17 mars 2025 1 17 /03 /mars /2025 18:14

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Entretiens poétiques, artistiques & féministes | Poésie, musique & art audiovisuel | Handicaps & diversité inclusive & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Entretiens

 

 

 

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Avis de​ parution du recueil « Au Pieu »

 

de Selim-a Atallah Chettaoui suivie de

 

l’entretien réalisé avec l’artiste

 

 

 

 

 

 

Annonce & propos recueillis en février 2025 par

 

Hanen Marouani

 

Entrevue & photographies fournies de

 

 

Selim-a Atallah Chettaoui

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil « Au Pieu » de l’artiste Selim-a Atallah Chettaoui aux éditions La Contre Allée, 2025.

 

Annonce de parution du recueil « Au Pieu » 


 

Chères amies / Chers amis de la poésie et des arts de la scène,

 

Nous sommes ravies de vous annoncer la sortie tant attendue de la nouvelle œuvre de la poète et performeuse tunisienne Selima Atallah, intitulée « Au Pieu », qui est déjà disponible en librairie depuis le 14 février 2025.


 

Selima Atallah, reconnue pour sa voix unique et son approche audacieuse de la poésie, nous invite à plonger dans un univers riche en émotions et en réflexions. Avec « Au Pieu », elle explore des thèmes universels tels que l'amour, la mémoire et l'identité. 

 

Ne manquez pas cette occasion de découvrir une œuvre qui promet d'être à la fois touchante et provocante. Préparez-vous à être transportés par les mots de Selim-a, qui, à travers sa plume, nous rappelle la puissance de la poésie pour transcender les frontières et toucher nos âmes.

Date de sortie : 14 février 2025

Titre : Au Pieu

Artiste : Selim-a Atallah

Éditions : La Contre Allée

Voir également la présentation officielle de l'ouvrage pour par la maison d'édition en PDF ci-joint :

 

Dossier pour la presse de la présentation de l'ouvrage « Au Pieu »»

Entrevue

 

Voici l’entretien réalisé avec l’artiste lors de la sortie de son recueil et des supports visuels :

 

 

H.M — Qu'est-ce qui vous a inspirée à écrire ce nouveau recueil ? Y a-t-il des expériences personnelles qui ont influencé votre écriture ?

 

S.AC — Je ne pense pas qu'il y ait eu vraiment d'inspiration, plutôt une forme de nécessité d'écriture, sans que j'aie au début de direction. Je sortais d'une période assez compliquée où j'avais eu des problèmes de papiers à la fin de mon séjour d'études aux Etats-Unis pour cause de visas refusés et avais été bloqué.e à New York à cause du covid à l'époque des QR codes et des passeports santé. Cela m'avait beaucoup impacté.e et à mon retour à Paris, j'avais passé un long moment à ne pas faire grand-chose d'autre que regarder des séries, manger, jouer à des jeux vidéos, sans arriver à dépasser cette expérience. Ce texte, écrit juste après, revient sur ces moments où j'étais aux prises avec l'appel du vide - que je connais bien - tout en ressentant une forme de saturation de la pensée qui m'engluait dans l'immobilité.

 

 

© Crédit photo : L’artiste Selim-a Atallah Chettaoui, portrait photographique.

 

 

H.M — Comment décririez-vous l'évolution de votre style poétique depuis vos précédents écrits jusqu'à ce recueil ?

 

S.AC — Ce texte est un poème-fleuve, comme mon précédent livre. Mais là où le premier, paru chez 10 pages au carré, faisait dix pages, celui-ci à la Contre Allée en fait un peu plus de cent. Même si c'est un flux continu, il y a plusieurs mouvements, et je me suis autorisé.e dans ce texte à introduire des onomatopées, quelques expressions en anglais, et à faire des expérimentations spatiales : à certaines pages il n'y a qu'un ou deux vers et d'autres sont très saturées ou adoptent des formes. Je pense qu'il y a dans ce livre, une liberté plus grande dans la langue, et certains passages qui sont principalement guidés par le rythme, ce qui est sans doute le reflet de l'affirmation de ma pratique de la performance accompagnée de musique électronique.

