18 juillet 2024 4 18 /07 /juillet /2024 17:12

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier majeur | Florilège  & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Créations poétiques

 

 

 

 

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Saule pleureur

 

 

 

 

 

 

 

Emna Louzyr

 

 

 

 

 

Crédit photo : Gravure anonyme tombée dans le domaine public « Couple de jeunes gens sous un saule pleureur », Paris, Musées, don de Madame Duvelleroy, mai 1917.  Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

 

Le vieil arbre se souvient

De ce grand-père

Qui s'est pendu à ses branches

De la petite fille

Aux quarante cinq tresses

Qui trébuchait à ses pieds

Le vieil arbre

Garde dans ses entrailles

Le squelette du chat de la voisine

Mort empoisonné

Le vieil arbre

Raconte au vent

La turpitude

 

© Emna Louzyr

Crédit photo : « Salix babylonica ou Saule pleureur ». Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons.

 

 

___________

 

 

Pour citer ce poème sur la nature & inédit

​​​​

Emna Louzyr, « Saule pleureur », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 18 juillet 2024. URL : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/2024/noiii/el-saulepleureur

 


 

 

 

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13 juillet 2024 6 13 /07 /juillet /2024 18:56

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier majeur | Florilège

 

 

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je suis partie

 

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Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Crédit photo : Gustav Klimt (1862-1918), « Jardin de campagne »/« Bauerngarten », peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de l'image libre de droits du site Commons. 

 

 

 

je suis partie

avec pour tout bagage

ma mort invisible

cousue de fil blanc

dans le ciel de mes pensées

 

 

je suis partie

avec ma broderie

au point de tige

dans ce jardin refleuri

où rêve l’infini

 

 

je suis partie

pour un jour revenir

mon cœur tissé

dans la trame du poème

une fleur d’âme à la boutonnière

 


 

© Françoise Urban-Menninger, juillet 2024.

 

***

 


Pour citer ce poème fleuri, & inédit 

 

Françoise Urban-Menninger, « je suis partie », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 13 juillet 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/fum-jesuispartie

 

 

 

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12 juillet 2024 5 12 /07 /juillet /2024 17:19

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages 

 

 

 

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Emma Filao, « Un crachat de givre »,

 

 

Éditions du Cygne, 2024, 70 p., 15€

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Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil « Un crachat de givre » par Emma Filao aux Éditions du Cygne, 2024.

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La mémoire est une faculté qui oublie, dit-on. Cependant l’oubli n’est jamais total : il y a toujours des faits qui refont surface, après avoir été enfouis dans le subconscient. Il y a aussi la mémoire du corps car le corps garde l’empreinte des traumas, c’est ce qu’Emma Filao, victime d’inceste dans son enfance, révèle dans ce recueil de poèmes. :

 

« mon corps se tord

dans la douleur de l’autre en moi

qui frappe à ma mémoire »

 

« Ce corps à tout prendre que tant ont pris 

dans la violence d’un souffle irrespirable »

 

Et c’est à la lueur de l’insaisissable qu’elle tente de défaire le nœud de ce silence qui nouait sa gorge pour raconter son calvaire d’enfant violée, cherchant refuge dans la mort.

Se défaire de ce passé qui lui colle à la peau et qu’elle continue de vivre au présent comme un cauchemar :

 

« qu’est ce qui m’emporte

un viol

un viol primordial

ce crime qui me poursuit »

 

Elle est devenue cette femme révoltée qui ne veut plus rester bouche cousue mais retrouver le souffle pour conjurer son enfance douloureusement volée et « transformer  ce qui blesse »  « et ce qui reste » ; conjurer ses nuits d’insomnie.

Grâce à la poésie, elle a fini par exorciser ses visions d’images « au goût de sang » et laver son corps souillé par l’inceste. 

Comme le phénix elle renaît de ses cendres et un sang nouveau coule à présent dans ses veines. Elle a repris goût à la vie :

 

« et me voilà

avec cette de

parole délivrée et

cette absurde

envie de vivre

enfin »

Pari gagné : Vive la femme régénérée, évoluant dans l’affirmation de soi. 

