18 octobre 2025 6 18 /10 /octobre /2025 17:35

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... »  | Dossier mineur | Articles & Témoignages / Muses au masculin | Revue Culturelle des Continents & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Préface de « Nos muses les murs »

 

(éditions Mindset, 2025)

 

 

 

 

 

 

Extrait inédit par

 

Alexandra Cretté

 

 

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée de l'anthologie intitulée « Nos muses les murs » parue aux éditions Mindset, 2025.

 

 

 

Les murs sont-ils les pages publiques de nos âmes ? En ce siècle d’écrans et ces décennies de plates machines quadrangulaires, doubles permanents de nos paumes, ce livre propose des chemins de mots-relations nécessaires entre nos espaces. Intérieurs. Extérieurs. Intimes. Politiques.

Un va-et-vient de la phrase de l’autre à la phrase de soi. De la page blanche à celle conquise. De l’angle de la rue au palais de la signification.

Dans notre histoire et notre géographie, les hommes montent des murs contre leurs propres peurs. Des murailles qui séparent leurs démons intérieurs d’autres démons. Fantasmés, symboliques, idéologiques, déshumanisés. Méfions-nous des murs que nous montons en chantant.  Ils deviennent facilement ceux de nos hontes ou de notre propre prison.

Ainsi la parole libre a-t-elle été – depuis fort longtemps – celle, anonyme, qui recouvre les murs. Éphémère, iconoclaste. Fanatique, elle aussi. Écrire sur le mur c’est défier l’ordre, l’espace ordonné, pour, pendant quelque temps, proposer autres mots, autres chants, autres voix.

Écrire en contre-chant ou en contre-misère, en contre-solo.

Écrire et partager dans le coin du miroir quelques signes de vie. D’espoir de beauté ou de mémoire.

Rire des monstres. Faire entendre le silence après le sang des armes.

Vous ouvrez un livre-passage, randonnée entre murs et mots. Comme si le mur reflétait la poésie, ses formes et ses tonalités.

C’est un livre pluriel et polyphonique. Un orchestre construit à la façon des fanfares de carnaval où chacun s’apporte lui-même afin de défier la mort et le rouleau du temps.

C’est un livre ami enfin pour s’apprivoiser.

« On ne connaît que les choses que l’on apprivoise (...). 

Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! » Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit prince*

 

 

© Alexandra CRETTÉ, 2025.

 

* Préface illustrée et dévoilée en avant-première avec l’aimable autorisation de la préfacière, la maison d'édition citée ci-dessus et la coordinatrice éditoriale de l'anthologie Arwa Ben Dhia.

 

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Pour citer cet extrait engagé, illustré & inédit

 

Alexandra Cretté, « Préface de « Nos muses les murs » (éditions Mindset, 2025) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 18 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiv/ac-preface

 

 

 

 

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18 octobre 2025 6 18 /10 /octobre /2025 16:51

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » / Muses au masculin | Revue Culturelle des Continents | Annonces diverses / Avis de parution & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vient de paraître aux éditions Mindset,

 

l’anthologie « Nos muses les murs »

 

coordonnée par Arwa BEN DHIA

 

 

 

 

Présentation & images par

 

Arwa Ben Dhia

 

Poète polyglotte, auteure, ingénieure, docteure en électronique & Ambassadrice de la Paix (CUAP) 

 

​​​​​Page Linkedin :

https://www.linkedin.com/in/arwa-ben-dhia-phd-0538b011/

 

 

 

© Crédit photo :  Première & quatrième de couverture illustrée de l'anthologie intitulée « Nos muses les murs » parue aux éditions Mindset, 2025.

 

Avis de parution

 

Une nouvelle anthologie intitulée « Nos muses les murs » vient de paraître aux éditions Mindset, coordonnée par moi (Arwa BEN DHIA), sous l'égide de l'association culturelle Apulivre en collaboration avec la revue Oyapock dirigée par Alexandra CRETTÉ outre-Atlantique.

