3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 17:37

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Critique & réception | Métiers du livre | Actions pour l’égalité des sexes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Événement littéraire : Et les

 

 

livres deviennent femmes !

 

 

 

 

 

Photographies & article inédits par

 

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

 

© Crédit photo : De gauche à droite les autrices Maggy de Coster, Sonia Bressler & Sarah Mostrel durant la XVIIe édition du salon littéraire « Livres femmes » du 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris. Image no 1.

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La XVIIe édition du salon littéraire « Livres femmes » a lieu le 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris à l’initiative de Sonia Bressler, présidente de l’Association Française des Femmes Diplômées des Universités.

 

© Crédit photo : La pancarte officielle de la XVIIe édition du salon littéraire « Livres femmes » qui s'est déroulé le 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris en présence du maire Jean-Pierre Lecoq. Image no 2.

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Ce salon s’inscrit dans le droit fil de cette association créée par des femmes universitaires en 1920 et dont l’objectif est « l'égalité, l'éducation et la valorisation de l'ambition des femmes. »

 

L’organisatrice de l’événement, Sonia Bressler est elle-même, fondatrice de la maison  d’éditions «  La route de la soie ». 

Parmi la soixantaine d’auteurs et d’autrices participants, figuraient vingt-et-un auteurs et autrices de La route de la soie. Les auteurs et autrices des grandes maisons d’éditions ainsi que ceux des maisons d’éditions indépendantes à l’instar des Éditions du Cygne, des Éditions Unicité ont fait rayonner la culture littéraire sous les lustres de la Mairie du VIe arrondissement en présence du maire Jean-Pierre Lecoq. 

 

Citons par exemple :

 

Maïa Brami, Jusqu’à sentir battre leur cœur  (l’Observatoire)

 

© Crédit photo : De gauche à droite les autrices invitées Maïa Brami  & Sarah Mostrel durant la XVIIe édition du salon littéraire « Livres femmes » du 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris. Image no 3.

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Irene Shraer, Oratorio (Éditions Unicité)

© Crédit photo : L’autrice invitée Irène Shraer durant la XVIIe édition du salon littéraire « Livres femmes » du 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris. Image no 4.

 

Nathalie Maranelli, Work songs (Éditions Lazare & Capucine)

© Crédit photo : L’autrice invitée Nathalie Maranelli durant la XVIIe édition du salon littéraire « Livres femmes » du 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris. Image no 5.

 

Méas Pech Métral, Étoiles Hommages et révoltes en poésie  (Les éditions du Cygne)

Arwa Ben Dhia, Les quatre et une saisons (Les éditions du Cygne)

© Crédit photo : De gauche à droite les autrices invitées Maggy de Coster & Arwa Ben Dhia durant la XVIIe édition du salon littéraire « Livres femmes » du 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris. Image no 6.

 

Rosa Maria Bortolotti, Jeunesses populaires en ligne Enquête sur les « nouvelles » (Les éditions du Cygne)

Mathilde Levesque - Procès Mazan : Une résistance à dire le viol (Éditions Payot)

Claudine Monteil - en Marie Curie et ses filles (Éditions Calman Lévy)

Nos exils, PEF (Éditions des Femmes)

Xavière Gauthier, Délivrance de la mer (Des femmes Éditions)

Tahoura Tabatabaï-Vergnet, Le Cri de la Perse (Route de la Soie - Éditions)

 

© Crédit photo : De gauche à droite les autrices invitées Sarah Mostrel & Maggy de Coster  exposant leur nouveau recueil de poésie « Poésie au gré des toiles. » durant la XVIIédition du salon littéraire « Livres femmes » du 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris. Image no 7.

 

Nous y étions avec « Poésie au gré des toiles. » Et notre éditrice Sonia Bresseler de considérer l’ouvrage comme suit :

« Dans Poésie au gré des toiles, Maggy de Coster et Sarah Mostrel nous livrent une symphonie en deux dimensions : la poésie et la peinture s'entrelacent pour raconter le monde dans toute sa complexité. » Ou encore : « Les poèmes de Maggy de Coster sont des éclats d'émotions posées sur les toiles de Sarah Mostrel. »

 

Sonia Bressler est cette femme dynamique, généreuse et pleine d’enthousiasme qui fut présidente de l’Association des femmes journalistes (AFJ) en 2004, et dont j’ai eu l’heur de faire partie en tant que jeune journaliste. Elle est également docteur en philosophie et épistémologie, consultante, enseignante-chercheuse.

