Crédit photo : Peder Severin (1851-1909), « Two gypsy women outside their home », 1878, peinture tombée dans le domaine public, capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
Je serai là…si tu as besoin de moi
D'écoute et d’harmonie
D’un lien sans jugement, ni outrage
D’une main posée sur ton cœur
En bonne amie
Présente, dans tes meilleurs jours et tes jours de pluies
Pour citer ce poème gnomique & inédit célébrant l'amitié féminine & féministe
Berthilia Swann, « Amies éternelles », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 12 mars 2024. URL :
N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège | En avant-première de l'anthologie de la grâce du printemps des poètes féministes
Giovanni, le gondolier, godille de la gare à la Giudecca, en glissant galamment un gressin à une Guadeloupéenne qu'il guide.
Rio, ramo : rêve de régates resplendissantes, romantisme de ruelles rosissantes, rythme régulier de la rame vers le Redentore.
Aventure : admirer aux aurores les altane, les Alpes autrichiennes. Aborder à l'Accademia, avancer amoroso vers l'Arsenal. Ah, les artistes à aimer !
Canareggio : canoter sur un canal coudé, clapotis chaleureux contre les colonnades côtelées de la Ca' Corner. Contempler un campanile croulant, en cours de consolidation. Chanter en se croyant dans un cliché de Carpaccio ou de Canaletto.
Enchantement : entrelacs d'eaux effervescentes ou étales. Églises englouties. Entrailles d’échafaudages. Étranges embarcadères enneigés. Effacement d'étoiles dans l'espace.
Serpenter par les sestieri dans son sandolo, sillage salé. Sourire spontanément à la signora qui soupire et sort, saisie par le site sacré de la Salute. Silence. Le silence des sirènes. Et sentir soudain la splendeur sublime de la Sérénissime.*
* Ce poème a été lu en public lors du Récital de poésie de Strasbourg (RPS 2024).
***
Pour citer ce poème lyrique, élogieux & inédit sur la grâce
Chantal Robillard (Poème & photographies), « Grâces de la Sérénissime », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 11 mars 2024. URL :
Crédit photo : Bouguereau, « Seule au monde », peinture, capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
Le poème « Je suis la seule » exprime la place sociale des femmes, entre transmission, résignation et relégation domestique. Il articule le sentiment intérieur de la solitude à la réalité sociale de l’enfermement dans toutes ses dimensions.
Nada Chaar, « Je suis la seule », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 5 mars 2024. URL :
Crédit photo : Anna Maryniak, « Loneliness II », peinture, dimensions 70x100 cm, capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
La Goule, monstre de la mythologie arabe et Pénélope, figure mythique de la culture européenne et universelle, symbolisent le fil qui relie les femmes opprimées par-delà les frontières.
Goule
De la dernière miette
De la dernière goutte
De tes chairs
Je me repaîtrais
De ton sang
M’enivrerais
Des cendres
De tes os
Je ferais mon fard
Sous la glace
De tes yeux
Le froid
De ton regard
Quand de moi
Tu essaies
De te détacher
Ton souffle
Un tremblement
De tes mains
Tout ton corps
Je le vois bien
M’en implorent
Mais
Parce que
Je t’aime
Je t’épargnerai
On dit
De moi
Que j'attends
Le long des chemins
Noire
Que vienne le chaland
Que mes dents
Acérées
Déchirent sa peau blanche
Quand en moi
Il se perd
Quand en moi il se prend
Quand de moi
Tu t'éprends
Courbée
Sur les couffins
J'ai fleuri
Les tombeaux
J'ai soigné les années
De mon sang
Chaque lune
Reverdit
Le pré
Et moi
Qui
M'a aimée ?
Pénélope
Crédit photo : Francesco Primaticcio, « Pénélope & ses suivantes tissant », peinture, capture d'écran de la photographie libre de droits du site Commons.
Pour citer ces deux poèmes féministes, inédits & inspirés des figures légendaires
Nada Chaar, « Goule » & « Pénélope », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 24 février 2024. URL :
L’autrice semble être en résonance avec le subtil, car le poète est celui qui a une conscience totale de la réalité et en a une perception plus fine que le commun des mortels. De ce fait, peut-on dire que le poète est avant tout un être hyper-lucide ?
Céline De-Saër semble accaparée par son environnement. On connaît le tremblement de terre qui est un phénomène naturel courant mais le tremblementd’éther ne peut sans doute être vécu et ressenti que par des êtres hors du commun. C’est peut-être le cas de notre poète : « l’air suintait des visages surgis ».
Chaque mot employé revêt une signification bien particulière qu’il faut placer dans son contexte pour éviter toute méprise. C’est le ciel qui est « crevé de colère » quand tremble l’éther, encore un phénomène observable par notre poète qui ne cesse d’apprendre et de nous apprendre à apprendre. Aussi est-elle celle qui donne des consignes claires par l’emploi du mode infinitif :
« Dormir contre la flotte
vers la pluie, au lieu d’elle, en échange de, en face de la
mer par la vitre. »
Les ancêtres sont ceux et celles qui nous précèdent mais Céline De-Saër évoque « les ancêtres à venir ». Que faut-il entendre par là ? Rien n’est statique : le futur deviendra le passé. Grammaticalement parlant on aura affaire à un futur antérieur et un futur simple. Elle sous-entend sans doute la génération future et la génération postérieure à cette dernière.
Le vent, c’est de l’air en mouvement, donc tout se meut dans son monde, ça palpite. Quand tremble l’éther tout est inversé. Non seulement :
« La membrane de l’air s’est déchirée
par le sel : premier matin de la nuit. »
Mais encore :
« La lumière est en chemin
quand je suis allée la voir pour sa pleine mer
Le vent attend son chemin. »
Son rapport à l’eau n’est pas sans rappeler que la vie vient de là.
« La perte des eaux » nous rappelle la rupture de la poche des eaux de la femme « en couches ». Et pour elle : « La mer est une salle de travail » et de là découle la vie. De l’ombre à la lumière, il n’y a qu’un pas : « Le puits de lumière se retourne en moi. ». Elle convient également : « Samain a tracé ton passage dans mon corps »
La nuit monte et la lumière descend pour enfin devenir poussières. Cette lumière n’est-elle pas celle de l’esprit qui nous anime avant qu’on ne redevienne poussière. La nuit, c’est sans doute la finitude de l’être : « La lumière renversée en poussières »
Dans ce recueil sont présents : l’air, la mer, la terre, la lumière. Ces éléments sont en unicité dans l’espace-monde qui caractérise l’existence.
Maggy De Coster, « Céline De-Saër, « Tremblement d’Éther », Éditions Unicité, 2024, 72 pages, 13€ », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 17 février 2024. URL :
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
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