2 avril 2025 3 02 /04 /avril /2025 12:57

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages | Astres & animaux / Nature en poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Éliane Biedermann, «  Scènes de Chats »,

 

Haïkus, illustrations de Iza Bouvier,

 

Éditions Unicité, 2025, 62 p. 13€

 

 

 

 


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Critique de

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil « Scènes de Chats » par Éliane Biedermann (poésie, haïkus), Illustrations de Iza Bouvier, Éditions Unicité, 2025.

 

 

 

 « J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. La sagesse des chats est infiniment supérieure. » Hippolyte Taine


 

Le chat a toujours occupé une place dans la littérature même s’il a été persécuté du Moyen Âge à la Renaissance. Chez les Égyptiens, il était un symbole divin. L’amour de la Reine Victoria pour l’Égypte l’avait porté à adopter deux Persans bleus et depuis, le chat du statut de suppôt de Satan au Moyen Âge à celui d’animal de compagnie en Europe.

À part La Fontaine, beaucoup de poètes et écrivains comme de Baudelaire, Guillaume Apollinaire, Paul Éluard et bien d’autres ont rendu hommage au chat. À cela s’ajoute Éliane Biedermann avec son nouveau recueil «  Scènes de Chats » où les félins sont campés comme de vrais personnages. Ce sont des chats de caractère qui ont leur langage propre à eux que l’auteure en bonne observatrice a su si bien décrypter. Y a-t-il sur terre quelqu’un de plus propre qu’un chat ? La réponse est contenue ou insinuée dans les vers suivants :

 

« Après ses escapades

toilette minutieuse

du chat sur mon lit »

 

Nul endroit n’est sans doute inconnu à un chat, donc le lit de sa maîtresse ne subit guère l’exception. Aucune place ne saurait lui être interdite par amour. 

 

La poète sait également décoder la signification de tous les ronronnements de ses différents compagnons à quatre pattes. 

 

« Coups de patte insistants

ronronnement

le chat a faim »

 

N’est-ce pas que les chats éprouvent des sentiments comme les humains ?

Il est indéniable que la jalousie n’est pas propre qu’aux humains. C’est ce que dénotent les vers suivants : 

 

«  À la vue du chat jaune

mon chat se hâte de rentrer

Jalousie »

 

Offrir son premier trophée à sa maîtresse n’est pas chose futile. Il va sans dire que le félin éprouve de la fierté en cette circonstance. Et Éliane Biedermann de convenir : 

 

« Première souris

Apportée sur le perron

Fierté du chat »

 

Mais il y a un moment malheureux qui est consigné dans ce recueil de haïkus : c’est quand la Camarde est venue lui ravir sa compagne tant aimée :

 

« La mort t’a emportée

petite chatte

dans l’infini du cosmos »

 

Éliane Biedermann a su décrire les chats dans tous leurs états : chat mélancolique, chat en méditation, chat interrogateur, chat aux aguets, chat dormant, chat circassien. Mais chat alors ! 

Le chat épargne de la solitude, apaise les maux, sa présence aide à vivre avec mais ne les guérit pas. C’est ce que l’on peut comprendre à la lecture de recueil de Haïkus intitulé : « Scènes de Chats ».

 

© Maggy DE COSTER

 

À consulter la page de cette œuvre aux Éditions Unicité, URL :

***

Pour citer ce texte inédit

 

Maggy De Coster, « Éliane Biedermann, «  Scènes de Chats », Haïkus, Illustrations de Iza Bouvier, Éditions Unicité, 2025, 62 p. 13€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 2 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/mdc-scenesdechats

 

 

 

 

Mise en page par David

 

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31 mars 2025 1 31 /03 /mars /2025 17:46

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Critique & réception | Dossier majeur | Articles & témoignages

 

 

 

 

 

 

Présentation de « Gris de peine » de

 

Sarah Mostrel, Éditions du Cygne, 2024, le 4 mars

 

2025 au Café de la Mairie, Place Saint-Sulpice

 

 

 

 


​​​​​​​​

Critique & image par

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© Crédit photo : De gauche à droite, les autrices Sarah Mostrel & Maggy De Coster lors de la présentation du recueil de poèmes « Gris de peine » de Sarah Mostrel aux Éditions du Cygne le 4 mars 2025 au Café de la Mairie, Place Saint-Sulpice. Image fournie par Maggy de Coster.

