31 janvier 2021 7 31 /01 /janvier /2021 17:35

 

Lettre n°15 | Eaux oniriques... | Éditorial

 

 

 

 

 

 

La mer poésie 

 

  

 

Dina Sahyouni

 

 

Crédit photo : "Dune Pyla", wikimedia, domaine public.

 

La mer poésie nous appelle, elle nous aime, nous materne, nous engloutit parfois dans son utérus.. dans cet amour bleu translucide.

 

La mère poésie panse nos plaies et en même temps nous fait jubiler de joie.

 

La mer poésie est le bleu des lignes tracées hâtivement, le bleu des horizons, des souvenirs et des cieux d'été.

Elle est le blanc des écumes, les parfums marins de l'enfance.

Elle est aussi le noir des abysses et le bleu marine des abîmes profonds.

La bienveillante mère poésie nous accueille encore cette année et ses milliers de soins et seins nourriciers sont notre carme.

Ne craignez plus rien car cette revue continue de vous soutenir et de vous accompagner dans cette étape difficile à traverser en publiant quotidiennement des textes.

N'ayez plus peur, ni du confinement, ni de la solitude, ni de la peine, venez, rejoignez les vagues bleues du "Pan Poétique des Muses" et les frémissements des eaux oniriques ou les désirs des poètes pour retrouver le fil bleu des sourires ensoleillés. Restez avec nous, résistez avec nous aux sirènes des discordes et aux vacarmes des complotistes et cyniques. Faites taire avec nous les voix de la peur, soyons une mère courage. Soyons les vagues bleues violettes et les vagues arcs-en-ciel de la mère protectrice poésie.*

 

 

 

 

Salut amical à vous,

 

Navrée de n'être présente que partiellement et qu'à travers la précieuse aide des amis Aude et David. J'espère pouvoir vous retrouver sans aucun intermédiaire avant l'été.

Dans l'attente de nos retrouvailles, je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2021.

 

Courage à vous, amitiés !

Fondatrice et Directrice de publication de la revue LPpdm,

DS.

 

 

 

* À lire aussi mon texte intitulé "La belle consolatrice", cf. http://www.pandesmuses.fr/1/2018/consolatrice.

 

***

 

Pour citer cet éditorial philanthropique 

 

 

Dina Sahyouni« La mer poésie », édito philanthropique inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n° 15 « Eaux oniriques : mers/mères », mis en ligne le 31 janvier 2021. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettre15/ds-lamerpoesie

 

 

 

Mise en page par David Simon

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire de la Lettre n°15 

19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 10:02

 

Lettre n°15  | Eaux oniriques... | Textes poétiques thématiques

 

 

 

 

 

Ah, revoir la Niagara !

 

 

(haïkus)

​​

 

 

Chantal Robillard

 

 

Crédit photo : "Niagara Falls", winter 1911", Commons,Wikimedia. 

 

 




 

Au bord de la rivière,

Je prends les embruns

Dans cheveux et figure.


 

Penchée sur parapet,

Je vois la roche

Claire en long plancher sous l’eau,


 

Qui soudain se crevasse

En fer à cheval,

D’immense largeur ouvrée,


 

Qui chute, chute, chute,

Dans un grand fracas

Cinquante mètres plus bas.


 

Un brouillard monte du fond.

Brume d’écume,

Rugissant, nous pleut dessus,


 

Tandis qu’un bien frêle esquif

Fend

Droit

Les

Flots

Dans

La 

raie 

d’un

arc 

en 

ciel 

bis




 

Qui double l’arc lumineux,

Jaune et bleu épais

Créant pont sur l’abîme.


 

Tombe ici la Niagara,

Des nues, de haut, du plateau,

De l’Érié vers l’Ontario.


 

Ou de Charybde en Scylla ?

De sauvagerie,

En 

Tout

Cas,

Oui,

C’est

Bien 

Sûr.


 

Ah, la reverrai-je un jour,

Belle Niagara

Dont la beauté m'a saisie ?



 

 

©CR

 

***

 

Pour citer ces poèmes

 

 

Chantal Robillard« Ah, revoir la Niagara ! (haïkus) », poèmes  inédits, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n° 15 « Eaux oniriques : mers/mères », mis en ligne le 19 janvier 2021. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettre15/cr-revoirlaniagara

 

 

 

Mise en page par David Simon

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire de la Lettre n°15 

3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 11:50

 

Newsletter | Lettre n°13 | Éditorial 

 

 

La belle consolatrice

 

 

 

Chères lectrices, amies, collègues et autres,

Chers lecteurs, amis, collègues et autres,

 

En cette année qui démarre, au moment où nous nous échangeons chaleureusement nos vœux et bonnes résolutions, je vous prie de recevoir également mes meilleurs vœux pour 2018 : que cette année vous soit une source de joies.