 

H.M — Pouvez-vous nous parler encore plus du processus de création de ce recueil ? Avez-vous suivi une méthode particulière ?

 

S.AC — Ce texte a été écrit de manière très fluide et naturelle. À l'origine, il s'agissait de prises de notes sur mon téléphone pendant mes trajets en métro à Paris, sans que j'aie d'intention véritable, ou le désir de chercher quelque chose de précis en écrivant. C'est ensuite quand, voulant soumettre un texte à un prix littéraire, j'ai voulu reprendre ces notes, que je me suis rendu.e compte qu'elles faisaient déjà plus d'une trentaine de pages. Après les avoir retravaillées, j'ai fait comme d'habitude, lu à voix haute jusqu'à ce que le rythme soit fluide, laissé reposer quelques jours/semaines, et repris cette lecture à voix haute pour voir si le texte tenait toujours. Je modifie le manuscrit en suivant cette méthodologie, jusqu'à ce que plusieurs lectures faites à distance les unes des autres continuent à me donner cette impression de fluidité, de facilité de lecture. Je considère alors que je suis allé.e aussi loin que je peux seul.e et soumets le textes à des personnes en qui j'ai confiance et le modifie à nouveau selon leurs retours, en appliquant à chaque fois cette méthode de la lecture à voix haute jusqu'à atteindre une forme stable. Je pense que la confiance dans un groupe de pairs me vient de mon Master de création littéraire ou j'avais suivi de nombreux ateliers d'écriture et appris à soumettre mon écriture à un regard critique avant de chercher à la faire éditer ou à la montrer au public.

 

H.M — Quelle place la musique occupe-t-elle dans votre travail ? Comment a-t-elle influencé tes lectures sur scène ?

 

S.AC — La musique occupe une place essentielle dans mes performances, qui sont elles-mêmes indissociables de mon rapport à la poésie. Je vois la poésie sur scène comme une opportunité de toucher un public différent, plus large, en essayant de l'approcher par le biais d'autres codes, qui peuvent faire un peu moins peur qu'ouvrir un livre de poésie. En plus de mes performances, j'ai co-fondé un collectif d'écopoésie, fœhn, et nous organisons des soirées où nous invitons des poetes.ses à lire de la poésie engagée sur de la musique, le plus souvent électronique. C'est assez naturel pour moi de mêler poésie et musique car j'ai commencé à lire mes textes sur des scènes ouvertes où il y avait des musicien.nes jazz, des pianistes, des guitaristes ; je compose moi-même des tapis sonores pour mes textes et adore improviser avec des musicien.nes. La lecture à voix haute est aussi le guide qui me permet de retravailler mes textes jusqu'à ce qu'ils sonnent juste. 

 

Ma pratique prend un tournant de plus en plus musical depuis trois ou quatre ans où j'ai commencé à travailler avec de la musique électronique et ai fini par co-fonder le groupe Mooja, entre poésie, musique électronique et vidéopoésie. Après beaucoup de DJs sets poétiques improvisés, Paul Leverrier et Adrien Amiot, producteurs et DJs sous le nom de Housecall ont commencé à composer des morceaux pour mes textes, et Zohra Mrad a créé des vidéos qui accompagnent la performance, pour proposer une expérience la plus immersive possible. L'énergie de ce concert-spectacle est saturée, et oblige le public à lâcher prise sur la compréhension rationnelle des textes, car je pense que la poésie nécessite une écoute sensible, qui dépasse le sens, pour se laisser traverser par les mots, l'énergie, la rencontre dans l'instant, et c'est ce que nous avons essayé de proposer pour le lancement du livre au Centre Pompidou pendant le festival Effractions.

 

 

H.M —  Y a-t-il un poème ou un passage en particulier que vous aimeriez mettre en avant et expliquer à votre public ?