 

 

Sarah Mostrel a plusieurs cordes à son arc, après avoir été ingénieur, elle s’est reconvertie dans le journalisme et mène en parallèle plusieurs activités artistiques. Cela dit, elle est poète, auteure-compositrice-interprète, peintre, romancière, essayiste et photographe.

 

Elle a plusieurs publications à son actif, tous genres confondus et a reçu plusieurs prix tant sur le plan national que sur le plan international.

Ce soir, c’est de son recueil de poèmes intitulé « Gris de peine » publié aux Éditions du Cygne, recueil que j’ai eu l’honneur et le plaisir de préfacer, que nous allons parler.

 

Sarah n’est pas allée trop loin pour trouver le titre de son recueil car en tant qu’artiste peintre, elle s’est inspirée de l’appellation chromatique « gris de Payne » qui est un gris foncé, à tendance bleue, très utilisé notamment à l'aquarelle. C’est le cas de dire qu’entre la poésie et la peinture il n’y a qu’un pas. 

 

Elle ne décrit pas les faits de but en blanc mais les brode tout en finesse.

Certaines constructions verbales attirent notre attention comme l’emploi des vers elliptiques du verbe, il s’agit de propositions nominales qui sont d’une force très puissante (cf. 21) : 

 

« Nulle phrase

Nulle gorge

Nuls regards

Nulle posture 


 

Un cheminement

Sans aboutissement (programmé)

Vers la rencontre inopinée

La sente des sentiments »

 

Elle s’impose quelques injonctions positives par le mode l’impératif : « Vis et deviens / Ce que tu es/Ce que tu seras/Change de pas »  (voir p.12.)

Là, on peut dire qu’elle cherche à conjurer sa peine et l’emploi du tutoiement remplace un je qui peine à s’affirmer ou bien c’est une stratégie d’évitement de l’emploi de la première personne. 

 

On retrouve cet emploi du tutoiement dans les pages 53 et 56 :

 

« Tragédie de l’enfer via le paradis

Quel est ton choix en fait ?

Enjamberas-tu le gouffre, l’abîme antagoniste

Suivras-tu la parole ou l’allégorie ? »

 

« Mots de la page qui se retourne

Qui te fait voir l’avenir »

 

« Maintenant tu fonces

Tu fonces

Tu te dépêches de lire ce qui surviendra

Et les ailes te poussent

 

Tu franchis l’épilogue

Tu marques la page 

Le but s’éclaircit

La fin est prometteuse »

 

Disons que ces extraits du poème intitulé Feel-good book augure d’un bon présage car il se termine sur une note positive. La résilience se révèle en dépit de tout le fer de lance de la nature humaine.

L’emploi de l’infinitif est manifeste à la page 28.  Sarah dresse le procès verbal de la poésie; chaque vers semble être autonome; il y a une particularité dans la construction qui est très subtile : c’est l’inversion (intentionnelles ou non intentionnelles) des propositions par l’auteure. Les propositions infinitives se succèdent indépendamment et la proposition principale se trouve à la fin.

 

« Réhabiliter le verbe

Dire, écrire, combler les non-dits

Taire le silence

Le changer en murmures, en cris de survivance »

 

À cela sert la poésie »

 

Ce dernier vers aurait pu être est la proposition principale qui amène les propositions infinitives qui lui sont subordonnées.

 

Quant au dernier tercet de la page 29, il résume l’esprit profond de « Gris de peine », en ce sens qu’il explicite et justifie le choix titre. 

