5 avril 2024 5 05 /04 /avril /2024 16:30

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | I. « Amies » | Articles & témoignages  & Revue Orientales | O | N°3 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

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Maryse CONDÉ, la sorcière bien aimée

 

 

 

 

Chronique & portrait pictural par

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, artiste peintre & poète

 

 

 

© Crédit photo : Mustapha Saha, Portrait de « Maryse Condé », peinture sur toile.

 

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Paris. Mardi, 2 avril 2024. À peine rentré d’un long périple en Provence avec Élisabeth, un pèlerinage en dix étapes, sur les traces, entre autres, de Jean Lacouture à Roussillon, j’apprends la disparition, à l’âge de quatre-vingt-dix ans, de Maryse Condé, de son nom de naissance Maryse Liliane Appoline Boucolon. Une amie fidèle. La maison de Maryse Condé à Gordes se trouve à quelques kilomètres de Roussillon. Impossible de la voir. Elle est hospitalisée à Apt. Elle est partie dans son sommeil. Rien de plus terrible qu’une nécrologie. Les célébrations médiatiques ne durent qu’une journée. Les écrivains, les poètes, les philosophes, les artistes vivent perpétuellement. Ils s’invitent à tout moment, opportunément, par leurs écrits, leurs œuvres. « Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos cœurs. Ils sont là, partout autour de nous, avides d’attention, assoiffés d’affection. Quelques mots suffisent à les rameuter. Ils pressent leurs corps invisibles contre le nôtre, impatients de se rendre utiles ».

 

À Gordes, Maryse Condé tombe sous le charme du Village des bories, hameau anciennement dit Les Cabanes, sur les pentes des Monts de Vaucluse. Elle commente cette singularité architecturale avec science et poésie. Une borie, de l’occitan bòria, signifie aujourd’hui une cabane de pierre sèche. Le mot désigne, à l’origine, une ferme, un domaine agricole. Les architectes sont des bergers, des paysans, des maçons, des gens du pays. La voute en encorbellement, sans coffrage, est la phase la plus délicate de l’assemblage. Les pierres son disposées horizontalement, légèrement penchées pour éviter les infiltrations d’eau. Chaque rangée est en surplomb par rapport à la rangée intérieure. Les pierres croisées sont solidaires les unes des autres. Le faitage de grosses dalles assure la stabilité de la voute. Au dix-huitième siècle, pendant la reconversion des terres sauvages, des forêts, des garrigues  en champs cultivables, les bories sont des habitations saisonnières, liées aux travaux agricoles, pourvues de dépendances, bergerie, cuve à vin, fouloir, chevrière, four, grange, grenier, magnanerie, soue. Les fouilles ont exhumé des céramiques, des pièces de monnaies anciennes, des silex taillés, utilisés par les paysans comme couteaux, pierres à briquet, pierres à fusil. Les céréales alternent avec des oliviers, des amandiers, des mûriers. Une polyculture typiquement méditerranéenne comprenant également la vigne, le miel, la truffe, l’élevage du ver à soie. C’est Pierre Viala, poète, écrivain, qui redécouvre et sauvegarde les bories dans les années soixante. Aux commencements, avant le verbe, était la pierre. 

 

 

J’extrais de ma bibliothèque deux livres de Maryse Condé, lus et relus, Ségou, en deux tomes, Les Murailles de terre et La Terre en miettes, la saga d’une famille aristocratique du Mali. Se décrivent le dépérissement des cultures animistes et polythéistes, du culte des ancêtres, des initiations magiques. L’âme africaine en déperdition. Implantation durable de la religion musulmane. Pénétration dévastatrice du colonialisme français. Esclavagisme. Ségou, capitale historique. Mes visites remontent à la mémoire. La mosquée sénégalaise de Ba Sounou Sacko. Le tombeau massif de Biton Mamary Coulibaly, fondateur de la dynastie bambara au dix-septième siècle. Inscription sur la stèle en français. Le monarque transforme un groupe de jeunes chasseurs en armée conquérante des deux rives du Niger, de Tombouctou à Djenné, de Djenné à Bamako. La légende raconte que Mamary Coulibaly, surprenant la fille de Faro, génie du fleuve, en train de voler des aubergines dans son champ, lui laisse la vie sauve. Pour le gratifier, Faro lui instille une goutte de son lait dans chaque oreille. Il peut ainsi entendre les complots qui se trament contre lui. Mamary Coulibaly a régné quarante-quatre ans. 

