22 novembre 2023 3 22 /11 /novembre /2023 14:12

Événements poéféministes & poépolitiques | Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable | Expression poétique contemporaine & N°15 | Poétiques automnales | Dossier mineur |  Florilège 

 

 

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Méraubaude & autres poèmes


 

 

 

 

 

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Camille Aubaude

Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

​​​​​​ www.lamaisondespages.com/

https://litterature-lieux.com/fr/guide/lieu/428-la-maison-des-pages-de-camille-aubaude

 

Blogue officiel :https://camilleaubaude.wordpress.com/ ​​​​​​


 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Peinture tombée dans le domaine public, image symbolisant la paix & fournie par la poétesse.

 

 

 

La Sagesse vient de nos lettres vivantes, 

nous enseignent les textes des pyramides d’Égypte

 

Pour toi Pallas Bien Aimée

mes lettres vont être une drogue. 

 

Aset — je suis ductile ; c’est ma force.

Je me pare d’un manteau de berger pour t’écrire 

car je revis par ma Bouche, mes Lèvres et mes Livres.

 

« Pascience baille les armures », écrit la Prudente Catherine d’Amboise.

 

Au sein du mystère les champs des perceptions triomphent

Le cuer s’est baigné de larmes.

 

Ma musique s’était tue dans les grottes.

La Mère imprudente peu armée ne peut plus danser

devant l’arc-en-ciel d’une lanterne de Damas.

Aset et ses lettres ont tant navigué par païs

 

Aset parle en accord avec un monde fort en beauté, 

la musique de sa passion unit Alep aux rivages de 

l’Amour-mort-sagesse quand la folie baille le génie.

 

Aset et Mars renaissent en un Grand corps androgyne, 

tout homme, toute femme… volubile délicieux humble vertueux 

aux paroles superflues

 

« Gloire et magnificience » 

« pour élucider ma matière… et parvenir au port de mon seul désir » 

pense K (Catherine d’Amboise) la Reverdie.


 

MAIS qui parle de puissance du combat 

sans appliquer à lui-même ce déséquilibre ?

QUI ? ces gourou, ces  gogos augmentés 

princes inverses de l’esprit de l’Univers sel

en male quête d’une forme superlative :

pute mère et secrétaire, le présage de l’enfer.

 

Régénération – ti voglio bene

 

Fuis l’amour comme le Feu

quel amour ?

saccades et contorsion des sensations à fleur de peau

allégorie d’étreintes d’une joyeuse diablerie 

et pacte de sérénité, oh oui, la pure clarté.

 

Pallas s’entête comme une puce dans mon oreille

voyageuse étrangère pour cueillir la Rose

présage des larmes divines

la Beauté encensée par l’Hiérophante d’Isis.

 

Tabula Smaragdina

 

Table d’Émeraude, Table d’Isis, Turin.

Tout ce qui est en bas est en haut du Ciel à la Terre et de la Terre au Ciel. 

Le Cœur est au juste Milieu.

La Joie au fond du puits jonché de squelettes 

 

qui s’occupe d’elle ?

en haut en bas ?

en vert en rouge ?

 

Les catafalques d’illusions dressent le grand funérarium.

Le Livre des Prudents enseigne : «  Toujours orgueil son maître avile » (213)*

 

*(Alexis – DMF. Intertextualité, valeur subtile de l’iridescence).


 

Ma Dame de Lumière et Camille l’Amazone volsque tuée par traîtrise

La prédation masculine est un reptile devant une porte fermée

La captation féminine dilate la  splendeur du caveau

 

La Déesse Mère est la Maîtresse des Bois

Reine de la Forêt, source du cerveau où elle respire

 

Shéhérazade, fréquences de la Parole qui sauve

du manque d’humidité des clients enfiévrés… 

qui cherchent à comprendre les transformations des sommets et des gouffres 

 

ce qui fuit — mobilité du génie

ce qui reste— dentelles d’astres


 

un jour, toujours dans le néant indifférent et mouvant,

la musique spirituelle resserre le cœur du Juste Milieu.

