3 juillet 2021 6 03 /07 /juillet /2021 17:35

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques | Poésie des  ancêtres & N°8 | Dossier majeur | Florilège de poétextes 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fièvre

 

 

 

&

 

 

 

Adieux à la poésie

 

 

 

 

 

 

Louise Fournier

 

 

Poèmes choisis & transcrits

par Dina Sahyouni

Le premier poème a été modifié légèrement.

 

 

 

 

Crédit photo : Léon-Pierre Félix, "Mélancolie", peinture trouvée sur Wikimedia.

 

 

 

La fièvre

 

 

Je rêvais éveillée. Oh ! Sublime folie !

Sous le reflet brillant d'un magique lointain,

Mon âme entrevoyait de l'éternelle vie,

Des saintes voluptés le prestige divin.

Un ange, me prenant sur ces ailes dorées,

Bientôt vint m'enlever de mon triste séjour,

Fit entendre à mon cœur des notes adorées,

M'entretint doucement de son mystique amour.

« Sur ton aride sol laisse tomber ta chaîne ;

Avec moi, me dit-il, dans ma belle cité

Viens : dans ce doux Éden, toujours l'âme est sereine ;

Viens respirer enfin l'air de la liberté.

Mon asile est plus beau que toute la nature,

De festons verdoyants nos chemins sont parés,

Et les sens sont bercés par un divin murmure :

Le chant harmonieux des esprits éthérés.

L'âme de mille fleurs dans les airs est semée,

Le génie et l'amour se plaisent parmi nous ;

Pour ces âmes de feu notre vallée aimée

Seule a des charmes purs, mystérieux et doux. »

…........................................................................

Mon ange, poursuivant son envol léger, rapide,

De ses deux ailes d'or agitait mes cheveux,

Du souffle parfumé de son baiser humide

Rafraîchissait mon front qui bouillonnait de feux.

Parcourant avec lui les champs de son empire,

Je vis les Chérubins, dans leurs riants berceaux,

M'accueillir en chantant, tendrement me sourire,

Jeter sur mon chemin des fleurs et des rameaux.

Marchant, marchant toujours de miracle en miracle,

Je vis se dessiner un splendide palais ;

Puis, franchissant le seuil d'un sacré tabernacle,

Des délices des saints je savourai la paix.

Du grand livre éternel je tournai chaque page,

J'épelai chaque mot d'un langage divin,

Je compris de mon Dieu le magnifique ouvrage,

Je connus les secrets du sublime écrivain.

Alors dans ma pensée, à cette heure suprême,

Surgirent des transports enivrants, inconnus ;

Mon âme, concevant tout le plan d'un poème,

Dans les airs exhala ses accents ingénus.

Reine aux charmes puissants, la belle Poésie

Parut, et me tendant ses fertiles pinceaux,

Elle-même humectant ma lève d'ambroisie :

« Travaille, me dit-elle, et rends ces beaux tableaux. »

Sous ses regards brûlants, près de cette âme pure,

D'un magique pouvoir tout à coup pénétré,

Mon esprit, s'essayant, par sa chaude peinture

Rendit tout le brillant de ce séjour sacré.

Et, pendant mon travail, ma divine maîtresse

De sa lyre tirait des sons harmonieux ;

Mon cœur, épanoui d'une céleste ivresse,

Se croyait pour toujours un habitant des cieux.

À l'heure du repos, sur ma couche d'ivoire,

Les décentes Vertus vinrent me déposer ;

Mon ange me berça par des songes de gloire,

Mais tout s'évanouit dans un dernier baiser !


 

Adieux à la poésie

 

 

D'un délirant nectar en vain j'emplis mon verre,

Pour tromper ma douleur je cherche à m'enivrer :

Mon esprit est vaincu, maîtresse est la matière ;

        Je me sens expirer.

 

Arrêtée un instant sur une haute cime,

Pour cueillir une fleur, soudain, mon pied glissant,

Le vertige me prend et, d'abîme en abîme,

        Je roule en gémissant.

 

Quand je veux de nouveau vers les champs de lumière.

Par un bond insensé, reprendre mon essor,

Un bras de plomb m'étreint, me repousse en arrière

        Et rend vain mon effort.

 

Fantômes de l'esprit, vous n'avez plus de ruse

Pour mon cœur ulcéré ; dans vous je n'ai plus de foi.

Ce terrible ennemi qui nous ronge et nous use,

        L'ennui pèse sur moi !

 

Heures de triste attente et de longue insomnie,

Heures de désespoir, qui pourra vous tromper ?

Sur un triste destin mon semblant de génie

        Ne peut plus l'emporter.