 

S.AC — En voici un extrait :

 

mirlababisurlababo

souvenir du temps d’antan

ça manque le temps d’antan

où l’on croyait devenir grand

quelque chose d’autre

d’ontologiquement différent

catégorisation radicale

le monde des adultes le monde des enfants

 

découvrir

pendant que le temps file s’effile que le fil s’effiloche

que c’est pareil

qu’il faut tenir

juste tenir

 

être adulte c’est ça

tenir

ne pas laisser tomber

ne pas se laisser tomber

tous les jours bras levés

vivace comme cyprès

contre les vents traîtres

 

et si ça tombe

 

si ça casse

si ça crame

si ça coule

se lever se relever

 

gonfler le ventre comme on l’a appris en cours de yoga

gonfler les poumons âcres qui se décomposent jour à

jour

 

et recommencer

 

Le postulat de ce texte est de réfléchir aux manières avec lesquelles on tient quand la vie devient difficile à vivre, car c'est facile de tenir quand on va bien, que notre vie roule toute seule. Mais ce texte se demande comment on fait pour se relever quand on tombe, continuer quand ça semble impossible, qu'on est attiré par une inertie incoercible tout en ayant le désir d'être "vivace comme le cyprès" de Baudelaire, et je pense que ce passage propose des réponses que tout le livre cherche. Il suffit d'essayer, de mettre un pied devant l'autre chaque seconde-minute-jour, jusqu'à ce qu'on se soit sorti du trou.

 

 

© Crédit photo : L’artiste Selim-a Atallah Chettaoui lors d’une de ses performances, portrait photographique par Anthony Retournard.

 

H.M — Comment espérez-vous que les lecteurs réagiront à votre recueil ? Y a-t-il des émotions ou des réflexions que vous souhaitez susciter chez eux ?

 

S.AC — J'espère que mes lecteur.ices trouveront le livre facile à lire, dans le sens de la fluidité de l'écriture car je sais que les thématiques abordées peuvent être difficiles, même s'il y a beaucoup d'autodérision et d'humour. J'espère juste qu'il ne les impressionnera pas par ses verbiages, qu'il n'exclura pas un.e lecteur.ice tombé.e dessus par hasard, car je n'aime pas que la littérature écrase par son érudition. Je veux au contraire que ce texte libère la curiosité, la créativité, les interprétations, qu'il donne même envie d'être modifié, tant qu'il suscite chez l'autre le désir de soi-même faire quelque chose qui  traverse, que ce soit écrire ou n'importe quoi d'authentique. C'est ce que me permet la poésie, d'avoir la sensation que je suis traversé.e par les mots, que je suis exactement moi-même quand j'écris ou que je suis sur scène. J'espère aussi que les lecteur.ices auront envie de le lire à voix haute. C'est le retour de plusieurs personnes déjà, et c'est le plus beau compliment qu'on puisse faire à mon écriture, car mes poèmes préférés sont ceux que j'ai eu d'emblée l'envie de clamer à voix haute, dans ma chambre ou devant d'autres, et j'essaie d'écrire d'une manière où le rythme qui se dégage peut être retrouvé, mis en voix par toute personne qui le désire pour qu'elle puisse aussi prendre part à la performance.

 

 

H.M — Quels sont vos projets futurs après la sortie de ce recueil ?

 

