bon français, le langage châtié » et celui d’une » langue adamique  née d’une esthétique naturelle qui renvoie à cette forêt « libérée de toute règle  »34

L’apparence vestimentaire a également droit de cité, au sens propre du terme dans les rues de Paris. Catherine Lanoë, en reprenant l’étude concernant Les tableaux de Paris édités par Sophie Lefay , nous fait prendre conscience de « la politisation des apparences qui donnent à voir autrement Paris dans « une perspective quasiment anthropologique, que l’historien contemporain se doit lui aussi de mettre en oeuvre »35


 

 

Les jardins d’écriture, l’écriture au cœur des jardins

 

Si les visages fardés des Parisiennes nous parlent de la ville, les pierres nous octroient « des formules bien frappées », écrit Jacques Berchtold en évoquant L’éloquence des pierres de Sophie Lefay. Et de relever, la respectabilité que Rousseau conférait aux pierres investies  « de valeur symbolique » car « l’homme idéal » ne doit-il pas « se détacher du marbre ou du roc, sa première forme »?36 Et si l’homme se lisait comme un livre après être sorti de sa gangue de pierre, on aurait alors peut-être l’opportunité de déchiffrer « l’homme intérieur invisible »…

Les morts, eux aussi, continuent à nous parler par l’entremise des épitaphes qui prolongent leur mémoire dans le monde des vivants auxquels elles se donnent à lire. Michel Delon évoque ces inscriptions en mentionnant « une pierre sur laquelle aucun nom ne fut gravé », celle de Sade en l’occurrence37. Mais cette pierre, du fait même qu’elle soit muette, transcende le silence, nous interroge et devient parlante.

Dans la Chronique de la Grande Guerre de Maurice Barrès : un ossuaire d’encre, Denis Pernot souligne les liens entre vivants et morts dans l’édification par Barrès d’un « cimetière de recueillement », soit un devoir de mémoire sous forme d’un « ossuaire d’encre » constitué à partir des milliers d’inscriptions qu’il est impossible d’apposer sur toutes les tombes des disparus 38

L’application ou l’art d’interpréter « de côté », l’article rédigé par Hugues Marchal, illustre l’embaras de Delille dont les écrits sont surveillés par le pouvoir. Ces interprétations « de côté », aux conséquences souvent tragiques pour leurs auteurs, donnent lieu parfois à des tournures où le comique l’emporte mais fort heureusement, elles disparaissent « avec la levée des censures politiques »39. Et François Moureau d’attirer notre attention « sur l’art d’apprivoiser la censure »  pratiqué par Marmontel  qui sut « habilement profiter d’une certaine liberté de pensée »40

Et Eric Bordas, de revenir, toujours sous la figure tutélaire de Sophie Lefay, à la « lisibilité des éléments de littérature de Marmontel » car ce que nous retenons de cet article c’est le passage de « la lisibilité contrainte à la lecture libre » qui procure du plaisir41.

Et c’est bien évidemment cette « lecture libre », déjà soulignée dans cette chronique, que je propose aux lecteurs de cet ouvrage où il fait bon promener son esprit dans les allées et contre-allées de ce jardin littéraire. Car ne l’oublions pas, même si le livre ne partage pas la même  étymologie que le vocable libre, ces deux mots ont partie liée pour le meilleur dans cet ouvrage où leurs résonances s’accordent et vibrent dans la passion des textes pour nous jouer une petite musique que Sophie Lefay aurait certainement appréciée !

 

© Françoise Urban-Menninger

 

Notes

 

1 Résonances Inscriptions et Jardins au Temps des Lumières, p. 8

2  Ibid, p. 78

3  Ibid, p. 442

4 Ibid, p. 195

5  Ibid, p. 209

6  Ibid, p. 230

7  Ibid,  p. 230

8  Ibid, p. 149

9  Ibid, p.168

10 Ibid, p. 266 

11 Lefay Sophie, L’éloquence des pierres, p. 60

12 Résonances Inscriptions et Jardins au Temps des Lumières, p. 292

13 Ibid, p. 292

14  Ibid, p. 308

15 Ibid, p. 380

16 Ibid, p. 394

17  Ibid, p. 395

18 Ibid, p. 406

19 Ibid, p. 440

20 Ibid, p. 442

21 Ibid, p. 193

22 Ibid, p. 14

23 Ibid, p. 182

24 Ibid, p. 19

25 Ibid, p.  

26 Ibid, p. 42

27 Ibid, p. 108

28 Ibid, p. 97

29 Ibid, p. 106

30 Ibid, p. 65

31 Ibid, p. 70

32 Ibid, p. 121

33 Ibid, p. 129

34 Ibid, p. 139 

35 Ibid, p. 283

36 Ibid, p. 317 

37 Ibid, p. 320

38 Ibid, p. 356

39 Ibid, p. 412

40 Ibid, p. 421 

41 Ibid, p. 391

 

