Nicole Coppey (calligrammes audiovisuels inédits),« Rêve Sel d'Étoile » & « Rêverie en balançoire»,Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 16 décembre 2020. Url :
La 23ème édition du Printemps des Poètes vient d'être lancée sur le thème du désir ! Dans « Le Banquet », Platon assimilait le désir à un manque... Le désir serait-il une quête pour combler un vide ?
C'est cet aspect-là du désir qui ne manquera pas d'interroger plus spécifiquement les femmes en poésie. Car l'amante, l'amoureuse, la femme désirante ou désirée, ne peut devenir elle-même que lorsqu'elle traverse les apparences pour aller à la rencontre de soi.
Dans « Le rire de la méduse », Hélène Cixous affirmait que dans l'histoire littéraire le désir féminin était « invisibilisé ». Il va sans dire que les normes patriarcales ont étouffé toutes les sortes de désirs au féminin qu'ils soient d'ordre sexuel, créatif, culturel ou philosophique mais nul doute que la poésie a su transcender les préjugés pour ouvrir des brèches éclairantes comme en témoignent les écrits de Louise Labé, entre autres.
Le désir, qui nous vient de l'étymologie latine desiderare qui désigne l'astre ou l'étoile, nous invitera très certainement à décrocher la lune de notre cosmogonie intérieure par le biais de nos écrits où nous transcenderons le verbe pour questionner l'essence même de cette voix qui nous anime en tant que femme ou, au-delà de tout genre, en tant qu'être humain en quête de lumière.
Publications : les poèmes choisis auront une publication numérique en libre accès dans "LE PAN POÉTIQUE DES MUSES", ensuite une parution en recueil papier (n°3) en mai 2021 sous la direction de Françoise Urban-Menninger dans la collection OPS des éditions PAN DES MUSES de l'association (à but non lucratif) Société Internationale d'Études des Femmes et d'Études de Genre en Poésie (sigle SIÉFÉGP) à Grenoble en France.
Veuillez respecter les normes usuelles suivantes pour l'envoi de votre contribution : prénom, nom (nom de plume si c'est votre cas), adresse postale et profession. Biobibliographie courte de préférence. Pièces jointes acceptées : en format Word (ou RTF pour les textes) et JPEG (pour les illustrations, dessins et annonces moins de 8 MO), police Times new Roman, taille 12, interligne, justifier, notes de fin. La revue accepte de publier des poèmes déjà parus (merci de joindre les autorisations nécessaires).
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Pour citer cet appel à désirs
Françoise Urban-Menninger, « Les femmes et le désir en poésie », texte illustré par le photographe Claude Menninger, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°15 « Eaux oniriques », mis en ligne le 15 décembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettre15/fum-femmesetdesirenpoesie
Mise en page par David Simon
Dernière mise à jour : 21 décembre, ajout de la quantité maximale de propositions...
Crédit photo : "Ciel bleu en Touraine", domaine public, Commons.
Épitaphe
L’instant a été bref. La journée a passé trop vite. La saison a été si courte. Tout n’a duré que l’espace d’un éclair. A-t-il entendu le chant des oiseaux au soleil levant malgré le brouhaha des nouvelles d’hier ? A-t-il lu le message dans mes yeux par-dessus le journal noirci de l’encre des erreurs des hommes ? Il regardait des photos fanées alors que je plantais des fleurs. Que nous sommes-nous dit finalement ? Que m’a-t-il dit, sinon qu’il manquait de temps ? Le café du matin n’est pas amer, il a un goût de solitude et je regarde le fond de ma tasse, comme si un message allait apparaître.
Route
À quoi bon crier s’il n’y a pas de mur pour renvoyer l’écho ? Tous passent à la vitesse de la lumière, en ne laissant qu’une trace indéchiffrable sur le cahier de ma vie. Tous passent sans prononcer la moindre parole. Quelle empreinte laisserons-nous sur l’âme du monde ? J’écris à 100 km à l’heure parce qu’un jour, demain de viendra pas. J’écris même si tout est dérisoire et que sur la ligne d’horizon, les larmes ont effacé le maquillage et que les mots ont perdu leur sens. Je suis une maison à vendre au milieu d’un champ de pierres.