S.AC — Le plus important pour moi, c'est de trouver des manières de tenir, de faire corps ensemble en tant qu'artistes, poetes.ses, écrivain.es, citoyen.nes, dans un monde de plus en plus violent et ce sans se laisser décourager. Cela passe pour moi par la programmation d'évènements artistiqus pluridisciplinaire durant lesquels des personnes d'horizons divers se rencontrent, discutent, s'émerveillent tout en ayant conscience de la nécessité de résister et de tenir pour des causes plus grandes que soi. Il nous faut trouver l'équilibre entre la nécessité d'être ému.es par la violence, la souffrance qui nous entoure et ne pas la laisser nous écraser dans la peur qui ne fait que nous fermer aux autres. C'est ce que j'essaie de faire avec mon collectif écopoétique fœhn et avec mon collectif décolonial et féministe bruxellois xeno_ : créer des espaces pour tenir ensemble. Avec mon groupe Mooja nous travaillons aussi à l'enregistrement de notre premier EP car ce projet mûrit depuis plusieurs années et il est temps de le partager avec d'autres, pour, encore une fois, donner un accès à des textes engagés à un public autre que littéraire. Évidemment, dans le cadre de la promotion d'Au Pieu, il y a des performances, des rencontres en festivals et en librairies, j'irai à Bruxelles, Lille, Bordeaux, Barjols etc...  Et puis, bien sûr, de temps en temps m'isoler pour avancer sur l'écriture d'un roman sur l'amitié et d'un recueil de poèmes sur l'amour filial auxquels je travaille. 

 

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Pour citer ces images & entretien inédit​​​​​​s

 

​Hanen Marouani, « Avis de​ parution du recueil « Au Pieu » de Selim-a Atallah Chettaoui suivie de l’entretien réalisé avec l’artiste », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 17 mars 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noi2025/hm-entretien

 

 

 

 

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5 décembre 2024 4 05 /12 /décembre /2024 10:49

N° IV | AUTOMNE 2024 | NUMÉRO SPÉCIAL 2024 | Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) | 1er Volet | Dossier mineur | Articles & Témoignages | Poésie, Musique & Arts visuels / Poésie visuelle & Revue Orientales | O | N° 4 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

 

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Faïrouz pour l'éternité

 

 

 

 

Chronique & portrait pictural par

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, artiste peintre & poète

 

 

© Crédit photo : Mustapha Saha, Portrait de « Faïrouz », peinture sur toile.

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Paris. Mercredi, 20 novembre 2020. La chanteuse libanaise Faïrouz, de son vrai nom Nouhad Haddad, est née le 20 novembre 1934. Elle a quatre-vingt-dix ans aujourd’hui. Faïrouz signifie en arabe turquoise, le vert et le bleu, la terre, la mer et le ciel, la nature dans sa splendeur qu’elle louange sur un poème de Gibran Khalil Gibran,  Aâtini Al Nay Wa Ghanni. La voix de Faïrouz s’élève crescendo, s’envole, s’insuffle de lyrisme ensorceleur. « Prête-moi ta flûte et chante. La chanson de l’existence. Les larmes attachantes. Quand pointe la pénitence. Déserte les fastueux manoirs. Habite les bois sauvages. Fuis les mortels laminoirs. Pour inaccessibles rivages. Étends-toi près d’un cépage. Bois son nectar dans ta main. Déguste ton livre page par page. Sans penser au lendemain. Offre-toi vital intermède. Endors-toi sous tranquille bouleau. Oublie le mal et son remède. La destinée n’est qu’une ligne sur l’eau » (Adaptation personnelle en français). 

Faïrouz chante la Palestine génocidée, le Liban homicidé, la Terre sainte fratricidée.  Elle incarne l’âme arabe, au-delà des confessions, des générations, des frontières. Elle chante pour les peuples, non pour les dirigeants. En janvier 2023, elle assène une gifle magistrale aux  autorités saoudiennes au nom des droits humains. Elle refuse de s’associer au concert du siècle, regroupant, moyennant des valisettes de dollars, les stars arabes de la chanson, les libanaises Nancy Ajram et Elissa, les syriens Georges Wassouf et Assala Nasri, la tunisienne Latifa Afraoui, qui remplissent les théâtres et les stades à chaque prestation.  Pendant la guerre civile libanaise entre 1975 et 1990, elle reste à Beyrouth déchiré par les roquettes. Légende vivante, elle impose le respect à toutes les parties.

