12 juillet 2024 5 12 /07 /juillet /2024 17:19

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages 

 

 

 

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Emma Filao, « Un crachat de givre »,

 

 

Éditions du Cygne, 2024, 70 p., 15€

​​​​​

 

 

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil « Un crachat de givre » par Emma Filao aux Éditions du Cygne, 2024.

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La mémoire est une faculté qui oublie, dit-on. Cependant l’oubli n’est jamais total : il y a toujours des faits qui refont surface, après avoir été enfouis dans le subconscient. Il y a aussi la mémoire du corps car le corps garde l’empreinte des traumas, c’est ce qu’Emma Filao, victime d’inceste dans son enfance, révèle dans ce recueil de poèmes. :

 

« mon corps se tord

dans la douleur de l’autre en moi

qui frappe à ma mémoire »

 

« Ce corps à tout prendre que tant ont pris 

dans la violence d’un souffle irrespirable »

 

Et c’est à la lueur de l’insaisissable qu’elle tente de défaire le nœud de ce silence qui nouait sa gorge pour raconter son calvaire d’enfant violée, cherchant refuge dans la mort.

Se défaire de ce passé qui lui colle à la peau et qu’elle continue de vivre au présent comme un cauchemar :

 

« qu’est ce qui m’emporte

un viol

un viol primordial

ce crime qui me poursuit »

 

Elle est devenue cette femme révoltée qui ne veut plus rester bouche cousue mais retrouver le souffle pour conjurer son enfance douloureusement volée et « transformer  ce qui blesse »  « et ce qui reste » ; conjurer ses nuits d’insomnie.

Grâce à la poésie, elle a fini par exorciser ses visions d’images « au goût de sang » et laver son corps souillé par l’inceste. 

Comme le phénix elle renaît de ses cendres et un sang nouveau coule à présent dans ses veines. Elle a repris goût à la vie :

 

« et me voilà

avec cette de

parole délivrée et

cette absurde

envie de vivre

enfin »

Pari gagné : Vive la femme régénérée, évoluant dans l’affirmation de soi. 

 

 


© Maggy DE COSTER

 

À consulter aussi

*la page d’autrice aux Éditions du Cygne, URL.

http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-emma-filao.html

**la page du recueil aux Éditions du Cygne, URL.

**http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-crachat-de-givre.html

 

***

 


Pour citer ce texte inédit, engagé & féministe pour l'élimination des #VSS

 

Maggy De Coster, « Emma Filao, « Un crachat de givre », Éditions du Cygne, 2024, 70 p. 15€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 12 juillet 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/mdc-ef-uncrachatdegivre

 

 

 

 

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12 juillet 2024 5 12 /07 /juillet /2024 15:35

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Critiques poétiques & artistiques 

 

 

 

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Coralie Akiyama, « Éternelle Yuki »,

 

 

Éditions du Cygne, 2024, 55 p., 12€

 

​​​​​

 

 

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée ​​​​​​du recueil de Coralie Akiyama, « Éternelle Yuki » aux Éditions du Cygne, 2024..

​​​​​​

 

« Quand la main écrit, c’est le cœur qui parle et qui soupire. » Alfred de Musset.

C’est le cri d’un cœur saignant de douleur.  C’est le dit d’un être mal aimé par son pays d’adoption, le pays du soleil levant, aux us et coutumes implacables.

Son cœur bat la chamade quand elle pense à appelle «  ma grande murée adorée », « ma silencieuse » : 

« Mon enfant prisonnière, d’un royaume épais […] Je t’aime plus que tout tant j’écris pour toi sur un balcon étranger aux oiseaux de cuivre et feuilles rondes plus il y a de douleur et plus il y a d’oiseaux. »

S’adapter ou retourner au bercail pour réapprendre à être soi-même car il est impossible d’accepter d’être autre que soi-même. Se fondre dans le décor, s’effacer et devenir la grande muette tel était le sort de Coralie Akiyama, Française d’origine, laissant malgré elle sa fille au Japonais : 

« Je suis le je (u) qui s’efface, tu as gagné ». S’effacer au profit du collectif car l’individu n’existe pas.

En dépit de sa grande souffrance, elle sait faire la part des choses : 

« Cruauté, tu n’enlèves rien à la beauté des couloirs de portes vermillon dans les montagnes. »

Elle ne peut s’empêcher de s’extasier devant la beauté de ce pays. Aussi évoque-t-elle : 

Le « Mirifique vol blanc de papillon dans l’eau »

Le paroxysme de la froideur et le silence gagnent même le sentiment amoureux et les relations conjugales : 

«  Trois ou treize ans sur une pierre j’ai craqué mes dernières allumettes de paroles et tu ne me tends pas de briquet mon mari est d’or l’amour silence un métal froid. »

« Le silence est grand ; tout le reste est faiblesse ». Alfred de Vigny in  « La mort du loup ».