Escalier
Je tisse un linceul avec quelques mots dans le tourbillon de flocons sur le ciel de nuit. La ville va s’endormir. Les passants sont rares et furtifs. Nous glissons tous vers la terre sans le savoir, sans y penser. Pour y dessiner des anges de neige. Il y a plusieurs milliers d’années que j’apprends à lire, et pourtant je ne comprends pas l’alphabet de la vie. Il neige avec acharnement et nous continuons de traverser le temps. Il arrivera un moment où nous deviendrons statues.
Crépuscule
J’escalade un autre horizon ébouriffé de parures noires sur écran voilé. Au loin, il y a des innocents écorchés et des madones qui ont vendu leur âme. On pénètre dans l’obscurité comme on se glisse dans un gant, dont le velours n’a pas la même douceur pour tous. Je me souviens de ce couple qui s’embrassait inlassablement dans un café au cœur de la ville. Leur reflet se peignait sur les lunettes de l’homme assis en face de moi. J’aurais dû lui offrir un baiser. Comme frôlement intempestif et audacieux.
Cartes
Chaque matin, je brasse les cartes comme si elles allaient se mettre en place d’elles-mêmes. Qui aurait cru que je resterais sourde aux poèmes écrits sur feuillets brûlés, que je suivrais des pas par-delà des sentiers obliques abandonnés, et plus loin, plus loin encore. Je m’adosse contre le passé. Ce qu’on écrit, on le puise dans une réalité que l’on a inventée. Un tout fait de petits riens. C’est ainsi que l’on devient laid et que l’on vieillit définitivement.
Désert
Rien ne sert de décrypter la déchéance ni de fouler la jachère. Nous surgissons dans l’instant que nous ne choisissons pas comme pantins inadaptables, amas de mots pour nommer ce qui encombre ou n’existe pas, dans l’aporie d’un désert affectif. Nous cherchons à posséder dans la dépossession de l’amour, nous reproduisant en parlant de choses concrètes, mais éphémères. À l’orée, au cœur d’une géomancie d’offrandes, je mendie. Ne me cherchez pas. Je ne suis pas où vous croyez. Il ne reste aucun espace libre dans ce lugubre univers que vous créez.
Absences
La ville où je marche vibre sous une cuisante lassitude. Personne ne parle, mais tout le monde porte un fardeau de misère et d’abandons successifs. Lacérations invisibles sous un masque de deuils mal vécus. Ce monde manque de joies innocentes, fiction puisée dans une nostalgie mensongère. Sans doute aurait-il fallu infliger la peine de mort aux bourreaux d’enfants. Sans doute aurait-il fallu les crucifier sur la place publique.
Masque
Est-ce la mort qui s’installe insidieusement dans les interstices du masque prématurément posé sur certains visages ou la peur qui peint des signes indéchiffrables et affolants ? Nul ne saurait le dire. Nous traversons des galaxies pendant quelques éternités avant de pouvoir dire que nous sommes arrivés. Pendant ce temps, court le vent et fument les cheminées. Pendant ce temps, se battent certains sans plus savoir pourquoi. Pendant ce temps, dorment les dieux et s’enchaînent les désastres.
On publie ci-dessous la version originale en bleu des extraits pour vous permettre de visualiser le texte en couleur :
Épitaphe
L’instant a été bref. La journée a passé trop vite. La saison a été si courte. Tout n’a duré que l’espace d’un éclair. A-t-il entendu le chant des oiseaux au soleil levant malgré le brouhaha des nouvelles d’hier ? A-t-il lu le message dans mes yeux par-dessus le journal noirci de l’encre des erreurs des hommes ? Il regardait des photos fanées alors que je plantais des fleurs. Que nous sommes-nous dit finalement ? Que m’a-t-il dit, sinon qu’il manquait de temps ? Le café du matin n’est pas amer, il a un goût de solitude et je regarde le fond de ma tasse, comme si un message allait apparaître.
