Lettre n°14|Être féministe |Événements en faveur des femmes
Une rencontre théâtrale
et musicale consacrée à
la vie et à l'œuvre de
Valentine de Saint-Point
L'Association des Roses noires a le plaisir de vous inviter à son événement artistique :
Crédit photo : "Valentine de Saint-Point", domaine public.
Une rencontre théâtrale et musicale consacrée à la vie et à l'œuvre de Valentine de Saint-Point.
Date : 29 février 2020.
Lieu : Centre Paris Anim' Mado Robin, 84 rue Mstislav Rostropovitch - ZAC des Batignolles, 75017 Paris.
Avec :
Crystalia, Roya Zargar et Ann Randrianisa. "Valentine de Saint-Point (la Femme futuriste)" par la troupe "La Romance de la Rose Noire" et deux autres personnes.
Entrée libre.
Source de l'information :
Xavier Borloz
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Pour citer cet événement
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES,« Une rencontre théâtrale et musicale consacrée à la vie et à l'œuvre de Valentine de Saint-Point », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 24 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/valentinedesaintpoint
Stephen Blanchard,« Écrire à Jean Ferrat », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 23 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/jeanferrat
Alexandre Gefen et Guillaume Métayer vous convient à leurs "Affinités électives. Rencontres en Sorbonne"
Crédit photo : Louise Élisabeth Vigée Le Brun, Julie Le Brun, 1787, domaine public, image fournie par A. Gefen.
Le principe de ces rencontres est de faire parler d’un écrivain du passé un écrivain du présent, dans une confrontation éclairant à la fois un travail en train de se faire et une œuvre du patrimoine. « Je cherche dans l’ancien ce qu’il y a de nouveau et dans le nouveau ce qu’il y a d’ancien » disait Valery Larbaud pour résumer une conversation secrète qui anime toute la littérature de passages, d’interférences, d'admirations ou de détestations et qui fait toute la profondeur du temps des lettres.
L'échange cherchera à mettre en lumière les affinités électives, à saisir la force d’une influence, autant qu'à montrer la présence, possiblement importune, des classiques, dans les débats les plus contemporains.
Programme détaillé :
Mercredi 4 mars 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Florence Delay et Valery Larbaud
Mercredi 11 mars 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Camille Laurens et Benjamin Constant
Mercredi 1er avril 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Pierre Michon et Gustave Flaubert
Mercredi 6 mai 2020, 19h00-21h00, amphithéâtre Milne-Edwards
Jean-Pierre Siméon et Andrée Chedid
Mercredi 13 mai 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Pierre Jourde et Marcel Proust
Mercredi 10 juin 2020, 18h30-20h30, Salle des Actes
Karine Tuil et Philip Roth
Chaque rencontre sera enregistrée et podcastée. Elle sera ponctuée de lectures par les étudiants de l’atelier La Sorbonne Sonore et suivie d’une signature organisée avec la librairie Compagnie.
Cet événement est organisé par le Service culturel de Sorbonne Université avec la collaboration du Centre d'étude de la langue et des littératures françaises (UMR CELLF).
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES,« Affinités électives. Rencontres en Sorbonne », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 23 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/affinites
La Galice côté sud : porte ouverte sur le Portugal
De Vigo à Porto en passant par Saint-Jacques de Compostelle et autres villes :
Une halte au bord des plages de Vigoau soleil couchant pour saluer la nature dans sa majesté.
Le tracé des vagues en ondes de formes parallèles à l’horizon souligne la mer et le sable que le soleil dore de ses rayons convoite le ciel en perspective que les nuages embrassent alors que les Îles Cies au long abritant faune et flore s’imposent à nos regards.
Comme un point blanc perdu dans le bleu du ciel la lune se distingue au-dessus de la pinède que le vent du large caresse piano.