 

Ce XVIIe salon du livre de l’AFFDU, reconnue d’Utilité publique, est en quelque sorte le vecteur de l’égalité entre les femmes et les hommes. 

 

© Crédit photo : De gauche à droite les autrices invitées Sarah Mostrel & Maggy de Coster  exposant leur nouveau recueil de poésie « Poésie au gré des toiles. » durant la XVIIédition du salon littéraire « Livres femmes » du 29 novembre 2025 à la Mairie du VIe arrondissement de Paris. Image no 8.

 

À consulter aussi le site de l’Association Française des Femmes Diplômées des Universités organistrice de ce salon : https://www.associationdesfemmesdiplomees.fr/

 

© Maggy De COSTER

***

Pour citer ce texte engagé, illustré & inédit

 

Maggy de Coster (texte & photographies), « Événement littéraire : Et les livres deviennent femmes ! », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 3 décembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/mdc-livresdeviennentfemmes

 

 

 

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27 novembre 2025 4 27 /11 /novembre /2025 17:33

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier

 

 

 

 

 

 

 

 

À Sète, au festival

 

 

« Voix vives » édition 2025*

 

 

 

 

 

Témoignage & images par

 

Amel Boudali

 

 

 

 

© Crédit photo : Amel Boudali en mode lecture avec Isaac Alonso Araque, à Sète, au festival « Voix vives », été 2025.

 

 

 

J'ai eu cette année le bonheur d'être conviée au festival de poésie Voix Vives de Méditerranée qui s'est déroulé du 18 au 26 juillet dans la belle ville de Sète. Maïthé Vallès-Bled, directrice de ce festival accompagnée de toute une équipe de poètes et artistes animateurs des rencontres ainsi que de très nombreux bénévoles dévoués à cet événement, orchestre chaque année cette grande fête de la poésie.

 

© Crédit photo : Crac Poétique, poésie et performance avec Capitaine Alexandre. À Sète, au festival « Voix vives », été 2025.

 

Les rencontres se déroulent au cœur de la ville en plein air : rues, parc, cafés, cours d'immeuble, patios, médiathèques etc. plus de 70000 spectateurs assistent gratuitement à des lectures de poèmes, des rencontres entre poètes et artistes, musiciens et conteurs. 

 

J'ai pu ainsi présenter mon recueil Mers à paraître à la rentrée 2025 aux éditions LansKine. 

 

​​​​​© Crédits photos : Première & quatrième de couverture illustrée de l’œuvre de Amel BOUDALI « Mers » aux éditions LansKine 2025. Images fournies par Hanen Marouani.

 

Chaque jour, j'ai eu la joie de partager mes poèmes avec un public attentif et bienveillant lors de lectures / rencontres avec les poètes et poétesses, ou de moments plus intimistes comme les ateliers d'écriture partagés avec les lecteurs. Lire des poèmes demeure l'une de mes plus grandes réjouissances : depuis l'enfance (ce sont des souvenirs heureux de ma petite enfance où mon père aimait à nous lire les grands poètes Hugo, Rutebeuf, Mahmoud Darwich, Nazim Hikmet etc.), j'aime prendre le temps de faire résonner les textes, de ménager les silences nécessaires à la poésie, de ne pas imposer aux auditeurs mes émotions mais tenter de créer un espace partagé entre le spectateur et moi pour que le texte respire.

 

© Crédit photo : Sous un même ciel avec Sapho. à Sète, au festival « Voix vives », été 2025.

 

Ma lecture en barque sur le canal royal demeure un moment fort : lire des poèmes de mon recueil Mers in situ, si je puis dire, a amplifié les sensations et j'ai mis du temps pour revenir à quai. Et quelle joie de reconnaître au fil de ces rencontres des visages déjà entraperçus ! Une sorte de connivence et de profonde empathie se noue au cours de ces instants. Ces moments sont précieux car ils déjouent le poncif sur le caractère élitiste de la poésie. Les événements poétiques se déroulent au cœur de la ville et le désir de poésie est grand, comme en témoigne la présence constante du public.