 

Ô douleur ! ô regret ! Quand mon âme en délire

Poursuit en rêve encore un drame commencé,

Je ne puis rattacher mes pensers, les écrire...

        Mon corps est affaissé.

 

Ô poésie, amour, ma volupté suprême,

Adieu ! et vous, à moi venez, oubli, néant !

Renoncer à mon art, c'est plus que la mort même

        Pour mon esprit ardent.


 

Adieu, bords enchantés où je m'étais assise,

Croyant me ranimer par un air pur, vital.

Je l'ai trop aspiré, car mon âme se brise

        Sous un souffle fatal.


 

Sous vos ombrages verts, chantant avec ivresse,

Un jour je m'endormis dans une douce erreur :

Le vent froid m'a saisie et des flots de tristesse

        Ont étouffé mon cœur.


 

Adieu, riant vallon ; adieu, plaine fleurie

Où j'ai trouvé trop tard un précieux trésor,

Adieu, beau ciel d'azur ; adieu, sainte patrie.

        J'échoue auprès du port !


 

Recueille mes accents, muse, trop chère amie ;

En pressant sur mon cœur ton fantôme adoré,

Ô toi, toi que j'aimai, je t'ai donné ma vie.

Mon esprit meurt du feu dont il est dévoré.


 

 

Les poèmes ci-dessus composés par une lyreuse méconnue nommée Louise FOURNIER ont été publiés dans son recueil de poèmes FOURNIER, Louise (Mme), Rêveries et souvenirs, premières poésies, par Mme Louise Fournier, Paris, imprimerie de J. CLAYE, rue Saint-Benoit, 1867, pp. 37-40 & 131-134. L'ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica.

 

***

 

Pour citer ces poèmes sur la dépression, la vieillesse & l'ivresse 

 

Louise Fournier, « La fièvre » & « Adieux à la poésie », poèmes de FOURNIER, Louise (Mme), Rêveries et souvenirs, premières poésies, par... (1867), ont été choisis & transcrits par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16 & N°8 « Penser la maladie & la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, ​​​​mis en ligne le 3 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/no8/ma-adieuxpoesie

 

 

 

 

 

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2 juillet 2021 5 02 /07 /juillet /2021 13:03

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes & N°8 | Critique & réception | Revue Matrimoine

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger vous

 

présente le livre Hildegarde 

 

de Léo Henry,

 

Prix de l'Académie de Rhénane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : "Le lauréat Léo Henry avec l'académicienne Françoise Urban-Menninger lors de la cérémonie de la Remise des Prix de l'Académie Rhénane, image du 19 juin 2021.

 

 

 

 

 

 

Le 19 juin dernier, dans la séance de printemps de l'Académie Rhénane transmise en direct sur la page Facebook de la librairie Kléber à Strasbourg. Françoise Urban-Menninger a présenté le merveilleux livre Hildegarde de Léo Henry qui d'après l'académicienne Françoise Urban-Menninger "a construit une œuvre autour du personnage protéiforme de l'abbesse botaniste, visionnaire, linguiste, compositrice, féministe avant l'heure ! Une figure féminine emblématique du Moyen Âge européen d'une étonnante actualité !" (Sic)


 

 

Ce périodique a le plaisir de diffuser la vidéo de de la Cérémonie de la Remise des Prix de l'Académie Rhénane où l'on peut découvrir l'analyse de Françoise Urban-Menninger de l'ouvrage Hildegarde du lauréat Léo Henry.

 

 

Description 

La cérémonie de remise des Prix aux quatre lauréats choisis par les diverses Commissions de l’Académie Rhénane s'est déroulée en direct le 19 juin 2021, Url :

 

***

 

Pour citer ce document audiovisuel 

 

 

SIÉFÉGP, « Françoise Urban-Menninger vous présente le livre Hildegarde de Léo Henry, Prix de l'Académie de Rhénane », vidéo de la cérémonie, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16 & N°8 « Penser la maladie & la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 2 juillet 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/no8/siefegp-hildegarde

 

 

 

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 17:55

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques

 

 

 

 

 

 

 

 

Mélancolie

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Robberechts

 

 

 

 

Crédit photo : "Forêt", Wikimédia, domaine public​​​​​​. 

 

 

 

 

Nuit blanche, idées noires.

Il y a un insecte qui gratte... et gratte encore,
comme à farfouille dans mes synapses.

À travers les brumes céphalées, il gratte,
et chemine d'un pas lourd, 

cuiracé de son exosquelette noir aux éclats de métal,
petit guerrier de l'apocalypse livré aux friches de ma mémoire...

c'est un bousier,

qui vient parfois avec la nuit, creuser les déjections du passé
et faire sa glaise puante de mes souvenirs les plus sombres.