Comme la Rome éternelle un pont romain inébranlable marque sa présence en enjambant le fleuve et faisant face à une étroite voie sur berge pavée surmontée d’un muret aux contours crénelés où se rangeaient les passants pour laisser passer les charretiers.
Depuis le Parador nacional de Gondomar on a une vision époustouflante sur Baiona jadis témoin de nombreux épisodes de guerres et de conquêtes romaines, wisigothes, portugaises et arabes.
Depuis 1994, on note la présence d’une réplique de la Caravelle de Christophe de Colomb, La Pinta, musée flottant reconstituant la vie de l’équipage à bord durant la traversée de l’Atlantique.
Rodriguez Bermejo, dit « Rodrigo de Triana », le marin qui le premier lança le cri « Terre » en abordant Guanahani, baptisée par Colomb San Salvador.
Le 1er mars 1493 Baiona fut le premier port européen à avoir eu vent de la découverte de l’Amérique et depuis on commémore la Fête de l’Arrivée tous les ans dans la ville.
On peut prendre de la hauteur en accédant au Mont Sansón à plus de 100 mètres au-dessus du niveau de la mer où se trouve perchée la Vierge de la Roche, protectrice des marins, tenant en main un petit bateau. Cette statue en granit érigée par Antonio Palacios et Valence Mariano Benlliure, a le visage et les mains de marbre blanc sculptés par l’architecte Ángel García Díez. Là, à 15 m d’altitude, on a une vue panoramique de la ville avec la mer et la Ría de Vigo en perspective.
Une visite s’impose au Musée municipal de Vigo Quiñones de León, demeure seigneuriale du XVIIe siècle, entourée du parc de Castrelos avec des jardins à la française.
Ce musée recèle une collection d’objets archéologiques de l’époque paléolithique à l’époque romaine. Une collection de peintures européennes totalisant 128 tableaux légués par Policarpe Sanz à la Municipalité de Vigo. La Pinacothèque recèle d’importantes peintures galiciennes du XXe siècle.
Le mobilier compte des meubles d’époque Louis XV et Louis XVI. Une partie du musée est consacrée à l’Histoire contemporaine à partir de la Reconquista en 1809 et de 1810 où Vigo commençait à s’imposer comme une vraie ville grâce aux apports économiques et industriels des personnalités qui ont contribué à son essor.
En allant à Saint-Jacques de Compostelle, on traverse le parc Almeda, impossible de ne pas s’arrêter pour une pause-photo avec Maruxa et Corélia, dénommées « les deux Marie », immortalisées par l’artiste César Lombera. Dans les années 60-70, symbolisant l’éternelle jeunesse, habillées en tenue pimpante, elles aguichaient quotidiennement les jeunes étudiants qui passaient par le parc.
Le Monastère de Oia fut le témoin d’une bataille navale entre la troupe de Napoléon qui entreprit de s’emparer de l’Espagne et les moines qui finirent par remporter la victoire.
À Combarro, petit village de pêcheurs avec ses rues étroites et ses minuscules maisons mignonnement alignées, ses hórreos, greniers sur pilotis en nombre, surmontés d’une croix, servant à entasser des céréales, ses cruceiros ou calvaires symboles de victoire sur le mal ou de signalétiques.
À Padrón, on peut visiter la Casa de Rosalía de Castro, enfant cachée d’un prêtre, célèbre écrivaine féministe, poète, figure emblématique de la littérature moderne et de la culture populaire galicienne. Ainsi en Galice beaucoup de lieux publics sont baptisés de son nom.
C’est aussi à Padrón que naquit Le Prix Nobel de Littérature Camilo José Cela.
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Construite au VIe siècle la Cathédrale de TUI inspirera la Cathédrale de Saint Jacques de Compostelle.
Pontevedra, cette ville administrative, se démarque par son niveau socio-économique et intellectuel. C’est la seule ville de la Galice où s’exécute la tauromachie lors de la fête de la Virgen Peregrina, la Vierge pèlerine.