C’est peut-être dans le silence que ce peuple puise sa force. Il y a peut-être aussi une alchimie à découvrir, donc il convient de percer les arcanes de la culture japonaise. 

« On parlait saison, on parlait cuisine » dit-elle.

Les saisons rythment la vie et la cuisine utilise les fruits de la terre pour nourrir les êtres humains et les maintenir en vie, donc il y a une harmonie entre les saisons et la cuisine. Manger les fruits de saison est un mot d’ordre salutaire. Cela dit, les êtres humains intègrent les saisons tout comme l’art culinaire dans le maintien de leur vie.

Elle n’oublie pas que dans ce pays, les relations c’est comme « les neiges éternelles » car « elles ne s’éteignent jamais ».

Ses considérations sur la gent masculine portent sur leur discrétion :

Ils sont  « de(s) trésors peu photogéniques en éblouissements/ juste comme il faut/ tu passeras à côté si tu passes »

Le Japon, «  ce pays qui ne se laissera pas prendre dans les bras » semble vouloir être un parangon de stoïcisme et de perfection ; pas de juste milieu, « le reste du monde […] un lit défait. 

C’est pour ne pas « finir sublime anesthésiée d’harmonie molle comme la mort des belles endormies » qu’elle se sauve de ce pays paradoxal qui lui offre à la fois beauté et cruauté mais le cœur serré d’avoir laissé sa fille qui n’est là que pour écouter et rester docile.

 

© Maggy DE COSTER

À consulter également

*la page d’autrice aux Éditions du Cygne, URL.

http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-coralie-akiyama.html

**la page du recueil aux Éditions du Cygne, URL.

http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-eternelle-yuki.html

 

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Pour citer ce texte inédit 

 

Maggy De Coster, « Coralie Akiyama, « Éternelle Yuki », Éditions du Cygne, 2024, 55 p., 12€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 12 juillet 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noiii/mdc-caeternelleyuki

 

 

 

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4 juillet 2024 4 04 /07 /juillet /2024 17:56

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Critique & réception | Voix /Voies de la sororité 

 

 

 

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Manon Godet, Dégaine

 

 

Éditions du Cygne 2024, 158 pages, 16€

 

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Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Myria Première de couverture illustrée du roman de Manon Godet, Dégaine aux Éditions du Cygne 2024.

 

 

Le corps est un réservoir de souvenirs, il est le relais de la mémoire, c’est ce que Manon Godet semble nous faire comprendre avec ce roman. Dégaine est un véritable verbatim qui nous désarme, un bouillonnement intense, un chassé-croisé de situations en mosaïques.

Cela vous accapare et vous donne des vertiges, des soubresauts et des tressaillements tellement ça tourbillonne. Chez elle, les mots arrivent, coulent à flots et tombent en cascade. 

 

Elle dégaine ses mots pour abattre ses maux et se libérer des aspérités de la vie. Cependant, dans sa vie, aussi immense que la mer, elle veut laisser un passage guéable à l’amour quel qu’il soit.

Ses pulsions vous font frémir de tristesse ou de joie, c’est selon, parfois ça déroute à telle enseigne qu’on se demande perplexe où elle veut en venir et après on se ressaisit et on savoure ses mots qui donnent la chair de poule. 

Manon Godet nous entraîne dans un univers sombre peuplé de personnages féminins aux histoires complexes. Véritables écheveaux difficiles à démêler. Même les moments de bonheur sont fugaces. Les événements se succèdent à une intensité tellement folle qu’ils n’ont guère de prise sur eux. Ils sont comme pris dans un véritable maelström. 

L’écriture est pour l’autrice une interrogation de la mémoire, un questionnement de son intériorité. On dirait qu’elle a vécu mille vies et tout un chacun peut se reconnaître dans chacune de ses évocations. 

Il y a des silences qui sont si éclatants et si profonds qu’on ne peut s’empêcher de les entendre. Cela dit, cette écriture sans filtre a sans doute pour but d’exorciser ces silences et la peur, qui sont les marqueurs de sa vie, de défier également les tabous.

Une écriture qui a une valeur cathartique. Après avoir navigué en eau trouble l’important c’est d’avoir la tête hors de l’eau.