Gratte... gratte encore...

Débusque les précipices oubliés, les abîmes enfouis, les terreurs enfantines, les serments trahis,

et danse,

avec les ombres,

sur les arpèges surannés de la mélancolie.

(février 2021) 

 

***

 

Pour citer ce poème inédit

 

 

Yvan Robberechts, « Mélancolie », poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 1er juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/yr-melancolie

 

 

 

 

 

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30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 13:53

 

Lettre n° 16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Agenda poétique

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre d'information de Juin 2021

 

 

 

​​​​​​​​​​​​Crédit photo :  Tunnel de verdure, Wikimedia, domaine public. 

 

 

 

Chères lectrices, chers lecteurs, cher lectorat,

 

 

Nous nous réjouissons de cheminer avec vous durant l'été 2021 par le biais de la Lettre n°16, le dixième numéro (voir plus de détails plus loin et à venir dans ce texte) et bien d'autres appels présents dans la page "Contribuer"

 

C'est une vraie joie d'être un périodique attentif à vos exigences : depuis dix ans, vous nous aidez à rendre visible les femmes et le genre en poésie et arts. Un grand merci à vous !

Notre équipe est donc plus motivée que jamais et publie presque quotidiennement une sélection des contributions que nous recevons.

 

 

La rédaction du périodique LE PAN POÉTIQUE DES MUSES vous propose de participer à son dixième numéro dont le dossier majeur est dédié à toutes les personnes qui ont été distinguées par l'Académie Claudine de Tencin de la SIÉFÉGP depuis sa création. Le dossier mineur est permanent.

Vous avez "Carte blanche" pour contribuer au dossier majeur de notre dixième numéro qui porte sur les lauréates & lauréats de la SIÉFÉGP comprenant les personnes distinguées de 2021 : Etel Adnan, Mika, Éditions Des Femmes-Antoinette Fouque, Sabine Huynh, Florence Trocmé, Angèle Paoli, Conceição Evaristo, Béatrice Bonhomme, Adrienne Rich, Sarah Mostrel, Camille Audaude, Françoise Urban-Menninger, Nicole Coppey, Maggy De Coster, Louise Michel, Marceline Desbordes-Valmore, Yolaine Blanchard et Stephen Blanchard, Annpôl Kassis, Nathanaël, etc. 

Le dossier mineur & les autres rubriques ne changent pas.

Dates à retenir :

on accepte vos propositions d'articles du 30 juin au 15 août, la transmission des contributions complètes se fait du 30 juin au 15 septembre compris à contact@pandesmuses.fr avec l'objet "No 10". La mise en ligne débutera le 21 juillet 2021.

 

Ainsi, nous vous proposons de nous envoyer rapidement vos textes entiers ou en résumés sur les dossiers et rubriques habituels. Cette revue édite aussi vos articles académiques, des chapitres ou résumés de mémoires universitaires (soutenus ou non). Cf. « Le dixième numéro : Célébrations »

 

Autre chose, n'oubliez pas de participer au colloque libre en ligne (une seule journée) le 2 novembre 2021 pour fêter le bicentenaire de la naissance de la femme de lettres Ondine Valmore. Vous avez également "Carte blanche" pour y participer jusqu'au 15 août 2021 compris par témoignages, articles, dessins, poèmes, vidéos, etc.

Les documents retenus auront une publication numérique puis imprimée. Pour y prendre part, veuillez écrire à la rédaction avec l'objet : Ondine Valmore.

 

D'autres appels à textes sont disponibles via les comptes Twitter des périodiques de la SIÉFÉGP.

 

Pour le douzième numéro de 2022 de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, nous on cherchons une/un responsable bénévole qui a des connaissances en histoire de la musique & en histoire de la poésie pour diriger lle dossier majeur sur la musique dans chez les auteures, sur les poètes-musiciennes & sur le genre... On remercie les personnes intéressées par cette proposition d'y répondre au plus tard le 31/08/2021.

 

La SIÉFÉGP a le plaisir de vous annoncer la création en avril dernier de la première Maison de la poésie dédiée aux femmes et genre : "Maison de la Poéféminologie". Cette idée et ce titre proviennent de la fondatrice de la SIÉFÉGP Dina Sahyouni.

 

​​​​​​​​​​​© Crédit photo :  identité visuelle temporaire par DS. 