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Classé Monument historique le Castro* du Mont de Santa Trega dans la commune de à Guardia nous ramène au temps des Celtes, Ier siècle av. JC. où demeurent les vestiges de leur civilisation. Ce sommet nous procure une excellente vue panoramique sur l’estuaire et l’embouchure du fleuve Miño, du Portugal, de la Vallée du Rosal et de l’Atlantique.
* Un castro est une fortification résidentielle associée à l’âge du fer de la péninsule ibérique, aussi bien utilisée par les populations celtiques des plateaux de Castille (meseta), de la Gallaecia et du nord du Portugal, que dans la partie ibérique du sud et de l'est. Cette demeure en pierre, de forme circulaire et avec un toit de chaume, est entourée de douves et de remparts. L’époque romaine marque la fin des castros.
Vila Nova de Cerveira, ville portugaise limitrophe partage avec l’Espagne le Río Miño. C’est avec bonheur que les Galiciens traversent la frontière les jours de marché pour venir y faire de bonnes affaires car au Portugal la vie est moins chère. Il n’y a qu’à passer le pont et le tour est joué.
En poursuivant notre itinéraire on débouche sur Valença, une autre ville voisine de la Galice, cernée dans sa partie antique par une fortification d’où l’on peut contempler le Río Miños enjambé par un pont sur lequel jadis s’étirait la longue file d’attente menant au Poste –frontière.
Fini les contrôles frontaliers, libre accès aux touristes espagnols qui viennent acheter des produits artisanaux comme le linge de maison brodé à la main.
À Porto dont les origines remontent à l’âge du Bronze, prévaut également le baroque reconnaissable dans les édifices religieux et publics, un style dû aux architectes Antonio Pereira et Nicolau Nasoni. Dans cette ville Le néoclassique est également présent. Ce serait parjure que de ne pas noter la présence des Azulejos, revêtements en céramique d’origine arabe et espagnole sur les nombreuses façades des édifices urbains comme à l’intérieur de la Gare principale.
Ah ! on retrouve la patte de Gustave Eiffel en empruntant le Pont de Dona MariaPia haut de 61 m et large de 354 m et inauguré en 1877.
Située à Porto deuxième ville du Portugal, La librairie Lello et Irmão, baptisée « la plus belle librairie du monde » est un passage incontournable pour les amoureux de la littérature et les intellectuels de tous genres. Elle fut inaugurée le 13 janvier 1906. Un magnifique escalier à double entrée débouchant sur un balcon avec procuration de vue sur le rez-de-chaussée, constitue la principale curiosité architecturale de l’édifice à la façade néogothique qui abrite un intérieur où les styles Art nouveau et Art Déco s’allient à la perfection.
Un exemplaire de l’édition originale en anglais du Petit Prince de Saint Exupéry signé, s’y trouve exposé.
Mais on ne peut que déplorer qu’il y a trop de beaux immeubles en mauvais état et laissés à l’abandon dans cette belle ville.
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Pour citer ce texte
Maggy de Coster,« Carnet de Voyage », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 20 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/carnet
Celia Vázquez est Professeure titulaire à l'Université de Vigo en Espagne et Directrice du Département de philologie anglaise, française et allemande, Celia Vázquez est aussi poète et spécialiste de littérature enfantine en Galice. Elle nous a reçue chez elle et nous en avons profité pour l’interviewer. Site :
MDC- Celia Vázquez, parlez- nous de votre parcours littéraire ?
CV- Je suppose que vous me demandez de vous parler de mes lectures de mes sources d’inspiration et de mon instigation à écrire.
