Crédit photo : Phoenix rising, from its ashes, Commons.
Aux femmes braves.. aux Iraniennes !
En hommage à Mahsa Amini tuée il y a 42 jours pour un voile mal porté et à toutes celles qui ont été assassinées depuis...
Souffrir..
S'offrir aux dieux de leur l'absurdité.. à la déesse Satiété…
Souffrir... en mourir...
S'offrir en silence aux tas de riens qui fabriquent un destin.. un je ne sais quoi de banal, c'est un fanal fatal.
S'offrir en miettes de pain nourrissant le chagrin d'un peuple jadis souverain... c'est un funeste destin.
Souffrir.. seule dans une cage des rouages du temps humain.. rendu inhumain...
Une femme à la chevelure d'ailes vole au ciel de l'Iran.
"Femme, Vie, Liberté", à l'unisson, la population scande en se réunissant.
Une femme libre à la chevelure voyageuse, rêveuse, enflamme les cages textilesdes anciennes servitudes serviles et viriles.
S'offrir en nourriture sacrée à la liberté…
Écrire avec le sang les nouvelles mélodies de la fierté.
Souffrir en silence, en si longue cadence sous les coups de l'infàme, être une femme gagnée par la cruauté d'une mort pour un voile mal mis.. quelle ignominie, quelle infâmie, quel tsunami !?
Souffrir en être émietté, délesté de tout cet héritage de l'anthropocène pour leur unique mise en scène obscène.
Prendre un aller sans retour dans les détours des chemins de traverse peuplés d'ennuis et de peines pleines, tout cela pour une prétendue politique saine faite de morale vaine.. pis inhumaine...
Souffrir... faire souffrir pour un voile, c'est vivre et mourir comme un poil.
S'offrir en nourriture sacrée à la liberté... retrouver enfin sa dignité...
Lasse de tout, une femme s'enflamme en Phénix de la liberté.*
* La femme-flamme Mahsa Amini nous quitte mais des milliers de femmes phénix sont nées.
Pour citer ce poème engagé, féministe & inédit
Dina Sahyouni,« Des femmes phénix sont nées »,Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènements poéféministes | « Bravoure iranienne » & N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre » & Revue Orientales, « Les voyageuses & leurs voyages réels ou fictifs », n°2, volume 1, mis en ligne le 28 octobre 2022. Url :
– Anthologie poétique, Association Poaimer (Paris, septembre 2021)
– Qu’est-ce que l’Afrique ? Ouvrage collectif, sous la direction d’Eugène Ebodé,
(coll. Sembura ; Editions La croisée des chemins, Maroc, septembre 2021)
– Maman Recto-Verso, ouvrage collectif au profit de la Fondation des Femmes, sous la direction de Julie Gayet, David Foenkinos et Franck Ayroles (Éd. E. Leclerc, décembre 2021)
Nouveauté 2022 :
– Amine (Roman), Éditions La Trace (13 Janvier 2022)
– Nomades (Roman), Vibration Éditions (1er Mars 2022)
Hanen Marouani — Qu’est-ce qui vous a plu dans ce rôle d’écrivaine et de voyageuse en même temps ?
Mona Azzam— Voyager et écrire sont deux activités complémentaires. Les lieux, les cultures, l’humain demeurent ma source d’inspiration. L’écriture est aussi un voyage, solitaire au départ. Un voyage vers des univers inconnus où, par le biais des mots, s’érige un pont entre le scribe et le lecteur. La transmission peut dès lors opérer. Et de cette rencontre prend naissance un partage inouï. Indicible parfois.
H.M — Vous êtes vous-même née loin de votre pays natal dans une famille immigrée. Ça été facile de trouver votre chemin parmi beaucoup d’autres ?