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Pour citer cet article inédit & illustré

 

Françoise Urban-Menninger (texte & photographie), « Résonances, Inscriptions et Jardins au Temps des Lumières, sous la direction de Camille Esmein-Sarrazin, Aurélia Gaillard, Florence Magnot-Ogilvy, Gaël Rideau et Catriona Seth, Presses Universitaires de Rennes, Collection « Interférences » 1er semestre 2024, ISBN 978-2-7535-9453-1 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 16 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-jardinsautempsdeslumieres

 

 

 

 

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10 septembre 2025 3 10 /09 /septembre /2025 15:28

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Revue des continents  | Annonces diverses & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité 

 

 

 

 

 

 

 

 

Djerba accueille la première édition du Kotouf Festival des Littératures du Sud

 

 

 

 

 

 

Texte & photographie par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française & rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

Crédit photo : Image du visuel officiel du lancement de la première édition du Kotouf Festival des Littératures du Sud à Djerba par Hanen Marouani​​​​​​.

 

En octobre 2025, l’île de Djerba s’apprête à devenir le cœur battant de la création littéraire. Les 17 et 18 octobre, Houmt Souk accueillera la première édition du Kotouf Festival des Littératures du Sud, un rendez-vous inédit qui promet de tisser des liens entre les voix venues d’Afrique, d’Europe, des Amériques et du monde arabe.

 

Une rencontre de plumes et d’horizons :

 

Le festival réunira des auteur.e.s de renommée internationale et nationale. Des figures littéraires comme Tanella Boni, Jean-Luc Raharimanana, Ananda Devi, James Noël, Lise Gauvin ou encore Nimrod croiseront leurs regards et leurs mots avec ceux d’écrivain.e.s tunisien.ne.s tels que Emna Belhaj Yahia, Nadia Khiari, Faouzia Zouari, Lotfi Chebbi ou Hafidha Karabiben. Un dialogue fécond entre générations, continents et sensibilités.

 

 

Tables rondes, ateliers et lectures :

 

Durant deux jours, le public sera invité à voyager à travers les mots et les idées. Le programme prévoit des tables rondes thématiques, des cafés littéraires, des lectures performées avec musique, des ateliers de création (bande dessinée, écriture en arabe et en français, traduction de proverbes), ainsi que des projections de films palestiniens. Le tout dans une atmosphère conviviale, rythmée par des pauses musicales et des rencontres informelles.

 

 

Un festival tourné vers l’ouverture :

 

Pensé comme un espace de partage, Kotouf s’adresse aussi bien aux passionnés de littérature qu’aux curieux en quête de découvertes culturelles. Jeunes ou moins jeunes, lecteurs avertis ou simples amateurs, chacun pourra trouver sa place dans ce carrefour des imaginaires.

 

 

Djerba, un écrin symbolique :

 

L’île de Djerba, récemment inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, accueillera cet événement qui souhaite conjuguer créativité, diversité et dialogue interculturel. Carrefour historique des civilisations, la ville de Houmt Souk offrira son décor à cette célébration littéraire où le Nord et le Sud s’interrogeront ensemble : « Quelles écritures pour demain ? »

 

Le Kotouf Festival des Littératures du Sud s’annonce ainsi comme une étape incontournable du calendrier culturel, un lieu où les voix du monde se rencontrent pour faire vibrer la puissance des mots.

 

© Hanen Marouani

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Pour citer cet événement culturel illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & image de l'affiche) « Djerba accueille la première édition du Kotouf Festival des Littératures du Sud », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 10 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-kotouf-festival

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 15:50

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception  | Revue culturelle des continents

 

 

 

 

 

 

 

 

Les journées trinationales de

 

littérature à Allschwil en Suisse

 

 

 

 

 

 

Chronique de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Françoise Urban-Menninger récitant ses poèmes »  dans le festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025.

 

 

C’est un véritable festival de littérature des trois pays (France, Suisse, Allemagne), où les langues du Dreyeckland ont été mises à l’honneur et fêtées durant deux journées les 28 et 29 juin, qui s’est déroulé au Museum d’Allschwill, une maison à colombages jouxtant un magnifique espace vert baignant dans l’ombre d’un immense noyer, un lieu idyllique dédié à la culture et au patrimoine et dont l’âme a imprégné les lectures des écrivain(e)s invité(es).

