Événements poétiques | Concours Féministes| Festival des poésies féministes 2021 | Recueil | Poésie féministe pour éliminer les violences faites aux femmes
Crédit photo : Fleurs du mal hymne, image de Commons.
L'eau pâle est taillée dans un écrin humide et désiré
C'est là que les vives vagues déferlent sur le rivage
Entonnent des symphonies lourdes d'accords assombris
Les réveils sont longs allumés sur un chemin incendié
Délateurs zélés entre les détonations des Cœurs
Où
S'
Emmêlent les détracteurs fumant claudicant
Crème anesthésique sur une
Myriade de
Lacs enneigés les feux
Scintillent sur le
Devant sur les
Abords
Du Styx
On y dénombre des étoiles
Aux pigments azur et grenat rangées
Dans les
Tiroirs étroits du temps
D'un firmament ardent au conseil
Des soleils, il n'y a qu'un pas de chat
Or y accéder requiert
Force et douceur des esprits
Une tournure d'âme mélancolique et impérieuse
Les trésors y résident au vent roses d'avant
Au détour des présents nimbés
Des futures souches concaves de forêts vexées
Oubliées par le biais virtuel d'un monde habité
Je m'endors sur ton œil
Aux soubresauts funestes
Dans un désert froid
Des rebonds du cœur
Le sommeil dans le portefeuille
Vers les sentiers de la gloire mène
Aux confins des mers
Il pleut des énoncés vert et rose
Je vois des mots se languir haletant et balbutiant des invectives follement douceâtres
Le bleu et le jaune délivrent des messages pleins d'espoir
Mauvissant par endroit les étroites rues malaisées
Où combinent les regards
Le vent et les nuages délirent
Mollement caressant les Hommes
Ici-bas et actifs comme des lions
La nuit ment d'un extrême à l'autre
Mais dément l'extrême de l'autre
Avec plus de vice au corps
Que les terrasses de l'aurore
Les songes des catacombes
D'or dorment par deux à la lisière de la lumière
Les sens vacillent
La lumière se déporte sur les ombres du nord, les interstices
Chevauchés,
Glisse sous les heures sur
Les trous béants des rats odorants
Les imberbes couchés dans la merde
Les oligarques oubliés
Les démons des jeux
Voleurs violeurs
La reine
Les futurs morts.
Au-delà des pierres sanguinaires
Accrochées à la terre sauvage
Quelques papillons s'extasient
Sobrement
La tête éclatée d'une nuit d'ivresse
Et pleine encore des ébats épars
Leurs facettes
Doubles exigent des jeux
Funestes des apparats aux manières
Grandiloquentes et étranges
Sous les palmiers décharnés
Dansent les araignées mélancoliques
Au pendule éclairé par un soleil brûlant
L'air vicié les nuages aux aurores
Les pointeurs en sang les attendent hilares
Ne vois-tu pas venir les moments encensés ?
Biographie
Nicolas BODEREAU est né à Villecresnes en 1979, a vécu à Maspalomas en Espagne et il vit actuellement sur l'île de La Palma.
Publications
Poésie
– Recueil de poésie Combat Intérieur aux Éditions Le Manuscrit, Juil 2006
– Recueil de poésie Les Scories Diurnes (en cours d’écriture)
Troisième recueil en préparation
Quelques poèmes publiés dans des magazines comme Poetisthme ou les Cahiers de la poésie
Quelques poèmes lus à la radio.
Roman
– Novella Le Soulèvement des Rêves (en cours d’écriture)
Suites en préparation
Scénario
– Scénario court-métrage Obscurantisme, en2008
Théâtre
– Pièce de théâtre C'est encore loin Villateqa ? (non publiée)
Divers
– Sketches
– Articles pour le magazine culturel « l’Artaujourdhui »
– Critiques littéraires, musicales et cinéma pour le magazine « l’Alternatif »
– Bibliographies pour le site « Biobble »
– Ghostwriting pour un livre sur l’hypnose
Distinctions :
– Scénario Obscurantisme (Prix de Bronze au Concours International Wuacademia) en 2009.
– Texte La Vérité sur Edward Nojas (Mention Honorable au Concours numéro 18 de Writemovies, et finaliste aux numéros 19 et 22)
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Pour citer ce poème féministe inédit
Nicolas Bodereau, « Violence des lâches », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Festival de Poésies Féministes 2021| « Cinquante poèmes féministes », recueil collectif paru en 2021 aux éditions PAN DES MUSES DE LA SIÉFÉGP, mis en ligne le 18 novembre 2022. Url :
Crédit photo : Phoenix rising, from its ashes, Commons.
Aux femmes braves.. aux Iraniennes !
En hommage à Mahsa Amini tuée il y a 42 jours pour un voile mal porté et à toutes celles qui ont été assassinées depuis...