Je voudrais cependant partager avec vous mes inquiétudes quant à l’irrationalité patente de la plupart des actes des humains envers eux-mêmes et les autres vivants, animés et inanimés. Certes, la poésie ne peut rendre nos actes et jugements vraiment réfléchis mais elle peut nous aider à nous familiariser avec nos sensations, sentiments, ressentiments, émotions, passions, etc. Elle peut nous aider à nous en décharger voire d'en maîtriser certains. La poésie a en effet le pouvoir de nous guérir de l'indifférence dont souffre notre monde en nous éveillant à ses beautés et travers, en nous réveillant aux affects sains et modérés à l'égard d'autrui par l’intermédiaire de la catharsis (poétique et politique dont parle Aristote).

Ne craignez plus d'être vous-mêmes, de lire de la poésie, d'en acheter, d'en faire, d'en éditer et de côtoyer des poètes. La poésie a parfaitement sa place dans nos villes, campagnes, déserts et univers. Elle est même nécessaire pour expérimenter, surmonter et appréhender les souffrances, colères, joies, amours, peurs et angoisses. Elle sait nous consoler de presque tout. Elle est la belle Muse consolatrice : la mer bleue, colorée, originelle et lyrique ; elle est aussi consolation et victoire dans les œuvres de Jean-Michel Maulpoix (voir entre autres Une histoire de bleu), Marceline Desbordes-Valmore, Françoise Urban-Menninger, Aurélie-Ondine Menninger (voir surtout Lettres à Bleue, Era la noche/C'était la nuit et le n°5 du Pan Poétique des Muses), Baudelaire, Camille Aubaude et chez bien d'autres poètes :

 

 

La Poésie est une mer

 

Aux récits de corail : elle bruit

[...]

Le rire d'Orphée ne peut mourir

Il glisse dans l'abîme : l'éclat

De sa gorge aux branches de corail

Est pur éclat d'amour. Et je vogue

Divague en ses ondes d'épaisse

Encre d'enfer et jouis dans l'éther.

Dans les ressacs du Chœur, l'arc-en-ciel

Renaît, gonfle l'air où il se déploie,

Feu follet, rivière d'or et de nuit.

[...]

Un grand corps noyé dans les coraux

Jamais ne guérira : mais il change

D'astre, de scintillement, de tête,

D’œil, hors de l'abysse du temps.

(Camille Aubaude, La Sphynge,

L'Ours Blanc, 2009, « Orphée », pp. 15-16).

 

 

Elle a ainsi de nouveaux rôles à jouer dans nos sociétés où les affects, la solidarité et l'autre constituent encore un problème et non pas une ouverture vers une éthique d'altérité et de responsabilité.

Cette année est donc placée sous le signe de la poésie comme une consolation des blessures de l'humanité et du monde animé et inanimé. Elle est vouée à ce que j'appelle « Rendre égard » et à la solidarité avec les créatives-créatrices, animaux, personnes handicapées, personnes exclues, malades ou en fin de vie, etc. Puis-je oser me réclamer de « Ce n'est jamais assez d'aimer » (ibid., p. 27).

Vive la différence !

 

Dina Sahyouni

 

En poésie avec vous ! Belle année 2018 !

 

***

Pour citer ce texte

 

Dina Sahyouni, « La belle consolatrice », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Newsletter & Lettre n°13, mis en ligne le 3 janvier 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/1/2018/consolatrice

 

© Tous droits réservés                        Retour au sommaire

© Tous droits réservés                        Retour à l'Accueil

2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 13:31

 

Lettre n°12 | Poèmes

 

Poème en court-métrage (français, arabe)

 

 

Poésie orientaliste & géopoétique

 

 

 

 

Vers des Déserts/نحو الصّحاري

 

 

 

(sur un poème de Rûmî)

 

 

 

Nicole Coppey

 

Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

Chaîne officielle YouTube : https://www.youtube.com/channel/UC_Mt28JgxfzPW91iaO7TS1g

 

 

© Crédit photo : "Vers des Déserts/نحو الصّحاري (sur un poème de Rûmî)", image capturée par LPpdm

 

https://youtu.be/2egl_evxot4

 

"Un souffle..."
 

Ode mystique de Djalâl Od-Dîn Rûmî

Ode 527 tirée de Odes mystiques, par Mawalânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî,

Collection UNESCO d'œuvres représentatives,

traduction du Persan par Eva de Vitray-Meyerovitch et Mohammad Mokri,

© UNESCO 1973 pour la traduction française.