 

Soutenues par l’association Fachwerk d’Allschwil et sa logistique ainsi que par divers organismes comme les Fonds-Basel-Stadt, ces rencontres littéraires étaient organisées pour la deuxième année consécutive, après l’Allemagne à Weil am Rhein en 2024, c’est la Suisse qui les a accueillies sur deux jours et, bien évidemment, la France prendra le relais l’an prochain, très certainement dans la ville de Saint-Louis.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Une intervention de Victor Saudan » dans le festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025.

 

 

Victor Saudan, enseignant et écrivain suisse vivant en Alsace, initiateur de la topopoésie, en est le fondateur et le co-organisateur, il a présenté l’esprit dans lequel ces rencontres étaient conçues, celui de rapprocher autour de l’amour des langues et de l’écriture, les auteur(e)s d’une même région. Cet esprit, c’est celui que l’on retrouve, sans nul doute, dans la Revue Alsacienne de Littérature, cofondée par Auguste Wackenheim, Jean-Claude Walter, Adrien Finck, le concepteur de la triphonie où le français, l’allemand, l’alsacien se côtoient et instaurent des ponts entre les langues et les pays à l’instar du pictogramme dessiné par Camille Claus et repris sur les couvertures qui changent de couleur à chaque publication comme l’a rappelé l’une des autrices de cette revue, membre du comité de rédaction, Maria-Eva Berg qui en a évoqué les grandes lignes et rappelé les projets en cours. Pour la première soirée, Pierre Kretz et Françoise Urban-Menninger représentaient la France, Emilia Lang et Kathrin Ruesch étaient les voix de l’Allemagne tandis que celles de Daniela Dill et de Friederike Kretzen étaient celles de la Suisse. Un auditoire attentif a apprécié ce bouquet linguistique haut en couleur avant d’échanger autour d’un verre dans le jardin où se sont prolongées près de la fontaine ces rencontres enrichissantes.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Une lecture de Gerold Ehrsam dans le jardin » au festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025.

 

 

Le lendemain matin, après une séance d’atelier d’écriture proposée en allemand et en français par Sandra Engelbrecht, c’est dans le jardin que les lectures de Laurence Muller Brand et Gerold Ehrsam ont rassemblé un public toujours autant charmé et qui a été totalement surpris et ravi dans la salle du musée par les écrits de Monika Schumacher sur le thème du tango, illustrés par les prestations époustouflantes de deux tangueros ! Après la lecture d’Irène Steiner et la pause méridienne, deux performances étaient programmées. L’une avec Martin O.Koch, Johanna Gerber, Clara A’Campo, l’autre avec Daniela Engist, Till Berger et Tabea König.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Monika Schumacher avec le couple de tangueros sur la scène » du festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025

 

Quant au final, ce fut une envolée de textes lus et accompagnés par la talentueuse Barbara Gasser au violoncelle. On a pu écouter ainsi Victor Saudan, Maria-Eva Berg, Marie-Yvonne Munch, Peter Woodtli, Wernfried Hübschmann, Liesa Trefzer, Daniel Zahno, Malte Fues, Maria Marggraf....

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Kathrin Ruesch & Pierre Kretz au jardin » dans le festival « Les journées trinationales de littérature » au Museum d’Allschwil en Suisse, juin 2025.

 

 

N’oublions pas que dans le cadre de ce festival, toute la journée du dimanche un « English Stage » était également annoncé dans le jardin de Susi Lyon à Allschwill avec la participation de Tak Erzinger, Jeanne Darling, Rylla Resler, Sabine Adler, Semi Citcle 2025 et le duo Welsh Kates.

 

 

Ce festival littéraire exceptionnel destiné à tisser des liens forts entre les auteur(e)s du Dreyeckland entre Jura, Vosges et Forêt Noire est incontestablement l’événement trinational (TRINA) le plus important de la région européenne du Rhin supérieur dont on attend déjà avec impatience la prochaine édition et la nouvelle programmation de 2026 ! Gardons pour l’heure et en mémoire cette merveilleuse assertion de Victor Saudan « La poésie crée un lien fort entre les humains et leur permet de dépasser leur isolement existentiel ».

 

© Françoise Urban-Menninger

 

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Pour citer ce texte inédit & illustré

 

Françoise Urban-Menninger, « Les journées trinationales de littérature à Allschwil en Suisse » avec des photographies par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-journeestrinationalessuisse

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 13:29

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet  | Critique & Réception | Dossier | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier | Critiques poétiques & artistiques 

 

 

 

 

 

 

 


Georgia Makhlouf, lauréate du Prix Méditerranée & finaliste du Prix de la littérature arabe 2025

 

 

 

 

 

Article par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du roman « Pays amer », de la romancière Georgia Makhlouf, paru en janvier 2025 aux Presses de la Cité. Capture d’écran de l’image de la page Facebook de l'autrice.

