9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 17:57

Événements poétiques | Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2022

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Toutes écolières, un possible rêve*

 

 

 

 

 

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Floriane Martin

 

 

 

 

​​​​​​Crédit photo :   Jeanne-Élisabeth Chaudet, "A little girl wanting to teach her dog how to read, Commons.

 

 


 

 

Le désert, un espace où se nichent les  rêves,

Sables blancs semés là par les vents

Se creusent, se font dunes aux jours de tempête.

Bousculées, emportées par les événements,

Un cristal à la fleur des paupières

Elles peuvent  sembler s’éteindre,

Sujet de mépris ou de méprises,

S’effacer du paysage.

 

 

Ces invisibles qui ne connaissent que le rêve,

Quand vient l’aube, fébriles

Nacres de roses et d’humanité colorée renaissent.


 

 

À voiles déployés elles créent, imaginent, innovent   

Consentiront après ces silences à livrer leurs pensées

Cette vie intérieure au cœur d'une école est une étoile précieuse.  

 

 

© Floriane Martin, 

 

 

 

* Ce poème aborde l’effet des contraintes qui pèsent sur les filles, puis leurs rêves qui sont aussi leurs luttes.

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème féministe, engagé & inédit

 

 

Floriane Martin, « Toutes écolières, un possible rêve », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Évènement poéféministe | « Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2022 », mis en ligne le 9 octobre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/11octobre22/florianemartin-toutesecolieres

 

 

 

 

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5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 18:16

Événements poétiques | Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2022 & N°2-1| REVUE ORIENTALES (O) | Varia 

 

 

 

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​​زواج القاصرات في بلاد الجهل 

 

 

 

 

 

 

رنا علم / Rana Alam

 

 

 

 

 

​​​​​​Crédit photo :   Fille habillée en blanc, avril 2016, Commons.

 

 

Poème en arabe pour les droits des filles, il dénonce le mariage des mineures.

Rana ALAM 

 

 

 

 

: زواج القاصرات في بلاد الجهل

 

 

 

"هكذا قالوا لي : "هذا هو زوجك

 

حملتُ أحلامي الطفوليّة، وهربتُ من عالمي البريء إلى عالم الظلمةِ العقليّة، الفرديّة والمُجتَمعيّة، فالعقول المتحجّرة لا تعرفُ

!الرأفة

 


بقيتُ صامتة، فأنا تلك الطفلة المكبّلةُ بالدّمع الهاربة من الجوع والفقر. ماتَ أهلي يوم وضعوني في ذلك القفص المحكم الإغلاق، حملتني ذئاب مجتمعي وكبّلتني بيديها وخطفتْ أنفاس حريتي الشخصيّة

 

 


!في فعل الجهل، لا يوجد فعل الندامة
اطلقوا فعل الفقر ليقيّدونني في قفص محكم

!الاغلاق


،طردوا احلامي، ذابَ الحبّ من ثلوج قلوبهم

!ابتلعني النسيان


الى متى نرفع بناتنا على مذابح الفقر الى مذابح اخرى تقضي على نعومتها ؟


تعيش في ظلام الايام ولا من يرفع عنها هذا الكفن العفن؟


الى متى تقضي طفولتنا البرئيه في دهاليز الفكر المتخلّف في غياهب الزمان؟

 

 

قالوا لي : هذا زوجكِ


عدتُ الى رحمِ الحزن مجبرةً، بمصيرٍ كمصير

!الاوطانِ في البلاد النامية

 

 

© رنا سمير علم


٢١/٩/٢٠٢٢
 

 

 

Crédit photo :  Tristesse d'une fille, Commons.

 

 

 

 

***

 

Pour citer ce poème féministe en arabe, engagé & inédit

 

 

رنا علم / Rana Alam, « زواج القاصرات في بلاد الجهل », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Évènement poéféministe | « Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2022 » &  Revue Orientales« Les voyageuses & leurs voyages réels ou fictifs », n°2, volume 1, mis en ligne le 5 octobre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no2/11octobre22/alam-mariagedesmineures
 

 

 

 

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5 octobre 2022 3 05 /10 /octobre /2022 13:40

Événements poétiques | Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2022 & N°11 | Parfums, Poésie & Genre | Instant poétique en compagnie de...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous le baobab, un livre…

 

 

 

 

 

 

 

Mona Azzam

 

 

 

 

 

Crédit photo : Boab, Commons.​

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Chaque matin, avant d’entrer en classe, tu prendras une petite gorgée de cette bouteille.