Souffrir..
S'offrir aux dieux de leur l'absurdité.. à la déesse Satiété…
Souffrir... en mourir...
S'offrir en silence aux tas de riens qui fabriquent un destin.. un je ne sais quoi de banal, c'est un fanal fatal.
S'offrir en miettes de pain nourrissant le chagrin d'un peuple jadis souverain... c'est un funeste destin.
Souffrir.. seule dans une cage des rouages du temps humain.. rendu inhumain...
Une femme à la chevelure d'ailes vole au ciel de l'Iran.
"Femme, Vie, Liberté", à l'unisson, la population scande en se réunissant.
Une femme libre à la chevelure voyageuse, rêveuse, enflamme les cages textilesdes anciennes servitudes serviles et viriles.
S'offrir en nourriture sacrée à la liberté…
Écrire avec le sang les nouvelles mélodies de la fierté.
Souffrir en silence, en si longue cadence sous les coups de l'infàme, être une femme gagnée par la cruauté d'une mort pour un voile mal mis.. quelle ignominie, quelle infâmie, quel tsunami !?
Souffrir en être émietté, délesté de tout cet héritage de l'anthropocène pour leur unique mise en scène obscène.
Prendre un aller sans retour dans les détours des chemins de traverse peuplés d'ennuis et de peines pleines, tout cela pour une prétendue politique saine faite de morale vaine.. pis inhumaine...
Souffrir... faire souffrir pour un voile, c'est vivre et mourir comme un poil.
S'offrir en nourriture sacrée à la liberté... retrouver enfin sa dignité...
Lasse de tout, une femme s'enflamme en Phénix de la liberté.*
* La femme-flamme Mahsa Amini nous quitte mais des milliers de femmes phénix sont nées.
Pour citer ce poème engagé, féministe & inédit
Dina Sahyouni,« Des femmes phénix sont nées »,Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènements poéféministes | « Bravoure iranienne » & N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre » & Revue Orientales, « Les voyageuses & leurs voyages réels ou fictifs », n°2, volume 1, mis en ligne le 28 octobre 2022. Url :
– Anthologie poétique, Association Poaimer (Paris, septembre 2021)
– Qu’est-ce que l’Afrique ? Ouvrage collectif, sous la direction d’Eugène Ebodé,
(coll. Sembura ; Editions La croisée des chemins, Maroc, septembre 2021)
– Maman Recto-Verso, ouvrage collectif au profit de la Fondation des Femmes, sous la direction de Julie Gayet, David Foenkinos et Franck Ayroles (Éd. E. Leclerc, décembre 2021)
Nouveauté 2022 :
– Amine (Roman), Éditions La Trace (13 Janvier 2022)
– Nomades (Roman), Vibration Éditions (1er Mars 2022)
Hanen Marouani — Qu’est-ce qui vous a plu dans ce rôle d’écrivaine et de voyageuse en même temps ?
Mona Azzam— Voyager et écrire sont deux activités complémentaires. Les lieux, les cultures, l’humain demeurent ma source d’inspiration. L’écriture est aussi un voyage, solitaire au départ. Un voyage vers des univers inconnus où, par le biais des mots, s’érige un pont entre le scribe et le lecteur. La transmission peut dès lors opérer. Et de cette rencontre prend naissance un partage inouï. Indicible parfois.
H.M — Vous êtes vous-même née loin de votre pays natal dans une famille immigrée. Ça été facile de trouver votre chemin parmi beaucoup d’autres ?
M.A — Comme tous les enfants d’expatriés, j’ai une facilité d’adaptation qui peut parfois surprendre les personnes qui n’ont pas un tel vécu. Les chemins que j’ai empruntés, que j’emprunte encore, ne sont jamais tracés à l’avance. Et c’est ce qui est fabuleux. Parce qu’en réalité, et je me permets de plagier Nicolas Bouvier, ce sont les chemins qui nous font.
H.M — C’est très beau comme référence. Vos parents et votre entourage, ont-ils été un feu vert vers la poésie et l’art ?
M.A — Très certainement. Déjà, le fait de voir le jour sur le sol africain, au cœur même du berceau de l’humanité, c’est à mes parents que je le dois. Grâce à eux, je suis tombée dans une calebasse magique emplie de mots magiques, dès ma naissance. Des mots aux contours autres, aux senteurs autres, aux musiques autres.
(H.M) – Devant cette magie de reconnaissance et de présence dans la mémoire, vous vous souvenez encore de certains livres ou de recueils de poésie que vous ont influencés ?
M.A — Comment les oublier ? Ils ne m’ont jamais quittée. Ils constituent ma boussole.
Noces d’Albert Camus, Le Petit Prince de Saint-Exupéry, Les Fleurs du Mal de Baudelaire,
La Vita Nuova de Dante, Les Textes Blonds de Nadia Tuéni et enfin, les Œuvres poétiques d’Arthur Rimbaud.