Il y a tout un foisonnement de faits inavouables. Leur évocation permet-elle d’en guérir ?  Pas si sûr car elle énonce: 

«  Le sexe, ça brise les familles, les couples, les enfances. Les tromperies, les adultères, les divorces, la lassitude, la lourdeur, les mains croulantes, les viols. Partout, tout le temps » et face à tout cela   il est bien «  Difficile de crier quand on ne comprend pas soi-même, que le bourreau est face à nous, à table, à chaque dîner de famille à chaque Noël. », conclut-elle.

 

Écrire contre l’oubli, l’oubli des couleurs favorites, des odeurs familières, des êtres aimés, tels Charlie la grand-mère, qui dort de son sommeil éternel en haut d’une colline qui surplombe la mer. Il y a la malheureuse Lola. Il y a le chant envoûtant de Carmen. Hélas, Camille qui s’est défenestrée !

Il y a Viviane, il y a Côme, Guillaume, Simon. Il y a bien du monde qui donne le ton, chaud ou froid, à ce roman où s’entremêlent fiction et réalité.

 

© Maggy DE COSTER

 

À consulter aussi :

*la page d’autrice aux Éditions du Cygne, URL. http://editionsducygne.com/editions-du-cygne-manon-godet.html

**la page de ce roman aux Éditions du Cygne, URL. http://editionsducygne.com/editions-du-cygne-manon-godet.html

EN COURS DE MISE EN PAGE DES LECTURES POÉTIQUES...

 

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Pour citer ce texte inédit 

 

Maggy De Coster, « Manon Godet, « Dégaine », Éditions du Cygne 2024, 158 pages, 16€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 4 juillet 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/mdc-mgodet-degaine

 

 

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15 mai 2024 3 15 /05 /mai /2024 09:23

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | Entretiens poétiques, artistiques, (éco)féministes |

 

 

 

 

 

 

 

 

RENCONTRE AVEC GIO SAINT-PÈRE ARTISTE-

 

PEINTRE COLOMBIEN VIVANT EN FRANCE

 

 

 

 

 

​​

Propos recueillis par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

Entrevue avec ;

Œuvres artistiques par

 

GIO SAINT-PÈRE

 

 

 

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 1.

 

 

Gio Saint-Père, pouvez-vous nous parler de votre parcours de peintre colombien vivant en France ?


 

Depuis mon enfance j’avais un penchant pour les arts, les peintures et la représentation en bronze des petits personnages précolombiens, entre autres, que je vendais dans l'atelier de guitare de ma mère, cela attisait ma curiosité. Ensuite j'ai travaillé avec Domingo Izquierdo, peintre et sculpteur à qui je dois une partie de mes connaissances en peinture. Ensuite j'ai travaillé dans mon atelier de jour, de nuit et tôt le matin pour trouver ce calme qui a révélé mon style. C’est fait ! Cela n’a aucune valeur matérielle mais une valeur spirituelle. C’est la vie ! 

J’ai fait mes valises, emportant mes souhaits avec moi.

J’ai toujours peint enfermé dans mon atelier. Et je voulais le montrer au monde entier. Paris m'inspire. J'ai commencé à me frayer un chemin en tant qu’artiste en exposant mon travail. Exposer à Paris a été pour moi une expérience formidable ; cela m’a permis de partager mes connaissances artistiques.

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 2.

 

 

MDC : Quand peignez-vous ?

 

GSP : Je peins parce que j'en ai besoin. C’est comme une passion qu'il faut entretenir et ce qui est intéressant c'est qu'il n'y a pas de limite, à chaque fois c'est l'excellence.

 

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 3.

 

 

MDC : Quelles sont les procédés, les matériaux que vous utilisez pour peindre ?

 

GSP : Il existe une procédure, ça peut prendre des jours, parfois des semaines, des mois, des années pour trouver la composition pour la rendre belle.

 

J'aime peindre avec la spatule et j’utilise les doigts également. Surtout avec peinture à l'huile.

 

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 4.

 

 

MDC : Quelles sont vos sources d'inspiration et vos peintres préférés ?

GSP : Mon inspiration est divine. Je ne peins pas pour l'amour de l'art ! Je peins pour l’amour de la vie.

Mes beaux moments sont ceux que je partage avec les gens, ceux que je vis dans la nature de jour comme de nuit.

En général, je peins une idée, je suis passionné par la créativité.

Mes peintres préférés sont : Vincent Van Gogh, Rembrandt et Dalí.

J’aime bien d'autres peintres, il y en a d’excellents, bien sûr, mais je m'en tiendrai à ces trois-là.

