30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 17:17

Megalesia 2020 | Équinoxe

 

 

 

ÉQUINOXE

 

Poèmes, textes et chansons

 

Confinés

 

Psaume, © Véronique Caye.  

 

ÉQUINOXE

 

 

Barbara Polla

 

[Invitée de Megalesia]

 

 

 

 

 

ÉQUINOXE, 9ème Nuit de la Poésie, devait avoir lieu la nuit du 21 au 22 mars 2020 à la FONDATION THALIE à Bruxelles ; elle a été reportée (voir le site de l'événement ).

 

 

Mais la poésie continue…  

 

Et ce recueil permet la publication online sur le Pan Poétique des Muses (Megalesia) des textes et images de …

 

Chloé      

Arrouy 

Orianne   

Castel 

Véronique  

Caye 

Christine   

Guinard 

Nathalie   

Guiot 

Selçuk       

Mutlu 

Pierre       

Liebaert 

Sofie       

Verraest 

Jeroen       

Cantryn 

Nikias       

Imhoof 

Erik & Noah  

Pardaens 

Rachel      

Labastie 

Elya        

Verdal & Virginie Procureur 

Mimi      

Kunz 

   

Barbara   

Polla & Eva Magyarosi 

 

… ceci en attendant une nouvelle Nuit et en parallèle aux soirées poétiques online organisées par Nathalie Guiot, la Fondation Thalie et Pascal Barret, et en attendant, aussi, une future publication de la Fondation Thalie d’une sélection de textes des Soirées et de la Nuit. 

 

 

 

La jouissance et la poésie comparables en ceci qu’elles sont toutes deux des activités strictement autotéliques. Elles ne servent à rient d’autre qu’à elles-mêmes. Elles ne confèrent aucune gloire. Elles ne conduisent à aucun gain, aucune dépense, elles sont hors du temps et le temps cède à la jouissance comme il cède à la poésie. Elles sont hors du champ du capitalisme. Elles résistent. Elles sont féministes. Elles sont humanistes.

 

 

 

Merci à toutes et à tous les poètes du monde, dans l’âme.

 

 

 

Table du volume

selon la présentation des poèmes

par l'éditrice Barbara Polla, en cours de réalisation, merci de votre compréhension !

 

 

« Psaume » par Véronique Caye (voir la photographie ci-dessus)

​​

« Cmt empêcher les étoiles de mourir » par Chloé Arrouy

 

« S’ABSTRAIRE Les ennemis du signe » par Orianne Castel

 

« Je n'aime plus l’océan » par Christine Guinard

 

​​«​​ La vie est comme le sable » par Nathalie Guiot

 

« Calice » & « Mourir l’été » par Nathalie Guiot

 

« Deux poèmes » par  Selçuk Mutlu

« ​​Dans la chambre » par Pierre Liebaert

« mother does my horoscope in the morning » par Sofie Verraest

 

« ​​moeder maakt's ochtend mijn horoscoop op » par Sofie Verraest, vertaling Els Moors (trad.)

 

« We are human » par Jeroen Cantryn

 

«Élucubrations (extrait) » par Nikias Imhoof

 

«  Verbiage » par Nikias Imhoof

 

« Song for Rosanna or Kasia, Asta, Christel, Jacqueline, Ann, Anna, Barbara, Stefan, Koen, Geert, Greet,…Human Beings » par Erik & Noah Pardaens

 

« Djelem Djelem » par Rachel Labastie

 

Elya Verdal & Virginie Procureur, « À fleur de peau – correspondances »

 

​​​​« The Body » par Mimi Kunz

 

« Notes éparses sur ma mystique » par Véronique Caye

 

« MA QUARANTAINE. La quarantaine, ma quarantaine. Pause. Listen. Play. », « Je tiens déjà le pinceau »  par Cyrille Zoé Polla

 

« Épiphanie » par Barbara Polla  (poème) & Eva Magyarosi (dessins)

« L’équinoxe est devenu solstice » par Barbara Polla

 

 

***

 

Pour citer ce volume

​​​​Barbara Polla, « ÉQUINOXE », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020|IV-ÉQUINOXE sous la direction de Barbara Polla, mis en ligne le 30 mars 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/equinoxe

 

Mise en page par David Simon

Page créée le 30 mars 2020 et en cours d'édition... 