Cela fait penser un peu à Victor Hugo dans « Les Feuilles d’automne » : 

 

« Vieillir enfin, vieillir! comme des fleurs fanées

Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années

Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris

Boire le reste amer de ces parfums aigris,

Etre sage, et railler l'amant et le poète,

Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,

Suivre en les rappelant d'un œil mouillé de pleurs

Nos enfants, qui déjà sont tournés vers les leurs ! »

 

Parlons maintenant des illustrations :

 

La plupart des personnages qui illustrent les poèmes sont esseulés. Il y a un couple qui déambule dans une rue déserte. Les femmes ont le regard livide et sont toutes habitées par la tristesse. Il y a un homme qui fait un plongeon dans le vide. Pas de légende en dessous des images, elles parlent d’elles-mêmes.

 

© Maggy De Coster

 

À lire  aussi les extraits illustrés & inédits du recueil :

Sarah Mostrel (poèmes & photos), « Extraits du recueil «Gris de peine », URL : https://www.pandesmuses.fr/noiv/sm-silence

***

Pour citer ce texte inédit

 

Maggy De Coster, « Présentation de « Gris de peine » de Sarah Mostrel, Éditions du Cygne, 2024, le 4 mars 2025 au Café de la Mairie, Place Saint-Sulpice », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 31 mars 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/mdc-presentation

 

 

 

 

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16 février 2025 7 16 /02 /février /2025 18:03

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & Témoignages 

 

 

 

 

 

 

Domi Bergougnoux, « La chanson à deux

 

bouches »Éditions du Cygne, 2025, 94 p., 15€

 


 

 

 

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Critique par

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes de Domi Bergougnoux, « La chanson à deux bouches », Éditions du Cygne, 2025.

 

 

Ce recueil de poèmes est divisé en quatre parties : « J’en appelle à la nuit », « J’en appelle à la mer », « Les contrées », « Les pénombres ».

Quatre parties pour évoquer ses souvenirs dans cette « Chanson a deux bouches » où l’amour et le sentiment amoureux occupent une place prépondérante. Chacune des quatre parties qui composent le recueil recèle une étape de la vie amoureuse de l’auteure, un cheminement qui en dit long sur les hommes qui ont compté dans sa vie. Elle ne procrastine pas en amour. Elle est cette amante qui sait oser.  Qu’on lui applique ces vers de Ronsard, extraits de Sonnets pour Hélène : 

 

 « Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :

Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie, »

 

Les amours sont multiples donc elles ne se vivent pas toutes de la même manière car « L’homme ne se baigne jamais dans le même fleuve » nous enseigne Héraclite. Ces amours n’ont pas toutes les mêmes cachets. Il y en a un qui se révèle pour elle bien « singulier ».

 

Ce sont « des nectars de baisers mouillés » qui lui confèrent un bonheur tellement ineffable qu’elle aimerait que le temps soit suspendu pour revivre les différentes phases de sa vie amoureuse : 

 

« À l’automne avancé il faudrait tant de vies

pour faire le tour de cette joie

qui nous monte aux lèvres »

 

Devant la fuite inexorable du temps, Lamartine ne s’écrie-t-il pas dans son fameux poème « Le Lac » : 

 

« Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,

Suspendez votre cours !

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours ! »

 

Les satisfactions et les déceptions s’alternent, la vie est ainsi faite, il faut savoir les accepter pour gagner en maturité même avec « un couteau dans le cœur ».

 

Sous l’empire de l’amour, elle évoque sans filtre son « nid de souvenirs » baignés dans « l’écume des désirs » :

 

 « J’aimais le dur de l’homme »

Ou encore : 

 « Lait d’homme dans ma bouche

mains affolées sur ma soie »

 

Elle est cette femme amoureuse de l’amour et animée par le feu ardent du désir. Pour corroborer notre assertion, citons ces vers où elle se reconnaît : 

«  une femme avivée

qui se donne pour rien »

 

Le don de soi n’a rien de répréhensible. Il vaut mieux trop que pas assez. Cela dit, Domi Bergougnoux se sent en adéquation avec ses sentiments, n’ayant nulle faille narcissique à colmater. Elle se sent libre de donner libre cours à ses penchants sans avoir à choisir entre la satisfaction d’un besoin personnel et l’accomplissement d’une obligation morale :

 

«  Jamais coupable d’avoir trop aimé », affirme-t-elle.