Hormis les histoires traditionnelles recueillies par les Frères Grimm auprès des femmes dans les villages et qu’ils avaient adaptées pour les enfants après leur succès auprès des adultes et de Perrault, la première chose dont je me souviens, c'est d'avoir lu de la poésie. Je crois que mon père savait que les enfants avaient la grande vertu de s’émerveiller et d’être dans une attitude curieuse et que la poésie était en harmonie avec la fantaisie, le sens du rythme et alimente en même temps leur imagination et leur curiosité. D'abord la poésie enfantine, les histoires folkloriques, les berceuses, les devinettes, les chansons, puis la poésie épique, qui racontait les prouesses des héros, les contes et légendes. Puis mon père me demandait de mémoriser les fragments du Romanceo du Cid Campeador et m’avait donné des recueils de poèmes illustrés comme les Fables de Tomás de Iriarte et les livres des grands classiques universels (anglais et français comme Jules Verne, Alexandre Dumas, Charles Dickens, J. M. Barrie, Daniel Defoe, Oscar Wilde, Jonathan Swift, Rudiard Kipling et des Américains comme Mark Twain, Robert L. May, Louisa May Alcott et Harriet Beecher Stowe).
Mes lectures poétiques portent sur tous les auteurs espagnols et latino-américains auxquels j’ai fait allusion dans mes livres de littérature et – que je ne citerai pas ici pour ne pas vous ennuyer –, les plus connus internationalement, vont principalement du romantisme à nos jours mais aussi ceux des siècles précédents, comme de l'époque médiévale, l'Âge d'or et l’époque contemporaine. Non seulement parce cela s’imposait à moi quand j'étudiais la Littérature espagnole mais aussi parce que cela relève de ma préférence. Et bien sûr, sans omettre les romanciers contemporains.
MDC-En tant que poète, quelles sont les thématiques qui dominent votre poésie ?
CV : Dans mes poèmes, il y a très peu d’originalité sur le plan thématique puisque je m'intéresse à des thèmes abstraits et universels comme la mort des êtres chers, l’amitié, le temps, l'amour et ses contradictions, la douleur engendrée par la perte, la trahison, la rupture, la mélancolie, la relation de couple, les rêves... les amours impossibles, la nostalgie d'un lieu, les droits de la femme, la violence faite aux femmes, le temps qui passe...
MDC- Si vous deviez colorier le monde, quelles sont les couleurs que vous choisiriez?
CV : Cette question attire toute mon attention car, curieusement, la question de couleur et de son importance m'a toujours intéressée. Et en fait, en tant que chercheur universitaire, j'ai écrit des articles sur le sujet. J'ai analysé l'importance de la couleur et des vêtements dans la littérature en suivant une méthodologie basée sur la théorie des couleurs chez Goethe et d'autres moins autres auteurs moins connus. La couleur et la robe sont un système sémiotique à travers lequel les personnages parlent à leurs lecteurs en matière de fiction. Les identités exprimées par la couleur et les vêtements qu'ils portent sont explorées car elles enrichissent les personnages littéraires et notre sens du contexte social et historique de la fiction. Ce que les personnages portent et la couleur qu'ils choisissent pour leurs vêtements ont une symbolique et une code qui les unissent à eux-mêmes. Cependant, les couleurs acquièrent cette symbolique de par les références culturelles ou religieuses, les contextes contemporains et ces facteurs ne sont pas universels. La robe et la couleur nous en disent plus sur le contexte, sur les valeurs émotionnelles ou psychologiques des personnages. Il en va de même pour les auteurs. Quelles couleurs utiliserais-je pour colorier le monde? Comme je sais que l'impact des couleurs sur chacun de nous est le même, quels que soient le sexe, l'âge ou le statut social, le rouge, le jaune et l'orange nous activent et nous transmettent de l'énergie. Il serait bon que le monde soit colorié de cette façon. Mais pour le repos, nous avons besoin de couleurs sédatives tels que le vert naturel, le bleu ciel et le mauve ou le violet. Je colorierais donc les couchers de soleil et les crépuscules. Si je voulais exprimer la pureté ou la simplicité, j'utiliserais le blanc et le noir pour exprimer la tristesse et le pessimisme. Quant aux vêtements, les couleurs ont une signification différente. Par exemple, les vêtements noirs signifient l'indépendance, le respect, le sérieux…
MDC- Comment pouvez-vous vous situer par rapport à vos camarades écrivaine latino-américaine du point de vue littéraire ?