Dernière mise à jour : 30 avril 2020

Dernière mise à jour : 7 juin 2020.

Dernière mise à jour incomplète : 28 août 2020

 

 

 

© Tous droits réservés                                 Retour à la Table de Megalesia à venir​​

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Équinoxe Événements poétiques
27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 12:00

Megalesia 2020 | Critique & réception

 

 

 

Ses yeux d'eau

 

ou la poésie de la déesse Oxum​​​​​​

 

 

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

© Crédit photo :  "Première de couverture de Ses yeux d'eau", illustration par Adriana Varejão, Via Láctea, 2017, huile et plâtre sur toile 118 x 103 cm, photographie par Eduardo Ortega/Fortes d'Aloía & Gabriel. 

Cette image du livre a été prise par LPPDM.

 

 

 

Conceição Evaristo, Ses yeux d'eau, Nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Izabella Borges, Préface de Daniel Rodrigues, éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2020, p. 160, 15 €, ISBN 978-2-7210-0717-9, https://www.desfemmes.fr/litterature/ses-yeux-deau/

 

 

 

 

« Je veux contaminer d'espoir d'autres bouches », lit-on dans la nouvelle « Nous décidons de ne pas mourir ». Le désir du personnage Bica fait écho à celui de son autrice, Conceição Evaristo, dont l'œuvre a transmis son espoir à d'autres bouches et d'autres mains, devenant le point de départ d'une nouvelle génération d'écrivaines qui changent actuellement le paysage des lettres brésiliennes.

[...]

Peu à peu, sa littérature se construit autour du concept d'escrevivência qui est, selon elle, une forme littéraire dialectique mettant en rapport l'expérience d'une collectivité (les femmes noires brésiliennes) et l'autobiographie. Escrevivência ne se limite pas au récit et puise aussi dans le langage poétique la forme d'un chant qui s'exprime en 2008, dans le recueil Poemas da Recordação e outros movimentos4. Une autre forme d'expression en est la multiplication des histoires. […] Il est important de souligner que la nouvelle est un genre majeur au Brésil depuis l'avènement d'une littérature nationale au XIXe siècle. Les chants des femmes noires résonnent enfin à côté de ceux des personnages canoniques de la littérature brésilienne.

Daniel Rodrigues, Préface « Archives et transmissions » , pp. 5-12.

4. Poèmes de la mémoire et autres mouvements, trad. Rose Mary Osorio et Pierre Grouix, édition bilingue, des femmes-Antoinette Fouque, 2019.


 

 

 

Bellement traduit, préfacé et présenté aux éditions des femmes-Antoinette Fouque, ce recueil de nouvelles est avant tout une œuvre poétique bouleversante au style limpide ; une écriture – translucide à l'encre des larmes – qui dit l'humain dans ses grandeur et déchéance. Le recueil narre féministement et parfois crûment des beautés, souffrances, joies (souvent éphémères), désirs et amours des corps humains entravés par les supplices de la pauvreté, l'exclusion et un passé plus que douloureux. Il décrit brièvement mais sincèrement des vies de femmes noires brésiliennes sans oublier ni juger, leur entourage composé de brésiliens noirs ou pas. D'emblée, la violence du passé esclavagiste se mêle et s'ajoute à celle des vies brisées dans les favelas où règnent les violences, misères et armes des trafiquants de stupéfiants.

 

L'ouvrage dresse une cartographie géopoétique de la fragilité de l'existence humaine dans les classes populaires. En quelque sorte, il est un éloge de la vie côtoyant la mort. Il met ainsi en scène des témoignages puissants de vie aux favelas brésiliennes où des personnages féminins et masculins variés évoluent, apprennent à réinventer quotidiennement la vie ou à mourir dans l'indifférence générale. Ces récits de vie inspirés des personnes réelles naïves et exclues naviguant entre Éros et Thanatos (la vie et la mort) s'ouvrent par une nouvelle probablement autobiographique sur l'espoir « Ses yeux d'eau » et se terminent optimistement par une conviction libératrice avec la naissance de « Ayoluwa, la joie de notre peuple ». Ainsi, au cœur de l'exclusion mortifère naît l'amour multiple, explosif, puissant, jouissif sans jugements ni corps normés (voir par exemple les nouvelles intitulées « Luamanda », « Un baiser sur la joue »)

 

Grâce à ses style et voix poétiques, Evaristo nous fait entendre l'indicible douleur acculée aux corps des femmes afrobrésiliennes. Elle nous fait voir aussi la beauté de leurs poésie et héritage culturel métissé remplis de croyances. Elle arrive narrativement à restituer une collectivité de femmes et de filles battantes malgré la stigmatisation et les blessures. Des amazones, des vivantes, désirantes et désirables qui font vivre leur peuple. Elle fait également émerger tout un cosmos poétique peuplé de mythes, légendes urbaines et de croyances familiales.

