8 avril 2023 6 08 /04 /avril /2023 09:00

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 | 8 avril | Distinctions 2023 | Prix poétiques de la SIÉFÉGP

 

 

 

 

 

 

Le Prix International d'Art Pictural

 

 

de l'Académie Claudine de Tencin

 

 

 

 

Le Prix International d'Art Pictural de l'Académie Claudine de Tencin de l'association SIÉFÉGP* récompense l'ensemble des efforts fournis par une artiste ou une personne LGBT+ pour accompagner artistiquement ou illustrer (par des dessins, caricatures, photographies, peintures, graphismes, broderies, etc.) une œuvre poétique et/ou de sa couverture réalisée en France ou ailleurs dans le monde. Il est attribué publiquement le 8 avril de chaque année afin de célébrer les artistes (femmes, personnes LGBT+ ou non binaires) en Poésie le 8 avril durant la "Journée Internationale des Femmes et le Genre en Poésie" ou "La Journée Internationale de la Poésie Mineure" (cf. D. Sahyouni). Il est décerné à une personne qui n'appartient pas au Conseil Administratif de l'Académie Claudine de Tencin. Cette distinction, créée en automne 2021 par la Présidente de la SIÉFÉGP D. Sahyouni, a été est octroyée pour la première en 2022 à la lauréate Mariem GARAALI HADOUSSA.

 

 

Attestation officielle

 

 

Crédit photo : Portrait de la femme de lettres, Claudine Guérin de Tencin, domaine public​​​​​​.

 

Académie Claudine de Tencin

 

        Grenoble le 8 avril 2023

 

 

La Présidente de l'Académie Claudine de Tencin a l'honneur et la joie d'annoncer à l'artiste Madame Muriel HASSE-COLLIN** que le Conseil Administratif de l'Académie lui a décerné le Prix International d'Art Pictural de l'Académie Claudine de Tencin pour ses peintures et dessins pour des œuvres poétiques et lui adresse ses sincères félicitations.

 

Signature de la Présidente

Dina SAHYOUNI

 

 

* SIÉFÉGP est le sigle de la Société Internationale d'Études des Femmes et d'Études de Genre en Poésie.

** Pour ses illustrations du recueil de poèmes intitulé Je veux être une fée malpolie (Les éditions du Mont-Ailé, 2022).

 

 

 

***

 

Pour citer cet avis de distinction

 


SIÉFÉGP, « Le Prix International d'Art Pictural de l'Académie Claudine de Tencin », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant » & « Lyres printanières » & Distinctions 2023 « Prix poétiques de la SIÉFÉGP du 8 avril », mis en ligne le 8 avril 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia23/prix-tencin-art

http://www.pandesmuses.fr/megalesia23/table

 

Mise en page par Aude & David

 

© Tous droits réservés

Retour à la Table du festival Megalesia 2023​​

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Distinctions Megalesia 2023 Distinctions du 8 avril
7 avril 2023 5 07 /04 /avril /2023 15:01

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 | Muses au masculin | Revue de l'édition & des métiers du livre 

 ​​​

 

 

 

 

​​​​​​​​​​​​

​​​​​​Fraxerval, une œuvre majeure de la poésie

 du 21e siècle /

 

Fraxerval, Obra mayor de la poesía del siglo 21

 

 

 

 

 

 

 

François Mocaer

 

Éditeur (Éditions Unicité)

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du livre de Pablo Poblète.

​​​​​

 

 

Fraxerval, une œuvre majeure de la poésie du 2Ie Siècle

 

 