CV : En effet, il y en a dont la poésie relève d’un engagement politique ou féministe. Il y en d’autres qui cultivent un style baroque en privilégiant le sens et les sonorités. Tout peut être conçu comme une expérience esthétique. Mais ce que j'aime le plus, c'est la sensualité des formes et des paysages, comme la beauté du cadre qui les inspire.
Je pense que je devrais prendre en compte les pays pour pouvoir me comparer d'un point de vue littéraire, mais notre histoire est très différente et la culture européenne aussi. Certaines écrivaines sympathiques ont cette confiance en elles-mêmes et en leur travail, ce que je n'ai pas. Mais c'est leur attitude envers la vie même. Je pense que cela est dû aux différences culturelles. Je suis très exigeante, peut-être à cause de mon éducation allemande. Ce n'est pas parce que je ne crois pas à mon travail de poète mais, si je me compare aux grands, il me manque encore beaucoup. Je crois que chacun est jugé par rapport à tout ce qu'il a lu de bon. En tant que critique littéraire et professeure de littérature j'essaie toujours d'être en adéquation avec moi-même. Mais je demande aussi de me juger. J'ai beaucoup lu et je ne me laisse pas emporter par la passion. Ma poésie n’est pas d’une grande éloquence mais plutôt abordable par n’importe quel lecteur des paysages marins ou des plateaux ensoleillés ou des après-midi pluvieux. Mes descriptions sont simples. Mes lecteurs ne devraient pas s'attendre à des envolées lyriques ou des explosions images dérangeantes.
Parfois ma poésie regorge de solitude, elle est triste, elle parle d'amour non partagé, de la mort. Il n'y a pas de lyrisme en filigrane, pas de métaphores élaborées ou des descriptions sensuelles de paysages. Ma poésie en simple.
Je suppose que cela est dû à l'influence de l'École allemande et de sa culture, car l'Allemagne est le berceau des frères Grimm, les philologues qui ont recueilli ces histoires dans les villages, des contes que des femmes leur racontaient et qui, compte tenu du succès remporté à la suite de leur publication, les ont adaptées aux enfants.
De plus, mon père a offert à ma sœur et moi, quand nous étions enfants, deux livres très volumineux (d’environ 12 cm d'épaisseur), d’épaisses pages qui nous fascinaient tant. Il s'agissait en réalité des deux volumes d'Histoires et de Littérature enfantine ibéro-américaine, écrites et compilées par Carmen Bravo Villasante, première chercheuse en littérature enfantine et juvénile en Espagne. Par ordre alphabétique, le volume I commençait par des auteurs d’Argentine et se terminait avec le Panama, avec des histoires et des poèmes pour enfants. Et le volume II commençait avec le Pérou pour finir avec le Portugal. Un autre pays avait été ajouté, il s’agit des Philippines, car depuis l’impression de Doctrine chrétienne aux Philippines, l'influence espagnole se fait également sentir dans les lectures du tagalog et les traditions des deux pays se sont emmêlées car il y avait aussi la présence des auteurs philippins et espagnols. Avec cette merveilleuse sélection, nous avions toutes les deux lu et appris à connaître, dès notre plus jeune âge, ce que représentait chaquepays et je pense que cela nous a également aidé à comprendre et à admirer l'Amérique latine.