 

 


© Maggy DE COSTER

 

À consulter aussi

*la page d’autrice aux Éditions du Cygne, URL.

http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-emma-filao.html

**la page du recueil aux Éditions du Cygne, URL.

**http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-crachat-de-givre.html

 

***

 


Pour citer ce texte inédit, engagé & féministe pour l'élimination des #VSS

 

Maggy De Coster, « Emma Filao, « Un crachat de givre », Éditions du Cygne, 2024, 70 p. 15€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 12 juillet 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/mdc-ef-uncrachatdegivre

 

 

 

 

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12 juillet 2024 5 12 /07 /juillet /2024 15:35

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Critique & réception | Dossier mineur | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 4-1 | Critiques poétiques & artistiques 

 

 

 

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Coralie Akiyama, « Éternelle Yuki »,

 

 

Éditions du Cygne, 2024, 55 p., 12€

 

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Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée ​​​​​​du recueil de Coralie Akiyama, « Éternelle Yuki » aux Éditions du Cygne, 2024..

​​​​​​

 

« Quand la main écrit, c’est le cœur qui parle et qui soupire. » Alfred de Musset.

C’est le cri d’un cœur saignant de douleur.  C’est le dit d’un être mal aimé par son pays d’adoption, le pays du soleil levant, aux us et coutumes implacables.

Son cœur bat la chamade quand elle pense à appelle «  ma grande murée adorée », « ma silencieuse » : 

« Mon enfant prisonnière, d’un royaume épais […] Je t’aime plus que tout tant j’écris pour toi sur un balcon étranger aux oiseaux de cuivre et feuilles rondes plus il y a de douleur et plus il y a d’oiseaux. »

S’adapter ou retourner au bercail pour réapprendre à être soi-même car il est impossible d’accepter d’être autre que soi-même. Se fondre dans le décor, s’effacer et devenir la grande muette tel était le sort de Coralie Akiyama, Française d’origine, laissant malgré elle sa fille au Japonais : 

« Je suis le je (u) qui s’efface, tu as gagné ». S’effacer au profit du collectif car l’individu n’existe pas.

En dépit de sa grande souffrance, elle sait faire la part des choses : 

« Cruauté, tu n’enlèves rien à la beauté des couloirs de portes vermillon dans les montagnes. »

Elle ne peut s’empêcher de s’extasier devant la beauté de ce pays. Aussi évoque-t-elle : 

Le « Mirifique vol blanc de papillon dans l’eau »

Le paroxysme de la froideur et le silence gagnent même le sentiment amoureux et les relations conjugales : 

«  Trois ou treize ans sur une pierre j’ai craqué mes dernières allumettes de paroles et tu ne me tends pas de briquet mon mari est d’or l’amour silence un métal froid. »

« Le silence est grand ; tout le reste est faiblesse ». Alfred de Vigny in  « La mort du loup ».

C’est peut-être dans le silence que ce peuple puise sa force. Il y a peut-être aussi une alchimie à découvrir, donc il convient de percer les arcanes de la culture japonaise. 

« On parlait saison, on parlait cuisine » dit-elle.

Les saisons rythment la vie et la cuisine utilise les fruits de la terre pour nourrir les êtres humains et les maintenir en vie, donc il y a une harmonie entre les saisons et la cuisine. Manger les fruits de saison est un mot d’ordre salutaire. Cela dit, les êtres humains intègrent les saisons tout comme l’art culinaire dans le maintien de leur vie.

Elle n’oublie pas que dans ce pays, les relations c’est comme « les neiges éternelles » car « elles ne s’éteignent jamais ».

Ses considérations sur la gent masculine portent sur leur discrétion :

Ils sont  « de(s) trésors peu photogéniques en éblouissements/ juste comme il faut/ tu passeras à côté si tu passes »

Le Japon, «  ce pays qui ne se laissera pas prendre dans les bras » semble vouloir être un parangon de stoïcisme et de perfection ; pas de juste milieu, « le reste du monde […] un lit défait. 

C’est pour ne pas « finir sublime anesthésiée d’harmonie molle comme la mort des belles endormies » qu’elle se sauve de ce pays paradoxal qui lui offre à la fois beauté et cruauté mais le cœur serré d’avoir laissé sa fille qui n’est là que pour écouter et rester docile.