 

Ce recueil fait ainsi jaillir au for intérieur une « Fontaine de Jouvence », un moment de grâce et d'amour au-delà des passions tristes (la honte, la peur, la vengeance...), au-delà de la mort rôdant aux creux et plis des pages et des vies piétinées des personnages socialement rejetés, désorientés aux vécus (et parfois corps) mutilés qui cheminent quelquefois tragiquement vers leur fin (voir par exemple les nouvelles « Duzu-Querença », « Maria », « Zaíta a oublié de ranger ses jouets », « Di Lixão », « Les amours de Kimbã »)

 

La langue parfois crue – rappelle celle de Violette Leduc décrivant des scènes d'amour lesbien – mais sincère, s'ancre dans le langage des favelas et dans une description minutieuse de la quotidienneté violente des personnages. Elle témoigne également des difficultés rencontrées par les protagonistes. Elle colle également aux langage et vécu réels des gens des favelas (voir à ce propos l'extrait cité au début de ce texte de la préface de Daniel Rodrigues sur l'« Archive-transmission » et la « violence-archive », idem, p. 8).

 

Les quinze nouvelles portant majoritairement sur des femmes de tous les âges et caractères se caractérisent par des traits communs parmi eux, on cite :

 

Une narration féministe

 

Parmi les traits communs de l'ensemble des nouvelles, figure le féminisme disséminé dans la volonté manifeste des femmes et filles de s'en sortir, d'être libres de leurs entraves... de vivre et de jouir malgré tout.

 

Avec véhémence, la nouvelliste aborde dans Ses yeux d'eau des questions féministes sensibles sur la sexualité précoce, hors mariage et non protégée, la prostitution, le proxénétisme des femmes, le désir des femmes et jeunes femmes de jouir, la grossesse non désirée, l'avortement clandestin, la stérilité, le désir d'enfanter, les violences sexistes et racistes à l'encontre des femmes (insultes, surveillance, viol, mutilation, féminicide racial, matricide, etc.), l'abandon d'un bébé à la naissance, l'éducation, des savoirs dits féminins, la grossesse pour autrui, la sexualité des femmes mûres avec des jeunes hommes, la sexualité avec des personnes âgées, la l'homosexualité masculine et féminine, la bisexualité et la sexualité à plusieurs, etc.

 

La nouvelliste n'oublie guère d'évoquer les complicité, solidarité, compréhension, sororité, désaccords et malentendus entre les femmes de toutes les générations. Evaristo lève implicitement par exemple le voile sur le conflit freudien autour de l'absence du phallus chez une femme dans la nouvelle intitulée « Luamanda » ou sur la folie, l'hystérie et la sorcellerie des femmes dans « Duzu-Querença » et « Combien d'enfants Natalina a-t-elle eus ? »

 

Ainsi, l'ouvrage présente les récits du point de vue féministe y compris quand la nouvelliste raconte des vies d'hommes, le regard et la manière de rendre palpable leurs vies sont féministes. Par ailleurs, le choix du vocabulaire permet au lectorat de s'en rendre compte facilement.

Nous soulignons également que le féminisme de la nouvelliste n'est pas du tout un jugement moral relevant du bien et du mal, son féminisme renvoie au combat quotidien des femmes, enfants, adolescentes, adolescents et hommes aux origines afrobrésiliennes pour vivre et mourir dignement tout en rêvant et espérant en un lendemain meilleur.

[...]

Je recommande vivement la lecture du recueil.

 

DS. AOÛT 2020.

 

 

 

 

Retrouvez la version complète de cet article dans le n°3 papier sur l'Eau de la revue féministe et paritaire IRIS & MÊTIS, parution en novembre 2020.

