11 juin 2025 3 11 /06 /juin /2025 16:30

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet  | Dossier | Florilège | Fictions féministes  | Astres & animaux 

 

 

 

 

L’âme des choses

 

 

 

 

 

 

Récit par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Peinture par

 

Mary Cassatt (1844-1926)

 

 

Crédit photo : Mary Cassatt (1844-1926), « La tasse de thé », 1880, peinture tombée dans la domaine public, capture d'écran de l’image libre de droits du site Wikidata. Illustration choisie par l’autrice.

                                               
 

Dans le vase bleu roi, trois tulipes d’un rouge pourpré, courbent leur tête bombée aux pétales dilatés vers le filet de lumière qui filtre parcimonieusement entre les persiennes.

 

Le silence habite la pièce et l’habille de volutes invisibles qui serpentent d’objet en objet, de la bergère au bibelot raffiné, à la photographie jaunie et surannée où posent deux jeunes mariés du siècle dernier, du napperon en dentelles crochetée à l’œuf d’oie peint, ramené d’un lointain voyage dans une île grecque.

 

Tous ces objets ont leur place attribuée et s’y tiennent, confinés et immobiles dans une conversation silencieuse quotidienne, gracieuse et volubile, perçue d’eux seuls dans l’intimité des murs qui les abritent.

 

Parfois dans ma solitude, je deviens l’un de ces objets. Je me fonds dans le décor et suis tour à tour, ce coussin de soie parme, ce rideau d’organdi ajouré ou cette poupée en celluloïd au sourire figé. Je n’ai plus de corps, je m’évapore, me dissous dans les airs, légère, aérienne et n’ai pas plus de consistance que la transparence de ma pensée.

 

Mon âme, seule, vagabonde à la rencontre de toutes ces âmes qui émanent de chacun des objets qui occupent le salon. Une vraie fête commence alors, faite de conciliabules, de rires étouffés, de confidences ineffables et froufroutantes… Et quand je prends mon thé dans ma tasse en porcelaine fine, liserée d’or, des esprits tout exprès sortis des murs, des tentures et des tableaux, viennent me rejoindre sur le canapé fleuri où déjà deux oiseaux des îles piaillent et babillent en dérobant, de leur bec doré, grand comme un dé à coudre, les quelques miettes qui tombent de ma tranche de cake.

 

Tout le salon s’anime d’une vie sémillante et ravie d’émerger d’un trop long sommeil. De lointains parents, des amis disparus, aux traits que je croyais avoir oubliés, avancent leur visage de revenant et me font signe dans le feuillage de lierre qui déborde les murs de ma maison pour s’inviter dans mon salon. Des voix, au timbre indéfinissable et pourtant familier, m’enveloppent de leur tessiture et me parlent jusque dans la soirée où la demi-pénombre m’impose d’allumer les lampes du séjour.

 

Alors autour de moi, tout n’est plus que débandade, tout se défait et s’anéantit. Une agitation de lendemain de fête, amère et frustrante, succède à mon trop court moment de plénitude où le temps  avait arrêté son cours.

 

Toues les âmes, bien trop sages, rejoignent leurs secrètes alcôves, pendant que moi, reprise dans le filet des habitudes, je renoue avec les apprêts de mon être civilisé et policé. Je regagne mon corps, reprends mon masque de mascarade, réajuste mon sourire de comédie devant le miroir qui ne me renvoie que l’apparence de mon vrai moi.

 

Mon âme, elle, danse encore sur le bord de ma tasse de thé où les deux oiseaux n’ont pas fini de picorer l’ennui qui les dévore en silence.

 

 

© Françoise Urban-Menninger, juin 2025.

***

Pour citer ce récit poétique  illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « L’âme des choses » avec une peinture par Mary Cassatt (1844-1926), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 11 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-lamedeschoses

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro III ▼ Lien à venir

5 juin 2025 4 05 /06 /juin /2025 17:37

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & Réception | Poésie & littérature pour la jeunesse 

 

 

 

 

 

 

Le récit « Souvenirs de Chine » écrit & illustré par Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix vient de paraître aux Éditions Astérion

 

 

 

 

 

 

Chronique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix

 

 

 

© Crédit photo :  Première et quatrième de couverture illustrée de « Souvenirs de Chine » de Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix, Éditions Astérion, 2025.