 

© Maggy DE COSTER

À consulter également

*la page d’autrice aux Éditions du Cygne, URL.

http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-coralie-akiyama.html

**la page du recueil aux Éditions du Cygne, URL.

http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-eternelle-yuki.html

 

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Pour citer ce texte inédit 

 

Maggy De Coster, « Coralie Akiyama, « Éternelle Yuki », Éditions du Cygne, 2024, 55 p., 12€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 12 juillet 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noiii/mdc-caeternelleyuki

 

 

 

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4 juillet 2024 4 04 /07 /juillet /2024 17:56

N° III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Critique & réception | Voix /Voies de la sororité 

 

 

 

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Manon Godet, Dégaine

 

 

Éditions du Cygne 2024, 158 pages, 16€

 

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Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© Crédit photo : Myria Première de couverture illustrée du roman de Manon Godet, Dégaine aux Éditions du Cygne 2024.

 

 

Le corps est un réservoir de souvenirs, il est le relais de la mémoire, c’est ce que Manon Godet semble nous faire comprendre avec ce roman. Dégaine est un véritable verbatim qui nous désarme, un bouillonnement intense, un chassé-croisé de situations en mosaïques.

Cela vous accapare et vous donne des vertiges, des soubresauts et des tressaillements tellement ça tourbillonne. Chez elle, les mots arrivent, coulent à flots et tombent en cascade. 

 

Elle dégaine ses mots pour abattre ses maux et se libérer des aspérités de la vie. Cependant, dans sa vie, aussi immense que la mer, elle veut laisser un passage guéable à l’amour quel qu’il soit.

Ses pulsions vous font frémir de tristesse ou de joie, c’est selon, parfois ça déroute à telle enseigne qu’on se demande perplexe où elle veut en venir et après on se ressaisit et on savoure ses mots qui donnent la chair de poule. 

Manon Godet nous entraîne dans un univers sombre peuplé de personnages féminins aux histoires complexes. Véritables écheveaux difficiles à démêler. Même les moments de bonheur sont fugaces. Les événements se succèdent à une intensité tellement folle qu’ils n’ont guère de prise sur eux. Ils sont comme pris dans un véritable maelström. 

L’écriture est pour l’autrice une interrogation de la mémoire, un questionnement de son intériorité. On dirait qu’elle a vécu mille vies et tout un chacun peut se reconnaître dans chacune de ses évocations. 

Il y a des silences qui sont si éclatants et si profonds qu’on ne peut s’empêcher de les entendre. Cela dit, cette écriture sans filtre a sans doute pour but d’exorciser ces silences et la peur, qui sont les marqueurs de sa vie, de défier également les tabous.

Une écriture qui a une valeur cathartique. Après avoir navigué en eau trouble l’important c’est d’avoir la tête hors de l’eau.

Il y a tout un foisonnement de faits inavouables. Leur évocation permet-elle d’en guérir ?  Pas si sûr car elle énonce: 

«  Le sexe, ça brise les familles, les couples, les enfances. Les tromperies, les adultères, les divorces, la lassitude, la lourdeur, les mains croulantes, les viols. Partout, tout le temps » et face à tout cela   il est bien «  Difficile de crier quand on ne comprend pas soi-même, que le bourreau est face à nous, à table, à chaque dîner de famille à chaque Noël. », conclut-elle.

 

Écrire contre l’oubli, l’oubli des couleurs favorites, des odeurs familières, des êtres aimés, tels Charlie la grand-mère, qui dort de son sommeil éternel en haut d’une colline qui surplombe la mer. Il y a la malheureuse Lola. Il y a le chant envoûtant de Carmen. Hélas, Camille qui s’est défenestrée !

Il y a Viviane, il y a Côme, Guillaume, Simon. Il y a bien du monde qui donne le ton, chaud ou froid, à ce roman où s’entremêlent fiction et réalité.

 

© Maggy DE COSTER

 

À consulter aussi :

*la page d’autrice aux Éditions du Cygne, URL. http://editionsducygne.com/editions-du-cygne-manon-godet.html

**la page de ce roman aux Éditions du Cygne, URL. http://editionsducygne.com/editions-du-cygne-manon-godet.html

EN COURS DE MISE EN PAGE DES LECTURES POÉTIQUES...

 

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Pour citer ce texte inédit 

 

Maggy De Coster, « Manon Godet, « Dégaine », Éditions du Cygne 2024, 158 pages, 16€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 4 juillet 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/mdc-mgodet-degaine

 

 

Mise en page par David

 

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