27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 10:58

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​​​​​REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Florilège de créations

 

 

 

 

 ​​

 

Une femme aux yeux noirs

 

 

 

(Victime de féminicide)

 

 

 

 

 

Mona Gamal El Dine

 

Docteur en sciences de l'art (La Sorbonne Paris), Membre de la Société des Gens de Lettres, Membre du P.E.N Club International, Sociétaire des Poètes Français, Présidente de l'association ISIS Arts & Cultures, Fondatrice des Rencontres des Poètes pour la Paix, Membre de Cercle Universel des Ambassadeurs de la paix (Genève/Paris), Historienne de cinéma & Réalisatrice

 

 

 

 

Crédit photo :  Une "Andalouse", tableau, Commons. 

 

 


 

Tu as des yeux noirs comme la nuit

Tes yeux noirs comme les pleurs de la nuit et du jour

Tes yeux noirs comme la tristesse 

Tes yeux noirs sont une force de combat

Tes yeux noirs sont à l’épreuve infinie

Tes yeux sont dépourvus de vie 

Tes yeux figent le vide de l’absence

Ce sont tous mes souvenirs qui me reviennent avec les larmes devant ta photo

Je déteste cette séparation

Mon sentiment est invisible

Quand je suis seul, tu es arrivée

Quand je suis triste, je t’aime

Une paire d’yeux ne suffit pas pour te regarder

Quand je croise ton regard, je tombe amoureux de toi

Pour toi maman car tu es un rayon de soleil  


 

© M. Gamal El Dine

 

 

 

Pour citer ce poème engagé & féministe

 

Mona Gamal El Dine, « Une femme aux yeux noirs (Victime de féminicide», poème féministe, Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 27 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/mged-yeuxnoirs

 

 

 

 

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3 juin 2021 4 03 /06 /juin /2021 10:25

 

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Réception & critique d'autrefois| Presses, médias, femmes, genre & poésie

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 ​​​​

 

 

Extrait de

 

 

"Bibliographie" 

 

 

 

 

 

 

 

 

Élise Moreau de Rus

 

Texte choisi & transcrit

par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : Redon, "Profil de femme avec couronne de Lauriers", domaine public, Wikimedia. 

 

 

 

 

 

    Les limites très restreintes de notre journal ne nous permettent pas de signaler à nos lecteurs aussi souvent que nous nous le désirerions, diverses publications utiles et dignes d'éloges […] Cet ouvrage nous conduit à vous parler des Deuils de Famille, œuvre presque du même genre, due à la plume aussi poétique en prose qu'en vers de Mme Maria Delcambre. C'est un recueil de pieuses consolations adressées à ceux que la mort d'un père, d'un époux, d'une femme, d'un enfant aimés, a frappés d'une de ces douleurs que la piété seule peut préserver du désespoir. Le style de cet ouvrage est simple, harmonieux, touchant et plusieurs de ses pages sont si profondément senties, qu'il est impossible de les lire sans avoir le cœur ému et les yeux mouillés.[...].

 

 

 

Cette brève réception journalistique du recueil de la poète Maria Delcambre présente ci-dessus, a été rédigée par la journaliste et critique littéraire GAGANE, Élise / Élise MOREAU de RUS et se trouve dans le périodique GAGNE, Paulin (1808-1876), Le Théâtre du monde : journal et cours littéraires et artistiques renfermant un choix de pièces en prose et en vers destinées à être lues ou déclamées dans le monde, et une revue critique des oeuvres principales et nouvelles du mois / par M. Gagne, avocat,... ; avec la collaboration de Mme Élise Gagne/Élise MOREAU de RUS, femme de lettres,.... 1857-05. Cet ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica de la Bibliothèque nationale de France.

 

Élise Gagne

 

 

 

***

 

 

Pour citer cette réception d'autrefois

 

Élise Moreau de Rus, « Extrait de "Bibliographie" », texte journalistique dans GAGNE, Paulin (1808-1876), Le Théâtre du monde : journal et cours littéraires et artistiques renfermant un choix de pièces en prose et en vers destinées à être lues ou déclamées dans le monde, et une revue critique des oeuvres principales et nouvelles du mois (1857-05), a été choisi & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 3 juin 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/emgr-biblio

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Amour en poésie Maternité en poésie
26 mai 2021 3 26 /05 /mai /2021 14:03

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Critique & réception | Biopoépolitique |  Voies/voix de la sororité 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Violence(s) 

 

 

de Paule Andrau, un livre choc qui 

 

 

paraîtra le 10 septembre aux

 

 

Éditions Maurice Nadeau

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Première de ouverture du livre, fournie par les éditions Maurice Nadeau. 

 

 

 

Agrégée de lettres classiques et professeure de chaire supérieure, Paule Andrau a longtemps enseigné la littérature avant d'écrire «  le temps venu » et de prêter sa voix à toutes les femmes qui sont entrées dans sa vie « – femmes du réel, des livres, de l'Histoire, des faits-divers, des films, des rêves – et qui n'en sont jamais ressorties ».

 

 

© Crédit photo : Image de Paule Andrau, fournie par la critique F. Urban-Menninger. 

 

 

 

 

Ces femmes ont toutes en commun leurs désillusions dans un monde fait par et pour les hommes. Dès la naissance, les femmes appartiennent « au peuple de la fente », ce qui leur vaut d'être de l'autre côté des mots, à savoir celui de l'indicible et de l'inaudible.

C'est justement cet « indicible » que Paule Andrau nous donne à entendre à travers des bribes de destins qui brisent le miroir des apparences et de la trop confortable bien-pensance.