 

L’ouvrage de Maryse Condé narre l’épopée de Dousika Traoré, de ses quatre fils, Thiékoro, Siga, Naba, Malobalide, de leurs descendants. Le patriarcat est cérémonial. Les femmes occupent une place centrale. S’évoque le retour d’esclaves d’Amérique latine, des Caraïbes, des Antilles sur leur terre ancestrale. Se rappellent les relations endémiques, organiques, avec la terre marocaine. À travers la destinée de la famille Traoré, c’est toute l’histoire du Sahel qui se décline, dans ses splendeurs et ses décadences, ses fatalismes et ses dissidences. La tribalité pratique naturellement la démocratie directe, l’interactivité, la transversalité, la consensualité, la palabre. « La parole est un fruit. Son écorce est le  bavardage. Sa chair est l’éloquence. Son noyau est le bon sens ». S’insèrent dans la trame romanesque, des pertinences historiques, sociologiques, philosophiques. Au-delà des tribulations existentielles, demeurent l’énigme de la mort, le secret de la vie. Les pensées africaines ont résolu la question de la mort par un pacte avec les esprits, autorisés à revenir sur terre selon des rituels convenus. Les sorciers, les griots, les psychopompes sont maîtres du jeu. Le mystère n’est pas la mort. Le mystère, c’est la vie.  « Qu'est-ce que la vie ? Est-ce une femme folle qui hurle et déchire ses haillons en les jetant au vent ? Est-ce un aveugle qui, dans la nuit de ses jours, culbute à chaque précipice et se rattrape aux ronces ? Dites-moi ce que c'est, la vie ? ». Toute l’histoire de l’humanité ramène à l’Afrique. Malheur aux exclus de ce retour. « Les esclaves croient qu’une fois morts, leur esprit se détache de leur corps et retourne à la source africaine. L’esprit s’élance de la cascade d’Acomat, traverse les mers et les océans jusqu’à ce que l’odeur d‘huile de palme et de poisson séché de la terre africaine le saisisse à la gorge. Mais moi, je ne reviendrai jamais à Ségou. Je ne franchirai jamais ses murailles de terre, rouges, friables, éternelles. Je n’arpenterai jamais le vestibule aux sept portes. Je n’entendrai jamais dire mon nom ». Les jeunes générations d’antillais, transplantés dans la métropole, ignorent leurs origines africaines. Ils se disent français et rien d’autre. 

 

 

Maryse Condé rêve toute sa vie de l’indépendance de son île natale. Elle se réclame continuellement d’Aimé Césaire et de Frantz Fanon, du poète et de l’analyste de l’oppression, de l’aliénation, de la dépossession. Aimé Césaire mis en exergue par Frantz Fanon dans Peau noire, masques  blancs. « Je parle de millions d’êtres infectés de peur, de complexe d’infériorité, de tremblement, d’agenouillement, de désespoir, de larbinisme » (« Discours sur le colonialisme »). Toute l’œuvre de Maryse Condé peut se résumer ainsi : « L’être humain n’est pas seulement possibilité de reprise, de négation. S’il est vrai que la conscience est activité de transcendance, nous devons savoir aussi que cette conscience est hantée par le problème de la compréhension. L’être vivant  est un vibrant acquiescement  aux harmonies cosmiques. Arraché, dispersé, confondu, condamné à voir se dissoudre, les unes après les autres, les vérités par lui élaborées » (Frantz Fanon).   

 

Maryse Condé est une sorcière de la littérature, comme l’afro-américaine Toni Morrison. La sorcellerie s’entend ici au sens de médecine. Moi, Tituba sorcière noire de Salem, plonge en Amérique du Nord au dix-septième siècle. Tituba est une ancienne guérisseuse devenue esclave, accusée dans l’affaire des sorcières de Salem. La traduction anglaise est préfacée par Angela Davis, qui retient l’éloge de la révolte. En 1692, vingt-cinq personnes sont exécutées pour sorcelleries sur témoignages de fillettes prétendument possédées. Quelques années plus tard, l’erreur judiciaire est officiellement reconnue. L’épisode historique met en lumière un phénomène de panique collective toujours actuel, la quête obsessionnelle de sécurité, les dévastations de la rumeur, la perversité délationniste, la paranoïa persécutrice, la mentalité inquisitoire. Le fascisme prospère sur ce terreau-là. La magie est une arme de résistance. « Qu’est-ce qu’une sorcière ? La faculté de communiquer avec les invisibles, de garder un lien constant avec les disparus, de soigner, de guérir n’est-elle pas une grâce supérieure ? La sorcière ne doit-elle pas être révérée au lieu d’être crainte ? ». Tituba est en connexion permanente avec sa mère génétique et sa mère adoptive. Elle se nourrit des énergies insufflées par les présences invisibles. « Man Yaya m’a appris à écouter le vent, à mesurer ses forces au-dessus des cases qu’il s’apprête à broyer. Elle m’a appris la mer et la montagne. Tout vit. Tout est doué d’une âme, d’un souffle ».