 

Cette anthologie préfacée par Alexandra CRETTÉ, où les murs inspirent les poètes de presque tous les continents (d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique), petits et grands (puisque deux poétesses enfants y ont contribué), sera présentée et mise à la vente par l’association Apulivre lors de différents événements dont le premier est le salon du livre franco-amazigh se tenant à la mairie du 13è arrondissement de Paris le samedi 18 octobre de 13h à 19h

 

 

Coordinatrice

 

Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur télécoms en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Son dernier recueil « Les quatre et une saisons » coédité en octobre 2024 par les éditions du Cygne en France et les éditions Arabesques en Tunisie a reçu un Diplôme d’Honneur 2024 décerné par la Société des Poètes Français, ainsi que le prix littéraire Dina Sahyouni 2025 décerné par la SIÉFÉGP. Ce recueil, ainsi que son avant-dernier « Silence Orange » ont été transcrits en braille. Arwa a participé à plusieurs revues et anthologies poétiques. Elle est membre de plusieurs associations dont la Société des Gens de Lettres (SDGL) et la Société des Poètes Français (SPF). Arwa a aussi été honorée en 2025 par la distinction d’Ambassadrice de la Paix attribuée par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix (CUAP) et a reçu le Prix de la Francophonie par la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie (SAPF).

 

 

Préfacière

 

Alexandra CRETTÉ, née à Aubervilliers en 1978, est autrice de poésie, de nouvelles, de théâtre. Elle est syndicaliste, anticolonialiste, féministe, traductrice, fondatrice et directrice depuis 2020 de la Revue Littéraire Oyapock. Coordinatrice Guyane pour le Mouvement Mondial de la Poésie depuis 2022, elle reçoit la Mention Spéciale du Prix International de poésie Balisaille pour son recueil « Par le regard de ces autres mal nés » en mai 2023. Alexandra vient de publier son deuxième recueil de poésies ​​​​​​​« Panoptica americana »  chez Atlantiques Déchaînés. Elle organise un festival international de poésie, le FIRO (Festival International de la Revue Oyapock), à Cayenne depuis 2024 et est elle-même invitée à différents festivals internationaux de poésie comme le Festival Internacional de Poesía de Medellín en Colombie (2023), le Festival Mondial de Caracas au Venezuela (2023 et 2025).

L’anthologie est en précommande sur le site de l’éditeur, URL : https://mindset-editions.com/catalogue/152-nos-muses-les-murs-anthologie.html

 

© Crédit photo :  Le visuel publicitaire de l'anthologie intitulée « Nos muses les murs » parue aux éditions Mindset, 2025.

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Pour citer cet avis de parution inédit & illustré

 

Arwa Ben Dhia (texte & images), « Vient de paraître aux éditions Mindset, l’anthologie « Nos muses les murs » coordonnée par Arwa BEN DHIA », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 18 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiv/abd-antho

 

 

 

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16 octobre 2025 4 16 /10 /octobre /2025 18:01

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Florilège | Astres & animaux / Nature en poésie... & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux poèmes par Yang Geum-Hee

 

 

 

 

 

Deux poèmes, biographie traduits & image (fournie) par

 

Irina Moga

 

Site Web :

http://www.irinamoga.com/

 

Deux poèmes par

 

YANG Geum-Hee*

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de l’autrice Yang Geum-Hee.

 

 

 

Nids d’oiseaux

 

 

 

Les oiseaux ne bâtissent pas leur demeure
pour eux-mêmes,
mais pour leurs petits.
Ils tressent leurs nids dans les buissons,
ou nichent au creux des arbres,
et s’y réchauffent, cœur contre cœur.

 

De cette tendresse naît leur force :
ils deviennent le vent,
ils deviennent les nuages,
ouvrant leur voie vers l’azur.

 

Car ils le savent — leur destin est l’essor,
et jamais un nid n’est fait pour y rester.


 

 

Rêve de la déesse du printemps

 

 

Perséphone, fille de Zeus et Déméter,
Quelles couleurs composent la lassitude de la déesse du printemps ?
Parmi les forsythias d’or et les violettes,
Éclosent cerisiers et fleurs aux tons pourpres.
Mais près de la pierre mélancolique, sous l’arbre,
L’après-midi parle une langue solitaire.