M.A — Comme tous les enfants d’expatriés, j’ai une facilité d’adaptation qui peut parfois surprendre les personnes qui n’ont pas un tel vécu. Les chemins que j’ai empruntés, que j’emprunte encore, ne sont jamais tracés à l’avance. Et c’est ce qui est fabuleux. Parce qu’en réalité, et je me permets de plagier Nicolas Bouvier, ce sont les chemins qui nous font.
H.M — C’est très beau comme référence. Vos parents et votre entourage, ont-ils été un feu vert vers la poésie et l’art ?
M.A — Très certainement. Déjà, le fait de voir le jour sur le sol africain, au cœur même du berceau de l’humanité, c’est à mes parents que je le dois. Grâce à eux, je suis tombée dans une calebasse magique emplie de mots magiques, dès ma naissance. Des mots aux contours autres, aux senteurs autres, aux musiques autres.
(H.M) – Devant cette magie de reconnaissance et de présence dans la mémoire, vous vous souvenez encore de certains livres ou de recueils de poésie que vous ont influencés ?
M.A — Comment les oublier ? Ils ne m’ont jamais quittée. Ils constituent ma boussole.
Noces d’Albert Camus, Le Petit Prince de Saint-Exupéry, Les Fleurs du Mal de Baudelaire,
La Vita Nuova de Dante, Les Textes Blonds de Nadia Tuéni et enfin, les Œuvres poétiques d’Arthur Rimbaud.
H.M — Au Moyen Orient, en Europe, en Afrique ou en Amérique, vous avez eu l’occasion de fréquenter des ateliers d’écriture ? Si oui, quelle importance a-t-elle eue ?
M.A — Non. Je n’en ai pas eu l’occasion. D’autant plus que j’ai une aisance à écrire...
H.M — Qu’est ce qui coinçait encore Mona Azzam pour arriver à ce qu’elle désire vraiment et depuis longtemps ?
M.A— Il me tardait de parachever une œuvre qui m’a demandé dix années de travail. Un roman sur Albert Camus. C’est chose faite. Il verra bientôt le jour, à l’horizon 2023, année où l’on célèbrera les 110 ans de sa naissance.
H.M — Le mal du pays ?! ça s’est apaisé par la suite ou cela sert encore de et comme source d’inspiration ?
M.A — Pour répondre franchement, je ne m’étais jamais posé la question avant de lire la vôtre. Pour la simple et bonne raison que je ne me sens d’aucun pays en particulier. Je suis de partout et de nulle part. Ma véritable patrie, ce sont les mots. Et l’humain est ma principale source d’inspiration.
H.M — Quel est le moment où vous vous êtes dit que ça allait marcher mieux avec l’écriture ?
M.A— Lorsque mon deuxième écrit, Dans le Silence des Mots Chuchotés (Éditions La Trace), un recueil de nouvelles en prose poétique a été publié et est allé à la rencontre de ses lectrices et lecteurs.
H.M — Quelles représentations de la femme vous ont touchée le plus dans la poésie et dans les beaux-arts de nos jours ?
M.A — J’aime beaucoup Camille Claudel qui a su trouver sa place dans un univers exclusivement féminin. Quant aux représentations de la femme dans la poésie, je suis admirative des poèmes de Baudelaire qui en font un être à part.
H.M — Pour vous, les femmes du même domaine sont-elles de rudes concurrentes ou une famille alternative ?
M.A — Je ne vois aucune concurrence dans ce domaine particulier qu’est l’écriture. Chacune a sa plume. Chacune a son univers qui lui est propre. Créer demeure un acte personnel. Et chaque création est une œuvre unique qui ne saurait être en concurrence avec une autre.
En revanche, cet univers est en soi une famille. Ce qui nous lie, c’est la passion des mots et de l’écriture. J’ai la chance de faire partie d’une « famille », née grâce à une femme exceptionnelle, Sandrine Mehrez- Kukurudz, la famille de Rencontre des Auteurs francophones qui rassemble, depuis New York, des écrivains du monde entier, autour d’un même amour, l’écriture et la langue française.