 

Nous vous souhaitons une agréable semaine avec nos dernières publications en date listées en désordre ci-dessous (liste incomplète qui s'enrichit jusqu'au 30 juin),

 

Rédactions des revues de la SIÉFÉGP

contact@pandesmuses.fr www.pandesmuses.fr

 

Françoise Urban-Menninger, « Poème déracisé »

Sarah Mostrel (textes & peintures inédits), «  Fantaisie de printemps » & « Représenter nos limites »

Vivian O'Shaughnessy, « Not all is beautiful » 

Corinne Delarmor, « Pied de lys », poème féministe inédit, Revue Orientales

Pierre Zehnacker (texte & peinture inédits), « La même nuit »

Maggy De Coster, «Les Semaines de la langue française et de la Francophonie », illustration par Mariem Garali (ou Garaali) Hadoussa 

Mustapha Saha, « Le chanteur du métro. Chronique d'occupation de L’Odéon », reportage photographique inédit par Élisabeth et Mustapha Saha

Mariem Garali Hadoussa, « Les mains tisseuses de rêves » 

Vivian O'Shaughnessy, « Célébrer l'amour » 

Mustapha Saha, « Chronique d'occupation de l’Odéon. Palestine » reportage photographique par Élisabeth et Mustapha Saha

Corinne Delarmor, « L’Aïd-el-Fitr », « Ouverture des terrasses » 

Dina Sahyouni, « Le temps bleu » 

Blanche Moria, « Les femmes artistes à l'École des Beaux-Arts – Les prix de Rome »

Clovis Hugues, « Le Droit des Femmes » 

Camille Aubaude, « Kathy Acker, New York City in 1979 » 

Françoise Urban-Menninger, « Mon corps et moi » 

Maggy De Coster, « La Feria Latinoamericana del Libro Cartagena de Indias » 

Corinne Delarmor, « Maman » 

Françoise Urban-Menninger, « Violence(s) de Paule Andrau, un livre choc qui paraîtra le 10 septembre aux Éditions Maurice Nadeau » 

Monique-Marie Ihry, « Au cœur effeuillé », « La feuillée » & « Printemps » 

Delmira Agustini (écrits par), Monique-Marie Ihry (traduits par), « Le vampire », « Des femmes vont passant » & « Il se pourrait.... » 

Dina Sahyouni, « La poésie féministe n'est pas ce que vous pensez » 

Renée Vivien, « Biographie de Psappha », « Biographie de Psappha »«Préface »

Dina Sahyouni, « De nos poésies printanières et colorées, gardons du parfum. »

Corinne Delarmor, « Bleu » & « Super lune des fleurs »

Camille Aubaude, « Où est la femme ? » 

Maria Delcambre, « L'esclave (Imité de l'Oriental) »

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Argumentaire pour la journée d'étude sur "Les fées après le Moyen Âge" par Modernités médiévales » 

Djurdja Raskovic, « Pesanteur » 

SIÉFÉGP, « Appels à poésies de la SIÉFÉGP »

Mustapha Saha, « Chronique d’occupation de l’Odéon. Le communisme selon Bernard Friot », reportage photographique inédit par Élisabeth et Mustapha Saha

Aurore Nivelle, « La fleur d'oranger/le parfum des fleurs » & « Une tulipe, des couleurs, toute une histoire contée »

Charlène Lyonnet, « Les cases » & « Les folles aux chats » 

Ciela Asad, « Extraits de "Un toro en la garganta del jilguero »/ Un taureau dans la gorge du chardonneret" » traduits en français par Maggy De Coster

LANDRIEU, Mme Veuve, «  Le vin et la fillette (Air : Vrai sans chagrin)» 

Françoise Urban-Menninger, « Une musique si légère », illustré par un tableau inédit de l'artiste Joseph Edreï

Dêva Koumarane, « Après la pandémie » 

La Bacchante..., « Petit blanc (chanson créole) »

Sarah Mostrel, « Prophétesse enchanteresse »

Martine L. Jacquot, « Les temps fauves (extraits) »

Michel Orban, « Fausse ivresse », « À Andrée Chedid»

Sarah Mostrel, « Arabesque »

Maggy De Coster, « Un vieillard cuvant son vin »

Maggy De Coster, « J’ai vu »

Didier Colpin, « Similitude... »

Maggy de Coster, « Marceline Desbordes-Valmore témoin de son temps »

Maggy de Coster, « Ondine », volet 2

Yvan Robberechts, « Coquelicot »« Cancre » 

Mariem Garali Hadoussa, « Je m'aime »

Mustapha Saha, « De l’art de construire un navire du XVIIème siècle à Gravelines »

Michel Orban, « À Alexandra David-Néel »

Madeleine Amidieu, « Soir de juin » 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Actualité poéartistique de Catherine Gil Alcala »

Nessrine Naccach, « Acte de (dé)naissance géo-senti-mentale » 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Mika donne un concert virtuel ce soir. "#SoundtrackOfEmpathy" »