 

Les nuages errent, vagabonds du ciel,
Prenant forme, se dissipant sans fin.
Mille ans ont passé — puis mille encore —
À méditer dans l’herbe, on rêve à la déesse du printemps.

 

Les grains de sable roulent sans repos, encore et encore,
Forgeant des mondes nouveaux à chaque tour dans ses songes.
Les vents de printemps frappent le dos de l’arbre,
Et dans l’après-midi muet, le printemps parle une langue voilée.

 

 

 

Biographie 

 

La poétesse Mme Yang Geum-Hee a publié quatre recueils de poésie et a remporté huit prix littéraires. Elle a été la présidente fondatrice de l’Association Littéraire d’Ieodo, rédactrice en chef de Jejuin News, chercheuse au Centre Jeju Sea Grant, professeure invitée à l’Université Internationale de Jeju, ainsi que la deuxième présidente de l’Association Coréenne de Littérature Mondiale.
Actuellement, elle est éditorialiste pour le Samda Ilbo, douzième présidente de Jeju PEN, et vice-présidente de la Coopération pour la paix en Corée.
Sa poésie a été traduite et présentée dans de nombreux pays.

 

 

© Biographie & poèmes traduits de l’anglais par Irina Moga, avec la permission de l’autrice.

* Yang Geum-Hee (Yang est le patronyme, Geum-Hee le prénom à la manière coréenne).

 

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Pour citer ces poèmes & biographie traduits en français & illustrés

 

Irina Moga (poèmes & biographie traduits), « Deux poèmes par Yang Geum-Hee », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 16 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiv/irinamoga-yanggeumhee

 

 

 

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15 octobre 2025 3 15 /10 /octobre /2025 17:00

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Réflexions féministes sur l’Actualité | Revue culturelle des continents / Revue poépolitique & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier


 

 

 

 

 

 

 

 

Génération Z 212. T = A/O x V. Extrait 1

 

 

 

 

 

Texte & image remastérisée par

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre & photographe

 

 

© Crédit photo : Anonyme, « Génération Z 212 ». Remastérisation par Mustapha Saha.

​​​​​

 

Paris. Lundi, 6 octobre 2025. Je reçois une photographie du Maroc. Une fille, poing levé, porte un tee-shirt gris floqué de l’inscription GenZ 212. T = A/O x V. Le code m’intrigue. L’imaginaire s’emballe. Le cryptogramme énigmatique me paraît talismanique. La révolte de Génération Z 212 serait-elle un complot de sorcières métamorphosées en pythonisses webiques. Le Maroc pays de superstition, de fétichisme, de totémisme. Les sanctuaires des saints leurs secrets. Mais, qui sont ces jeunes, sortis de nulle part qui secouent, du jour au lendemain, les consciences dormantes ? Les réseaux drainent, à leur habitude, les rumeurs les plus folles. Les journaux surenchérissent. Certains parlent d’extraterrestres, d’humanoïdes, de golems téléguidés par l’intelligence artificielle.  D’autres de conjurations occultes. En 1967, Henri Lefebvre analyse les risques encourus avec le technocratisme.  (Cf. Henri Lefebvre, Position contre les technocrates, éditions Gonthier). Il a l’intuition des cybernanthropes, enfantés par les ordinateurs, des individus conçus comme des processeurs informationnels autogérés, autorégulés, disposant d’énergies dont ils calculent minutieusement les applications. Ils n’investissent qu’à coup sûr. La vie affective est considérée comme une survivance archaïque, obsolète, caduque, une résurgence périodique, une faiblesse spasmodique. Les cybernanthropes mènent leurs projets avec une rationalité technicienne. Leur langage n’est accessible qu’aux initiés. La génération Z désire reconquérir son humanité, se libérer de l’enfermement numérique, s’investir dans la réalité des choses, à la base. La technologie de pointe se retourne contre son instrumentalisation ultralibérale. On jette d’immenses ressources dans l’abîme, dans l’industrie militaire, l’aventure spatiale, l’intelligence artificielle. On lésine quand il faut nourrir, soigner, loger, éduquer. L’anthropologue David Graeber, un ami foudroyé dans la force de l’âge pendant la crise covidaire, a publié des ouvrages de référence sur ces enjeux. Voir : Mustapha Saha, David Graeber nous regarde, Revue du Mauss, Cnrs, 2023, disponible sur le web.