Sans fausse pudeur, l'auteure aborde le tabou des « menstrues » et revient sur les années 50 ou 60 où les serviettes jetables n'existaient pas. Ces dernières en tissu, retenues par une ceinture, marquaient avec les saignements le passage obligé pour devenir une vraie femme avec tout ce que cela incombait et incombe encore aujourd'hui. Le mariage, les enfants, les relations sexuelles qui finissent par devenir « un devoir conjugal » quand la routine a remplacé le plaisir… Quant à celle qui a réussi, souvent elle cumule son emploi et les charges familiales et domestiques ! Arrivée à la cinquantaine, la femme usée se retrouve « pauvre, vieille et laide » alors que l'homme peut tout recommencer !

Ces femmes dont les destins se fondent dans celui d'une « matrice universelle » partagent une douleur ancestrale, intemporelle. Car que reste-t-il aux femmes qui ont tout donné ? À celles qui ont abandonné leur emploi pour se consacrer aux tâches ménagères, à leurs enfants, leur mari ? L'envie de partir et de tourner la page leur semble impossible.

Alors l'une d'entre elles sombre dans l'alcoolisme pour noyer sa désespérance, une autre tente de mettre fin à ses jours en traversant une verrière…

Une autre encore nous parle d'outre-tombe après avoir été violée et massacrée avec deux de ses amies par « deux brutes épaisses ». « Oui je suis morte mais je hurle » et plus loin « je hurle pour moi et pour elles, pour nous qu'on a retrouvées au bout de huit jours, mal enterrées dans un bunker de la côte abandonné aux sans-abris ».

Ce hurlement de l'au-delà, Paule Andrau nous le restitue à travers le sang des mots qui coule entre les lignes. Ce sang, c'est celui aussi de cette enfant de quinze ans violée quotidiennement par son employeur et qui finit par le tuer en provoquant un accident.

Ce sang, c'est celui encore de cette jeune Malienne qui découvre un jour qu'elle a été excisée « Mutilée, je suis mutilée, je suis une autre », crie-t-elle.

C'est aussi l'évocation du procès d'un père violeur au cours duquel la question lapidaire posée par l'avocate ne peut laisser le lecteur indemne, le livre refermé : « Que faire contre le sceptre turgescent du père ? »

 

Nul doute que Violence(s) de Paule Andrau est un livre-cri qui fulgure dans le silence encore et toujours assourdissant qui accompagne les violences faites aux femmes. Car même si l'on parle aujourd'hui de ce sujet trop longtemps tu, cela reste « un sujet » qui fluctue au fil de l'actualité, un fait-divers chassant l'autre, égrenant à l'infini la kyrielle des violences ordinaires infligées aux femmes car elles sont femmes !

 

Seule une femme pouvait écrire ce livre lumineux car c'est dans son propre corps que l'auteure a su écouter les voix de toutes ces femmes qu'elle porte en elle. Elle en a accouché sur la feuille blanche et s'est jointe à leur chœur en affirmant fièrement « Et c'est ça notre force, notre irréductible pouvoir de vivre : la conscience de porter en nous les origines de tout. La conscience d'être la vie ».

 

 

F. Urban-Menninger

 

 

 

Notice supplémentaire 

 

À l'heure où je viens de clore cet article, j'apprends que deux jeunes femmes viennent d'être assassinées par leurs compagnons, l'une a été poignardée, l'autre a succombé sous des coups de marteau….

Les commentaires sont inutiles si ce n'est le conseil réitéré de lire « Violence(s) » de Paule Andrau, un ouvrage majeur dans la compréhension de ce « continent sinistré » où les femmes n'ont plus de nom.



 

 

***

 

 

Pour citer cette critique 

 

Françoise Urban-Menninger, « Violence(s) de Paule Andrau, un livre choc qui paraîtra le 10 septembre aux Éditions Maurice Nadeau » texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 26 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/fum-livre-violences

 

 

 

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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 14:19

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Voies/voix de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maman

 

 

 

 

 

Corinne Delarmor

 

 

 

 

Crédit photo : Renoir, "Bouquet", nature morte, tableau, Commons, domaine public​​​​​​. 

 

 

 

 

Dans la beauté de tes vingt ans,

Le ventre fier et le sein rond,

Tu as porté ton cher enfant,

Donné la vie, le biberon,

 

 

Tu m’as tenu la main longtemps,

Moi, ton petit, toi, ma Maman,

Découvrant le monde en chantant,

Ensemble, à chaque moment,

 

 

Te souviens-tu des premiers pas,

Des couches, des bobos aux genoux,

Tu te faisais tant de tracas,

À l’école, j’attrapais des poux,

 

 

Un jour, je ne sais pas lequel,

Au lycée, était-ce au collège,

Autonome, j’ai rencontré celle

Qui émerveille, qui allège,

 

 

Être amoureux, puis aimer,

Tu m’avais montré le chemin,

Ainsi, puis, d’année en année,

C’est à elle que je tiens la main, 

 

 

Ta place est unique en mon cœur,

Tu m’as donné tant de ton temps,

Tu contribues à mon bonheur,

Toi, ma Maman, depuis longtemps,

 

 

Aujourd’hui tes cheveux sont gris,

Mais tu as bien rempli ton rôle,

Tu me regardes et me souris,

Et c’est mon âme que tu frôles !


 

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème élogieux des mères

 

Corinne Delarmor, « Maman », poème  inédit pour la fête des mères, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 23 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/cd-maman

 

 

 

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