J’aime Rembrandt et son mystère, Van Gogh et Dalí pour leur génie et leur folie.

 

MDC : La peinture vous permet-elle de vivre matériellement ?

GSP : J'ai connu des bons moments.

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, portrait photographique.

 

MDC : Où exposez-vous vos peintures ?

GSP : J’expose dans les galeries. Dans les Mairies à Paris. En Colombie dans les Galeries. 

Cela dit, j'ai eu environ 5 expositions à Paris et environ 8 en Colombie.

Mes prochaines expositions sont en cours de préparation.

Je suis présent sur Instagram : giosaintpere 

 

 

© Maggy DE COSTER

 

À lire également la version originale en espagnol de cette entrevue avec l'artiste peintre Colombien paraîtra :

 

 

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Pour citer cet entretien illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « RENCONTRE AVEC GIO SAINT-PÈRE ARTISTE-PEINTRE COLOMBIEN VIVANT EN FRANCE » avec des peintures de l'artiste, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 15 mai 2024. URL  :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/mdc-entretien

 

 

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14 mai 2024 2 14 /05 /mai /2024 17:42

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | Entretiens poétiques, artistiques, (éco)féministes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENTREVISTA CON GIO SAINT-PÈRE

 

PINTOR COLOMBIANO DE  FRANCIA

 

 

 

 

 

 

​​

Propos recueillis par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

Entrevue avec ;

Œuvres artistiques par

 

GIO SAINT-PÈRE

 

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 1.

 


 

Maggy De Coster: ¿Puede usted  hablarme de su recorrido como pintor colombiano en Francia?

 

Gio Saint-Père: Desde pequeño niño sentí la curiosidad por las artes hacia pequeños cuadros en bronce de figuras precolombinas entre otros los cual vendía en taller de guitarra de mamá. Luego trabaje con Domingo Izquierdo pintor y escultor. Que dono una parte de conocimiento para pintar. Después trabaje en mi taller por día noche madrugada encontrar esa calma que era descubrir mi estilo...lo logré!!! Eso no tiene valor físico  tiene valor del alma!!! Que es la vida. Cojeé mis maletas y mis deseos y el empaque. Siempre pintaba en mi taller encerrado. Y quise mostrárselo al mundo. París me inspira...y empecé hacer mi recorrido como artista exhibiendo mi obra fue genial la experiencia de exhibición en París, compartir el conocimiento de las artes. 

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 2.

 

MDC: ¿Cuándo pinta? 

GSP: Pinto porque lo necesito. Es como  una pasión que se necesita para continuar y lo interesante es que no hay límite y cada vez es excelencia.

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 3.

 

MDC: ¿Cuáles son los procesos y los materiales que utiliza para pintar?

GSP: Hay un procedimiento de días a veces semanas, meses, años. Por encontrar la composición para que sea bello.

 Me gusta la espátula y los dedos para poder pintar. Mayormente en óleo.

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 4.

 

MDC: ¿Cuáles son sus fuentes de inspiración y sus pintores preferidos?

 

GSP: Mi inspiración es Dios. No pinto por amor al arte! Pinto por amor a la vida.

Mis momentos bellos son las personas, la naturaleza, el día, la noche. Pinto una idea de todo en general, me apasiona crear.

Mis pintores preferidos son: Vincent Van Gogh,   Rembrandt y Dalí.

Muchos más me gustan...son excelentes pero me quedo con esos tres.

Me gustan Rembrandt y su misterio... Van Gogh por su amor. Y Dalí por su locura de genio. 

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, Peinture no 5.

 

MDC: ¿La pintura le da de vivir a nivel material?

GSP: Tengo mis buenos momentos

 

 

© Crédit photo :  GIO SAINT-PÈRE, portrait photographique.

 

MDC: ¿Donde exhibe usted sus cuadros?

GSP: Las exhibido en galería. Mairie de París. Galería de Colombia... Ahora preparo próxima exposiciones.

Instagram giosaintpere así me encuentra.

He tenido cerca de 5 exposiciones en París y como 8 en Colombia.

 

 

© Entrevista realizada por Maggy DE COSTER

 

À lire également la version française de cette entrevue avec l'artiste peintre Colombien :

 

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Pour citer cet entretien illustré & inédit

 

Maggy De Coster, « ENTREVISTA CON GIO SAINT-PÈRE PINTOR COLOMBIANO DE  FRANCIA » avec des peintures de l'artiste, Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles », mis en ligne le 14 mai 2024. URL  :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/mdc-entrevista

 

 

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