 

 

Georgia Makhlouf, une voix majeure de la littérature francophone contemporaine, s’est imposée au fil des années comme une figure incontournable entre Paris et Beyrouth. Écrivaine, critique littéraire et journaliste, elle collabore régulièrement avec L’Orient Littéraire et publie une œuvre exigeante qui mêle engagement, mémoire et écriture sensible. Lauréate de plusieurs prix, elle a été récompensée dès son premier roman « Les Absents » par le prix Léopold Sédar Senghor et le prix Ulysse, puis par d’autres distinctions telles que le prix France-Liban ou le prix Phénix. Ses textes abordent souvent des thèmes liés à l’identité, à la condition féminine, au Liban contemporain et à la mémoire collective, dans un style à la fois clair et poétique.

 

 

Son dernier roman, « Pays amer », publié en janvier 2025 aux Presses de la Cité, confirme cette trajectoire littéraire remarquable. Il s’agit d’un récit croisé entre deux femmes photographes libanaises, séparées par près d’un siècle, mais réunies par leur passion de l’image et leur désir d’émancipation. D’un côté, Marie Karam, inspirée de la véritable pionnière Marie el-Khazen, brise les normes sociales dans le Liban des années 1920, en photographiant des femmes habillées en hommes, ce qui lui vaudra l’hostilité des siens, l’isolement, puis l’oubli. De l’autre, Mona, photographe contemporaine installée à Beyrouth, découvre par hasard le journal intime et les archives de Marie. Ce contact bouleversant avec une voix du passé éveille en elle une réflexion sur sa propre vie, sur son rapport à l’art, à la liberté, à la société libanaise en crise.

 

 

« Pays amer » explore ainsi des thématiques puissantes, au cœur des préoccupations de Georgia Makhlouf : la mémoire oubliée des femmes, l’acte artistique comme forme de résistance, et l’héritage transgénérationnel dans les sociétés patriarcales. À travers la photographie – qui devient dans ce roman un langage visuel de l’insoumission –, l’autrice interroge la place des femmes dans l’espace public, leur visibilité, mais aussi le poids du silence qui pèse sur leurs parcours. Le roman se lit à la fois comme un hommage à ces pionnières effacées de l’histoire, et comme une invitation à relire le Liban à travers le prisme du féminin.

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la romancière Georgia Makhlouf. Capture d’écran de l’image de la page Facebook de l'autrice.

 

 

La qualité littéraire de ce roman a été saluée par la critique et reconnue par des jurys prestigieux. « Pays amer » a obtenu le premier « Prix Méditerranée des lecteurs », décerné par les bibliothèques de Perpignan, qui distingue un ouvrage en langue française mettant à l’honneur les cultures méditerranéennes. Ce prix vient confirmer l’ancrage territorial et symbolique de l’œuvre de Georgia Makhlouf. Par ailleurs, elle figure parmi les finalistes du Prix de la littérature arabe 2025, organisé par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du Monde Arabe, qui met en lumière des écrivains du monde arabe s’exprimant en français ou traduits en français. Cette double reconnaissance montre à quel point « Pays amer » touche, par-delà les frontières, par la force de son propos, son engagement féministe et sa beauté formelle.

 

L’écriture de Georgia Makhlouf, dans ce roman comme dans ses œuvres précédentes, se distingue par sa finesse, sa sensualité et sa capacité à entrelacer la petite histoire avec la grande. Elle mêle habilement les registres de la fiction, de l’essai et du témoignage, pour offrir une fresque à la fois intime et universelle. Loin d’un didactisme pesant, « Pays amer » émeut, instruit et interroge, en donnant la parole à des femmes qui ont choisi de voir, de montrer et de ne pas se taire. En cela, ce roman s’inscrit pleinement dans une littérature du réveil et de la transmission, et réaffirme la puissance du roman comme acte de mémoire.

 

En somme, « Pays amer » est une œuvre à la fois littéraire, historique et engagée, portée par une voix féminine forte qui réhabilite d’autres voix étouffées par le temps.

À travers ce texte lumineux, Georgia Makhlouf rend hommage à celles qui ont osé défier les normes et invite ses lecteurs et lectrices à regarder autrement leur héritage, leur langue et leur société. Ce roman confirme la stature de son autrice, désormais incontournable dans le paysage littéraire francophone et méditerranéen.