H.M — Quelles œuvres conseillez-vous beaucoup de gens autour vous ?
M.A — Je conseille à la fois des lectures qui ont été un véritable coup de cœur que mes propres ouvrages. Marguerite Duras, la plupart du temps.
H.M — Pour vous, qu’est-il important de transmettre aux futures générations dans votre domaine par la sensibilité et par la poésie engagée ?
M.A — Il nous incombe aujourd’hui et plus que jamais de transmettre aux futures générations des messages à portée humaniste. Prendre la plume est un engagement en soi. La poésie, à mon sens, plus que les autres genres, parce qu’elle touche à la sensibilité, porte nos messages vers autrui. Cet autrui pour lequel tout écrit s’engage.
H.M — Que pouvez-vous nous proposer comme poésie à la fin de notre échange ?
M.A — Un poème inédit. Né en temps de confinement.
Pour citer ces entrevue, photographies & poème inédits
Hanen Marouani,« Mona AZZAM : De l’Orient à l’Occident, force ou errance ? »,Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre » & Revue Orientales, « Les voyageuses & leurs voyages réels & fictifs », n°2, volume 1, mis en ligne le 27 octobre 2022. Url :
Crédit photo : "Mathilde Panot dans son bureau", Commons.
Autant j'avais défendu Mathilde Panot traitée de « poissonnière » à l'Assemblée nationale, autant je dénonce l'ineptie de sa dernière déclaration que je cite : « La France n'est ni une langue. Ni une religion. Ni une couleur de peau. La France c'est la devise : Liberté, Égalité, Fraternité ».
Je retiendrai dans cette assertion que la France n'est pas une langue…
Mais qu'est-ce que la France sinon une langue et l'on songe à la belle définition d'Albert Camus dans ses Carnets : « J'ai une patrie, la langue française » !
Quelle est donc la patrie de Mathilde Panot, d'où parle-t-elle, comment et en quelle langue pense-t-elle ? Elle fait fi de la langue française et de la poésie et semble totalement ignorer ce que représente la francophonie qui tisse des liens entre les humains en transcendant les couleurs de peau ! Apprécions les propos de Gilles Vigneault à ce sujet : « La francophonie, c'est un vaste pays, sans frontières. C'est celui de la langue française. C'est le pays de l'intérieur. C'est le pays invisible, spirituel, mental, moral qui est en chacun de vous ».
Mathilde Panot n'aurait-elle pas dû tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de s'exprimer ou plus simplement tenir sa langue au lieu de l'avoir bien pendue ?
Pour clore ce billet d'humeur, voici encore un extrait d'une interview de Fabrice Luchini donnée en 2015 au Figaro : « Celle langue française qui nous fonde et nous soude. Les politiques devraient en priorité réfléchir à cette force-là ».
Voilà de quoi délier une nouvelle fois la langue de notre linguiste autoproclamée !
Nous rappelons à Mme Panot le traité de verdun de 843 qui divise l'empire de Charlemagne, en trois parties et deux langues. Ainsi, apparaît la "Francie occidentale" les premières frontières de la France où l'on parlait en langue officielle le vieux haut français (ancêtre du français contemporain).
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Pour citer ce billet inédit
Françoise Urban-Menninger,« Mathilde Panot n'aurait-elle pas dû tenir sa langue ? »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 25 octobre 2022. Url :
Malandro (malandrin en français), l’enfant de Rio est ce garçon des rues qui survit en fouillant dans les poubelles et qui est prêt à tout pour sortir de l’ornière. D’ailleurs il a eu la vie sauve par la grâce de Luis qui l’a recueilli dans une poubelle à la naissance. Malheureusement ce dernier sera tué à cause de son homosexualité. Il va manquer à jamais à son protégé mais son ombre planera toujours sur lui. Il est à l’image des 3, 2 millions d’enfants brésiliens livrés à eux-mêmes, s’adonnant au vol à l’arraché, sniffant de la colle, leur drogue de survie.