Avec ce livre hors normes, « Fraxerval, peau du fleuve percé » (1055 pages) Pablo Poblète fait fi de toutes les idées reçues sur le langage : déflagrations de mots, éclatements de sons qui s’enchevêtrent pour nous faire entendre une poésie multidimensionnelle. Cet immense poète de génie, relate l’inexprimable par un amas de mots jubilatoires qui peu à peu résonne en nous pour faire sens et provoquer des sensations secrètes et déstabilisatrices de notre « establishment » personnel. Pablo Poblète nous démontre que quelque chose d’indéfinissable est encore possible en poésie à condition d’être à l’écoute de l’impensable et de nous laisser submerger par ce qui est hors de contrôle à la lumière de tous les possibles. Cette œuvre d’une vie (2004-2023), nous laisse libres de nous approprier tous les champs inconnus qui peuplent notre inconscient. Ce livre nous ouvre des portes pour accéder à l’éclatement d’émotions tout en nous faisant entrer en nous-mêmes dans une sorte de chaos indéfinissable. Jamais un poète n’a été si loin pour éprouver le mystère d’une poétique incantatoire, transgressant toutes les lois de la réalité, afin de nous faire pressentir que derrière nos pensées conditionnées se cache un autre monde, plus libre, en forme de déflagration et convergence qui nous rend presque joyeux. 

 

© François Mocaer,  Éditeur d’Éditions Unicité, 13.contact2013@editions-unicite.fr

 

**

 

FRAXERVAL, Obra mayor de la poesía del siglo 21

 

« Con este extraordinario libro, "Fraxerval, peau du fleuve percé" (1055 paginas) Pablo Poblète ignora todas las ideas preconcebidas sobre el lenguaje: explosiones de palabras, ráfagas de sonidos que se enredan para hacernos escuchar una poesía multidimensional. Este inmenso poeta genial, relata lo inefable mediante un cúmulo de palabras jubilosas que poco a poco resuenan en nosotros para dar sentido y provocar sensaciones secretas y desestabilizadoras de nuestro "establishment" personal.

 Pablo Poblète nos muestra que algo indefinible todavía es posible en la poesía, siempre que escuchemos lo impensable y nos dejamos abrumar por lo que está fuera de control a la luz de todas las posibilidades. 

El trabajo de una gran parte de su vida (2004-2023), nos deja libres para apropiarnos de todos los campos desconocidos que pueblan nuestro inconsciente. Este libro nos abre las puertas para acceder al estallido de emociones mientras nos hace entrar en nosotros mismos en una especie de caos indefinible. Nunca un poeta había llegado tan lejos a experimentar el misterio de una poética encantatoria, transgrediendo todas las leyes de la realidad, con el fin de hacernos sentir que detrás de nuestros pensamientos condicionados se esconde otro mundo, más libre, en forma de explosión y convergencia que nos hace sentir casi alegres »

 

© François Mocaer, Editor, Unicité, Paris.

 

 

***


 

Pour citer ce texte & bilingue inédit

​​​​​​

François Mocaer, « Fraxerval, une œuvre majeure de la poésie du 21siècle / Fraxerval, Obra mayor de la poesía del siglo 21 », texte bilingue Français-Espagnol, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant » & « Lyres printanières », mis en ligne le 7 avril 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia23/fmocaer-fraxerval

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

© Tous droits réservés  

 

Retour à la Table du festival Megalesia 2023

7 avril 2023 5 07 /04 /avril /2023 09:25

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Dossiers majeur & mineur | Articles & témoignages

 

 

 

 

 

 

​​​​​

​​​​​​​​​​​​

Autoportrait poétique : la poésie et moi en miroir

 

 

 

 

 

 

Texte & photographies

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© Crédit photo : Première & quatrième de couverture illustrée d'une étude réalisée sur les œuvres de Maggy de Coster. 

​​​​​

 

 

Parler de soi n’est pas toujours chose aisée car comme dit Auguste Comte « On ne peut se mettre à la fenêtre pour se regarder passer dans la rue ».

 

Le monde et tout ce qui m’entoure constituent mes principales sources d’inspiration. Faisant mienne cette pensée de Raoul Follereau : « On n’a pas le droit d’être heureux tout seul », donc mon postulat de base est : écrire pour  témoigner, dénoncer,  changer « changer la vie » comme dit Rimbaud. 

 

La poésie est immortelle puisqu'elle est le reflet de la vie et tant que la vie existe, elle demeurera sous quelque forme que ce soit.  C'est elle qui vient à nous, en nous envahissant, en nous parcourant comme un frisson d'amour. 

Elle a pour moi un effet cathartique, donc elle se révèle une nécessité vitale.

Elle est présente sous tous les cieux : elle n’a pas de frontières.

