27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 15:32

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Muses & Poètes... / Articles & Témoignages | Spiritualités en poésie

 

 

 

 

 

 

 

La couleur de l’âme en poésie

 

 

 

 

 

Texte & photo fournie par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

Crédit photo : Louis Janmot, (de son vrai nom Anne-François-Louis Janmot, 1814-1892, artiste peintre & poète lyonnais), Série d’œuvres : « Poème de l'âme 16 : Le Vol de l’âme », peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du Web.

 

En voulant rendre « le verbe poétique accessible un jour ou l’autre, à tous les sens », Arthur Rimbaud attribue une couleur à chaque voyelle. Vassily Kandinsky peint la couleur indépendamment de la forme, elle est pour lui l’expression de l’âme humaine, il associe les couleurs aux sonorités de notre intériorité en harmonie avec la musique du monde, il écrit « La couleur est une énergie qui influence directement l’âme ».

 

Mais quelle est donc pour l’artiste, poète, peintre, danseur ou musicien la couleur de l’âme ? Comment l’appréhende-t-on ? C’est dans le poème en train de s’écrire et dans ce qu’il a toujours d’inachevé que l’on tentera de saisir cette couleur de l’âme par définition insaisissable car elle se révèle dans « un vacillement », nous dit le philosophe Gaston Bachelard « où je ne suis pas encore ce qui s’anéantit ».

 

Pour certains auteurs comme Guy de Maupassant « L’âme a la couleur du regard. L’âme bleue seule porte en elle du rêve, elle a pris son azur aux flots et à l’espace ». Il rejoint Georges Rodenbach pour qui « Les yeux sont les fenêtres de l’âme ». Cette couleur de l’âme s’il en est une se transmute dans l’écriture poétique, c’est le poème sans nul doute qui donne sa couleur à l’âme !

 

                                         

le bleu de l’âme*

 

revenir dans le bleu de l’âme

où tremblent parfois des ombres pâles

je plonge ma main dans l’étang

où tremblent des bouts de ciel

 

je ne peux les saisir

que dans la lumière du poème

où j’arrime à mes vers

l’autre rive de moi-même

 

 

© Françoise Urban-Menninger, ce court texte est une réflexion partagée avec différents artistes...

 

* Poème extrait du recueil de poésies intitulé Renaître dans le poème paru aux éditions Astérion.

 

***

Pour citer ce témoignage inédit & illustré

Françoise Urban-Menninger, « La couleur de l’âme en poésie » avec une peinture du poète & artiste lyonnais Louis Janmot (1814-1892)Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 27 août 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-lacouleurdelameenpoesie

 

 

 

 

 

 

Mise en page par David

 

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22 avril 2021 4 22 /04 /avril /2021 16:16


Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésie des aïeules | Poésies printanières & colorées | Florilège de textes poétiques​​​​​ 

​​​​​​

 ​​

 

 

 

 

 

Le bleuet 

 

 

 

Adèle Souchier

Texte choisi, transcrit, remanié & accompagné d'un commentaire sur la poète par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo :  Bluet des champs, domaine public, Wikimedia.

 ​​​​

 

 

 

Ta couleur est celle des cieux,

Ô turquoise des blondes gerbes !

Ton aspect est plus gracieux

Que celui de nos fleurs superbes ;

Mais je ne veux point te ravir

À ces lieux où tu viens d'éclore ;

Ailleurs, on te verrait mourir,

Ici, tu dois briller encore.

 

 

À la rose, reine des fleurs,

À l'œillet aux fraîches odeurs,

Au jasmin, à la primevère,

Petit bleuet, je te préfère.

 

 

Le bengali, charmant et pur,

S'éloignant d'un climat propice,

T'a-t-il laissé tout son azur

En s'ébattant sur ton calice ?...

Que j'aime ta naïveté,

Fleur, des champs qu'un zéphyr caresse !

Chef-d'œuvre de simplicité,

Souris toujours à la jeunesse.

 

 

À la rose, reine des fleurs,

À l'œillet aux fraîches odeurs,

Au jasmin, à la primevère,

Petit bleuet, je te préfère.

 

 

À travers un rayon du jour,

Tu nous séduis et l'on t'admire,

Le poète, en des chants d'amour,

Te chante parfois sur sa lyre ;

Près du coquelicot pourpré,

Et de la blanche marguerite,

Vis joyeux dans ton champ doré

Où la brise embaumée habite.

 

 

À la rose, reine des fleurs,

À l'œillet aux fraîches odeurs,

Au jasmin, à la primevère,

Petit bleuet, je te préfère.