– Est-ce l’eau destinée à développer l’intelligence ? Dis-je1

 

 


 

Assise à même le sol rouge, indifférente aux traces qu’il laissera immanquablement sur mon bermuda blanc, le dos calé contre le tronc robuste du baobab, je suis plongée dans la relecture – énième relecture – de L’enfant noir de Camara Laye.

Un bruit léger, à l’instar d’un crissement de brindilles m’arrache à ma lecture et me pousse à lever la tête. 

Croisement de regards timides. Quel âge a-t-elle ? 8 ans, 9 ans tout au plus. 

Petite créature vêtue d’un boubou blanc trop large pour son corps menu, elle regarde sans ciller de ses grands yeux couleur charbon, la couverture du roman que je tiens entre les mains. 

 

Combien d’années se sont écoulées depuis cette rencontre avec Amina ? Trente ? Quarante ? Un peu plus ? Elles n’en ont pas altéré le souvenir. 

Il y a peu, en faisant des rangements dans ma bibliothèque, je suis tombée sur L’enfant noir de Camara Laye.

L’exemplaire a vieilli. La couverture s’est défraîchie. Les pages, jaunies par les années, ont répandu dans les airs une odeur surannée. 

Mais les souvenirs n’ont pas vieilli. Je revois la scène, comme si c’était hier : 

 

Amina qui fixe mon livre comme si à lui seul il représente tout un univers. Indéchiffrable. Inaccessible. Objet de mille et mille convoitises. 

J’ai tapoté le sol de ma main gauche, l’invitant à s’assoir à mes côtés. 

Un moment d’hésitation à peine et la voici qui prend place, se cale contre le tronc du baobab. 


Je me souviens de ses yeux pétillants, signe d’intelligence et de vivacité, dès qu’ils effleuraient mon livre. 

Je me souviens des larmes qui y ont perlé dès l’instant où j’ai posé mon livre sur ses genoux, ouvert à la première page. 

Vision bouleversante. Remuante. Frustrante. Réelle, aussi.

 

À l’instar de nombre de filles de ce village dans la brousse, Amina ne savait ni lire ni écrire. 

Je me souviens avoir laissé le livre ouvert sur ses genoux. 

Je me souviens lui avoir lu, malgré ma gorge nouée, ces premières lignes qui constituent l’incipit du roman : 

 

J’étais enfant et je jouais près de la case de mon père. Quel âge avais-je en ce temps-là ? Je ne me rappelle pas exactement. Je devais être très jeune encore : cinq ans, six ans peut-être. Ma mère était dans l’atelier, près de mon père, et leurs voix me parvenaient, rassurantes, tranquilles, mêlées à celles des clients de la forge et au bruit de l’enclume.

Brusquement j’avais interrompu de jouer, l’attention, toute mon attention, captée par un serpent qui rampait autour de la case, qui vraiment paraissait se promener autour de la case ; et je m’étais bientôt approché.

 

Tandis que je lisais ce passage, Amina s’est progressivement rapprochée de moi, jusqu’à ce que ses tresses se nichent au creux de mon épaule. 

J’ignore combien de temps a duré ma lecture…

Un cri, un “Amina” lancé sur le ton de la colère, est venu interrompre ce moment de partage, hors du temps. 

Mais le temps, pour Amina, était à la cueillette des arachides et aux menus travaux qui incombaient aux fillettes de son âge. 

 

Tenant toujours L’enfant noir dans la main, j’éprouve du mal à m’en séparer. 

Durant toutes ces années, je pensais avoir oublié…

Pourtant, je n’ai pas oublié les nombreuses fois où j’ai dû palabrer, jusqu’à l’épuisement parfois, avec le père d’Amina, afin qu’il accepte mon aide et l’idée que je devienne la marraine de sa fille. Et qu’il permette à Amina de réaliser son rêve : aller à l’école, apprendre à lire et à écrire. 