 

J’adapte le malicieux canular pseudo-épistémologique. La formule T = A/O x V définit les déséquilibres entre le rythme des désirs et l’ankylose des institutions. Elle sert à penser le seuil critique à partir duquel la tension devient un moteur de transformation. T désigne à la fois la tension et la transformation. A qualifie l’aspiration. O signifie l’opportunité. V indique la vitesse de réalisation des modèles mondialisés, digitalisés. Quand l’aspiration augmente plus vite que l’opportunité, la tension s’accroît. Elle aggrave la frustration. Le décalage entre les attentes de la jeunesse et les complications institutionnelles amplifie à la vitesse numérique des imaginaires. La société se retrouve dans une situation d’accélération sans synchronisation. Les diplômés n’ont le choix qu’entre sous-emploi et désœuvrement. L’antagonisme ainsi déclenché n’est pas forcément une impasse. Elle peut être une pertinence de changement. Une société sans dissonances est une société flaccide, figée, fossilisée. Le défi consiste à convertir la tension en énergie transformatrice, créatrice de nouveaux horizons. T = A/O x V est une métaphore dynamique, cinétique, opératoire. Elle pose les relations entre deux pôle antinomiques, entre thermodynamique et inertie, vitalisme et stagnation. Si l’énergie de la tension est judicieusement investie, elle ouvre des perspectives épanouissantes. Si elle est étouffée, elle explose en émeutes réelles. Quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que cette équation est une fausse équation mathématique, fortuitement fournie par l’intelligence artificielle. Et pourtant, elle contient une indéniable vérité sur l’absurdité du système. S’opposent, dans une dérive rhizomique, les sensibilités désirantes au machines planificatrices. 

 

Les scénarios philosophiques de Gilles Deleuze et de Félix Guattari dans L’Anti-Œdipe, éditions de Minuit, 1972, et dans Mille plateaux, éditions de Minuit, 1980, s’accomplissent. Le rhizome se développe horizontalement dans toutes les directions. Il est polymorphe. Il n’a pas de centre. Sa progression peut être chaotique. Cette figure fractale s’oppose aux structures pyramidales. Elle ne se subordonne à aucune verticalité. Le rhizome est linéaire. Il se forme élément par élément, de proche en proche. Il se démultiplie sans plan prédéterminé. Il prolifère dans l’immanence. Son élasticité permet des mutations continuelles. Son hétérogénéité autorise des connexions tous azimuts. Sa ductilité génère des ramifications sans limites. En cyberculture, le rhizome est une mise-à-jour permanente. Il est souterrain, clandestin, illicite. Génération Z 212 est rhizomique par excellence. Elle joue à la révolution. Elle est la révolution. Elle décline, jour après jour, ses manifestations, ses démonstrations, ses proclamations. Elle se déploie, phase par phase, en carte avec ses nombreuses entrées, indéterminables d’avance. Elle est une équation à multiples inconnus. Elle contourne les certitudes, les confirmations, les infirmations. Elle évolue dans le mystère. Ses plausibilités se cueillent comme des fruits mûrs.

© Mustapha Saha.

Sociologue.

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Pour citer cet extrait illustré & inédit

 

Mustapha Saha (texte & image remastérisée), « Génération Z 212. T = A/O x V.  Extrait 1 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 15 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiv/ms-generationZ

 

 

 

 

 

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17 septembre 2025 3 17 /09 /septembre /2025 17:51

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Dossiers | Articles & témoignages | Poésie & Musique & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier

 

 

 

 

 

 

 


 

Cristiana Eso : Une voix poétique & lyrique au Festival international de poésie de

Bucarest 2025 (quatrième épisode)

'

 

 

 

 

 

Texte & images fournies par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

Écrivaine, poétesse, docteure en littérature française

& rédactrice régulière des périodiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poétesse Cristiana Eso : invitée de l’édition 2025 du Festival international de poésie de Bucarest 2025.