Au répertoire de Faïrouz, les grands poètes, Gibran Khalil Gibran (1883-1931), Ahmed Chawki (1868-1932), Saïd Akl  (1912-2014). Elle passe rarement sur scène. Son dernier concert remonte à 2011. Ses compositeurs, son époux Assy Rahbani, son beau-frère Mansour, Rahbani, son fils Ziad Rahbani dépoussièrent le folklore arabe avec des comédies musicales, des opérettes politiques, des sonorités latino-américaines, jazzy. Ils brassent allègrement mélopées traditionnelles, harmonies symphoniques, rythmes africains. S’anticipe la World Music, dès 1957, dans le légendaire concert au milieu des ruines de Baalbek, réédité, par bonheur, en 2020. En 1959, s’exacerbent les sortilèges moyen-orientaux dans Ya Maleya Ala ghossoun, sur rythmique boléro. La magie vocale de la diva s’agrémente, par la suite, d’airs de flamenco, de tango, de mambo. Les imams crient au sacrilège. L’inspiration vient peut-être du film Et Dieu créa la femme de Roger Vadim avec la danse endiablée de Brigitte Bardot. Le sex-symbol ne se montre pas. Il se vocalise. 1964, La voix de Faïrouz s’élève crescendo, s’envole, s’insuffle de lyrisme ensorceleur. Après la défaite de 1967, Chanson mythique à Jérusalem, Al Qods, La Fleur des cités. Nous reviendrons un jour, hymne de la cause palestinienne. Depuis le génocide des gazaouis et le déluge de bombes sur le territoire libanais,  les internautes inondent les réseaux sociaux de chansons de Faïrouz.

 

En juillet 1970, Faïrouz se produit à Rabat et à Casablanca. Elle crée une chanson à la gloire du peuple marocain, jamais audiovisuellement diffusée. Il serait opportun de remettre en circulation cette rareté. 

 

© Mustapha Saha

 

 

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Pour citer cet hommage illustré & inédit 

 

Mustapha Saha (texte & peinture), « Faïrouz pour l'éternité », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2024 NUMÉRO SPÉCIAL | NO IV | « Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) », 1er Volet & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 5 décembre 2024. URL  :

http://www.pandesmuses.fr/orientalesno4/noiv/ms-fairouz

 

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8 octobre 2024 2 08 /10 /octobre /2024 12:30

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Astres & animaux / Nature en poésie | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages 

 

 

 

 

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la colère de la terre se réveille

 

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Écopoème bucolique & 2 images fournies par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Photographie du canal par

 

Claude Menninger

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image du canal renaturé en Alsace et aujourd'hui menacé.

 

 

Ce poème défend un canal renaturé en Alsace et est menacé aujourd'hui. Dans le Ried en Alsace, nous sommes plusieurs à ne pas souhaiter qu'un canal laissé à l'abandon depuis 60 ans soit rouvert au tourisme fluvial, ce qui détruirait la flore et la faune. Une manifestation aura lieu le 5 octobre pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être car les travaux ont déjà commencé...

 

 


 

creuser bétonner dénaturer

voilà élaboré le programme dévastateur

pour un dernier havre de bonheur

où de rares espaces aquatiques renaissaient

 

 

abattre des arbres le long des berges

de ce canal où parfois émergent

parmi une flore méconnue

des bouvières que l’on croyaient disparues

 

 

Crédit photo :  « Rhodeus sericeus » ou bouvière. Ce petit poisson qui est revenu revivre dans les eaux du canal renaturé, capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

 

c’est détruire les ultimes merveilles

d’une terre dont la colère se réveille

armons-nous de cette poésie

pour répercuter l’infini de son cri

 

 

dans les plus hautes cimes

où résonnera cet hymne

accordons le chant limpide de cette onde

à la musique universelle du monde

 

 

car que vaudront sous le bleu du ciel

les rives sans âme d’un canal redevenu artificiel

aurons-nous assez de larmes pour pleurer

quand ce paysage sauvage appartiendra à notre passé


 

 

© Françoise Urban-Menninger, septembre 2024.

 

© Crédit photo : Bannière officielle de la manifestation écologique du 5 octobre pour préserver le canal et son écosystème. ou bouvière. Image fournie par l'écopoète Françoise Urban-Menninger.