 

Plan de l'article

 

I- Introduction

II- Caractéristiques communes aux nouvelles du recueil

_ Une narration féministe

_ Le tissu narratif et poétique des nouvelles est identique

_ L'omniprésence des femmes, des féminins et de la sexualité

_ Les références au masculin sont généralement crues et parfois drôles

​​​​​​_ La poésie de la déesse Oxum

III​​​​​- Conclusion

 

Pour consulter la page du livre aux éditions des femmes-Antoinette Fouque : 

 

***

 

Pour citer ce texte

Dina Sahyouni, « Ses yeux d'eau ou la poésie de la déesse Oxum », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020 & n°3 | Eau, IRIS & MÊTISmis en ligne le 27 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ds-sesyeuxdeau-evaristo

 

Mise en page par David Simon

 

© Tous droits réservés 

Retour à la Table de Megalesia

​​​​​​

26 août 2020 3 26 /08 /août /2020 15:04

Megalesia 2020 | N°9 | Poésie érotique  

 

 

 

 

La grâce triomphera

 

 

Poèmes écrits d'après les œuvres de l’artiste Carine Bovey, et lus le 25 août 2020 en public à Genève.

 

 

 

 

Barbara Polla

Site où elle publie régulièrement :

https://sarasvati.fr/

ou

https //womentoday.fr/

 

Blog officiel : 

https://barbarapolla.wordpress.com/

 

Site officiel de la Galerie :

https://analixforever.com

 

Poèmes dédiés aux compositions artistiques de

Carine Bovey

 

 

© Carine Bovey, "La grâce triomphera".

 

 

Carine 

 

 

Nous étions confinés

J’ai inventé l’amour

L’amour à la maison

J’avais envie de vivre

 

 

J’ai mis mes hauts talons 

Mes perles dans ma vulve

Et je me suis assise 

Sur la machine à laver

 

 

J’ai appuyé sur start

J’étais à califourchon

Il est venu voir

Attiré par le bruit

 

 

Car je criais un peu

Le voisin d’à côté

Qui me connaît trop bien

Tapait fort sur le mur

 

 

Nous étions confinés

J’ai inventé l’amour

L’amour à la maison

J’avais envie de vivre

 

 

Il est venu voir

De très près

Les perles dans ma vulve

Il pleuvait des cyprines

 

La machine tressautait

Mes fesses faisaient de même

Il prit la peinture rose

Et me peignit les seins

 

Il prit la peinture blanche 

Et peignit mon visage

L’acrylique sentait bon

Comme une corbeille d’argent

 

Nous étions confinés

J’ai inventé l’amour

L’amour à la maison

J’avais envie de vivre

 

J’ai appuyé sur stop

J’ai pris toutes les couleurs

Je me suis mise à peindre

La grâce triomphera

 

 

 

 

Rapunzel


 

 

Talons aiguille
intérieur jour
Ögonblick
fin de soirée en forme de chute
 

 

Les seins avancent masqués
l’orgasme à fleur de peau
l’orgasme au bout des perles

 

 

Les vulves sont des fleurs
cela on le savait
les vulves sont des bijoux
en soie et en perles

 

La poignée de la porte
un bouquet à la main
elle sort
laissant derrière elle
sa tresse kilométrique


 

© Carine Bovey, "Rouge à lèvres".

 

 

Rouge à lèvres


 

Mitraillette en dentelle
le sexe ou les armes
nous préférons le sexe
le clitoris en fleur
des vulves en bois
couleur soleil couleur bleu nuit
petites lèvres grandes lèvres
rouge à lèvres

 

 

 

 

 

© Carine Bovey, "La mère".

 

 

La grâce triomphera 


 

La grâce de la mère

Prozac
biberon
lolette
des seins de lèvres
des bouches aphones
téléphone
 

 

Parfum
réveil

Cologne
sac glace
maquillage

 

 

Des huitres gluantes
des perles des fleurs et des fraises
et du lait maternel
vibromasseur
boules de geisha

éclaboussures couleurs, de toutes couleurs
je peins le ciel
pour la mère goulue
couleur arc en ciel

 

 

La grâce triomphera

 

 

© Carine Bovey, "invitation à la danse".

 

 

Invitation à danser



 

Mon amant m’a dit
d’exquises horreurs 

Ce soir je serai la plus belle
pour aller danser
 

 

Lui James, moi Nora
J’écoute, je ris, je ris et je jouis
Ma chère éminence

Ce soir je danse !