 

 

 

1. Une poétesse entre deux langues et deux cultures

 

Née à Constanța, en Roumanie, Cristiana Eso est une poétesse dont le parcours reflète la richesse et la profondeur de la culture roumaine contemporaine. Son premier livre, Oma El (2001), a reçu le Prix de l’Union des Écrivains Roumains – région Dobrogea. Son deuxième ouvrage, Mécanique du hasard (2004), a confirmé son talent et sa place dans la poésie roumaine contemporaine. Son troisième livre, L’Assomption (2006), a été récompensé par le Prix Ex Ponto. Enfin, le recueil bilingue Les Artisans de l’invisible (2019) a également été primé, soulignant sa capacité à dialoguer entre les cultures et à faire résonner ses textes dans plusieurs langues.

 

Dès ses débuts, elle a été remarquée par Ana Blandiana, qui l’a recommandée à l’Union des écrivains, et Alex Ștefănescu l’a saluée comme « un espoir de la poésie roumaine ». Ayant quitté la Roumanie à 16 ans, elle écrit en roumain tout en enrichissant son français, créant un dialogue intime entre ses deux langues et cultures.

 

 

2. La musique comme langage et inspiration

 

Depuis 2005, Cristiana Eso chante dans les chœurs de l’Opéra de Limoges, où elle a participé à plus de soixante opéras et opérettes ainsi qu’à une vingtaine de concerts. Le chant lyrique constitue son engagement principal et quotidien, et c’est dans ce cadre qu’elle déploie sa voix avec rigueur et émotion.

 

Elle explore également la musique de chambre italienne, française et roumaine, en formations variées — voix et piano, voix et harpe, voix et guitare — et a réalisé quelques lectures poétiques musicales ponctuelles, accompagnée de musiciens improvisant sur ses textes, mêlant voix et violon, voix et percussion, voix et contrebasse. Ces expériences restent occasionnelles et viennent enrichir sa pratique principale sans constituer une activité régulière.

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil bilingue Les Artisans de l’invisible (2019) de la poétesse Cristiana Eso.

 

 

3. Transmission, création et sources d’inspiration

 

Passionnée par la pédagogie et la création, elle a écrit et mis en scène trois petits spectacles musicaux pour enfants au conservatoire, inspirés du folklore roumain. Ces spectacles s’alimentent de sources multiples : musique traditionnelle, arts plastiques, art de la table, traditions et coutumes, superstitions et littérature.

 

Sa poésie, quant à elle, puise dans des horizons très divers : sciences naturelles, mathématiques, musique, architecture et danse, nourrissant son univers d’images et de réflexions singulières.

 

Elle s’est également aventurée dans la peinture : elle a exposé une toile de deux mètres, dont un fragment illustre la couverture d’un de ses livres, et a réalisé une performance unique associant lecture poétique et musique. Ces expériences plastiques et performatives sont ponctuelles mais significatives dans son parcours artistique.


 

4. Un univers artistique où chaque discipline se rencontre

 

À travers ces différentes expériences, Cristiana Eso construit un univers où poésie, musique et arts visuels se répondent et dialoguent. Son travail reste fidèle à une écriture régulière de poésie, ponctuée de projets artistiques qui enrichissent sa pratique sans en modifier la priorité : le chant lyrique et la poésie sont au cœur de son engagement.

 

À suivre…

 

© Hanen Marouani

 

À consulter aussi :
 

À lire également :​​​​​​​

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Pour citer ce texte illustré, engagé & inédit

 

Hanen Marouani, « Cristiana Eso : Une voix poétique et lyrique au Festival international de poésie de Bucarest 2025 (quatrième épisode) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 17 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-bucarest4

 

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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