 

© Crédit photo : Lecture de Samer Abou Hawwesh, à Sète, au festival « Voix vives », été 2025.

 

Les échanges avec les lecteurs et lectrices sont riches d'émotions et de surprises et, en tant que poète ou poétesse, on assiste ému-e-s à la réception de ses œuvres, qui ne nous appartiennent déjà plus tout à fait. 

 

Au cours de cette semaine, 70 poètes et poétesses prennent la parole. Leurs voix résonnent aux quatre coins de la ville et il suffit de déambuler dans les rues avec le programme en main pour découvrir Samer Abou Hawwesh, grande voix palestinienne, Maïsse Alrim Kharfoul de Syrie ou encore Nassuf Djailani, de Mayotte, entre autres. C'est une source inépuisable d'inspirations et l'on se nourrit profondément à l'écoute de telles voix. J'ai été particulièrement touchée par la poésie solaire et révoltée d'Alicia Es. Martinez Juan, poétesse espagnole, mais également la délicate poésie de Jean le Boël ou le slam habité du Capitaine Alexandre. 

 

© Crédit photo : Soirée de clôture du festival en compagnie du poète Michel Dunand et Claire Lajus. À Sète, au festival « Voix vives », été 2025.

 

Cette manifestation ouvre grand sa scène aux poétesses de Méditerranée et d'ailleurs. Que ce soit dans les thématiques ou les sensibilités, une palette riche et nuancée de voix s'exprime dans toute sa diversité. D'autres regards portés sur le monde, la politique ou l'amour émergent de ces voix singulières : Sanja Bakovic, Gonca Ozmen, Claire Lajus, Christine de Calmy ou encore Céline de Saër, Assala Lamaa, Aurélie Allexandre d'Albronn, Isabelle Junca et tant d'autres.

 

© Crédit photo : voix féminines : avec les poétesses Maïté Soler, Gonca Ozmer, Sanja Bakovic et Claire Lajus. À Sète, au festival « Voix vives », été 2025.

 

 

* Ces quelques réflexions autour de l'expérience si enrichissante du festival de Sète de la poétesse franco-algérienne Amel Boudali sont un bref témoignage donné suite à des questions qui lui ont été posées par la rédactrice Hanen Marouani des revues poéféministes Le Pan Poétique Des Muses & Orientales.

 

—————

Pour citer ce témoignage illustré & inédit

 

Amel Boudali (texte & images), « À Sète, au festival « Voix vives » édition 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger & Revue poéféministe Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 27 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiv/ab-voixvives

 

 

 

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18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 17:33

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Bémols artistiques | Critique & réception

 

 

 

 

 

 

 

Le temps de vivre,

 

interprété par Camille Chamoux.

 

Mis en scène par Vincent Dedienne

 

 

 

 

 

 

Chronique & image par

 

Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

 

 

© Crédit photo : Capture d’écran d’une image du spectacle « Le temps de vivre » (interprété par Camille Chamoux & Mis en scène par Vincent Dediennees) par Camille Aubaude.

 

 

 

Tout le monde de Camille Chamoux

 

 

Une belle blonde dotée d’une vitalité extrême tient son public en haleine dans un divertissement intitulé « Le temps de vivre ».

Ce "seule en scène" n’est pas qu’un divertissement : c’est une plongée dans les abysses par une écriture hautement maîtrisée. Soixante-dix minutes d’« exposé sur la finitude », en l’an 2021, l’année noire, où tant d’artistes et d’écrivains ont été anéantis par la pandémie du covid, et leurs œuvres oubliées. Ce monologue chargé de références littéraires est drôle, euphorisant.


 

L’écriture contemporaine a de plus en plus la mémoire courte. On nous apprend rarement à apprécier ce qui est ancien et qui nous survivra. Ces élucubrations fort bien orchestrées montrent qu’une seule personne peut catalyser l’énergie qui servait jadis à créer un opéra. La télépathie avec l’auditoire marche à fond.

Quatre siècles après « la Sévigné de tout le monde », Camille Chamoux reconstruit un quotidien déjanté, le sien, le vôtre, en réussissant une sorte de mise en scène de ce qui nous menace, et qui n’est pas rien puisque la révolution numérique peut faire du monde un enfer. Le style éblouissant n’est pas fait pour les critiques, et il rend perplexe.