 

Se réactivent les spiritualités animistes, chamaniques, magnétiques, initiatiques. Maryse Condé s’immerge dans les interrogations essentielles. Elle traite par la dérision le féminisme occidental, l’héroïsation du féminin. L’histoire peut se lire comme un conte fantastique, mais aussi comme une parodie. Un amant de Tituba l’appelle « ma sorcière bien-aimé ». La fille adoptive choisie depuis l’au-delà se nomme Samantha, comme le personnage de la série télévisée. Se critique le féminisme manichéiste français et sa revue Sorcières. La sorcellerie est incompatible avec le militantisme et le spectacle médiatique. « Un livre, on ne sait pas comment il va tourner. Au départ, on a une idée précise. Mais, au fur et  mesure, l’histoire se charge d’une série de hantises. Quand on arrive à la fin de la rédaction, on est étonné par le résultat. Des obsessions, des hantises, des idées fixes, c’est ça la littérature finalement. Les questionnements reviennent sans cesse parce que l’écrivain ne trouve pas de réponse ». L’écriture tente de se défaire du pesant bagage, elle le reprend encore plus lourd.*

 

© Mustapha Saha, Sociologue

 

 

* Toutes les citations renvoient à Maryse Condé sauf mentions contraires.

 

 

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Pour citer cet hommage illustré & inédit 

 

Mustapha Saha (texte & peinture), « Maryse CONDÉ, la sorcière bien aimée », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1,mis en ligne le 5 avril 2024. URL  :

http://www.pandesmuses.fr/orientalesno3/megalesia24/ms-maryseconde

 

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Liens à venir

27 mars 2024 3 27 /03 /mars /2024 09:20

Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies » & « Elles » | Critique & réception | Poésie & Musique | Revue culturelle d'Afrique & d'Asie & ORIENTALES (O) | N° 3 | Critiques poétiques & artistiques

 


 

 

 

 

 

 

 

À propos de la vingt-cinquième édition 

 

du Printemps des Poètes à

 

l'Espace Albert GAZIER de Vanves

 

 

 

 

 

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Chronique & photographies par

 

Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

 

© Crédit photo : HanenMarouani, image des participantes & participants à la vingt-cinquième édition du Printemps des Poètes à l'Espace Albert GAZIER dans la ville de Vanves.

 

 

 

 

Dimanche 24 mars, s'est déroulée la vingt-cinquième édition du Printemps des Poètes à l'Espace Albert GAZIER de la ville de Vanves (Paris, France), offrant aux amateurs de poésie un après-midi inoubliable, imprégné de réflexions sur le thème de la Grâce et enrichi par de magnifiques performances musicales.

 

 

L'événement a été organisé par l'association Rives Méditerranéennes, dirigée par l'activiste Fatima CHBIBANE BENNACER, et a réuni un groupe de poètes de différents horizons et pays, chacun apportant sa voix unique pour célébrer la poésie francophone. Parmi les participants figuraient Fatima CHBIBANE BENNACER, Noelle ARNAULT, Liliane ADAM, Joël CONTE-TAÏLLASSON, Florence CONTE-TAÏLLASSON, Élisabeth DE COURTIVON, Yasmine DRIES, Leïla EL MAHI, François FOURNET, Waadallah HENDI, Victor HOUNTONDJI, Hanen MAROUANI, Amar MERIECH, Imèn MOUSSA, Suzanne FOURNET, la chanteuse et percussionniste japonaise KAMELLIA et le chanteur Ya TATCHI, qui ont partagé leurs œuvres et leurs réflexions, honorant la richesse et la diversité de la poésie contemporaine.