 

 

Mais quand viendra le moissonneur,

Crains de tomber sous sa faucille ;

Plutôt que d'avoir ce malheur,

Si jamais une jeune fille

Veut te mettre à ses blonds cheveux,

Ne gémis pas, ô ma fleurette ;

L'or qui pare tes champs heureux,

Tu le trouveras sur sa tête !*

 

 

* Le terme vieilli « Bluet » a été remplacé par nous par le terme moderne « Bleuet ». Ce texte poétique est une chanson de SOUCHIER, Adèle (1832-19..), Les Roses du Dauphiné, Poésies, par Mlle Adèle Souchier, Lyon, Nicolas Scheuring, MDCCCLXX/1870, pp. 81-83. Le recueil appartient au domaine public.

 

Adèle SOUCHIER, Méconnue, la poētria (poète/poétesse/poétisante, lyreuse, etc.) Adèle Souchier est née le 27 août 1832 à Romans-sur-Isère dans la Drôme en France. On ignore pour le moment la date de son décès au XXe siècle.

J'ai découvert Adèle Souchier en lisant, il y a longtemps, le périodique dit d'érudition la « Revue du Lyonnais » où elle était rédactrice et critique littéraire. Elle y a publié des textes en vers et en prose. On prépare par ailleurs quelques billets sur elle pour les périodiques féministes et l'encyclopédie de la SIÉFÉGP, et aussi pour le « Dictionnaire critique... ».

Commentaire daté du 2020.

 

***

 

 

Pour citer ce poème printanier & coloré

 

Adèle Souchier, « Le bleuet », poème extrait de SOUCHIER, Adèle (1832-19..), Les Roses du Dauphiné, Poésies (1870), il a été choisi, transcrit, remanié & accompagné d'un commentaire sur Adèle SOUCHIER par Dina Sahyouni pour Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies printanières & colorées », mis en ligne le 22 avril 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/as-lebleuet 

 

 

 

 

Mise en page par Aude Simon

 

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 14:54

              

Critique

 

De l'épître à l'ontologie du bleu ou « perdre pied »

et « Drôle de pratique que l'écriture »

dans Vingt-cinq os plus l'astragale de Barbara Polla

 

 

 

Dina Sahyouni

Directrice de la publication de la revue LPpdm

Présidente de la SIÉFÉGP

Blog officiel : http://pan.blogs.nouvelobs.com/

 

 

 

 

 « Perdre pied,  je le fais constamment. » (Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l'astragale, éd. Art & Fiction, 2016, p. 77) «  L'hétéroclite, bricolage nécessaire à la représentation du féminin ? La femme créatrice se reconnaît-elle dans cette figure composite cachant dans le moindre de ses mouvements, dans ses poses dans son port dans toutes ses attitudes l'artifice qui préside à sa naissance ? – Michèle Ramond encore. Never drink from the glass of a limping man. » (ibid., p. 90), « Dormir ensemble est la pire des séparations » le parfum d'Ourgada. Odeur de jacques. Ou de casablanca. » (ibid, p. 93), « Un deuil en forme de coup de pied. Je porterai le deuil en bleu. […] et peut-être vais-je peindre en bleu turquoise mes pieds à moi. » (ibid., p. 105), « L'absence définitive est le seul vrai chagrin d'amour. Celui que Barbe Bleue cherche désespérément à éviter, sans issue.) (ibid., p. 106),  « Que la nuit vous soit douce, à vous lecteurs ; si vous êtes arrivés jusqu'ici, avec moi, au bord de cette rivière, merci. » (ibid., p. 108), « Merci à vous aussi compagnons de mes nuits » (ibid., p. 109)

 


 

Le journal intime Vingt-cinq os plus l'astragale signé Barbara Polla paru en avril dernier aux éditions Art & Fiction illustre merveilleusement bien la création littéraire contemporaine des femmes qui reconfigure les genres et les formes littéraires connus. L'élan créatif extrêmement promoteur des écritures contemporaines des auteures confirme aussi leur force indéniable de penser l'indicible lorsqu'il s'agit d'esquisser une étude psychique et sociale des positions éthiques propres à nos sociétés contemporaines où les expressions de l'individualité et de l'altérité dans l'écriture de soi déploient toutes leurs dimensions philosophiques, éthiques, culturelles et politiques.

 