 

 

Ce merveilleux petit livre aux images joyeuses et colorées est signé par une heureuse grand-mère qui a fait des milliers de kilomètres pour retrouver son petit-fils Aurélien à Shanghai en Chine.

 

© Crédit photo :  Première de couverture illustrée de « Souvenirs de Chine » de Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix, Éditions Astérion, 2025.

 

Magnifiquement écrit, émaillé de notes d’humour et de tendresse, cet opuscule transporte le lecteur dans l’Empire du Milieu où son esprit voyage mais aussi, où son imaginaire est comblé par moult détails sur l’art d’élever les enfants et de les éduquer dans les écoles chinoises où « toute classe débute par le chant. » De nombreuses anecdotes, telle celle du « bouquet de ballons » ou encore la scène des « Tang-Tang », à savoir la revendication d’une poignée de bonbons par Aurélien mais aussi par son Ayï (nom donné à la nounou en Chine) nous amènent à découvrir des saynètes qui nous font sourire.

 

Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix nous fait partager son bonheur qu’elle résume ainsi « Bienheureuse la Mère-Grand qui chantonne avec son petit-fils car elle est au paradis sur terre. »

 

© Crédit photo : Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix avec son petit fils. Image no 1 de ses « Souvenirs de Chine ».

 

Ces Souvenirs de Chine sont autant de caresses faites au petit Aurélien qui, n’en doutons pas, se voit léguer le plus émouvant des cadeaux, celui de l’amour indéfectible d’une grand-mère aimante qui n’hésite pas à prendre un billet d’avion pour retrouver le petit Aurélien à Shanghai et qui nous confie en aparté « Grand-mère est arrivée pour entendre son petit-fils chanter. »

 

© Crédit photo :  Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix avec Aurélien & son nounou à Shanghai. Image no 2 de ses « Souvenirs de Chine ».

 

Un vrai plaisir de lecture que ce livre à s’offrir et à déguster sans modération tout en le prolongeant par la contemplation des photographies prises par l’autrice.

 

 

© Françoise Urban-Menninger, Juin 2025.

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Le récit « Souvenirs de Chine » écrit & illustré par Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix vient de paraître aux Éditions Astérion » avec des photographies par Marie-Jeanne Langrognet-DelacroixLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 5 juin 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-mjldsouvenirsdechine

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du numéro III ▼ Lien à venir

29 avril 2025 2 29 /04 /avril /2025 16:15

Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles » | Critique & réception / Chroniques de Camillæ / Poésie & philosophie 

 

 

 

 

 

​​

​​

 

 

La philosophie est un voyage. À propos de

 

L'être et la mer. Pour un existentialisme

 

écologique, Corine Pelluchon

 

Presses universitaires de France, 2024, 304 p., 21€

 

 

 

 

 

Critique par

 

Camillæ/Camille Aubaude

 

https://everybodywiki.com/Camille_Aubaude

 

Blogue officiel :

https://camilleaubaude.wordpress.com/ 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de l’ouvrage de Corine Pelluchon, « L'être et la mer. Pour un existentialisme écologique », Presses universitaires de France, 2024.

 



 

La vie nous réserve de belles rencontres. Grâce à ma contribution au livre unique, Paris est un livre, d’Alexis Margowski, j’ai découvert « l’existentialisme écologique » de Corine Pelluchon, qui a publié de nombreux livres. Elle a présenté au Festival du livre de Paris (FLP, 11 avril 2025) son nouvel essai L'être et la mer, dans le cadre d’une programmation d’événements liés à des actions pour préserver l’Océan. 

Les références qui m’ont marquée durant sa conférence sont littéraires et poétiques. Elles ressortissent à une pensée féminine essentielle, salutaire et irremplaçable... On sait qu’il est difficile, voire impossible, d’être une femme philosophe dans un pays de coteries, de prétentions et d’entre-soi phallocratique. Le travail de fond qu’accomplit cette professeure d’université est reconnu par le prix Leopold Lucas qui vient de lui être attribué en Allemagne. Je synthétise « poétiquement » une page des thèmes de sa conférence au FLP pour vous montrer l’urgence de la lire et d’agir.


 

PARTIR EN MER pour mettre en avant les organismes vivants !

Ne pas être nihiliste mais pratiquer l’engagement, voire une philosophie du courage.

Nous sommes impuissants, dépassés, par des dangers globaux qui peuvent nous submerger.

