Crédit photo : Image libre de droits « planet mars from space showing », symbolisant le dieu païen de la guerre Mars, capture d'écran par LPpdm de la photographie du site Depositphotos.
Maggy De Coster, « Soleil rougissant dans un ciel en feu », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes & poépolitiques 2023 | « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable », mis en ligne le 7 novembre 2023. URL :
Maïa Brami introduit ses lecteurs dans l’intimité de Jean Cocteau avec une narration vivante, un style direct par le vouvoiement, bien sûr, politesse oblige :
« Vous êtes la proie d’une fièvre, d’un délire, d’un supplice, et plume à la main, vous régurgitez dans un râle d’entre un texte naissant peuplé de personnages. »
La vie de Cocteau est passée en revue, ses habitudes, ses connaissances, ses fréquentations, « ses rendez-vous manqués ». Il y a tout un monde que Maïa a exploré grâce aux témoignages écrits et oraux de ceux qui l’ont connu comme Pierre Bergé :
« On raconte que vous ne faisiez jamais de brouillon ; »
Haï ou adulé, il avait autant d’ennemis que d’amis et a côtoyé des artistes de toutes disciplines.
Un petit bijou qui nous renseigne sur la vie de Cocteau dans sa maison à Milly–La-Forêt, un véritable cabinet de curiosités que Maïa arpente pièce par pièce : chambre, salon en prenant des photos.
« Dans votre chambre, à côté de la cheminée, sur une colonne en marbre, un groupe de bronze, réalisé à partir d’une gravure de Gustave Doré, représente Persée sur un cheval ailé, triomphant du monstre marin en lui plantant sa lance magique dans la gueule pour sauver Andromède. »
C’est une visite guidée avec un luxe de détails sur le quotidien, les habitudes et les fréquentations de l’écrivain. Un récit vivant et merveilleux qu’on lit avec beaucoup d’entrain et qui nous met en immersion dans la demeure de cet artiste pluridisciplinaire. Elle fait parler les objets, les met en mouvement, les questionne, leur donne un ton et même un corps qu’on croit toucher. Elle nous donne envie de revisiter la maison de Cocteau avec le livre en main pour revoir les détails qu’on avait ratés.
Maggy De Coster (texte & photographies),« Maïa Brami, « PRENEZ LE TEMPS DE LIRE LES ÉTOILES », Essai, Arléa-poche, 2023, 134 p. 10€ », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 6 novembre 2023. URL :
Un journal allant du 20 août au 21 octobre 1989, où tout est noté avec précision sur 18 pages non numérotées. De la prose entrecoupée de vers. L’auteure y consigne ses impressions et ses sentiments au sujet de la maladie de sa mère. Rupture de toute espérance. Peur de la venue de la Faucheuse.
Voir sa mère décliner sous ses yeux comme un soleil en hiver quoi de plus poignant pour une fille ! C’est le cas de Francine Caron qui, dans ce livre, un hommage très touchant à sa mère Odette qu’elle garde à jamais dans son cœur. C’est évident que les êtres chers continuent d’exister à travers les leurs après leur mort.
De mère à fille : «Je serai toujours avec toi. Près de toi, à travers le Voile ».
C’est avec des mots très puissants qu’elle raconte comment elle a accompagné sa mère dans sa maladie jusqu’à son dernier souffle. « Puisses-tu guérir. M’être une preuve de miracle »
Seule avec sa mère, elle essaie d’agrémenter sa vie par des moments remplis d’affection et de tendresse. Vient le moment de se remémorer tous les bons souvenirs qu’elle a partagés avec sa mère :
« Tu m’es racine de courage- Pendant l’enfance, tu fus mon Arbre ».
Ainsi se doit-elle d’être aux petits soins avec elle. Dévouement filial oblige.
La musique adoucit les mœurs et permet de s’évader en dépassant sa souffrance, elle a un effet anesthésiant. Bach, Sibelius, Fauré, Beethoven, Grieg, Vivaldi s’exécutent pour elle.