 

 

Avec mes hauts talons

Cages dorées ensanglantées

Je trébuche maladroite et floue

Fin de soirée je suis tombée

 

 

Mais il m’a rattrapée par les cheveux

M’a remise droite sur la piste

Il me parle d’amour
Et dans ses bras je danse

 

 

Jusqu’au matin 


 

Jusqu’à la fi

 

 

Dans le cadre du festival Eauditives (12e édition) à Toulon, voir ci-dessous :

 

© Capture d'écran, fournie par Barbara Polla, 2020. 

 

***

 

Pour citer ces poèmes érotiques & féministes

 

Barbara Polla« La grâce triomphera », poèmes inédits dédiés aux œuvres de Carine Bovey, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020 & N°9 | Fin d'été « Femmes, Poésie & Peinture » sous la direction de Maggy de Costermis en ligne le 26 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/bp-poemes-carine

 

 

Mise en page par David Simon

 

© Tous droits réservés 

Retour à la table de Megalesia

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Numéro 9 Poésies féministes Poésie engagée
21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 15:46

Megalesia 2020 | Revue poépolitique | Articles et témoignages politiques

 

 

 

 

François Hollande, l’indéfinissable.

 

Journal d’une campagne présidentielle

 

(Extrait)

 

 

 

 

 

Mustapha Saha

Sociologue, poète, artiste peintre*

 

 

 

 

Cet extrait original porte sur la Campagne présidentielle de François Hollande et contient des photographies inédites :

 

 

François Hollande le confie lui-même, il vit la politique comme une vocation, un sacerdoce, une consécration. Une prêtrise sans soutane. Humanisme bourgeois et charité chrétienne. Imprégnation  durable  des années d’études chez les Frères des Écoles chrétiennes à Rouen. La politique, un chemin tracé dès l’enfance. Il se rêve Président de la République dans le berceau.  Il s’y consacre corps et âme, se faufile dans les coursives, brouille les pistes de sa trajectoire.  La consensualité et la  ténacité se conjuguent  singulièrement dans la silencieuse méthode. Et de fait, il existe chez cet homme paradoxal, une intelligence pragmatique, une perspicacité tacticienne, une subtilité florentine qui n’appartiennent qu’aux jésuites. Il fréquente le Lycée Pasteur à Neuilly, sanctifié par ses mythiques professeurs, Jean-Paul Sartre, Fernand Braudel… La philosophie lui tourne le dos. Son ami Bernard-Henri Lévy n’est pas le meilleur instructeur.  L’histoire lui ouvre un passage, il prend le raccourci des Grandes écoles. Il développe son humour comme une carapace. Il exerce ses talents, en dilettante, dans la troupe du Splendid, aux côtés de ses condisciples Christian Clavier et Thierry Lhermitte.  La sirène politique sera toujours plus forte. La politique, la pire drogue inventée par le genre humain. Les crocodiles hantent le marécage. La bourbe l’angoisse. Jamais aux bords des sables mouvants, il ne s’aventure. Il longe patiemment la digue jusqu’à bon port. Garder le cap quoi qu’il advienne. Gagner dans l’humilité. Perdre dans la dignité. En 1974, à vingt ans, il préside un comité estudiantin de soutien à François Mitterrand. Il trouve son père spirituel, son guide historique, son mentor inespéré. Il surmonte, comme il peut, son complexe d’Œdipe.

 

 

 

Quand il accède à la direction du Parti socialiste, en 1997, il s’installe dans la durée, ne cède son fauteuil de Premier secrétaire qu’en 2008, pour prendre sa revanche sur les intelligences sublimes tombées de leur piédestal et les trahisons intimes sans capital. L’homme des conciliations et des réconciliations improbables peut se prévaloir d’un bilan balsamique. Il s’entoure d’une poignée de fidèles, gère tous les autres comme des intérimaires. Il fait mine de ne rien voir, rien ne lui échappe. Il ménage les susceptibilités, bricole les procédures, déménage les concurrents sans vacarme. Il  se place délibérément en dehors de la mêlée, sauvegarde l’unité du parti, sinon dans l’armature, du moins dans les apparences, masque les divisions internes, les querelles intestines, les intrigues incessantes. Il affronte les intempéries, fait le dos rond sous l’orage, se donne des airs de sage. Le parti socialiste, sans chef populaire, sans tribun spectaculaire, sans leader solaire, traverse les tempêtes sans aller nulle part. François Hollande désamorce les défaites aux présidentielles, se présente et se représente aux congrès du parti comme seul dominateur commun,  un moindre mal,  un recours moral. Il remporte régulièrement les élections intermédiaires, arrache à la droite, un par un, ses fiefs historiques, prépare méthodiquement la conquête du Sénat par la gauche,  gagne l’amitié de plusieurs barons de province, creuse laborieusement son obscure tanière, surgit sous lumière où personne ne l’attend.