Nous sommes en train de perdre de notre connaissance du monde, ce qui nous rend perméables à la folie, à la destruction, ce qu’un philosophe a appelé les « crises orgiaques ». Nous solidifions le possible, nous décentrons l’être humain alors qu’il ne peut exister qu’en se ressourçant dans sa spécificité, grâce à une sensibilité à fleur de peau.

Arrêter l’addiction à la consommation, qui est une déréliction due à l’incertitude du quotidien.

PARTIR EN MER car dans la mer tout est fluide, comme dans notre psychisme, qui a pourtant conscience du morcellement des choses. Une nageoire peut fendre l’océan du sens. Dans sa création littéraire, Marguerite Duras a fortement pensé l’invasion de l’inconscient, un envahissement de l’immémorial qui peut être libérateur. L’ouïe est un sens de l’immersion. Dans la mer, il y a des présences auditives qui, au moment où on les découvre, vont disparaître. 

À présent notre Moi ressent une inquiétude énorme avec la possibilité d’un naufrage.

La mer est un abattoir à ciel ouvert. Il s’agit de faire une thalasso politique, car il n’y a que des noyés, des drames invisibilisés. Nous employons le vocabulaire de la guerre, de Moi contre Toi, avec le quadrillage des océans à se partager entre états souverains.

En même temps, c’est l’étranger, ce qui menace, l’inconnu. C’est le lieu de l’Autre, et l’entre dévoration. La mer peut tout prendre.

Ce n’est pas l’homme qui prend la mer mais la mer qui le prend. Nous savons que la mer est la plus forte métaphore du Destin, elle nous fait accepter notre impuissance. 

Comment pouvons-nous écrire aujourd’hui ? 

Comment puis-je écrire ? 

En trouvant un art d’écrire entre les lignes des choses qui viennent de mon fond, et communiquer une énergie saine qui renvoie à mon monde intérieur.

En faisant sentir un message.

 

© Camille AUBAUDE

 

Voir un des articles universitaires sur cette référence :

https://shs.cairn.info/revue-esprit-2024-10-page-149?lang=fr

 

***

 

Pour citer cet éco-texte poétique, illustré & inédit

 

Camillæ ou Camille Aubaude, « La philosophie est un voyage. À propos de L'être et la mer. Pour un existentialisme écologique, Corine Pelluchon, Presses universitaires de France, 2024, 304 p., 21€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2025 « Rêveuses » & « Poésie volcanique d'elles », mis en ligne le 29 avril 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/megalesia25/noii/ca-laphilosophieestunvoyage

 

 

 

 

Mise en page par David

 

© Tous droits réservés

Retour à la Table du festival Megalesia 2025 ▼ Lien à venir

22 janvier 2025 3 22 /01 /janvier /2025 14:48

N° I | HIVER-PRINTEMPS 2025 | INSPIRATRICES RÉELLES & FICTIVES | 1er Volet | Critique & réception / Printemps des Poètes 2025 | Astres & animaux / Nature en poésie 

 

​​​​​​​

​​​​​

 

 

 

La poésie volcanique

 

 

de Chantal Robillard

 

 

 

 

 

Critique par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée par Chantal Robillard de son nouveau recueil de poèmes, « Dentelles du feu des volcans » paru chez Astérion en 2025. 

​​

 

À l’instar d’Obélix, tombé petit dans la marmite d’une potion magique, Chantal Robillard, arrière-petite-fille de dentellières, jouait durant son enfance, au bord de son volcan natal.  Fort heureusement, l’autrice n’a pas chuté dans le cratère de Saint-Roch, on songe au malheureux Empédocle qui se serait jeté dans l’Etna...  Par contre, elle y a prélevé des « bombes volcaniques » qu’elle nous restitue dans son nouveau recueil paru chez Astérion Dentelles du feu des volcans dans lequel les images fulgurent telles des coulées de lave.

 

Le Printemps des Poètes a choisi pour thème cette année La poésie volcanique et nul doute que Chantal Robillard, puisant dans ses souvenirs, nous donne à découvrir ou redécouvrir, au premier degré, la genèse et la configuration de certains volcans qu’elle sublime ensuite dans une poésie haute en couleur. Avec l’autrice, nous escaladons ainsi « une coulée de lave en plateau » pour accéder à une abbaye dans le village de Chanteuges. Des anecdotes savoureuses émaillent ce poème-récit où elle évoque la maison que son frère habita, dotée d’une cave troglodytique qui prolongeait la première...