Vif et débrouillard, Malandro est tantôt cireur de chaussures, tantôt vendeur de journaux à la criée. Ayant la rue pour résidence permanente et un carton sur le bitume pour matelas, il n’est guère à l’abri des agressions perpétrées par des bandes rivales. Et pour se défendre, il a un couteau bien effilé, baptisé Eustache qui l’accompagne partout comme un cicérone. Il sait aussi que sa vie ne vaut rien : même les policiers tirent sans sommation sur les déshérités du sort, quelquefois abandonnés sur un banc public par un parent sans perspective sociale et économique.
Ces enfants des rues sont socialement stigmatisés jusqu’à se faire appeler communément « malandrins » et leurs futurs rejetons connaîtront le même sort qu’eux comme si c’était inscrit dans leur ADN.
Partout où il va, il ressent la présence de Luis. Aussi convient-il que tous les petits bonheurs qu’il a connus est le fait de ce guide spirituel qui veille sur lui de là-haut, se représentant sous la forme d’une mouette. Citons par exemple : le chanteur Gilberto Gil qui l’a reçu chez lui avec humanité, chose impensable pour un Malandro, va-nu-pieds en manque d’affection ; Gustave le vendeur de glace qui lui donne de temps en temps une glace même périmée ; Maria la cuisinière qui lui donne de quoi se sustenter.
Les jeunes filles mineures sont à leur tour la proie des proxénètes qui les enlèvent pour les livrer à la prostitution. Il a un but c’est d’aller sauver Flor sa compagne d’infortune, disparue du radar, supposée victime d’enlèvement car ce phénomène est légion au Brésil.
Grâce aux personnes généreuses que le destin a mises sur son chemin il a pu croire en son potentiel. Il veut reprendre le chemin de l’école et plus tard construire sa vie avec Flor quoi qu’il advienne.
Dans ce roman Nathalie Maranelli fait également état de l’incompétence des services sociaux, de la gabegie administrative et de la corruption institutionnalisée au Brésil.
Maggy De Coster,« Nathalie Maranelli, L’enfant de Rio, Roman, Éditions Lazare et Capucine, 2021, 21€ »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | AUTOMNE 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 25 octobre 2022. Url :
Pour fêter le 11 octobre 2022, la SIÉFÉGP, ses périodiques & nous lançons un appel à contributions intitulé "Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & la Journée Internationale des Droits des Filles". Date limite de réception des documents poétiques et artistiques : 812 octobre prochain. Vous avez la possibilité de soumettre à la rédaction de 1 à 3 propositions (dans la langue de votre choix) par personne externe à nos équipes. Les contributions audiovisuelles choisies ont une parution uniquement numérique.
Cette publication numérique donnera lieu au printemps 2023 a une version imprimée en recueil composé des éditions 2020, 2021 & 2023 dans la collection "Flora" de la SIÉFÉGP.
Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revueLPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, sa vidéo, etc.
Le Pan Poétique des Muses (LPpdm)
Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre
théories & pratiques
diffusée en version électronique(apériodique)& en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021.
ISSN numérique : 2116-1046
(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N°I | HIVER 2026 | « CRÉATRICES DE BOUQUETS » Métiers du livre | Annonces diverses | Actions pour l'égalité des sexes & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Varia & Actualité Résidence d’écriture en 2026/2027 à la Villa Marguerite Yourcenar Avis de candidature...
LA RÉDACTION VOUS PRIE DE BIEN VOULOIR PATIENTER POUR RECEVOIR UNE RÉPONSE À VOTRE DEMANDE ET DE RENOUVELER VOTRE COURRIEL APRÈS UN MOIS SANS RÉPONSE. NOUS RECEVONS BEAUCOUP DE COURRIELS PAR JOUR ET AVONS BESOIN DU TEMPS POUR TRAITER CONVENABLEMENT VOS...