Reproduite avec la permission de l'UNESCO

 

Interprètes

Nicole Coppey et Ahmed Chebbi

Traduction et lecture arabe

Zouzi-Chebbi Mohamed Hassen

 

Musique

Extraits de "Chants Du Qanun" par Élie Achkar

Avec l'aimable autorisation de Buda Musique

par son Directeur Gilles Frochaux
 

Image et Montage

Manuel Larriaga

Tourné au Désert du Sahara, Chott El Jerid, Tunisie
 

Merci à

Zouzi-Chebbi Mohamed Hassen, Ahmed Chebbi, Zouhaier Chebbi, Famille Chebbi, Nadia et Amara Ghrab Morcos, Jean Duboc, Joyce Adam, H.F. Blondeau, Benoît

Sur une idée originale de © NC, 2012

 

Ce film & les deux courts-métrages

 

"Vers d'Entre-mers" & "Vers d'Outre-terres" (sur des poèmes de Rûmî)

 

forment une triade (un poème en trois temps)

 

 

***

 

Poésie, musique & art audiovisuel

 

***

 

Pour citer ce film

 

Nicole Coppey, « Vers des Déserts/نحو الصّحاري (sur un poème de Rûmî) », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°12, mis en ligne le 2 octobre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/10/deserts.html

 

© Tous droits réservés                            Retour au sommaire

23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 08:00

 

Critique & réception

 

Dans l’ombre de la Lune  

 


 

Camille Aubaude

 

    

   

 

Mon ombre épaisse et lente Prochaine image

© Crédit photo : Couverture illustrée par Joëlle Ginoux-Duvivier

 

 

 

 

    Clochelune est-elle une simple poétesse ? Non, c’est la nuit qu’il faut lire les textes et découvrir l’époustouflante destinée de Juliette Schweisguth, dite Clochelune (1973-2011), dont les haïkus viennent d’être édités par une excellente petite maison d’édition dont la librairie-galerie se trouve 25 rue du Sommerard, près de Cluny et la Sorbonne, à Paris. Les éditions Pippa publient des textes de qualité, hors des réseaux et circuits plombés par la tyrannie du n’importe quoi.

 

    La préface de Thierry Cazals rappelle l’essentiel : « Eteignez votre télévision, débranchez votre téléphone, asseyez-vous dans un hamac face à la mer ou sur un tabouret […] : vous allez lire les haïkus d’une poétesse française trop tôt disparue […] venue au monde le 13 mai 1973 » et décédée le 22 juillet 2011, suivant « le chemin que chacun devra, tôt ou tard, emprunter : le face à face avec sa propre disparition ». « Fraîcheur », « empathie » et « révolte » sont les notions emblématiques de la poésie de Clochelune. Motifs familiers, certes, mais la technique littéraire qui transmet la pureté de cette voix déjà dévorée d’ombre est exceptionnelle. La « coquille » des haïkus a la simplicité des objets qui franchissent le temps :

 

 

dans mon coin breton

on vient me lécher les pieds :

la mer ou mon chat ?

 

le thé vert infuse

suivre un vol de papillon

retirer les feuilles

 

Clochelune recourt à cette forme connue dans le monde entier avec une exquise connaissance de l’art poétique japonais, préservant son mystère en lui donnant une douce raison***. Thierry Cazals souligne que Clochelune s’est extraite « de l’hypocrisie générale », pour retrouver un véritable état « de limpidité » : « Écrire, dit-elle, ce premier recueil de haïkus pour trouver ma coquille, faire naître ce double, Clochelune, et bercer l’enfant qui crie en moi, cette Clochelune que j’aide à naître… ».

 

 

    Le sens secret de ce personnage fictif qui a mué dans l’écriture, Clochelune, reste celé à jamais. Avant d’adopter ce nom de plume@, Juliette Schweisguth s’est voulue « Papillombre », néologisme inspiré par Lewis Carroll, sur qui elle avait commencé une thèse. Des moyens stylistiques très subtils l’éloignent des « fausses idoles ». Il faut citer encore une de ses phrases si justes, de la même tenue que les grands poètes japonais, russes, et de tous les pays, qui se rejoignent sans fausseté : « Ce monde-ci n’est pas le monde du cœur, le monde qui bat en chaque être humain (mais l’humain n’est sans doute pas accordé à son propre battement intérieur) ».

 


    Pour approcher l’insaisissable Clochelune, qui excelle à poser des fractions — fractions de l’origine, entre Terre et Ciel —, coupes dont on devine la racine, voici un de mes haïkus préférés, dû à une courtisane japonaise du XVIIIe siècle : « Le croassement des crapauds dans les champs inondé par les eaux claires : je vis en pensant jour et nuit à la lune qui, infidèle, flotte de champs en champs » (Hanaogi IV).

 

 

 

*** Pour une introduction précise à l’art du haïku, je renvoie à la préface d’Éva Doucet du recueil de haïkus La Lune aux rayons brisés, de la poétesse japonaise Satoko Tamura, que j’ai adaptés en français et publié dans la collection de poésie, « La maison des pages », éd. Publibook, 1999.

 

 

Voir aussiJuliette Schweisguth, dite Clochelune, Mon ombre épaisse et lente, Préf. Thierry Cazals et Christophe Caulier aux éditions Pippa, 2013

 

   

Pour citer ce texte

Camille Aubaude, « Dans l’ombre de la Lune », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°4 [En ligne], mis en ligne le 23 octobre 2013.  

Url. http://www.pandesmuses.fr/article-ombre-lune-120675786.html/Url.http://0z.fr/e7AKr

 

 

Retour au sommaire


Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une