Yvan Robberechts, « Mémoires »

Françoise Urban-Menninger, « dans le jardin du temps », photographie de Claude Menninger 

Maria Delcambre, « Une folie d'amour racontant l'histoire d'une colombe »

Élise Moreau de Rus, « Extrait de "Bibliographie" »

 

Camille Aubaude, « Adieu Philippine (film de 1962) » 

Mustapha Saha, «  Chronique d’occupation de l’Odéon. Les déesses de la Fesse »

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Lettre d'informations d'Avril 2021 »

نادين عدرة / Nadine Adra, « بين قوسين »« J’ai été poisson »

Corinne Delarmor, « Israélienne »

Didier Colpin, « Inutile et fragile pleur... »

Mariem Garali Hadoussa (textes & illustration inédits) « Dans la cité des jasmins », « La licorne »  « La fête »« Dans mon jardin » ,« Nuits d’été »

Adèle Souchier, « Le bleuet »

Renée Vivien, « Caravanes »

Marceline Desbordes-Valmore, « Agar (fragment) »

Corinne Delarmor, « Allaitement »

Michel Orban, « Faim de printemps »

Dina Sahyouni, « De là-haut, Stéphanie nous sourit »

Corinne Delarmor, « Empreintes »

Louise Colet, « Le printemps (sonnet) »

Marie-Louise Arnassant, « Mes désirs » & « Les fleurs (idylle) » 

Denis Diderot, « Vers aux femmes »

Cristiana Rospigliosi, « Éclater en plein vol », « La liberté a du bon » & « Livre bleu », « Rester sauvage »

Louise Colet, « Margarita Fuller »

Françoise Urban-Menninger, « Non, tu ne parles pas à une femme comme tu veux, mon coco ! » 

Mona Azzam, « Nadia Tuéni : une figure inclassable »

Françoise Urban-Menninger, « Le muguet, porte-bonheur du 1er mai », photographie par Claude Menninger

SIÉFÉGP, « Le Prix International de Poésie Féministe de l'Académie Claudine de Tencin », « Le Prix International d'Œuvre Poétique Originale de l'Académie Claudine de Tencin »

Madeleine Perrier-Bainier, « Souvenirs champêtres »

Louise Colet, « Les Anglaises (boutade) »

Corinne Delarmor, « Porte-bonheur » & « Les mots jouent »

Claude Luezior, « Devine le printemps, devine... », « Épitaphe », « Gothique »

Emily Dickinson, « Mother nature », « The robin », « The Butterfly's day », « The Bluebird », « April » & « My rose »

Mustapha Saha, « Chronique d'occupation de L’Odéon. Lulu Van Trapp » 

Corinne Delarmor, « Fille du désert »

Claude Luezior, « Le bricoleur des mots »

Mlle Poulain de Nogent, « Les couleurs », « À Cloris », « À Tircis et à Cloris » & « À ma patrie »

Francis Friedlander, « Lotika », poème inédit avec deux illustrations inédites

Lise Coquillon, « L'Orient »

Vivian O'Shaughnessy, « No/Non », illustration inédite par Cristina Rap

Maggy de Coster (poèmes traduits & présentés par, « Derecho de admisión, Yeison F. García López, La imprenta, Collection Hojas de yerba, Madrid, 2021 »

 

***

 

 

Pour citer cet avis de parution

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Lettre d'information de Juin 2021 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 28 juin 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/infos-juin

​​​​​

 

 

 

 

Mise en page par Aude & David SIMON 

 

Dernière mise à jour le 30 juin 2021

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm Agenda
30 juin 2021 3 30 /06 /juin /2021 13:47

​​

N°9 | Femmes, poésie & peinture | Revue Poépolitique | Revue culturelle des Amériques

​​​​​​

 

 

 ​​

 

 

Derecho de admisión,

 

 

Yeison F. García López,

 

 

La imprenta, Collection Hojas de

 

 

yerba, Madrid, 2021

 

 

 

 

 

Poèmes de

 

Yeison F. García López

Poète Afro-colombien

 

 

Poèmes traduits de l’espagnol et présentés par

Maggy de Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

​​

 

 

© ​Crédit photo : Couverture illustrée du recueil, image fournie par la traductrice. 

​​​​

 

 

Derecho de admisión, Yeison F. García López, La imprenta, Collection Hojas de yerba, Madrid, 2021.

 

Les poèmes de ce recueil revêtent un ton grave. Ils sont l’expression d’une grande souffrance d’un enfant arraché à son pays d’origine et devant faire face au racisme du pays d’accueil.

 

 

​© Crédit photo : Le poète Yeison F. García López lisant ses poèmes, image fournie par la traductrice.