Chaque poème est le prétexte d’une nouvelle expédition comme en témoigne le Lac des sept cités situé dans les Açores où, écrit-elle, « On dit que l’Atlantide serait là »... Et de nous faire partager son émerveillement « Ils sont deux, ces lacs : un vert et un bleu / Entourés sur les berges d’hortensias. »

 

© Crédit photo : Chantal Robillard, extrait poétique illustré par elle de son nouveau recueil de poèmes, « Dentelles du feu des volcans » paru aux éditions Astérion en 2025, no 1.

 

À l’instar d’un guide, Chantal Robillard poursuit son itinéraire en libérant ses réminiscences qui jaillissent sur la feuille blanche telles des éruptions surgies des profondeurs de son être.

Elle évoque ainsi les promenades avec son père au Pié du Roi, celles  qu’elle a accomplies avec son oncle « Dans sa Citroën cramoisie / Au vieux klaxon » dans la fameuse forêt de Pourcheresse. Les noms de lieux, parfois méconnus, mais toujours vecteurs de rêves, leurs descriptions détaillées, empreintes d’onirisme, entraînent le lecteur dans un fabuleux voyage immobile.

 

Dans ce livre que l’on pourrait qualifier de guide touristico-poétique, d’autres magnifiques échappées nous mènent auprès du Vésuve, de l’Etna, sans oublier Santorin. On brûle de l’envie de les réitérer physiquement, ne serait-ce que pour contempler de nos propres yeux les paysages splendides décrits par l’autrice et pourquoi pas goûter au « Lacryma Christi fruité » ou encore rencontrer le fantôme de Na Castelloza, troubadouresse du 13e siècle !

 

 

​​​​​​© Crédit photo : Chantal Robillard, extrait poétique illustré de son nouveau recueil de poèmes, « Dentelles du feu des volcans » paru aux éditions Astérion en 2025, no 2.

 

 

Des photographies, prises par Chantal Robillard lors de ses pérégrinations, illustrent et prolongent à l’envi la lecture de cet opuscule dans lequel elle nous convie à aller toujours plus loin, plus haut, jusqu’à appréhender nos limites « Allez, allez, il nous faut encore escalader ce piton de lave durcie, tout pointu, poussé pile au milieu de ce nulle part. »…

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

***

 

Pour citer ces recension & illustrations inédites 

 

Françoise Urban-Menninger« La poésie volcanique de Chantal Robillard », les illustrations sont signées par l'autrice Chantal Robillard, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER-PRINTEMPS 2025 | NO I « Inspiratrices réelles & fictives », 1er Volet, mis en ligne le 22 janvier 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/noi2025/fum-crpoesievolcanique

 

 

 

 

Mise en page par David

​​​​​​

© Tous droits réservés 

 

Retour au Sommaire du numéro▼ Lien à venir

25 septembre 2024 3 25 /09 /septembre /2024 17:33

III | ÉTÉ 2024 | Florapoétique / 1er Volet | Dossier mineur | Articles & témoignages | Revue culturelle des continents / Revue culturelle des Amériques

 

 

 

​​​​​

 

 

 

 

CARNET DE VOYAGE : Été 2024 à Manhattan

​​​​​

 

 

 

 

 

Témoignage & photographies par

Maggy de Coster

 

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

​​​​​​​​​​​​

 

 

Manhattan avec ses multiples gratte-ciel ressemble à un labyrinthe de miroirs déformants où l’on découvre par moments quelques petites perles rares. Dans cette mégapole à la circulation intense tout est bruyant : les hurlements continuels des sirènes d’ambulance, de voitures de police ou de véhicules de pompiers font bon ménage dans le chassé-croisé sur les grandes artères. Les taxis orange sont très remarquables par leurs toits surmontés d’enseignes lumineuses où défilent les publicités.

 

Bruyant et assourdissant est également le métro de New York.

Une seule voie pour plusieurs destinations et il est primordial de connaître les chiffres et les couleurs en fonction de chaque destination pour ne pas se perdre. Même un natif américain n’est pas exempt d’une mésaventure.

Rien à voir avec le métro parisien où il existe une bien bonne signalétique et où les rames s’arrêtent à toutes les stations.

Les quais de gare sont sinistres et bas de plafond. Ils seraient bien adaptés au tournage des films d’horreur ! 