 

 

 

En novembre 2008, au Congrès de Reims, après avoir annoncé, longtemps à l’avance, qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de Premier secrétaire, François Hollande se met volontairement en retrait, renonce symboliquement au discours de clôture, aplanit les conflits latents en coulisses, veille au bon déroulement des choses avant de passer la main. Sa bonhomie dissimile un doigté de magicien. Il joue le spectateur.  La fausse modestie absorbe les contradictions. Qu’importe si, plus tard, l’anaphore « Moi, Président » dépromet  le slogan « Président normal ». Une sainte alliance se forme hors scène contre Martine Aubry, donnée prématurément favorite. Sous grand chapiteau blanc, Bertrand Delanoë jette l’éponge. La confusion atteint son comble. Le parti est au bord de l’impulsion.  Les courants s’affrontent. Les impétrants et les courtisans se déchirent. Nul ne sort indemne de l’arène. La marcescence fatale du parti se profile. Les  vétilleux voient dans la posture effacée de François Hollande un signe  de lassitude, de résignation, de renoncement. Les faux-frères décèlent une opportunité à saisir, abattent précipitamment leurs cartes. Les impétueux  enterrent  le  sortant dans la petite histoire. Il n’en est rien. François Hollande entre, pour de bon, dans la bataille présidentielle. Sa décision est prise, sa réflexion mûrie depuis longtemps. Seul un noyau de proches connaît le secret.

 

 

 

La longue marche commence dès l’hiver 2008. L’association « Répondre à gauche » est créée dans une petite salle de la  Fédération Internationale de l’Art photographique (FIAP) Jean Monnet, dans la discrète rue Cabanis du quatorzième arrondissement de Paris.  Une vingtaine de personnes. Le bureau, sous la présidence de Stéphane Le Foll, se compose de compagnons indéfectibles, Michel Sapin, Faouzi Lamdaoui, Bruno Leroux, Dominique Villemot, Philippe Bonnefoy, Bernard Rullier… D’autres fidèles sont présents, Frédéric Scanvic, Claude Pigement, Yannick Trigance, Jean-Pierre Bequet, Didier Arnal, Jacques Blandin, Jacques Dementhon. La plupart de ces militants dévoués seront exclus  des fonctions ministérielles, des responsabilités institutionnelles, des gratifications officielles. Valérie Trieweiler et Valérie Scharre, compagnes respectives de François Hollande et de Michel Sapin, participent discrètement à l’acte fondateur. D’autres affidés suivent l’événement de leur fief, Kader Arif, François Rebsamen, Jean-Yves Le Drian, Bernard Poignant. Isabelle Sima et Vanessa Parodi montent la garde. Aucun journaliste n’est présent. Les seuls reportages photographiques de cette période sont réalisés par l’auteur de ces lignes. Le club de réflexion veut réanimer les idéaux socialistes,  concrétiser l’égalité républicaine, élaborer une alternative aux aberrations capitalistes. Une rengaine rabâchée depuis deux siècles. Le slogan « Le changement, c’est maintenant »  sonne faux. Il n’est pas de changement réel sans révolution. Il n’est pas de révolution sans conséquences imprévisibles. Ici,  l’ordre établi n’est pas remis en cause. François Hollande dévoile les grands axes de son projet, les trois pactes éducatif, productif et redistributif, les trois principes de sa démarche, la  cohérence, le réalisme, la crédibilité, les trois arcanes de sa méthode, l’efficacité, la vigilance, le verrouillage tous azimuts. Triptyque argumentaire, appris sur les bancs de l’Ecole Nationale d’Administration. La philosophie, la littérature, la culture sont exclues, rangées aux accessoires inutiles. La rhétorique se simplifie. Ne reste qu’un hublot ouvert aux technocrates sous réserve d’être munis d’une accréditation dûment  paraphée par le patron.  Les préceptes de la campagne me laissent incrédules. En filigrane, la sacralisation du système, des charnières constitutionnelles, de l’administration centrale, de la soumission mentale.  Il ne s’agit que d’une machine électorale au service d’un seul homme, chargé, sous habits neufs, de perpétuer les mêmes privilèges. Les alléchantes propositions du programme feront long feu,  comme toutes les promesses présidentielles.