 

La rigueur des connaissances littéraires, du niveau de Normale Sup, sert de cadre à la trivialité brute et pince sans rire, à laquelle nous ont initiés les seules en scène de Blanche Gardin. Certes, les fèces sont supposées faire rire à une époque de « libération » obligée, mais si l’art religieux nous a épargné la scatologie pendant des siècles et des siècles, n’est-ce pas pour se respecter, s’entraider, croire en soi, et délivrer une sagesse symbolique ?

Ce qu’essaie de faire Camille Chamoux, même par des concessions à la catharsis.

L’intrusion récurrente du téléphone portable est un des gags toujours réussis. Ce démon frappe à la porte de nos pensées. La récitante est lancée dans des propos fort décousus, elle saisit son portable et dit : « Pierre Perret est mort », puis elle s’adresse au public : « Ne vérifiez pas, c’est un spectacle ». Le débit clair contrôle tout ce qui est imprévisible. Un record ! Les faits quotidiens sont passés au peigne fin pour nous faire rire d’une vie de dingue, celle qui va beaucoup trop vite, une fausse vie dont nous ressentons tous la menace. 

 

Au temps de Zouc, les femmes humoristes avaient une peine folle à percer, et la folie les guettait. Le monde de fièvre continuelle de Camille Chamoux n’est plus celui d’une femme qui fait le ménage mais un message à la Chantal Akerman, qui pourrait devenir un objet d’étude. Son point de vue sur la reproduction sape tout ce qui ressortit à l’amour maternel, dans un effet de dédramatisation salutaire. La violence cathartique s’exprime alors avec passion, et Camille Chamoux le dit pour Virginie Despentes dont elle mime l’œuvre littéraire.

« Le temps de vivre » est le corps des contradictions : un divertissement qui pose les questions essentielles, et met les points sur les /i/ du rejet du lyrisme aujourd’hui.

 

© Camille Aubaude

 

***

Pour citer ce texte inédit & illustré

 

Camille Aubaude (texte & photographie), « Le temps de vivre, interprété par Camille Chamoux. Mis en scène par Vincent Dedienne », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 18 novembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/ca-letempsdevivre

 

 

 

 

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27 octobre 2025 1 27 /10 /octobre /2025 16:55

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Annonces diverses / Actualités artistiques | Invitation à voir


 

 

 

 

 

 

Invitation à voir l’exposition de

 

peintures de l’artiste Sarah Mostrel

 

au Salon d'Automne 2025

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Le visuel officiel de l’exposition de l’artiste Sarah Mostrel au Salon d'automne 2025.

 

 

 

L’équipe de la revue Le Pan Poétique des Muses a la joie et l’honneur de vous convier à l’exposition de peintures de l’artiste Sarah Mostrel au prestigieux Salon d'automne 2025 (URL. https://www.salon-automne.com/fr/prochain-salon) qui se déroulera du 29 octobre au 2 novembre 2025 où elle exposera un tableau (peinture à l'huile d'1mx1m30) et deux toiles en petits formats.

 

© Crédit photo : L’affiche officielle du Salon d'automne 2025.

 

 

 

 

Informations pour s’y rendre :

 

Lieu de l’exposition : Place de la Concorde

Entrée unique rue de Rivoli, face à l'Hôtel de la Marine

Horaires d’ouverture de 11:00 à 20:00

Vendredi 31 octobre fermeture à 21:00

Fermeture du Salon dimanche à 18:00

Site du Salon :​​​​​​​

À Lire également l’interview réalisée avant cette exposition de Sarah Mostrel :

 

https://r2lao.com/2025/10/27/itw-de-sarah-mostrel-artiste/

Source de l’information : Sarah Mostrel

À visiter aussi le site officiel de l’artiste :

https://sarahmostrel.wordpress.com/peintures/

***

Pour citer cet avis d’exposition artistique illustré & inédit

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Invitation à voir l’exposition de peintures de l’artiste Sarah Mostrel au Salon d'Automne 2025 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menninger, mis en ligne le 27 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/lppdm-exposarahmostrel

 

 

 

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 16:26

Megalesia 2020 | Critique & réception | Revue Matrimoine | Revue culturelle d'Europe

 

 

 

Dix portraits de femmes en lutte

 

contre l'esclavage

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies* de

 

Claude Menninger

 

© Crédit photo : Claude Menninger, image de l'affiche de l'exposition "Dix femmes puissantes. Portraits de femmes en lutte contre l'ésclavage colonial", 2020. 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, "Musée Victor Schoelcher", 2020. 