 

Pour se sustenter on peut trouver à chaque coin de rue des camions-restaurants de couleur rose bonbon qui ne passent pas inaperçus et dont le vrombissement continu des moteurs est très désagréable. Dans certaines rues de Manhattan persistent dans l’air ambiant les effluves de cannabis : véritables repoussoirs pour des personnes à l’odorat subtil. 

 

S’il y a quelque chose qu’un amateur ou une amatrice d’art ne saurait ne pas apprécier dans cette mégapole où le gigantisme est spectaculaire, c’est la visite des musées. 

De style néogothique, Le Métropolitan Museum de New York, Le MET en raccourci, le musée le plus visité de la ville, est l’un des plus grands et des plus célèbres musées des USA. Situé à la 5e Avenue de Manhattan, il renferme 5000 ans d’art des cinq continents sur cinq niveaux. Notons qu’en Amérique le rez-de-chaussée est considéré comme le niveau 1.

On peut y admirer la peinture européenne de 1300 à 1800, des dessins et des gravures, l’art grec et romain, la sculpture et les arts européens, l’art de la Turquie et l’Iran, l’art antique du proche Orient, l’art médiéval, l’art égyptien, des armes et des armures. 

Aux USA la culture est la chasse gardée du secteur privé cependant le MET fait exception à la règle.

 

 

Le Musée d’Art Moderne, appelé le MOMA, situé dans le Midtown à Manhattan, ouvre ses portes depuis 1929. Il nous donne une vision globale de l’art moderne et contemporain d’Europe et d’Amérique, le tout réparti sur cinq étages. Ce temple est le reflet du cubisme, du futurisme et du dadaïsme. Les œuvres les plus représentatives sont celles de Matisse, de Cézanne, de Degas, de Picasso, de Dali, de Monet, de Corot, de Marcel Duchamp, de Van Gogh dont La Nuit étoilée demeure la pièce maîtresse, de Jackson Pollock avec ses fresques qui relèvent de l’expressionisme abstrait.

Le MOMA accueille des expositions permanentes et temporaires. En matière d’art contemporain, il y a à prendre et à laisser. À chacun son regard et sa sensibilité. Mais posons-nous la question de savoir comment peut-on aujourd’hui définir l’art après avoir vu  dans le musée en question: une étagère où sont disposées des flûtes à champagne ou encore trois sachets en papier recyclé, lestés et disposés à la verticale dans une vitrine ? Cela suscite le débat.

 

 

 

Inauguré en 1959, le Guggenheim Museum de New York, ce temple de l’art moderne et contemporain non figuratif, de forme insolite, est l’œuvre de l’architecte Franck Lloyd Wright. Situé non loin du Central Park à Manhattan, il abrite des expositions temporaires. Il a accueilli Picasso, Mondrian, Kandinsky, Paul Klee...

Cet édifice est formé d’une tour jouxtée d’une rotonde coiffée d’une verrière en toile d’araignée, laissant passer la lumière du jour.

 

 

Reportage photographique dans les trois Musées cités ci-dessus :

 

 

© Crédit photo : Image prise par Maggy de Coster, no 1, peinture de nature morte.

 

© Crédit photo : Image prise par Maggy de Coster, no 2, peinture de danseuse.

 

© Crédit photo : Image prise par Maggy de Coster, no 3, peinture de danseuses.

 

© Crédit photo : Image prise par Maggy de Coster, no 4, peinture de deux sœurs aux fleurs.

© Crédit photo : Image prise par Maggy de Coster, no 5. peinture d'un potier.

 

© Crédit photo : Image prise par Maggy de Coster, no 6. peinture.

 

© Crédit photo : Image prise par Maggy de Coster, no 7, Costumes des américains autochtones.

 

© Crédit photo : Image prise par Maggy de Coster, no 8, Costumes des américains autochtones.

 

 

© Maggy DE COSTER, septembre 2024. Des précisions supplémentaires sur les images seront bientôt ajoutées aux photos.

 

 

***

 


Pour citer ce récit de voyage illustré & inédit 

 

Maggy De Coster, « CARNET DE VOYAGE : Été 2024 à Manhattan », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 25 septembre 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noiii/mdc-ete2024amanhattan

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

© Tous droits réservés

  

Retour au Sommaire du numéro ▼ Lien à venir

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans ÉTÉ 2024 NO III Carnet de Voyage Voyages Maggy De Coster

Bienvenue !

 

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une