Dire le soi, l'autre, la vie, l'écriture, la peinture, le bleu, le handicap, la maladie incurable, le corps aimé, le corps souffrant, la mort et le suicide deviennent des terrains glissants et intouchables si l'on n'accepte pas de « perdre pied » à l'instar des artisans artistes de la vie tels la diariste et certains de ses protagonistes (Jacques et Louise) dans ce récit, non pas auto-fictif de soi mais de la vie. Ce journal bref et dense concentre et réinvente certains aspects de plusieurs formes et genres littéraires parmi lesquels figurent le journal intime, le témoignage, l'autofiction, les mémoires, les pensées, le récit, l'aveu, l'essai et plusieurs genres lyriques... Par exemple, l'aveu moderne comporte en général au moins un récit d'une confession qui s'apparente à une forme de faute morale dont on veut se défaire comme c'est le cas de la fameuse scène de l'aveu dans La Princesse de Clèves de Mme Lafayette ou dans certains passages des Confessions de Jean-Jacques Rousseau. Or dans cet ouvrage de Barbara Polla, l'aveu se transforme en une déclaration d'amour adressée aux protagonistes du journal, aux lecteurs, aux ancêtres admirés, à la mort, à la vie, au corps souffrant, au suicidé, aux arts, aux villes Paris, Venise (et leurs fantômes) et surtout à autrui puisqu'il n'est que l'expression de la vie. L'aveu n'est plus une manifestation du remords issu d'un lourd secret mais un hymne à la vie (cf. Voir par exemple certaines citations présentes ci-dessus).

 

Barbara Polla nous offre une œuvre « hétéroclite », composée de dix chapitres, nourrie de ses amours, de ses expériences, de ses choix culturels et éthiques puis narrée en poésie vécue. Si cet ouvrage comporte, comme beaucoup d'autres productions livresques, quelques imperfections et des idées qui pourraient choquer quelques individus, nous avons choisi de n'écrire que sur ses aspects forts.

Dans cette épître, dans ce bref essai empirique, qui traite entre autres des thématiques philosophiques liées au vécu, à l'expérience artistique, à la philosophie des arts ou à la création et aux relations qu'entretiennent les arts entre eux, nous explorons, dans cet article, deux percepts-concepts divergents (en apparence) qui représentent à la fois le fil conducteur et le nœud narratif de l'œuvre. Ils sont exprimés par la diariste sous plusieurs formes parmi lesquelles nous citons : l'aparté, l'adresse au public, l'adynaton, le dialogue, l'anaphore, l'épiphanie, l'épître, le blason, le collage, le deixis, le descort, l'aphorisme, l'hommage, le témoignage, la citation, l'écholalie, la répétition, l'énumération, l'écriture artiste, l'analepse, la synesthésie et la litanie.

 

Oui, la litanie de l'être en « vague à l'âme », hanté par ses absents-présents, seul sur son radeau voguant en plein océan et tentant de « SURvivre » (ibid., p. 32) : une litanie ontologique du bleu, et ce bleu de Barbara Polla est celui de l'encre, celui de la peinture, celui de l'écriture, celui de la mort, celui du ciel, celui du sang, celui de la mer, celui de la matrice, celui de l'âme, celui du corps et celui de la vie.

 

Le premier percept-concept est donc la formule de « Perdre pied ». Cette expression figée est assez récurrente, banale dans le langage quotidien et dans les productions culturelles, prend une autre dimension chez Barbara Polla. Elle devient un principe esthétique puis vital de « la créativité » (dans la création littéraire et artistique) (ibid., p. 75). Le « perdre pied » artistique de Jacques n'est pas juste une esthétique de la créativité poétique et de l'authenticité artistique de son auteur mais une des philosophies de l'art, de l'écriture et de la vie (ibid., pp.75-76). L'écriture (picturale) est le terrain de ce « perdre pied ». Elle est aussi est un acte de vie, voire l'expression même de la vitalité de la vie traduite par ses forces créatrices indomptables en nous.  Ce « perdre pied » est ainsi foncièrement lié aux autres formules récurrentes du livre :  « Drôle de pratique que l'écriture  » et le « parfum d'Ourgada » (odeur de Jacques)... Ce « perdre pied » (ou se lâcher prise, ne plus rien contrôler, laisser l'inspiration parler en soi, guider nos pas) va à l'encontre des idéologies dominantes de nos sociétés contemporaines où règnent le calcul, la compétition, la performativité et le self control. Par ailleurs, ne pas perdre pied c'est prendre le risque de se suicider ou de mourir sans être physiquement mort (ibid. pp. 57-65). Dans une missive au suicidé Stig Dagerman (ibid. pp. 57-65) et dans ses dialogues avec ses absents-présents, tous ces êtres vivants et morts qui nourrissent son être de leurs créativités et esthétiques, la diariste célèbre la vie et détaille des arguments philosophiques, éthiques et esthétiques en faveur de la vie. Le vocabulaire scientifique de son métier de médecin rejoint celui de la galeriste d'art afin de donner sens aux expériences philosophiquement empiriques de la vie. Et quand elle frôle la mort, il ne lui reste que l'amour de la vie comme ultime commencement.