 

 

De plus, la soirée a été enrichie par la participation du talentueux artiste musical Salah Lahssoumi, joueur de luth, qui a ajouté de nouvelles dimensions à l'événement avec ses mélodies envoûtantes et son excellente maîtrise musicale.

L'événement a également été enrichi par la participation de l'artiste Ya TATCHI, offrant des performances exceptionnelles mêlant poésie et musique de manière créative et impactante.

 

 

© Crédit photo : Le visuel officiel de la vingt-cinquième édition du Printemps des Poètes dans l'Espace Albert GAZIER de Vanves. Cet événement a été organisé par l'association Rives Méditerranéennes.

 

 

 

L'Espace culturel Albert GAZIER est devenu pour cette occasion un véritable lieu de rencontre pour la créativité, où les mots ont coulé librement, tissant entre les participants et le public un lien indélébile. Les échanges entre les poètes et les amateurs de littérature présents étaient empreints de profondeur et d'authenticité, faisant de cette édition du Printemps des Poètes un moment exceptionnel.

Le succès de cet événement ne saurait être complet sans mentionner l'accueil chaleureux et la gentillesse de l'équipe organisatrice, qui ont réussi à créer un espace où la poésie peut s'épanouir librement, soulignant ainsi son rôle fondamental dans le dialogue culturel contemporain. Ils ont ainsi réaffirmé la place de la poésie et de la musique en tant que ponts vers la communication spirituelle et humaine.

 

La vingt-cinquième édition du Printemps des Poètes a laissé une empreinte durable dans les cœurs des participants et du public, rappelant à tous le pouvoir transformateur de la poésie et de la musique. À travers les voix de ces poètes et les mélodies de Salah Lahssoumi, ainsi que les performances poético-musicales émouvantes de Ya Tachi, la Grâce a trouvé son écho profond, illuminant la scène culturelle à Vanves et au-delà.

 

Alors que les échos de cet après-midi poétique résonnent encore, les attentes et l'enthousiasme pour la prochaine édition grandissent déjà, promettant de nouvelles explorations de la beauté et de l'humanité à travers le regard unique offert par la poésie et la musique.

 

 

© Hanen Marouani, Mars 2024.

 

 

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Pour citer ce texte illustré & inédit 

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Hanen Marouani (texte & photographies)« À propos de la vingt-cinquième édition du Printemps des Poètes à l'Espace Albert GAZIER de Vanves »​​​Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2024 « Amies », « Elles » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 27 mars 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia24/orientalesno3/hm-lagraceavanves

 

 

 

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Dernière modification de la page faite à la demande de la rédactrice du texte : le 27 mars 2024.

 

 

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Liens à venir

20 janvier 2024 6 20 /01 /janvier /2024 17:05

N° I | HIVER 2024 | Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes / 1er Volet | Revue Poépolitique | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

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Luther King. Un jour de rêve,

 

d'une phrase haut calmée 

 

 

 

 

Berthilia Swann

 

 

 

 

Crédit photo : « Martin Luther King Jr. » peinture peinture à l'acrylique, capture d'écran par LPpdm de la photographie libre de droits du site Commons.

 

 

Poème en hommage à Martin Luther King, pasteur afro-américain, activiste et pacifiste.

 

 

 


 

De rêves, en éclats pacifiés

D’une non violence portée

Qu’un jour, un songe haut clamé

Donne à son allocution, sur un ton donné

Une clé majeure sur l'humanité

À une ouverture en symphonie élancée

D’un pas, d’une marche avancée

De manifestations colorées

D’une histoire en mémoire

D’une phrase prononcée et ancrée

De voir au grand jour

Un rêve s'exaucer

D’une nation aimé ; se donnant la main et unifiée

De même droits actés

Dont la résonance, d’un discours ébruité

À travers un pays réfractaire d’une loi réclamée

En lutte contre la ségrégation

Face à des rassemblements

D’immenses assemblées

D’un héritage, d’emplois et de libertés

Pour des cultures socialisées et engendrées

D’un nouveau monde

D’une page tournée

S'écriant dans les grandes ruelles de Washington

À mains levées

« I HAVE A DREAM », pour une nouvelle ère, une nouvelle humanité

D’un appel de soutiens aux nations 

Ensembles contre l'adversité

D’une loi votée, envers des patries, une communauté minorisée

Luther King, l’homme, le pasteur demeure en mémoire

Entrant dans l’histoire

À l'orée, d’une reconnaissance méritée

D’une gloire pacifiée  

D’un envol activiste

De mouvements de paix et d'égalité.