 

«  Passagers de mon corps

vous m’avez traversée comme on traverse un rire »

 

Domi Bergougnoux a gardé en mémoire «  le corps sculpté des amants » et a su avec des mots retranscrire la partition de cette « Chanson à deux bouches » : 

 

« J’ai plongé au cran des vagues

j’ai plané à la crête du plaisir

j’émerge enfin

saoule d’amour et d’écume »

 

 

© Maggy DE COSTER, février 2025.

 

Voir également la page du recueil chez les Éditions du Cygne, URL : https://editionsducygne.com/editions-du-cygne-chanson-deux-bouches.html

 

***

 

Pour citer ce texte inédit sur l'amour & les désir et plaisir féminins

 

Maggy De Coster« Domi Bergougnoux, « La chanson à deux bouches », Éditions du Cygne, 2025, 94 p., 15€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 16 février 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/mdc-db-lachanson

 

 

 

 

 

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30 janvier 2025 4 30 /01 /janvier /2025 14:52

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & Témoignages | Astres & animaux / Nature en poésie

 

 

 

 

 

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Méas Pech Métral, « Nuages»,

 

 

préface de Sophie Davant, ​​​​​Éditions

 

du Cygne, 2024, 90 pages, 15€

 


 

 

 

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Texte par

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes de Méas Pech Métral, « Nuages », Éditions du Cygne, 2024.

 

 

Méas Pech Métral transforme ses maux en parcelles de rêves qu’elle cultive à travers les pages de ce recueil de poèmes. Elle leur donne du sens en les transformant en une source limpide dans laquelle elle invite ses lecteurs à s’abreuver. 

 

Elle habite la langue de Molière comme elle habite La France, son pays d’accueil. Elle est la preuve vivante que l’amour d’une langue d’adoption peut être aussi fort que l’amour de sa langue maternelle. Donc, écrire dans une langue est une question de confort et d’aise. Aussi, le français se révèle-t-il pour elle un idiome dans lequel elle s’épanouit en donnant corps à ses pensées, ses fantasmes, ses lubies, ses manques, ses peines et ses joies. Il lui a sans doute insufflé une seconde vie. 

Elle s’est réconciliée avec elle-même en recouvrant sa part d’humanité sacrifiée, quand, enfant, elle affronta les souffrances imposées par les Kmers Rouges. 

Aussi nous délivre-t-elle ce message, en signe de liberté retrouvée :

 

« Courir le soir dans le noir

Dans l’ombre sous les lumières

Au bord de la Seine en hiver. »

 

L’univers de Méas Pech Métral est un univers coloré, multiforme, hétérogène. Rimbaud et Verlaine ne sont jamais loin, ils ne quittent jamais ses pensées. 

Elle est cette fille attachante au cœur tendre dont les souvenirs résonnent dans la tête comme le son persistant d’une cloche qu’on martèle.

 

«  Tu es venue hier

Magicienne dans un cirque d’hiver

Tu as changé mon univers. »

 

Elle est animée par l’envie, la force de vivre et le dépassement de soi. C’est une âme aguerrie qui vole plus haut que les nuages. 

Dans ce recueil de poèmes sont consignés des amitiés qui se tissent, des liens fugaces, des espoirs avortés et aussi des manques : 

 

« Le manque est partout

Et partout, quelqu’un manque à quelqu’un. »

 

Sur ces manques se greffent des nuages car elle nous rappelle que:

 

« La  vie comme les nuages

Qui passent et repassent

Et les nuages c’est jamais les mêmes. »


 

Son champ onirique est vaste et peuplé d’êtres ailés comme les oiseaux, les papillons, de belles âmes, à part les bardes français comme Rimbaud, Verlaine, Hugo, Apollinaire, il y a aussi des personnes vivantes avec lesquelles elle a des atomes crochus, comme Mélissa qui lui a promis « des rêves et des voyages » et aussi Gabrielle dont les fleurs sont des émules. 

Une poésie habillée de rêves. 