 

Or, être à l'instar des poètes, un(e) funambule (cf. Jean-Michel Maulpoix, "Le danseur de corde. Portrait du poète en funambule" et  Françoise Urban-Menninger, "Éternelle Funambule" ) est une des manifestations du percept-concept « Perdre pied » de Barbara Polla. Perdre pied est aussi se transformer en poète peintre/peintre poète amoureux de l'altérité comme l'exprime tour à tour le protagoniste Jacques (dans ses discours rapportés) et la narratrice (ex. : « L'esthétique comme seconde par rapport à la poétique. Comme dans Une halte dans le désert de Brodsky. Mais ici l'esthétique et la politique liées, l'ennemi extérieur alliés pour toujours, le cheval et son cavalier. » (Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l'astragale, op.cit. p. 43, voir aussi, p. 82 pp. 104-105).

 

Quant au deuxième percept-concept « Drôle de pratique que l'écriture », formule hantée par l'ironie, Barbara Polla construit une matérialité corporelle propre à la langue, à l'écriture, à la peinture, à la vie, à la mort et au bleu au travers de sa litanie répétitive, inlassablement affirmée et méthodiquement argumentée tout au long du livre.

 

« Drôle de pratique que l'écriture. Oui je l'ai dit déjà. Les mots se dérobent sous mes pas. Je voudrais inventer une nouvelle langue, une nouvelle langue à la fois lunaire et martienne, une langue dans laquelle je puisse te dire, à toi cet inconnu, l'effroi de t'aimer. Une langue dans laquelle je puisse te dire, Jacques, que quand je pose légèrement ma main sur ton ventre hypersensible et prêt à explorer, il me semble entendre moi aussi avec la pulpe de mes doigts le grésillement des cellules cancéreuses qui se divisent, je sens la tumeur et les fèces mélangées dans ton ventre. » (ibid., p. 89)

 

En effet, l'écriture, qui est un média naturel employé par l'homme pour transmettre, célébrer, communiquer et s'individualiser, représente à la fois un des actes fonctionnels les plus artificiels et les plus ancrés dans l'évolution culturelle des humains. À l'instar de la peinture (une sorte de pictogrammes), l'écriture signe le passage de la technique fonctionnelle propre à la survie aux techniques de la représentation artificielle et symbolique du monde.

 

Or, si l'écriture est "bleue" (voir p. 10), comme le constate Barbara Polla, elle est aussi  « le bleu de l'âme » et « le poème bleu » (cf. Françoise Urban-Menninger), les « jambes bleues » (qui montent vers le ciel) chez Jacques (qui veut peintre comme l'on écrit), « la mer »  dans Une histoire de bleu de Jean-Michel Maulpoix et « Bleue » dans Lettres à Bleue d'Aurélie-Ondine-Menninger, par conséquent, l'écriture est la matrice bleue, la mu(s)e de la vie... Chez les humains, le bleu est ontologiquement le symbole de la mort et de la vie puisqu'il nous rappelle simultanément la couleur du ciel mais aussi la couleur des corps morts et celle des veines et des artères... "Écrire" renvoie donc à "vivre", à une pratique presque archaïque de célébration de la vie à l'instar de la peinture. Le bleu est la mue de la vie.

 

Les points communs de ces deux percepts-concepts chez Barbara Polla, ce sont ainsi le bleu, les pieds et la litanie anaphorique. Cette trinité de points communs est innée chez les poètes, les musiciens, les peintres et les artisans artistes de la vie. Les "pieds bleus" de Jacques peints par Barbara Polla comme les notes bleues, "les pieds détachés" d'Éric Dubois, les "souliers blessés" d'Arthur Rimbaud (cités par l'auteure) et les pieds "bleus", de la métrique poétique des êtres funambules sont le métronome intérieur, le cœur... de l'humanité.. Si les "pieds bleus" en musique sont des notes bleues exprimant entre autres la tristesse et le silence, les "pieds bleus" en poésie représentent souvent le lyrisme, voire le métronome, le battement du cœur ou la mesure de tout rythme en poésie...

 

« Notre besoin de consolation est impossible à rassasier. Alors, perdre pied. Bain de sang et bain scatologique. Tu rêves encore ? La boue est bleue. Il faut constamment accepter de perdre pied pour préserver le territoire de la créativité. […] Moi, j'ai peint tes pieds en bleu. » (Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l'astragale, op.cit., p. 75)

 

Ce qui distingue également cet essai classé journal intime des autres, ce sont les traits suivants : sa densité, sa philosophie empirique et la pluralité des sens de ses énoncés. Et si « philosopher, c'est apprendre à mourir » selon Montaigne, Barbara Polla nous apprend dans Vingt-cinq os plus l'astragale à vivre, à se transmuer en se délestant de tout sauf de l'amour de la vie.

***

Voir aussi : « Barbara Polla, Vingt-cinq os plus l'astragale aux éditions Art & fiction, 2016 »

 

Pour citer ce texte

Dina Sahyouni, «  De l'épître à l'ontologie du bleu ou "perdre pied" et "Drôle de pratique que l'écriture" dans Vingt-cinq os plus l'astragale de Barbara Polla »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 12 juillet 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/07/astragale-Barbara-Polla.html

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