 

                              

Alors que deux statues de l'abolitionniste Victor Schoelcher viennent d'être déboulonnées en Martinique dans le contexte polémique de la mort de George Floyd, il apparaît essentiel de renouer avec l'Histoire. L'espace muséologique Victor Schoelcher situé à Fessenheim en Alsace s'emploie à mettre en lumière « Dix femmes puissantes » en accueillant dans ses murs une exposition conçue pour le Mémorial de la Ville de Nantes dans le cadre de la journée nationale des mémoires des traites négrières, de leur esclavage et de leur abolition.

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, "Buste de Victor Schoelcher", 2020. 

 

 

Les femmes ont été discriminées non seulement parce qu'elles étaient des femmes mais davantage encore parce qu'elles étaient noires et esclaves. Parmi les 12 à 13 millions d'Africains déportés, on compta un tiers de femmes. Bien que minoritaires, elles ont constitué une force sociale et culturelle fondamentale.

C'est dans la plus vieille maison du village magnifiquement restaurée que se tient le musée Victor Schoelcher. Fils du manufacturier du même nom, le jeune homme parcourut inlassablement le monde, fut membre de sociétés abolitionnistes du XIXème siècle à l'instar de son ami Victor Hugo avant d'être nommé Secrétaire d’État dans le gouvernement provisoire d'Arago. Victor Schoelcher fut l'initiateur du décret du 27 avril 1848 qui abolit définitivement l'esclavage alors que Napoléon Bonaparte l'avait rétabli en 1802 après la restitution de la Martinique à la France. Soutenu par l'ONU, ce musée situé en Alsace fait partie des cinq sites de « La Route de l'Esclave » du Grand Est.

 

© Crédits photos :  Claude Menninger, "Menottes", "Billet de banque représentant Harriet Tubman", 2020.

 

 

Parmi les dix femmes présentées au musée, on retrouve Sanité Belair originaire d'Haïti qui combattit en uniforme en tant qu'officier lors de la Révolution haïtienne aux côtés de Toussaint Louverture. Condamnée à mort, elle ne pouvait être passée par les armes en tant que femme, mais le bourreau n'ayant pas réussi à la décapiter, elle fut fusillée tout comme son compagnon. Une statue érigée sur l'île de La Réunion célèbre le courage de l'esclave maronne Héva, véritable icône de la cause noire, elle sert d'allégorie pour représenter la femme réunionnaise originelle, elle a inspiré de nombreuses œuvres littéraires. Claire en Guyane française fut une esclave rebelle qui fut suppliciée puis pendue en présence de ses propres enfants, Dandara devint une figure légendaire au Brésil après s'être jetée dans le vide pour ne pas revenir à sa condition d'esclave ...Cudjoe Queen Nanny est vénérée en Jamaïque pour avoir aidé les esclaves à se libérer en employant la technique des guérilleros, son portrait figure sur un billet de banque ! En Guadeloupe, les habitants se souviennent de la Mulâtresse Solitude qui représente toutes les femmes et mères car elle fut suppliciée et mise à mort le lendemain de son accouchement.. L'abolitionniste américaine Sojourner Truth gagna le premier procès  intenté par une femme noire pour récupérer son fils ! Cette femme hors du commun montait dans les tramways interdits aux Noirs bien avant Rosa Parks et prononça un discours en 1851 intitulé « Ne suis-je pas une femme ? » à la National Women's Right's Convention.

Anne Zinga, reine du Ndongo et du Matamba de 1582 à 1664, l'actuel Angola,  disposait d'un pouvoir absolu. Fine stratège, elle tint tête aux Portugais en refusant de leur livrer les 13000 esclaves qu'ils exigeaient, elle évita ainsi la colonisation de son pays.

Parmi les femmes abolitionnistes, n'oublions pas l'avant-gardiste Olympe de Gouges, membre de la société des Amis des Noirs, auteure de la Déclaration des Droits des Femmes qui dénonça l'esclavage dans sa pièce intitulée « Zamore et Mirza », ce qui lui valut des menaces de mort de la part de propriétaires d'esclaves.

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, "Anne Zinga (à gauche), Sojourner Truth (à droite)", 2020. 