Après nous, la poésie. Poésie pour toujours. Vive la poésie.

La poésie s’est réclamée de moi dès mon jeune âge et j’ai eu le bonheur d’être éditée à l’adolescence et à ce jour, je suis à mon dix-huitième recueil de poèmes et trente-quatre ouvrages au total tous genres confondus. 

 


 

© Crédit photo : Un stand de signature et de vente des œuvres de Maggy De Coster.

 

 

La naissance de la revue Le Manoir des poètes

 

Créer une revue de poésie et la faire perdurer n’est pas toujours chose facile. Pour ainsi dire, je me rappelle ce samedi du mois de mars 2000 quand à une soirée poétique très courue du quartier latin j’ai annoncé mon projet de lancement du Manoir des Poètes. J’énumérais les différentes rubriques et lançais un appel à des soldats de bonne volonté pour les alimenter. Une femme poète de me lancer : « Tu ne trouveras pas ». Pour opiniâtre que je suis, je ne m’étais pas laisser décourager par cette petite phrase, car je croyais dur comme fer à l’aboutissement de mon projet. Rien ne pouvait m’arrêter, même la maladie, sauf la mort. J’ai toujours été quelqu’un de très assidu et qui faisait les choses avec amour et passion et non par avidité de gains matériels. J’avais fait mon choix une fois pour toutes et poursuivi mon chemin avec obstination quels que soient les aléas. Donc j’ai toujours été persévérante. 

 

Je me suis payé la plus grosse part du travail : depuis la collecte des articles, leur correction jusqu’à la distribution en passant par le rédactionnel, la frappe des articles, la logistique, la fabrication.

La couleur s’annonçait avec un colloque de Paris XIII sur Léopold Sédar Senghor y compris une lettre du président Jacques Chirac honorant la personnalité du poète académicien.  

À l’époque je travaillais comme journaliste pour un hebdomadaire régional et j’étais chargée de couvrir les actualités littéraires de Paris. Je fournissais plusieurs « papiers » par semaine, des pleines pages.

Le Manoir des Poètes après s’être imposé dans le paysage culturel, a également dépassé les frontières de l’Hexagone en s’ouvrant à un lectorat européen voire international. À cet effet, il est salué par d’autres revues amies et pas des moindres en l’occurrence la prestigieuse revue Le coin de Table de la Maison de Poésie, Fondation Émile Blémont, La Forêt des Mille Poètes, Écrire & Éditer, Inédits Nouveaux de Belgique et bien d’autres.

En 15 ans, Le Manoir des Poètes, revue semestrielle à vocation poétique, culturelle et littéraire avait fait du chemin et ce, grâce à son éclectisme, à son caractère innovant, à sa pluridisciplinarité littéraire et à sa politique éditoriale d’ouverture. Une ouverture sur les cinq continents avec le lancement d’une anthologie en 2006 sur la thématique du Printemps des Poètes de la même année, « Le chant des villes ». Dans cette perspective, j’ai ouvert le site du Manoir des Poètes aux poètes de tous pays dans la rubrique « Poèmes d’ici et d’ailleurs » et de façon désintéressée. Plusieurs prix et grands prix sont nés également. 

Le Manoir des Poètes a également fait place aux jeunes depuis les primaires jusqu’aux lycées en passant par le collège avec lesquels nous travaillons en atelier d’écriture. 

Plus prosaïquement, des produits dérivés comme des T-shirts et un parfum avec le logo de la revue avaient également vu le jour. 

 

Tous les numéros du Manoir des Poètes font partie des fonds bibliographiques de Villefontaine, La Poéthèque – bibliothèque associative de revues littéraires et/ou poétiques – est essentiellement une base de données documentaire couvrant 50000 exemplaires de numéros de revues, issus de près de 3000 titres différents. 

 

Les numéros de la revue sont également conservés par l’association ARPO dans la ville de Carmaux dans le Tarn, au conservatoire des revues de poésies. « Enseignants, chercheurs, amateurs peuvent consulter cette bibliothèque aux documents uniques. Sans doute le plus grand fonds de lecture disponible en France (après la Bibliothèque Nationale) » D’après son fondateur Jean-Louis Aguié.