 

© Maggy DE COSTER

 

URL de référence aux éditions du Cygne :

https://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-meas-pech-metral.html


 

***

 

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Maggy De Coster« Méas Pech Métral, « Nuages », préface de Sophie Davant, Éditions du Cygne, 2024, 90 pages, 15€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 30 janvier 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/mdc-mpm-nuages

 

 

 

 

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28 novembre 2024 4 28 /11 /novembre /2024 15:45

N° IV | AUTOMNE 2024 | NUMÉRO SPÉCIAL 2024 | Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) | 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & Témoignages

 

 

 

 

​​​​​​​

 

 

Sophie Brassart, « Geste de toile »,

 

 

Éditions du Cygne, Paris 2024, 49 pages, 12€

 

​​​​​

 

 

 


 

​​​​​

Témoignage par

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes de Sophie Brassart, « Geste de toile », Éditions du Cygne, 2024.

 

 

Geste de toile serait–il un avatar de la Chanson de geste ou une Chanson de toile revisitée ? S’agit-il de l’esthétique des formes picturales qu’épouse la toile de la peintre qu’est Sophie Brassart de concert avec les muses ?

 

Geste de toile semble plutôt expliquer un acte de générosité en phase avec un être d’une grande sensibilité et qui se trouve bouleversé par les revers de l’existence : 

 

«  J’apportais du pain au vieux voisin

qui souriait, sans raison, le manque

d’amour est-il lumière »

 

Le sourire est sans doute salutaire en ce sens qu’il atténue le manque d’amour.

Ce recueil de poèmes est ponctué de séquences en italique comme pour dédoubler l’artiste peintre de la femme poète. 

Avec ce recueil de poèmes finement brodés au fil soyeux de son inspiration, Sophie Brassart nous offre une parole poétique à décrypter. Cela dit, elle plonge dans un macrocosme et en sort des particules de vérités qu’elle soumet à notre compréhension. C’est un parcours chargé de symboles et d’énigmes à résoudre.  

 

« J’épluche une pomme

Qu’elle fasse le lien entre toi et moi »

 

Cette pomme n’est pas celle de la discorde mais peut-être la symbolique d’un être dénudé corps et âme se languissant de l’âme sœur.

 

« Et le silence au large, 

la mort des larmes

& nos mains, nos mains n’avaient ni jour ni nuit »

 

Notons la culture du silence dans ce recueil, un silence qui peut revêtir un double sens, c’est-à-dire qu’il suscite d’une part la créativité et d’autre part la consternation.

Ce silence résonne dans le creuset de l’absence : 

 

« & cette absence claire

Comme une pièce

que je ne pourrai déplacer »

 

L’absence est ici synonyme de vide qui est l’évocation d’une perte. Et c’est dans l’absolu du silence qu’on noie sa peine.

Tout est vide en elle et autour d’elle :

 

«  Alors le vide s’enroule et s’ouvre en moi »

«  La ville où le vide/ déchire une affiche »

 

La mort n’est pas seulement l’expiration d’une âme sœur mais aussi l’expiration d’une séquence de vie amoureuse : 

 

« Parfois aimer

C’est savoir que le mur de granit

– encore pubère

remet à chaque instant ce viatique :

Linge frais clapote au vent »

 

Ne sommes-nous pas sur cette terre « des oiseaux de passage » qu’elle évoque dans le recueil:

 

« J’étais traversée par les deuils et des craintes

Ce qui ouvre la place des océans »

Même si elle ne peut «  défaire / le cours prosaïque des choses », elle reste cette créature qui porte en elle le germe de la résistance : 

 

« Je traverse les pierres »

 

Belle métaphore pour  symboliser les difficultés de l’existence, la rudesse de la vie.

 

© Maggy DE COSTER

Liens DE RÉFÉRENCE :

*http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-geste-de-toile.html

**http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-sophie-brassart.html

 

***


 

Pour citer ce texte inédit 

 

Maggy De Coster, « Sophie Brassart, « Geste de toile », Éditions du Cygne, Paris 2024, 49 pages, 12€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2024 NUMÉRO SPÉCIAL | NO IV | « Les femmes poètes européennes par Lya Berger (1877-1941) », 1er Voletmis en ligne le 28 novembre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiv/mdc-brassart-gestedetoile

 

 

 

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