H.M — Au Moyen Orient, en Europe, en Afrique ou en Amérique, vous avez eu l’occasion de fréquenter des ateliers d’écriture ? Si oui, quelle importance a-t-elle eue ?
M.A — Non. Je n’en ai pas eu l’occasion. D’autant plus que j’ai une aisance à écrire...
H.M — Qu’est ce qui coinçait encore Mona Azzam pour arriver à ce qu’elle désire vraiment et depuis longtemps ?
M.A— Il me tardait de parachever une œuvre qui m’a demandé dix années de travail. Un roman sur Albert Camus. C’est chose faite. Il verra bientôt le jour, à l’horizon 2023, année où l’on célèbrera les 110 ans de sa naissance.
H.M — Le mal du pays ?! ça s’est apaisé par la suite ou cela sert encore de et comme source d’inspiration ?
M.A — Pour répondre franchement, je ne m’étais jamais posé la question avant de lire la vôtre. Pour la simple et bonne raison que je ne me sens d’aucun pays en particulier. Je suis de partout et de nulle part. Ma véritable patrie, ce sont les mots. Et l’humain est ma principale source d’inspiration.
H.M — Quel est le moment où vous vous êtes dit que ça allait marcher mieux avec l’écriture ?
M.A— Lorsque mon deuxième écrit, Dans le Silence des Mots Chuchotés (Éditions La Trace), un recueil de nouvelles en prose poétique a été publié et est allé à la rencontre de ses lectrices et lecteurs.
H.M — Quelles représentations de la femme vous ont touchée le plus dans la poésie et dans les beaux-arts de nos jours ?
M.A — J’aime beaucoup Camille Claudel qui a su trouver sa place dans un univers exclusivement féminin. Quant aux représentations de la femme dans la poésie, je suis admirative des poèmes de Baudelaire qui en font un être à part.
H.M — Pour vous, les femmes du même domaine sont-elles de rudes concurrentes ou une famille alternative ?
M.A — Je ne vois aucune concurrence dans ce domaine particulier qu’est l’écriture. Chacune a sa plume. Chacune a son univers qui lui est propre. Créer demeure un acte personnel. Et chaque création est une œuvre unique qui ne saurait être en concurrence avec une autre.
En revanche, cet univers est en soi une famille. Ce qui nous lie, c’est la passion des mots et de l’écriture. J’ai la chance de faire partie d’une « famille », née grâce à une femme exceptionnelle, Sandrine Mehrez- Kukurudz, la famille de Rencontre des Auteurs francophones qui rassemble, depuis New York, des écrivains du monde entier, autour d’un même amour, l’écriture et la langue française.
H.M — Quelles œuvres conseillez-vous beaucoup de gens autour vous ?
M.A — Je conseille à la fois des lectures qui ont été un véritable coup de cœur que mes propres ouvrages. Marguerite Duras, la plupart du temps.
H.M — Pour vous, qu’est-il important de transmettre aux futures générations dans votre domaine par la sensibilité et par la poésie engagée ?
M.A — Il nous incombe aujourd’hui et plus que jamais de transmettre aux futures générations des messages à portée humaniste. Prendre la plume est un engagement en soi. La poésie, à mon sens, plus que les autres genres, parce qu’elle touche à la sensibilité, porte nos messages vers autrui. Cet autrui pour lequel tout écrit s’engage.
H.M — Que pouvez-vous nous proposer comme poésie à la fin de notre échange ?
M.A — Un poème inédit. Né en temps de confinement.
Pour citer ces entrevue, photographies & poème inédits
Hanen Marouani,« Mona AZZAM : De l’Orient à l’Occident, force ou errance ? »,Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre » & Revue Orientales, « Les voyageuses & leurs voyages réels & fictifs », n°2, volume 1, mis en ligne le 27 octobre 2022. Url :
Pour fêter le 11 octobre 2022, la SIÉFÉGP, ses périodiques & nous lançons un appel à contributions intitulé "Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & la Journée Internationale des Droits des Filles". Date limite de réception des documents poétiques et artistiques : 812 octobre prochain. Vous avez la possibilité de soumettre à la rédaction de 1 à 3 propositions (dans la langue de votre choix) par personne externe à nos équipes. Les contributions audiovisuelles choisies ont une parution uniquement numérique.
Cette publication numérique donnera lieu au printemps 2023 a une version imprimée en recueil composé des éditions 2020, 2021 & 2023 dans la collection "Flora" de la SIÉFÉGP.
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Le Pan Poétique des Muses (LPpdm)
Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre
théories & pratiques
diffusée en version électronique(apériodique)& en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021.
ISSN numérique : 2116-1046
(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
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