Entretenir le dialogue avec elle, questionner le passé car le temps passe inexorablement. Elle ne veut perdre une seule miette de la fin de vie de sa mère :
« À tes éveils, s’entretenir sans fin avant qu’en toi tout ne s’efface. »
Elle guette tous les signes, essaie de décoder les messages de l’invisible grâce à sa clairvoyance.
À quatre-vingt-six ans, le corps se délite progressivement, la mémoire défaille, le moment fatidique n’est pas très loin. Pour la fille, il s’agit de « Quarante ans rassemblés en [ces] quelques jours et [ces] quelques heures à peine où [elle a su] témoigner de sa filiale gratitude. »
Mais était-il écrit que la mère rendra l’âme à l’heure même où elle donna naissance à sa fille ?
« Et j’ai vu ton regard. Distendu. Happé.
J’ai dit : ‘ce n’est pas vrai’ à dix-huit heures, l’heure de ma naissance et de ta mort. »
Certains sont allés voir "de l'autre côté du miroir" : Serge BRINDEAU, Brigitte RICHTER, MOREAU DU MANS, Joël SADELER, DAGADÈS. Certains se sont arrêtés de l'autre côté de la rue... Certai...
Maggy De Coster,« Francine CARON, « Mère à jamais », ABéditions 2014, format A3, illustrations d'André Liberati, sans indication de prix », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 1er novembre 2023. URL :
Crédit photo :« Golden autumn light colored leaves »,
capture d'écran d'une image libre de droits du site Depositphotos.
Francine Caron a l’art de jouer avec les mots et aussi l’art de la déconstruction du verbe dans le sens latin du terme. Aussi s’accorde-t-elle le droit de genrer morphologiquement son verbe en employant « femmage » au lieu d’hommage. Son écriture vivante et travaillée revêt en quelque sorte une forme ludique par sa façon de décomposer les mots.
Aussi rend-elle un femmage à René Pons, l’auteur de « Non-retour »aveclequelelle partage la vision du monde. Un titre qui, selon elle, est en opposition avec le prénom de l’auteur car en le décomposant ça donne : Re-né, être né de nouveau.
Éternel(s) Retour(s) c’est l’évocation de son père, de sa mère ; c’est la mystique qui entoure de son voile sa façon d’écrire et d’analyser les événements de la vie familiale pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’histoire de sa naissance et tout ce qui l’entoure sont également consignés dans ce livre.
Miraculeuse petite fille qui a réussi à pointer le bout de son nez dans une France enfin libre. Quelle joie pour les heureux parents d’être libérés des entraves de la guerre !
Francine devient le trophée de la résistance du couple Caron. Patronyme qui se veut la variante de « Car(ill) on », ce qui sonne bien car la victoire est annoncée : Victoire sur l’ennemi.
L’auteure rappelle que sa revue NARD, créée en 1975 et qui a duré 24 ans, avait bénéficié de la collaboration de deux grandes pointures : Angèle Vannier et Eugène Guillevic :
« (…) Écrire ? C’est peut-être tenter de vertébrer la mer
pour la faire jouir par surprise
d’un nouveau sens/ articulé » (A. Vannier)
*
« Ici / Quelque chose a eu lieu, A toujours lieu
Pour une osmose Qui cherche ouvert À trouer sa sphère
Vers un volume À lui-même ouvert Et ouvrant
Sur Encore plus ouvert Et plus lové en soi,
Où résonne le gong Du fini Contre l’illimité.
Il y a des lieux Où se trouver Dans l’ubiquité
De n’importe quel point Dans l’espace, / Ici. » (E. Guillevic)
Dans cet essai, il retrace son parcours d’universitaire, ses affinités poétiques, évoque sa jeunesse, ses passions, ses aventures amoureuses. Elle est celle pour qui créer est « le labeur le plus captivant ». Née dans une famille matriarcale du côté maternel, elle ne manque pas d’établir des associations entre la Mère, l’Alma Mater, la Mère-Terre, la Terre-Mère, Gaïa, la terre notre mère nourricière, avec laquelle elle se sent en osmose. Dans sa générosité elle évoque les noms de ses amis et amies poètes avec lesquels elle a cheminé au Marché de la Poésie, dans les salons etc. Évocation également de notre revue Le Manoir des Poètes qui a adhéré au même constat qu’elle, c’est-à dire qui a fait écho à une de ses phrases :
« [puisque] les créatrices sont enterrées les premières. »
« Éternel(s) Retour(s) » c’est aussi les variations sur le thème Amour :
« Amours impossibles », « Amours possibles », « Amours mortes » qui tissent la toile de sa vie.