 

Quarante ans et des poussières sont passés. J’ai, entre les mains, L’enfant noir de Camara Laye. 

Sans même l’ouvrir, je sais que sur la première page où figurent le titre du roman et le nom de l’auteur, sont nichés des mots manuscrits. 

Des mots écrits par Amina. Des mots que je n’ai pas oubliés. 

Et qui disent : 

 

Je l’ai lu et relu. 

Je vous le rends, parce qu’il est à vous. 

Merci. 

Amina. 

 

 


 

1. L’enfant noir, Camara Laye.

 

***​​

 

Pour citer ce récit engagé & inédit

Mona Azzam, « Sous le baobab, un livre… », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Évènement poéféministe | « Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2022 » & N°11 | ÉTÉ 2022 « Parfums, Poésie & Genre »,  mis en ligne le 5 octobre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/11octobre22/no11/azzam-souslebaobab

 

 

 

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 15:25

Événements poétiques | Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2022

 

 

 

 

 

 

 

Fillettes dans l’abîme de l’ignorance !

 

 

 

 

 

 

 

 

Mokhtar El Amraoui

 

 

 

 

Crédit photo :  Filles afghanes en costume traditionnel, Commons.​

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Loin de l’école du savoir et des  études

Les frêles fillettes abandonnées triment

Esclaves nourries aux feux des inquiétudes

Du matin au soir s’étiolent et  s’abîment

 

 

 

Les enchaîner dans la servitude

C’est le pire des crimes

Tuant leurs si beaux rêves de cimes

Dans les cauchemars de leur solitude

 

 

 

Des impitoyables serres de l’ingratitude

Elle sont les inconsolables proies et victimes

Elles plongent au fond des obscurs abîmes

De l’ignorance qui les aveugle et brime

 

 

 

Quand donc sonnera l’heure ultime

De leur horrible amer calvaire

Quand donc savoureront-elles libres et fières

Les si doux fruits de l’école et leurs lumières

 

 

 

© Mokhtar El Amraoui, le 02 octobre 2022

 

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Pour citer ce poème féministe, engagé & inédit

Mokhtar El Amraoui, « Fillettes dans l’abîme de l’ignorance ! », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Évènement poéféministe | « Un Bouquet Poétique pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2022 »mis en ligne le 4 octobre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/11octobre22/mea-fillettes

 

 

 

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29 septembre 2022 4 29 /09 /septembre /2022 15:45

N°11 | Parfums, Poésie & Genre | Dossier mineur| Florilège | Réflexions féministes sur l'actualité 

 

 

 

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Le cri des femmes du monde

 

 

 

 

 

​​

 

 

Lydia Kowicz Loriot

 

 

 

 

© Crédit photo : Schutterstock, Natalypaint, image fournie par l'autrice.

 

 

 

 

Parce qu’il faut qu’un poète crie !

Que son cri casse l’oreille sourde

Celle qui s’obstine à ne rien entendre

Ne rien voir ne rien comprendre

 

 

 

L’oreille cassée par le silence

Brisée par des aigus de cristal hurlant

Un cri inaudible cependant

Suppliant le respect de l’innocence

 

 

 

Oraison pour la Justice

Celle qui va les yeux bandés

Oh Dieu ait pitié du mourant

La Justice si malade se meurt lentement

 

 

 

Justice aveugle rendue par des juges

Qui devant l’opprimé font semblant

Bénissent les criminels

Ouvrant leur cage en tremblant

Craignant un retour de manivelle.*

 

 

 

© LkL, le 25.09.2022.

 

* Ce poème par ces temps difficiles pour les femmes est un cri pour une justice qui ne leur est que rarement rendue.

 

 

 

***​​​​​​

 

Pour citer ce poème féministe & engagé  inédit

 

Lydia Kowicz Loriot, « Le cri des femmes du monde », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°11 | ÉTÉ 2022 « Parfums, Poésie & Genre »mis en ligne le 29 septembre 2022. URL :

http://www.pandesmuses.fr/no11/lkloriot-lecridesfemmesdumonde

 

 

 

 

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