 

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Pour citer cet écopoème lyrique, féministe, engagé, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « la colère de la terre se réveille », photographie du canal par Claude Menninger, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 3 octobre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/fum-lacoleredelaterre

 

 

 

 

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Dernière modification de la page le 8 octobre 2024 (ajout d'images)

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20 août 2024 2 20 /08 /août /2024 13:29

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier mineur | Florilège | Nature en poésie / Astres & animaux | Spiritualité en poésie... & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Créations poétiques

 

 

 

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Le miracle du jour

 

 

& de la nuit (I & II)

 

 

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Écopoèmes de

 

Mariem Garaali Hadoussa

 

Artiste plasticienne & poète

Présidente de lassociation « Voix de femme nabeul »

 

 

 

 

Crédit photo : Peinture figurative de la déesse de la nuit « Nyx » tombée dans le domaine public. Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

I

 


 

Les bras du ciel embrassent l'aube

 L'extinction de la dernière étoile

Brise le silence de la nuit

Lui retirant son dernier souffle 

La lumière du jour naissant

Chatouille les gosiers 

Chants et battements d'ailes

Sur le bord de la fenêtre 

Plus rien ne me retient au lit

Recevoir l'éclat d'un nouveau jour

C'est Re~naître à la vie et n'être 

Que ce réceptacle de lumière.

 

 

Crédit photo : Peinture figurative de la déesse de la nuit « Nout » sur un sarcophage & tombée dans le domaine public. Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

I

 

 

En plein jour

Il fait nuit

Ce genre de nuit 

Qu'on ne voit que lorsque  

qu'on ferme les yeux

Quand on descend aux abîmes 

On est En plein jour

Mais on ne voit rien

Le cœur se ferme

La tête se vide

On n'est plus personne 

Après avoir perdu 

la culture de l'Amour !

 

7.8.24

 

 

© Mariem Garaali, août 2024.

 

 

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Pour citer ces écopoèmes & inédits

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Mariem Garaali Hadoussa, « Le miracle du jour et de la nuit (I et II) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 20 août 2024. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2024/noiii/mgh-journuit

 

 

 

 

 

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13 avril 2024 6 13 /04 /avril /2024 11:06

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | I. « Amies » | Florilège | Poésie et art audiovisuel / Poésie audiovisuelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Lorsque le cœur fait boum » &

 

quatre autres chansons sur l'amitié

 

 

 

 

 

 

 

Cinq poèmes audiovisuels de

 

Sarah Mostrel

 

Site : https://sarahmostrel.wordpress.com 

Facebook www.facebook.com/sarah.mostrel

​​

 

 

 

Lorsque le cœur fait boum

 

Description


Une chanson de l'album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/asdib87DtOI


 

 

Si seulement

 

Description


Une deuxième chanson de l'album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/zxUyMAiLiDk

 

 

 

À déclaration

 

Description


Une troisième chanson du même album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

Mêmes informations précédemment détaillées.

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/pHj9Y6sFFgE

 

Les mots doux

 

Description


Une quatre chanson du même album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/1kTrsvKUI1w

 

 

 

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Description


Une cinquième chanson du même album de Sarah Mostrel intitulé « Ce qui nous lie ».

Paroles et musique : Sarah Mostrel
Arrangements : David Villamejeanne

​​​​​​Photos et vidéos : Sarah Mostrel. Le disque tout entier se trouve également sur Amazon Music, Deezer, Spotify, iTunes etc. !

 

 

 ​​URL du poème audiovisuel :

 

https://youtu.be/1WEi0D9Vm-c

 

© S. Mostrel

 

 

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Pour citer ces poèmes audiovisuels sur l'amitié

 

Sarah Mostrel (poèmes audiovisuels), « "Lorsque le cœur fait boum" et quatre autres chansons sur l'amitié », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 13 avril 2024. URL  :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/sm-cinqchansons

 

 

 

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