 

 

Quant à l'Anglaise Anne Knight, féministe convaincue, elle n'hésita pas à faire du porte à porte pour défendre la cause des Jamaïcains et à révéler ce qui se cachait derrière les récoltes de canne à sucre. Les habitants lui rendirent hommage en accolant son nom à une ville de Jamaïque qu'ils baptisèrent « Knightsville ».

 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, 

"Nanny (2e à droite), Héva (à droite)", 2020.

 

 

Mais rappelons que si la traite occidentale ou atlantique a concerné 11 à 13 millions de personnes depuis le XVIIe siècle, la traite orientale  à destination du monde arabo-musulman compté plus de 17 millions d'esclaves ! Quant à la traite intra-africaine, les historiens dénombrent 14 millions de personnes dont une partie était revendue à des Européens ou des Arabes. ARTE vient de diffuser un excellent documentaire à ce sujet, nul doute que le travail de mémoire est encore long et ardu !

 

Par ailleurs le président Barack Obama qui proposait d'honorer Harriet Tubman en créant un billet de banque à son effigie n'a pas pu voir son souhait se concrétiser.  Donald Trump en a décidé autrement en offrant un « clin d'oeil aux blancs » sous le prétexte que cette décision est « politiquement non correcte » ! Harriet Tubmann née en 1822 dans le Maryland fut vendue à 6 ans comme femme de ménage et passa de maître en maître. Elle s'enfuit lors de la guerre de Sécession, se retrouva en Pennsylvanie et soutenue par l'Underground Railroad, un réseau de sympathisants de la cause Noire en 1840, elle devint celle qu'on appelle encore aujourd'hui « La Moïse Noire ». Elle aida plus de 70 esclaves à s'enfuir et ce billet inédit dans l'Histoire américaine qui devait voir le jour en 2020 est annoncé de façon aléatoire par le secrétaire au Trésor pour 2028….

 

Autant dire que cette exposition enrichissante tombe fort à propos ! Bien documentée, elle apporte un éclairage essentiel sur l'esclavage colonial en mettant à l'honneur des femmes d'exception qui ont payé un lourd tribut pour défendre leur liberté et leurs idées. 

Il nous incombe aujourd'hui d'entretenir leur mémoire et d'accorder une réelle reconnaissance à ces héroïnes souvent oubliées, voire totalement méconnues.

 

 

 

 

 

*Les photos ont été prises au musée Victor Schoelcher par Claude Menninger sauf le billet de banque représentant Harriet Tubman et l'affiche de l'expo avec le beau portrait en couleur de la reine Zinga.

 

Commentaires de Philippe PICHOT sur cet article suivis de trois liens vers les références citées par le commentateur** :

 

 

Merci pour votre message et la mise en ligne de votre article faisant référence à l'exposition sur les femmes en lutte contre l'esclavage et présentée à Fessenheim cet été.

Votre revue étant plus spécifiquement axée sur le rôle des femmes je vous précise que le Réseau Mémoire des abolitions de l'Esclavage - Pôle mémoriel national de l'Est de la France et Suisse inclut deux sites spécialement dédiés à l'action remarquable de deux femmes dont l'action mérite d'être connue: Anne-Marie Javouhey émancipatrice des noirs captifs de traite en Guyane et Germaine de Staël qui mobilisa le groupe de Coppet contre la traite au Congrès de Vienne en 1815, lesquelles ont produit chacune dans leur style et actions, des textes remarquables contre cette tragédie.

Vous retrouverez leurs histoires sur notre site.

 

 

Philippe PICHOT

Projet « Mémoire des abolitions de l’esclavage - Pôle mémoriel national de l’Est de la France ».

Site : www.abolitions.org

Membre du Comité National Pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage en France de 2009 à 2019.

Expert auprès de l'Unesco sur les lieux de mémoire lié à l’esclavage.

22, rue Pierre Dechanet – 25300 PONTARLIER - FRANCE.

 

** Les commentaires et liens susmentionnés ont été ajoutés à l'article le 23 juillet 2020 par la rédaction de la revue.

 

***

 

Pour citer ce texte

​​​​Françoise Urban-Menninger, « Dix portraits de femmes en lutte contre l'esclavage colonial », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020, mis en ligne le 14 juillet 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/fum-femmesenlutte

 

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