 

 

© Berthilia Swann

 

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Pour citer cet hommage poétique & inédit 

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Berthilia Swann, « Luther King. Un jour de rêve, d'une phrase haut calmée  », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° I | HIVER 2024 | « Seules, seulettes : des poésies de nos solitudes », 1er Volet, mis en ligne le 20 Janvier 2024. URL :

http://www.pandesmuses.fr/noi/bswann-lutherking

 

 

 

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N° I | HIVER 2024

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29 juillet 2023 6 29 /07 /juillet /2023 09:59

N°14 | Les conteuses en poésie | Annonces diverses/Revue Matrimoine | Revue d'Orient d'Afrique & d'Afrique en faveur des femmes... & REVUE ORIENTALES (O​​) | N° 3 | Matrimoine oriental & orientaliste | Varia

 

 

 

Vient de paraître chez Unicité :​​​

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Yonban Ladouce, Naelle Nanda,

 

Sarah Sambin, Marie Annick M'nemosyme

 

& Valiha Rakotonirainy

 

 

Mémoires & révoltes au féminin,

 

cinq lauréates du Grand Prix Martial Sinda

 

de la poésie francographe

 

 

précédées par l'Avant-propos « Comme les

 

Amazones vont boire à la source d'ébène »

 

de Thierry Sinda

 

 

 

 

 

​​​© Crédit photo : Première de couverture illustrée par un détail du tableau Bambi au mont Fuji de Pascale COUTOUX née RABÉSANDRATANA de l'anthologie de recueils...

 

 

 

Notre avis 

 

Les revues poéféministes LE PAN POÉTIQUE DES MUSES et ORIENTALES saluent l'excellente initiative éditoriale du poète Thierry Sinda, recommandent vivement cet ouvrage pionnier et soulignent à leur lectorat son l'importance de cette publication pour le matrimoine poétique africain et plus particulièrement pour le matrimoine poétique universel. Les deux revues publieront dans les jours à venir des extraits poétiques de cette anthologie ensuite un article critique...

 

 

Présentation des éditions Unicité

 

Conçue pour commémorer le 20e anniversaire du Printemps des Poètes des Afriques et d'Ailleurs, cette anthologie publie cinq lauréates du Grand Prix Martial Sinda de la poésie francographe. Elle est la première anthologie francophone de l'Afrique, de la Caraïbe et de l'Océan Indien au féminin. « Elle n'est pas, nous dit le maître d'œuvre Thierry Sinda, représentative de toute la poésie féminine des Afriques, ce qui serait par ailleurs illusoire, mais d'une tendance non négligeable de ce qui se fait en toute authenticité, et non sans talent, par les poétesses vivant dans ces aires géographiques ayant comme matrice l'Afrique-mère ». Y figurent des poétesses de tout âge, de différentes origines, de différents tempéraments qui méritent d'être lues et entendues : Yonban Ladouce du Cameroun, Naelle Nanda du Gabon, Sarah Sambin de Guadeloupe, Marie Annick M'Nemosyne de la Réunion, et Valiha Rakotonirainy de Madagascar. Elles mettent en exergue leur mémoire lointaine ou immédiate pour exprimer leurs révoltes. Ce livre d'un genre nouveau n'est pas une anthologie de poésies, mais une anthologie de recueils de poèmes. Dans son avant-propos Comme les Amazones vont boire à la source d'ébène Thierry Sinda passe en revue, du Moyen Âge à la fin des années 1980, les problématiques du féminisme, de l'afro-féminisme et du racisme à l'encontre du Noir.

 

 

​​​© Crédit photo : Première & quatrième de couverture de l'anthologie de recueils des lauréates.

 

 

 

Présentation de l'éditeur scientifique

 

Thierry Sinda est maître de conférence des universités françaises, poète, fondateur du Printemps des Poètes des Afriques et d'ailleurs, première revue panafricaine de cinéma en France, critique de cinéma au magazine Amina, cofondateur avec Michel de Breteuil de La revue littéraire du monde noir. Il est l'auteur d'une thèse sur la Négritude et de très nombreux articles. Il a publié entre autres Voyage en Afrique à la recherche de mon Moi enivré (Atlantica-Séguier, 2003) et Anthologie des poèmes d'amour des Afriques et d'Ailleurs (Orphie, 2023). Il est le fils du poète révéré Martial Sinda, premier poète de l'Afrique Équatoriale Française et historien de renom.