​​​​

 

 

Yeison F. García López, se définit comme Afro-colombien et Afro-espagnol. Il a étudié les Sciences politiques et est détenteur d’un Master en Méthodologie de l’investigation en Sciences Sociales :Innovations et applications, à l’Université Complutense de Madrid.  Depuis 2016 il est très actif dans le milieu littéraire et culturel espagnol et milite contre le racisme. En 2016 il a publié « Voces del impulso », ed. Centro de Estudios Panafricanos, (traduction : Voix de l’impulsion, Centre d’études, Panafricaines ) Il a participé à plusieurs publications collectives : anthologies et revues espagnoles. Sa poésie a su trouver une résonance dans les médias littéraires comme Radio Africa Magazine, Wiriko y Africanidad.

 

 

Derecho de admisión

 

Hay una cola larga en la acera,

esperamos nuestra suerte,

ya puedo escucharles:

 

– ¿“DNI?, pasen”.

 

Espero que no suceda una vez más,

no quiero quedarme fuera,

la última vez fue mi culpa,

eso me hicieron crecer.

 

Voy bien vestido,

ni pendientes, ni gorra ni zapatillas,

el pelo recién cortado,

no les daré ningún pretexto,

la gente del barrio ha ido, quiero entrar.

 

 ¿Tienes 16 años? ¿Documentación?

 

– Pasa

 

Con algo más de edad,

hemos bebido en una plaza,

vamos porque nos han dicho que es gratis, 

Los que entran antes de nosotros no pagan,

 

Esperemos que no ocurra.

 

– Son 20 euros.

 

– ¿ Por qué? 

 

Nos miramos,

vemos con claridad el itinerario

que segrega nuestros cuerpos,

¿Donde denunciamos?

No servirá de nada,

aprovechamos un descuidado para arrojarles piedras.

 

La última vez fue en un bar de Malasaña,

ya estaba en la universidad, llamé a los que dicen protegernos,

me dijeron: “derecho de admisión”,

te preguntas a ti mismo por qué les has llamado?,

tus amigos y amigas se sienten a través de tu dolor,

efímero instante, estampa con caducidad,

mi piel no es un disfraz, mi piel no es un momento.

 

Una vez más mi noche termina en esquizofrenia,

yo que me considero fuerte,

siento claudicar una parte de mí,

Aunque no quiero

No es ausencia de rabia es ausencia de todo,

es un Madrid que me cercena desde la infancia,

una parte de esta ciudad nos quiere fuera.

 

Perdonad si estos versos os incomodan,

os lanzan una realidad que no queréis mirar,

 

permitidme deciros que vuestra fragilidad

en este espacio no importa,

que soy yo el que habla ahora del derecho de admisión

a vuestros comentarios.

 

**

 

 

Droits d'entrée

 

 

Il y a une longue file d'attente sur le trottoir

nous attendons notre chance,

Je vous entends déjà :

 

« DNI ? Entrez. »

 

J'espère que ça n'arrivera plus

je ne veux pas rester dehors

la fois dernière c'était ma faute,

ça m'a fait grandir.

 

Je suis bien habillé

pas de boucles d'oreilles, pas de casquette ni d pantoufles,

cheveux fraîchement coupés,

je ne vous donnerai aucune prétexte,

les gens du quartier sont partis, je veux entrer.

 

– Tu as 16 ans ? Document ?

 

– Passe.

Dans un endroit hors du temps,

nous avons bu sur place,

nous y allons parce qu’on nous a dit que c’est gratuit,

ceux qui entrent avant nous ne paient pas,

 

Espérons que cela n'arrive pas.

 

– C'est 20 euros.

 

– Parce que ?

Nous nous regardons,

Nous voyons clairement l'itinéraire

qui nous sépare,

À qui aurons nous recours ?

ça ne servira à rien

nous nous sommes servis d’un imprudent pour leur jeter des pierres.

 

La dernière fois, c'était dans un bar de Malasaña,

j'étais déjà à l’université, j'appelais ceux qui prétendent nous protéger,

ils m'ont dit : « droit d'admission »,

tu te demandes pourquoi tu les as appelés ?

les amis des deux sexes ressentent ta douleur,

instant fugace, frappé de caducité,

ma peau n'est pas un déguisement, ma peau n'est pas un instant.

Encore une fois ma nuit se termine dans la schizophrénie

je me considère fort

Je sens une partie de moi céder,

Bien malgré moi

ce n'est pas l'absence de rage, c'est l'absence de tout,

c'est un Madrid qui me coupe depuis l'enfance,

une partie de cette ville veut que nous partions.