 

 

 

* Nouveau livre : Mustapha Saha, Haïm Zafrani, Penseur de la diversité, éditions Hémisphères / éditions Maisonneuve & Larose, 2020.

 

Photographies inédites de la Campagne présidentielle de François Hollande.

Copyright © Mustapha Saha

 

 

François Hollande, préparant, dans sa loge, le discours du

 Bourget du 22 janvier 2012.

 Photographie exclusive © Mustapha Saha.

 

 

François Hollande, le 5 avril 2012,  avant son entrée dans l’émission La Matinale sur Canal +. Photographie exclusive © Mustapha Saha.


 

François Hollande à l’université d’été du Parti socialiste à La Rochelle du 25 – 28 août 2011. Photographie exclusive © Mustapha Saha.


 

Siège du Parti sociale, 10, rue de Solférino, Paris VIIème. Mustapha Saha, artiste-écrivain de l’ombre,  devant le poster géant illuminé de François Hollande le soir de la victoire présidentielle. Photographie exclusive © Mustapha Saha.


 

M. Saha au siège du Parti sociale, 10, rue de Solférino, Paris VIIème.. Photographie © Mustapha Saha. Le plume s’isole.


 

M. Saha, sociologue-conseiller,  dans son bureau au Palais de l’Élysée.

 Photographie © Mustapha Saha.

 

***

 

Pour citer cet article politique 

 

​Mustapha Saha (texte et photographies inédits), « François Hollande, l’indéfinissable. Journal d’une campagne présidentielle (Extrait) », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020, mis en ligne le 20 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ms-hollande

 

Mise en page par Aude Simon

 

© Tous droits réservés                                 Retour à la Table de Megalesia

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia
20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 13:07

Megalesia 2020  | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

 

 

 

 

D’Hiroshima à Beyrouth

 

 

 

 

Mustapha Saha

Sociologue, poète, artiste peintre

 

 

© Crédits photos"Albert Camus", portrait par Mustapha Saha, peinture sur toile, dimensions 100 x 81 cm. Mustapha Saha présentant son portrait d'Albert Camus. 

 

 

 

Le monde, en totale disruption, en dérive algorithmique, à la merci de l’intelligence artificielle qui le vide de sa raison naturelle et de son essence humaine, est orphelin de ses philosophes. Bernard Stiegler, le dernier penseur socratique des réalités virtualisées et des virtualités réalisées, l’implacable critique des paradoxalités technologiques, l’intrépide analyseur de l’ignorantisme technocratique, s’éclipse ce 6 août 2020 à l’âge de soixante-huit ans, sans tambour ni trompette. Beyrouth explose dans le tintamarre médiatique. Réveille-toi Albert Camus, la planète  a besoin de tes mots.

Mustapha Saha.

 

ALBERT CAMUS. 

ÉDITORIAL DE COMBAT DU 8 AOÛT 1945

 

« Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique.

 

« On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

« En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles. Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d'aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d'idéalisme impénitent, ne songera à s'en étonner.
Les découvertes doivent être enregistrées, commentées selon ce qu'elles sont, annoncées au monde pour que l'homme ait une juste idée de son destin. Mais entourer ces terribles révélations d'une littérature pittoresque ou humoristique, c'est ce qui n'est pas supportable.
Déjà, on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu'une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d'être définitive. On offre sans doute à l'humanité sa dernière chance. Et ce peut-être après tout le prétexte d'une édition spéciale. Mais ce devrait être plus sûrement le sujet de quelques réflexions et de beaucoup de silence.

« Au reste, il est d'autres raisons d'accueillir avec réserve le roman d'anticipation que les journaux nous proposent. Quand on voit le rédacteur diplomatique de l'Agence Reuter* annoncer que cette invention rend caducs les traités ou périmées les décisions mêmes de Potsdam, remarquer qu'il est indifférent que les Russes soient à Koenigsberg ou la Turquie aux Dardanelles, on ne peut se défendre de supposer à ce beau concert des intentions assez étrangères au désintéressement scientifique.

« Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale, où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.


« Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison ».

Albert Camus.

Combat. 8 Août 1945.

 

***

 

Pour citer ce témoignage

 

​Mustapha Saha, « D’Hiroshima à Beyrouth », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020, mis en ligne le 20 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ms-beyrouth

 

Mise en page par David Simon

 

© Tous droits réservés                                 Retour à la Table de Megalesia

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia

Bienvenue !

 

RÉCEMMENT, LE SITE « PANDESMUSES.FR » A BASCULÉ EN HTTPS ET LA DEUXIÈME PHASE DE SA MAINTENANCE PRENDRA DES MOIS VOIRE UN AN. NOTRE SITE A GARDÉ SON ANCIEN THÈME GRAPHIQUE MAIS BEAUCOUP DE PAGES DOIVENT RETROUVER LEUR PRÉSENTATION INITIALE. EN OUTRE, UN CLASSEMENT GÉNÉRAL PAR PÉRIODE SE MET PETIT À PETIT EN PLACE AVEC QUELQUES NOUVEAUTÉS POUR FACILITER VOS RECHERCHES SUR NOTRE SITE. TOUT CELA PERTURBE ET RALENTIT LA MISE EN LIGNE DE NOUVEAUX DOCUMENTS, MERCI BIEN DE VOTRE COMPRÉHENSION ! 

LUNDI LE 3 MARS 2025

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

Rechercher

Publications

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une

  • AUTOMNE 2025 | NO IV
    VOUS AVEZ ENCORE LA POSSIBLITÉ DE NOUS ADRESSER PAR COURRIEL VOS OUVRAGES EN FORMAT PDF POUR TENTER DE REMPORTER LE 8 MARS 2026 LE PRIX LITTÉRAIRE CI-JOINT SIÉFÉGP, 1ER DÉCEMBRE 2025 LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm) REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE ET...
  • Événement littéraire : Et les livres deviennent femmes !
    N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Critique & réception | Métiers du livre | Actions pour l’égalité des sexes Événement littéraire : Et les livres deviennent femmes ! Photographies & article inédits par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir...
  • L'éblouissement, Ville et Les variations de mon propre feu
    REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques L'éblouissement, Ville & Les variations de mon propre feu Poèmes lyriques par Mariela Cordero Avocate, poète, écrivaine, traductrice, artiste visuelle, conseillère éditoriale pour la Revue de Symbolologie...
  • La mer sauvage, L'autre mer et La houle qui nous réclamait
    N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Florilège | Astres & animaux / Nature en poésie La mer sauvage, L'autre mer & La houle qui nous réclamait Poèmes lyriques par Mariela Cordero Avocate, poète, écrivaine, traductrice, artiste...
  • La nuit s'ouvre et Sable
    N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Florilège | Poésie érotique | Astres & animaux / Nature en poésie La nuit s'ouvre & Sable Poèmes lyriques par Mariela Cordero Avocate, poète, écrivaine, traductrice, artiste visuelle, conseillère...
  • Avis de parution de « L'heure du thé et autres nouvelles » de Françoise Urban-Menninger aux éditions Astérion
    N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Cuisiner en poétisant | Annonces diverses / Avis de parution Avis de parution de « L'heure du thé et autres nouvelles » de Françoise Urban-Menninger aux éditions Astérion © Crédit photo : Première de couverture...
  • À Sète, au festival « Voix vives » édition 2025
    N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Articles & témoignages & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Dossier À Sète, au festival « Voix vives » édition 2025* Témoignage & images par Amel Boudali © Crédit photo : Amel Boudali en mode...
  • Les Nuits d'Alger
    N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Florilège | Revue poépolitique & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques Les Nuits d'Alger Poème engagé par Amel Boudali Crédit photo : Eugène Delacroix (1798-1863), « Les Femmes...
  • À paraître prochainement : « La poétesse Nicole Coppey : Récit de vie et de création artistique »
    N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Annonces diverses / Avis de parution À paraître prochainement : « La poétesse Nicole Coppey : Récit de vie & de création artistique » © Crédit photo : Couverture illustrée de l’ouvrage « La poétesse Nicole...
  • Une femme la nuit
    N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossier mineur | Florilège | Revue matrimoine | Voix/Voies de la sororité | Poésie & philosphie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques Une femme la nuit Poème féministe par Amel Boudali Je suis...