 

Désormais Le Manoir des Poètes n’existe en tant qu’association ayant pour but de faire des conférences et de créer des événements littéraires dans des lieux comme La MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE (présentation des poètes de langue espagnole traduits par mes soins). Comme c’est le cas depuis 2010 sans interruption.

 

Quelle belle aventure ! 

 

Nous avons pu faire connaître des auteurs de langue espagnole que nous avons traduits et aussi d’autres auteurs européens non francophones. 

 

 

© Crédit photo : Première & quatrième de couverture illustrée d'une étude réalisée sur les œuvres de Maggy de Coster. 

 

Sur le plan professionnel, j’ai effectué plusieurs voyages à l’étranger dans le cadre des mes activités féministes, journalistiques et poétiques : La République Dominicaine, les USA, La Tunisie, l’Italie, la Colombie, le Panama, le Brésil, l’Argentine. Je continue ma collaboration avec les pays de l’Amérique où je suis régulièrement invitée à représenter la France et à faire des conférences et depuis le Covid ex situ, c’est-à-dire par zoom.

 

© Maggy DE COSTER

 

Le site https://www.lemanoirdespoetes.fr/ reste toutefois actif. 


 

 

***


 

Pour citer ces photos   & autoportrait inédits

​​​​​​

 

Maggy De Coster, « Autoportrait poétique : la poésie et moi en miroir », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 7 avril 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/mdc-lapoesieetmoi

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°13

3 avril 2023 1 03 /04 /avril /2023 11:10

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Bémols artistiques | Dossier majeur | Florilège

 

 

 

 

 

​​​​​​​​​​​​

​​​​​​​​​​​​

​​​​​​entrer en poésie

 

 

 

 

​​​

 

 

Autoportrait lyrique

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

Photographie par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, portrait photographique de "Françoise Urban-Menninger" lors de sa présentation du récital de l'Académie rhénane au Grenier d'abondance à Strasbourg.

​​​​​​

 


 

on entre en poésie

comme on entre en religion

par la porte du ciel

 

 

on y fait ses vœux

dans chacun des vers

qui fait danser le poème

 

 

on entre en poésie

pour y faire éclore

son âme dans un jardin d’écriture

 

 

on entre en poésie

pour composer avec sa mort

une musique de lumière


 

© Françoise Urban-Menninger, 2023

 

 

***


 

Pour citer ces portrait photographique  & autoportrait lyrique inédits

​​​​​​

 

Françoise Urban-Menninger, « entrer en poésie », poème illustré par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 3 avril 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/fum-entrerenpoesie

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°13

27 mars 2023 1 27 /03 /mars /2023 15:53

 

N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Bémols artistiques | Dossier majeur| Florilège

​​​​​​

 

 

 

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​

Mon autoportrait poétique & artistique.

Une éthique par l’esthétique

 

 

 

 

​​

 

Sarah Mostrel

 

Site : https://sarahmostrel.wordpress.com 

Facebook www.facebook.com/sarah.mostrel

 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de Sarah Mostrel au Salon du livre de Saint-Mande le 29 janvier 2023.

 

​​​​​​

 

 

&

 

J’écris pour transformer le monde,

donner à voir un monde meilleur.

J’écris par impuissance, pour ne pas figer les faits

Ou au contraire, les fixer une fois pour toutes, 

Une fois pour tous, une « foi » n’est pas coutume.

 

J’écris pour poétiser un monde, qui ne me convient pas.

J’écris par désespoir, dans l’espoir de réparation.

J’écris à cause du décalage, qui ne se comble pas.

J’écris pour gérer le manque, parce que ça déborde.

J’écris pour ne pas crier, et pour ne pas plier.

Les larmes ont un écho grâce à la feuille pleine.

 

L’écrit est un cri, le pli livre un message.

Il est une délivrance. Un bébé bien portant. 

L’acte pallie le vide, le néant, le laissé pour compte. 

Et pour conte, une offrande, un poème, un roman. 

 

J’écris pour la beauté, envers et contre tout. 

J’écris pour contrer le sordide, la douleur et l’injustice.

J’écris pour exister, et ne plus me cacher.