Pardonnez-moi si ces vers vous dérangent,

ils vous jettent une réalité que vous ne voulez pas regarder,

laissez-moi vous dire que votre fragilité

dans cet espace n’a pas d’importance,

que je suis celui qui parle maintenant du droit d’admission.

à vos commentaires

 

**

 

Somos subversión


 

Son las voces tempranas

las que narran como mar de fuego,

Crecemos sin que nos vean,

al igual que no ven a nuestros padres y madres,

para ellas y ellos simple fuerza de trabajo.

Recordamos a Jeanneth Beltrán1,

Luis Víctor Gualotuña2 y a tantos otros, otres, y otras,

Ahora y aquí,

nuestras ancestralidades son la fuente,

el ritual,

la idea,

ahora, ahora y aquí,

somos subversión.



 

1. Jeanneth Beltrán fue una joven nicaragüense en situación administrativa irregular que murió  en el 2014 en Toledo como consecuencia del Real Decreto 1/2012, legislación que negaba  el derecho a la atención sanitaria normalizada y publica a cientos de miles de personas en el Estado español.

2. Luis Víctor Gualotuña, tenia 55 anos y era un trabajador ecuatoriano que trabajan sin contrato. Murió tras de caer de un andamio en Alborada (Valencia). El empresario decidió no llamar al 11 y lo dejo moribundo en el hospital.



 

**

 

Nous sommes subversion

 

 

Ils sont les premières voix

qui racontent comme une mer de feu,

Nous grandissions sans être vus

tout comme ils ne voient pas nos pères et nos mères,

eux simple force de travail.

On se souvient de Jeanneth Beltrán1,

Luis Víctor Gualotuña2 et bien d'autres, d'autres et d'autres.

Maintenant et ici 

nos ancêtres en sont la source,

le rituel,

l'idée,

maintenant, maintenant et ici,

nous sommes subversion.


 

Notes

1. Jeanneth Beltrán était une jeune nicaraguayenne en situation irrégulière décédée en 2014 à Tolède à la suite du décret royal 1/2012, une législation qui niait le droit à des soins de santé standardisés et qui publie des centaines de milliers de personnes dans l'État espagnol.

2. Luis Víctor Gualotuña, avait 55 ans et était un ouvrier équatorien qui travaillait sans contrat. Il est décédé des suites d'une chute d'un échafaudage à Alborada (Valence). L'homme d'affaires a décidé de ne pas appeler le 11 et l'a laissé mourir à l'hôpital.

 

**

 

Crecer sin tierra

 

A las que migramos en la niñez

nos toca gravitar en el aire,

ser puente entre varios universos,

reclamar nuestra libertad de pertenencia

a las cosas de las que nos hablaban en casa,

y a otras que han rodeado la mirada.

 

Hemos crecido en mil mundos,

hablamos diferentes lenguas

para poder comunicarnos desde el limbo.

Tejemos y destensamos la vida

para que nos aguante.

Nuestra identidad está abiertamente

en contra del olvido.

 

Las cabinas y locutorios fueron nuestra conexión

con aquello que sentíamos cerca,

eran nuestra patria.


 

En mi casa se escucho “faltan 5 pa las doce” siempre.

 

Cada ano alguien nos recuerda que no nacimos aquí,

que nuestra piel no corresponde a su idea.

En algún momento hemos escarbado un agujero

para escondernos y solo escuchar el latido,

de nuestros corazones de barro.

Olemos a raíces,

Nos arraigamos a la justicia,

cultivamos amor

para poder recibir algo de cariño.

En el desplazamiento dulce de nuestros cuerpos,

de aquí de allí,

de allí de acá,

aprendimos a no crecer

en la neutralidad.

Me hablo a mí,

a una generación,

a las infancias

con procesos migratorios,

que crecieron sin tierra.


 

 

Grandir sans terre

 

Quand on émigrer pendant l'enfance

il nous incombe de graviter dans l'air,

d’être un pont entre plusieurs univers,

de revendiquer notre liberté d'appartenance

aux choses qui font partie de notre oralité

et à d'autres qui s’offrent au regard.

 

Nous avons grandi dans mille mondes

nous parlons des langues différentes

pour pouvoir communiquer depuis les limbes.

Nous tissons et nous révélons la vie

pour qu’elle nous supporte.

Notre identité est ouvertement

contre l'oubli.

 

Les cabines et les parloirs étaient notre lien

avec ce dont nous nous sentions proches,

ils étaient notre patrie.

 

À la maison, on écoute toujours "il est minuit moins cinq ".1

 

Chaque année quelqu'un nous rappelle que nous ne sommes pas nés ici,

que notre peau ne correspond pas à son idée.