Certains sont allés voir "de l'autre côté du miroir" : Serge BRINDEAU, Brigitte RICHTER, MOREAU DU MANS, Joël SADELER, DAGADÈS. Certains se sont arrêtés de l'autre côté de la rue... Certai...
Maggy De Coster,« Francine CARON, « Éternel(s) retour(s) », Filigranes 2022, format 24,5 x 29,5 cm, illustration d’Alain Benoît, 58 p., sans indication de prix », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 31 octobre 2023. URL :
Après la perte prématurée de ses parents, son frère et sa sœur, Jacques est le seul survivant de sa famille. Sa vie bascule dans la nuit, métaphore pour qualifier le trou noir dans lequel il s’enfonce jour après jour. Chômeur de longue durée malgré un bon cursus universitaire, il n’avance pas : « Moi je n’ai pas d’avenir », laisse entendre Jacques à Iana à qui il narre sa vie, ou disons mieux, il vide son sac, plein à craquer.
Mû par le désir de liberté, une quête du bonheur de vivre en osmose avec la nature, un rêve de jeunesse, il s’élance à l’aventure, une échappatoire à la morosité quotidienne et à la détresse morale.
Un véritable parcours à la Kerouac : des Cévennes à la Lozère, l’aventure se déroule tantôt à pied tantôt en voiture, seul ou avec des camarades d’infortune Klauss, Joe, Well et Rell, rencontrés au cours de ses pérégrinations.
Comme dit Daniel Pennac : « Si on ne rêve pas, on meurt. » Dans son désert affectif, c’est Esther, son amour de jeunesse qui peuple ses rêves, ce qui contrebalance la dure la réalité de chômeur qu’il doit affronter au quotidien.
Conscient qu’il n’est pas le seul à être dans une telle situation, il entend « œuvrer pour une plus grande justice sociale », un combat qu’il entreprend avec ses compagnons pour faire bouger lignes et surtout sans violence.
Une itinérance qui est la résultante d’une société à deux vitesses. Une société génératrice d’inégalités sociales.
Sous la plume du narrateur qui a la suite dans les idées un nouveau concept s’est fait jour : « Les États généraux de la grande pauvreté à très brève échéance, en particulier sur les sujets de l’emploi et du logement» véritable corollaire du droit d’exister autrement.
Après la nuit, est un plaidoyer pour les êtres les humains, les animaux et les végétaux. Jacques croit dur comme fer à « l’interaction de l’homme avec son environnement » sinon il s’enfoncera à jamais dans les ténèbres.
Après la nuit, un roman très émouvant que l’auteur semble avoir écrit avec ses tripes, un roman plein de suspenses qu’on a envie de lire jusqu’au bout. Une écriture intense et énergique.
Maggy De Coster,« Fred B Blanc, « Après la nuit », (roman), Éditions BoD, février 2023, 281 p., illustration de Philippe Léogier, 11,99€ », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », mis en ligne le 23 octobre 2023. URL :
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
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N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » Métiers du livre | Annonces diverses | Actions pour l'égalité des sexes & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité Résidence d’écriture en 2026/2027 à la Villa Marguerite Yourcenar Avis de candidature...
LA RÉDACTION VOUS PRIE DE BIEN VOULOIR PATIENTER POUR RECEVOIR UNE RÉPONSE À VOTRE DEMANDE ET DE RENOUVELER VOTRE COURRIEL APRÈS UN MOIS SANS RÉPONSE. NOUS RECEVONS BEAUCOUP DE COURRIELS PAR JOUR ET AVONS BESOIN DU TEMPS POUR TRAITER CONVENABLEMENT VOS...