 

&

 

Je peins pour retrouver la couleur de l’enfance. 

Celle des champs perdus et du chant retrouvé. 

Je peins pour la caresse, la touche, l’effleurement 

Ceux que j’imagine sur mon corps et mon cœur. 

Je peins pour enjoliver les âmes et les esprits. 

Pour rappeler les merveilles de ce qui nous entoure. 

 

Je peins pour la conscience 

Car si de tout temps, l’époque a été dure, 

Nous avons le choix de regarder la lune, 

le ciel et puis la Terre, la Splendeur éternelle.

 

En quête de cette lumière toujours à nous offerte, 

c’est un juste retour de reconnaître le Beau.

 

Je peins pour l’évasion. Le trait rend plus serein 

La forme est une enveloppe dans laquelle je suis bien. 

Je peins pour éveiller en nous la part sensible, 

sans quoi nous ne sommes rien. Avec elle, nous sommes Un.

 

La conscience des Hommes passe par l’émotion 

Celle-là même que j’aime suggérer sur ma toile, 

une toile de fond qui est un paysage, 

un cadre, une rosée, une chemise, un pan de vie. 

De ce côté du monde, on célèbre encore 

Chez l’artiste, toujours, la vérité se dévoile.


 

&

 

Je chante et je compose pour imaginer 

ce qui aurait pu être et ce qui est peut-être 

chez certains, ou sinon, qu’on se l’approprie

ce son des sentiments, de l’amour, des aveux !


La musique ancienne, nouvelle, endiablée, 

classique ou bien moderne, aux textes fluctuants 

parlés ou déclamés, ascendants, descendants

est le reflet de Nous, êtres fragiles et forts, 

êtres luttant sans cesse pour le gain de nos causes. 

 

Mélodies, harmonies accompagnent le geste. 

La voix, ses variations portent en elles tout un monde. 

Au moindre trouble, la voie se voile. 

Au moindre émoi, elle s’enroue. 

Parfois elle se tait. Se retire, dans ses cordes. 

La voix et la voie, étranges homophones.
 

Dans l’humeur des saisons, l’âge se ternissant, 

elles changent et vibrent tel un évident symbole. 

 

Je chante et puis je ris ou souris, c’est selon. 

Je chante la vie belle et pure et transcendante.

 

 &

 

Je fige et immortalise l’instant à retenir. 

Le cliché me rappelle que je suis bien vivante, 

dans un moment que j’aurais oublié 

si je n’avais pas pris la photo qui raconte. 

 

Elle narre le lieu mais surtout la lumière, 

le mouvement du vent, l’expression sans frontière. 

Elle survit à l’âge, aux guerres, aux tendances. 

Mémoire et souvenir, elle montre la route. 

 

Elle est une étape dans la course du jour, 

elle est une étoile au fin fond de la nuit. 

Elle se veut descriptive ou dénonce soudain. 

Elle rappelle l’ancien, fête une rencontre, 

une alliance, un ennui, avec des personnages, 

ou se veut le reflet, comme une transparence, 

d’un panorama, d’une situation. 

Elle calque au présent, se compare au passé, 

se veut la promesse d’un avenir parfait, 

ou par jeu de lumière, comme des éclairs, 

elle irradie et brûle ce que l’on ne veut plus.

 

La photo participe à l’esthétique des villes, 

consacre la nature, notre monstre sacré.


 

Je crée parce que je n’ai peut-être pas d’autre choix, 

sinon, je serais autre, boulimique, compulsive 

ou bien hyperactive dans un autre domaine, 

voire addict à quelque drogue 

La mienne, c’est être artiste.

 

La littérature, la peinture, la musique, la photo, 

Tout cela m’a sauvé la vie.

 

 

 

©Sarah Mostrel

https://sarahmostrel.wordpress.com

 

 

***


 

Pour citer ces portrait photographique  & autoportrait poéthique inédits​​​​​​​​​​​​

 

Sarah Mostrel, « Mon autoportrait poétique & artistique. Une éthique par l’esthétique », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 27 mars 2023. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no13/samostrel-autoportrait

 

 

 

Mise en page par David

 

 

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°13

Bienvenue !

 

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une