 

© Hanen Marouani

 

Lien vers les finalistes du Prix de la littérature arabe 2025 :

Huit titres en lice pour le prix de la littérature arabe 2025 - Livres Hebdo

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Pour citer cet article illustré & inédit

 

Hanen Marouani, « Georgia Makhlouf, lauréate du Prix Méditerranée et finaliste du Prix de la littérature arabe 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-gm-paysamer

 

 

 

 

 

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2 juillet 2025 3 02 /07 /juillet /2025 16:42

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Essais ou manifestes | Leçons, méthodes & méthodologies en poésie | Revue poépolitique

 

 

 

 

 

 

 

Des mots pour vaincre & convaincre


 

 

 

 

 

Article inédit par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : « Lyre » dessin non signé appartenant au domaine public. Image photographiée par LPpdm & trouvée dans un recueil de poésie du XIXsiècle.

 

 

 

Les mots sont une arme à double tranchant. Ils peuvent blesser comme ils peuvent panser. De ce fait, ils ont le pouvoir de créer, d’éclairer, de dissuader, de persuader et en résumé, de changer le cours des choses en induisant des prises de conscience. 

Ils doivent être bien pensés avant d’être utilisés pour produire l’effet escompté donc pour ne pas trahir l’intention de base.

On peut utiliser les mots pour fustiger toute atteinte à la liberté individuelle. Et Paul Éluard dans son poème intitulé «  Liberté » a donné la preuve que la poésie est un moyen d’expression pour lutter contre la privation de ce droit inaliénable qui est garantie par l’article 66 de la Constitution.

Quant à la liberté d'expression, elle est elle-même inscrite à l'article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (DDHC) de 1789. Elle participe des droits fondamentaux. La liberté d'expression conditionne l'exercice d'autres libertés comme la liberté d'opinion, par exemple.

Les mots changent de sens pour s’adapter aux contextes socioculturels et pour répondre à des besoins créés par la société de consommation. Ils reflètent également l’influence culturelle et économique des communautés immigrantes avec leurs propres revendications.

 

Qu’en est-il du langage ?

 

Le langage s’enrichit également de l’apport des nouvelles technologiques 

On peut sans conteste dire que la technologie est le fer de lance de l’évolution du langage dans la société 

Malgré la complexité du langage, les êtres humains arrivent toujours à se communiquer même par des gestes simples. Les mots n’ont pas toujours l’exclusivité dans les relations humaines car la communication non verbale y a aussi sa place. Le langage peut revêtir plusieurs formes :

La gestuelle, les expressions corporelles ou faciales ou encore les manifestations physiologiques sans abstraire, bien évidemment le langage des signes. À cela s’ajoutent les émojis, le bruitage, les idéogrammes etc.

Si les mots ont un réel pouvoir de création il n’en demeure pas moins qu’ils ont également le pouvoir d’orienter les comportements et la pensée afin endormir les consciences. Ainsi le réel se trouve maquillé et enjolivé à des fins de manipulation ou de propagande politique. 

 

Qu’en est-il de la littérature ?

 

La littérature est une voie d’éveil intellectuel. Pour étayer notre propos on peut citer Victor Hugo dans  Les derniers jours d’un condamné  où la peine de mort est dénoncée comme étant une barbarie. Cette bataille au long cours a conduit à l’abolition de la peine de Mort en France via la loi du 9 octobre 1981 par l’entremise du Ministre de la Justice Robert Badinter. 

En tant que témoin de son temps, dans Les Misérables, Victor Hugo dénonce les injustices sociales et décrit la misère de l’époque.

La littérature ou la poésie est une force qui attire les autres vers. L’une et l’autre permettent de dire le monde et d’être en résonance avec les êtres vivants qui le constituent et c’est aussi un refuge dans les moments trouble et de vertige. Quant à la poésie tout court, par la brièveté de sa forme, elle se prête mieux à l’apprentissage de la lecture et reste en mémoire plus longtemps. Elle a une fonction cathartique également. 

 

Conclusion

 

Du Moyen Âge à nos jours que d’évolutions les mots n’ont-ils pas connu ? En faisant l’inventaire des pièces de théâtre on peut voir comment le langage a évolué, nombre de mots ont changé de sens. Par exemple Le Cid est non seulement une réussite dramatique mais possède un champ lexical très riche. Le langage théâtral d’alors est sans doute inadapté à notre époque. Le théâtre d’aujourd’hui utilise le langage commun pour ne pas créer de la distance.

Le langage et la pensée sont naturellement en interrelation et la littérature vise à communiquer des pensées, à influencer pour le mieux et voire à captiver. 

 

© Maggy De Coster

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Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « Des mots pour vaincre et convaincre », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 2 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/mdc-desmots

 

 

 

 

 

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L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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