Route
À quoi bon crier s’il n’y a pas de mur pour renvoyer l’écho ? Tous passent à la vitesse de la lumière, en ne laissant qu’une trace indéchiffrable sur le cahier de ma vie. Tous passent sans prononcer la moindre parole. Quelle empreinte laisserons-nous sur l’âme du monde ? J’écris à 100 km à l’heure parce qu’un jour, demain de viendra pas. J’écris même si tout est dérisoire et que sur la ligne d’horizon, les larmes ont effacé le maquillage et que les mots ont perdu leur sens. Je suis une maison à vendre au milieu d’un champ de pierres.
Escalier
Je tisse un linceul avec quelques mots dans le tourbillon de flocons sur le ciel de nuit. La ville va s’endormir. Les passants sont rares et furtifs. Nous glissons tous vers la terre sans le savoir, sans y penser. Pour y dessiner des anges de neige. Il y a plusieurs milliers d’années que j’apprends à lire, et pourtant je ne comprends pas l’alphabet de la vie. Il neige avec acharnement et nous continuons de traverser le temps. Il arrivera un moment où nous deviendrons statues.
Crépuscule
J’escalade un autre horizon ébouriffé de parures noires sur écran voilé. Au loin, il y a des innocents écorchés et des madones qui ont vendu leur âme. On pénètre dans l’obscurité comme on se glisse dans un gant, dont le velours n’a pas la même douceur pour tous. Je me souviens de ce couple qui s’embrassait inlassablement dans un café au cœur de la ville. Leur reflet se peignait sur les lunettes de l’homme assis en face de moi. J’aurais dû lui offrir un baiser. Comme frôlement intempestif et audacieux.
Cartes
Chaque matin, je brasse les cartes comme si elles allaient se mettre en place d’elles-mêmes. Qui aurait cru que je resterais sourde aux poèmes écrits sur feuillets brûlés, que je suivrais des pas par-delà des sentiers obliques abandonnés, et plus loin, plus loin encore. Je m’adosse contre le passé. Ce qu’on écrit, on le puise dans une réalité que l’on a inventée. Un tout fait de petits riens. C’est ainsi que l’on devient laid et que l’on vieillit définitivement.
Désert
Rien ne sert de décrypter la déchéance ni de fouler la jachère. Nous surgissons dans l’instant que nous ne choisissons pas comme pantins inadaptables, amas de mots pour nommer ce qui encombre ou n’existe pas, dans l’aporie d’un désert affectif. Nous cherchons à posséder dans la dépossession de l’amour, nous reproduisant en parlant de choses concrètes, mais éphémères. À l’orée, au cœur d’une géomancie d’offrandes, je mendie. Ne me cherchez pas. Je ne suis pas où vous croyez. Il ne reste aucun espace libre dans ce lugubre univers que vous créez.
Absences
La ville où je marche vibre sous une cuisante lassitude. Personne ne parle, mais tout le monde porte un fardeau de misère et d’abandons successifs. Lacérations invisibles sous un masque de deuils mal vécus. Ce monde manque de joies innocentes, fiction puisée dans une nostalgie mensongère. Sans doute aurait-il fallu infliger la peine de mort aux bourreaux d’enfants. Sans doute aurait-il fallu les crucifier sur la place publique.
Masque
Est-ce la mort qui s’installe insidieusement dans les interstices du masque prématurément posé sur certains visages ou la peur qui peint des signes indéchiffrables et affolants ? Nul ne saurait le dire. Nous traversons des galaxies pendant quelques éternités avant de pouvoir dire que nous sommes arrivés. Pendant ce temps, court le vent et fument les cheminées. Pendant ce temps, se battent certains sans plus savoir pourquoi. Pendant ce temps, dorment les dieux et s’enchaînent les désastres.
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Pour citer ces contes du confinement
Martine L. Jacquot,« Extraits de Dans la marge d'un horizon ébouriffé (inédit) », contes inédits du confinement,Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 15 décembre 2020. Url :
Maggy De Coster, « Noël en mode Covid », poème philanthropique (ou humaniste) inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°15 « Eaux oniriques », mis en ligne le 14 décembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettre15/mdc-noelenmodecovid
Fulminent les affres mués dans ma taverne de braille
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Pour citer ce poème féministe & philanthropique
Natacha Guiller, « Écarlate», poème féministe & philanthropique inédit,Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique| Reconfinement « Rêveries fleuries », mis en ligne le 14 décembre 2020. Url :
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
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