Plus tard, quand j'ai voulu faire ma thèse de doctorat sur l’oeuvre d'un auteur britannique très connu en matière de littérature enfantine et juvénile, on m’a sommé d’y renoncer sous prétexte que cette littérature n'était ni importante ni intéressante pour un travail de recherche aussi pertinent. Je me suis donc consacrée à la littérature humoristique britannique et je me suis promis, le moment venu, d’intégrer la littérature enfantine et juvénile dans le cadre du programme académique de Licence de Lettres. Et c’est ainsi que je me suis associée avec une collègue et amie allemande pour fonder en 1998 l’Association nationale de recherche en littérature pour enfants et adolescents, basée à l'Université de Vigo, en Espagne, dans le but de promouvoir ces études, en conférant un statut universitaire à une matière que nous avons jugé importante, car comme l'a dit l'écrivain anglais Wordsworth :«l'enfant est le père de l'homme et ce qu'il lit pendant son enfance fait partie de son passé culturel à l’âge adulte. » Nous avons créé un espace d'échanges entre ceux qui s’intéressaient à la Littérature pour enfants et jeunesse au sein de l’Université et en dehors de l’Université ».
MDC- Auriez-vous un vœu à former pour le monde et aussi pour vous-même ?
CV : Oui bien sûr. Il y a plusieurs choses qui me préoccupent. Nous voulons tous un monde meilleur. Mais il semble que vu les conséquences du réchauffement climatique, nous vivons le compte à rebours et nous n'y arrivons pas. Essayons d'économiser les ressources, de protéger l'environnement, notre environnement naturel. Le recyclage est la chose la plus importante pour une coexistence pacifique : soyons tolérants.
C'est un sujet qui nous concerne tous.
Mais il y a une autre chose qui m'inquiète beaucoup car la situation s'est aggravée malgré la politique de protection des femmes et les campagnes contre la violence sexuelle. Je me demande si ces hommes qui donnent la mort à une femme ont une mère. Ne peuvent-ils pas se mettre à la place de leurs enfants afin d’éviter une tragédie familiale? N'est-il pas préférable de s'éloigner si l'amour n’existe plus? Est-il si difficile de penser qu'ils laissent leurs enfants orphelins de mère? Quelle éducation dispense-t-on dans les écoles pour que nous revenions à des situations bien plus graves qu'au cours des décennies précédentes ? Il est difficile de comprendre la mentalité d'un homme, eu égard à cet état de fait, en même temps, je voudrais insister sur la SORORITÉ.
Je m'inquiète des relations entre les femmes. Nous devons nous unir pour atteindre des objectifs du point de vue du l’enseignement scolaire et universitaire, du travail, du salaire, de la productivité, de la création artistique. Tous ces éléments créent de la rivalité entre les femmes à savoir que chacune veut être la meilleure dans tous les domaines de la vie quotidienne: le travail, l'amitié, la maternité, lavie de couple.Si la rivalité est favorisée par les structures du pouvoir patriarcal, le machisme et la misogynie, alors c'est quelque chose de négatif. C'est pourquoi nous devons apprendre la nouvelle éthique du soutien, du respect et de la concordance pour améliorer les relations entre les femmes et en tirer profit. Nous devons nous rappeler que nous sommes des femmes et des camarades non des rivales. Nous sommes confrontées à des difficultés conjugales, professionnelles, de conciliation familiale que nous devons résoudre dans l’harmonie. Nous devons développer une grande compréhension, de l'empathie, de l’altérité, créer des mécanismes de convergence, de synergie entre les femmes. C'est de la sororité. Je pense qu'ensemble, nous devons convenir que les femmes ne doivent plus mourir parce qu’elles sont femmes. Si nous le voulons, nous pouvons changer les structures du pouvoir que détiennent les hommes qui pour la plupart ne respectent pas les femmes. Nous devons éduquer nos enfants dans la tolérance et le respect de ces dernières.
Maggy de Coster,« Interview avec Celia Vázquez », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°14|Être féministe, mis en ligne le 20 février 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/lettreno14/celiavazquez
Bienvenue à la directrice de publication du site Simone Durand (elle collabore et remplace en ligne la directrice-fondatrice de la presse de la SIEFEGP à partir de septembre 2026).
LPPDM, SEPTEMBRE 2026
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
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