À un moment donné, nous avons creusé un trou

pour nous cacher et juste écouter les battements du cœur,

de nos cœurs d'argile.

 

Nous sentons pousser les racines

nous nous encrons dans la justice,

nous cultivons l'amour

pouvoir recevoir de l'affection en retour,

dans le doux déplacement de nos corps,

d'ici à là-bas,

de là-bas à ici,

nous avons appris à ne pas grandir

dans la neutralité.

Je parle de moi-même

d’une génération,

celle de l'enfance

confrontée au processus migratoire,

qui grandira sans terre.


 

 

1. Chanson populaire colombienne en prélude au nouvel an.

 

**

 

Las vidas de las nuestras importan


 

Me educaron para ser un buen negro migrante

eran sus 

era el rumor,

eran sus trampas, 

las que giraban las piezas.

Retorcí mi acento tanto 

que a destierro olía mi boca.

Cada mañana desorientado sonreía al silencio,

sentado en un rincón aun me recuerdo atrapando gestos,

subterfugios para ser integrado,

igual que el papel de macho desprovisto de sensibilidad 

dispuesto a romperlo todo o participar en la provocación,

abracé tantas cosas al mismo tiempo

para ser un negro de verdad,

que muchas de ellas se hicieron epidermis,

entraron en mi sangre, fueron camino.


 

No me arrepiento de nada,

en la breve juventud viví lo imposible,

cogí las opciones que se me daban,

fuimos dueños de unos cuantos barrios.

Pude ser yo pero no fui,

traicioné a las canciones de rap americano,

traicioné las esperanzas del profesorado del insti,

traicioné a esa imagen pulida durante anos,

traicioné a tantas y tantos 

que el sistema aún no me lo perdona.

 

Escúchame,

no es un problema tuyo,

no te pierdas en su maraña,

Entiende este orden para crear tu propio caos.

Descansa cuando lo necesites.

 

Ni siquiera nos pertenecen

las palabras con las cuales nos nombran,

lo único nuestro es la posibilidad de crecer

en que las vidas de las nuestras importan.

 

Que no nos digan que esperemos,

nadie puede aplacar nuestra sed de justicia,

no nos pueden culpar por visibilizar una tensión oculta

no nos pueden señalar por no ser complacientes,

nuestro amor por la existencia se ha manifestado.

 

 

 

Nos vies comptent

 

 

On m’a élevé pour être un bon migrant noir

c’était viscéral,

c’était le mot d’ordre,

c’était leurs pièges,

ceux qui ont joué le jeu.

J'ai tellement tordu mon accent

que ma bouche sentait l'exil.

Chaque matin désorienté, je souriais au silence,

je me souviens encore assis dans un coin, mimant les gestes,

les subterfuges à intégrer,

comme le rôle du mâle dénué de sensibilité

prêt à tout casser ou à participer à la provocation,

j’ai embrassé tant de choses en même temps

pour être un vrai nègre

que beaucoup d'entre elles sont devenues épidermiques,

elles sont pénétré mon sang, elles ont fait du chemin.


 

Je ne regrette rien,

dans ma brève jeunesse j'ai vécu l'impossible,

j'ai pris les options qui m'ont été données,

nous possédions quelques quartiers.

Je pourrais être moi-même mais je ne l'étais pas,

j'ai trahi les chansons du rap américain

j'ai trahi les espoirs du professorat de l’institut,

j'ai trahi cette image polie pendant des années

j'ai tant trahi 

que le système ne me le pardonne toujours pas.

 

Écoute-moi,

ce n'est pas ton problème,

ne te perds pas dans leur enchevêtrement,

comprends cet ordre pour créer ton propre chaos.

Repose-toi au besoin.

 

Les mots avec lesquels on nous nomme,

ne sont pas les nôtres

il nous importe seulement de grandir

là où notre vie compte.

 

Qu’on ne nous dise pas d’attendre

personne ne peut apaiser notre soif de justice,

on ne peut pas nous reprocher de rendre visible une tension cachée

on ne peut pas nous en vouloir de ne pas être complaisants

notre amour de la vie est manifeste.

 

 

***

 

 

Pour citer ces poèmes engagés

 

Maggy de Coster (poèmes traduits & présentés par), « Derecho de admisión, Yeison F. García López, La imprenta, Collection Hojas de yerba, Madrid, 2021 », extraits traduits avec l'aimable autorisation de l'auteur & sa maison d'édition, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 9| Fin d'Été 2021 « Femmes, Poésie & Peinture », 2ème Volet sous la direction de Maggy De Coster, mis en ligne le 30 juin 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no9/mdc-derechodeadmision

 

 

 

 

Mise en page par David Simon

 

 

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