 

Descriptif détaillé

 

Titre : Mémoires et révoltes au féminin, cinq lauréates du Grand Prix Martial Sinda de la poésie francographe

Poétesses : Yonban LADOUCE, Naelle NANDA, Sarah SAMBIN, Marie Annick M'NEMOSYME nemosyme et Valiha RAKOTONIRAINY

Éditeur scientifique : Thierry Sinda

Maison d'édition : éditions Unicité

Avant-propos par : Thierry Sinda

Première de couverture illustrée par un détail du tableau Bambi au mont Fuji de Pascale COUTOUX née RABÉSANDRATANA

Genre : Œuvre collective, Poésie, anthologie de recueils

Collection : Non précisée

Nombre de pages : 245 p.ages numérotées

ISBN de l'ouvrage : 978-2-37355-860-9

Prix de vente : 18€

Date de parution : Prix de vente : été 2023.

L'ouvrage collectif contient d'autres photographies dont les portraits des poétesses éditées et de l'éditeur, du poète Martial Sinda et de son épouse Albertine Mambou Sinda et un dessin posthume « Mémoires torturées » par Joël Sinda (1962-1992), etc.

 

 

 

​​​© Crédits photos : Des informations sur le Grand Prix Martial Sinda de l'anthologie de recueils des lauréates de cette distinction.

 

 

 

À lire aussi :

 

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Pour citer cet avis de parution 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Yonban Ladouce, Naelle Nanda, Sarah Sambin, Marie Annick M'nemosyme et Valiha Rakotonirainy, Mémoires et révoltes au féminin, cinq lauréates du Grand Prix Martial Sinda de la poésie francographe précédées par l'Avant-propos « Comme les Amazones vont boire à la source d'ébène » de Thierry Sinda », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  N° 14 | ÉTÉ  2023 « Les conteuses en poésie » Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 29 juillet 2023. URL :  

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno3/no14/anthologie deslaureates

 

 

 

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Dernière modification du 25 août 2023 : l'ajout de "À lire aussi".

 

 

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 18:41

Megalesia 2020 | Le néopaganisme & la sexualité dans la culture populaire du XXIe​​​​​​ siècle | Florilège de textes poétiques | Revue culturelle d'Afrique & d'Orient

 

 

 

 

Un chant

 

pour Africa

 

 

 

 

Emmanuel Toh Bi

Maître de conférences

Université de BOUAKÉ Côte d’Ivoire

Écrivain-poète, concepteur de l’IVOIRONIE

 

 

 

Crédit photo : "Dame blanche", peinture africaine, domaine public, Commons. 

 

 

Un rictus d’art ancestral pour toi

Une mélopée cadencée en chœur d’esclaves 

Sur des bateaux d’effroi maritime

Un pleur spirituel de lignes philosophico-littéraires

À ton chevet, Mama

Pour le culte de ta cure d’expiation.

 

Un discours de psychanalyse pour toi

Une mélodie mangeuse d’esprit

Dans les enclaves nègres

Un cri artistique de confession identitaire

À ton chevet, Mama

Pour le charme de ta berceuse méditative.

 

Une hilarité explosive raciale

Une symphonie sémantisée de rythmique d’effluve cardiaque

Dans les ghettos de pauvres à Kingston

Une vocifération imaginaire de réflexes anticonformistes

À ton chevet, Mama

Pour le rite de ton pansement psychique.

 

Une cuvette de paroles enchanteresses

Une sonorité de sanctification intelligible

Dans les trous de gueux émancipés à Treichville

Un long rire poétique

À ton chevet, Mama

Pour ta signature d’acte de délivrance morale.


 

Un arbre de lexicalité incantatoire

Un chant de recherche idéologique de la bouche du Rasta Marley

Dans les travées précaires à Harlem

Un puissant soupir de soulagement

À ton chevet, Mama

Pour l’instant de l’affranchissement racial.

 

Un chant-reggae pour toi Mama

Dans l’Africa de tes spiritualités

Et de tes Universités Rastas.

***

 

Pour citer ce poème

​​​​​Emmanuel Toh Bi, « Un chant pour Africa », poème reggae inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020| I- Le néopaganisme & la sexualité dans la culture populaire du XXIe​​​​​​ siècle, mis en ligne le 27 mars 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/africa

 

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Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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