 

Catherine d’Alexandrie

 

« Tel purcace le mal d’autrui 

A qui ce meime vient seur lui » (214)* (* Marie de France fable 59)

 

 


 


Paris, Amboise, Manaus 

Zweig, Constant, Bernanos, 

Apollinaire, Marguerite de Navarre

Louise de Savoie, Jeanne d’Arc. 

La volonté d’un homme de droiture a pour trône la connaissance d’une femme en quête d’absolu

 

Catherine d’Alexandrie avait la mystique présumée tranquille d’Isis

elle englobe l’homme en accord avec la mort

Elle n’était pas encore mise à la quenouille 

 

La terre de pâmoison hérissée d’accessoires virils est terre de perdition (353)

 

Quand le cœur reflue, la raison revient s’emparer des ténèbres

 

Divine inspiration et pénitence (357) : errance

 

L’abondance coud les robes célestes dont les cérémonies

du voyage désassemblent les fils.


 

Ghardaïa, Le Caire, Jérusalem, Irbid 

Damas, Alep Antioche et Smyrne

et Stirling la Maison de la Licorne

et la Maison des Pages chevauche puérile

des mondes hostiles torturés à l’infini.


 

Chant Royal 

 

Observez l’homme envier la puissance de la femme

lui imposant servage élevage ménage

brisant les mélopées, glaçant les larmes :

la vie tranquille atrophie la beauté

L’art suprême est spirituel, c’est une image, un dessin,

voire un film rêvant dans le lit de la lumière :

l’extase joint à nos fleurs d’autres fleurs,

elle nourrit le monde

 

L’Inconnu t’observe au-delà des figures obscènes

des corps se promettant une ivresse éternelle ;

soit une promesse, non une blessure 

dans la sombre Nature

L’expérience et le corps, il n’y en a pas plusieurs, 

chair transport de la lignée, mobile,

faite d’envie hâtive où l’immortel serment

espère à la lisière de la Foi.

 

Sa matière devient terre ou bien cendres

aux insensibles ciselures avides de liens,

son ombilic rayonne pour l’union des formes

enivrées par un sourire

 

L’arbre pleure dans le fleuve ; le joie attire les bas-fonds 

dans la fugue des cieux où qui aime meurt

le cœur vain d’être digne de bonheur :

sous la peau, l’entêtement du sang

 

Le Beau des Beaux espère le Salut qu’il harmonise

aux frissons de ses inventions.

La peur appelle la justice pour l’imprudente

qui frémit de voir ses Chimères 

 

Côtoyer le danger fait perdre de vue le voyage

un faux pas et c’est la chute, l’artificieuse ruine.

La pureté ne lutte pas et n’a pas besoin de pitié : 

son appui est le voile léger d’un jour d’été

 

La fragilité des vaisseaux de l’âme permet d’embrasser

le firmament aux pierres blanches ; elle est pareille 

à la finesse des vaisseaux du sang

que la fièvre dilate

 

En un mot tout est dit, et personne n’attendait Miyazaki,

un retour de l’amour dans la guerre

l’invincible cri de qui espère 

car la Parole est l’argile de la douleur

 



Épître en hommage aux livres de Catherine d’Amboise (qui signe K), réédités en 2022 par les Classiques Garnier (éd. de référence des citations), après les poèmes de Camille Aubaude, URL. https://classiques-garnier.com/amboise-catherine-d-oeuvres-completes.html, URL. https://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?option=com_content&view=article&id=122&Itemid=45 et URL. https://litterature-lieux.com/fr/guide/lieu/428-la-maison-des-pages-de-camille-aubaude

 

 

 

 

L’Épître est extraite d’un recueil inédit intitulé Méraubaude, et le Chant royal (clin d’œil à cette forme devenue caduque). Ces poèmes sont issus de ma lecture de l'important Livre des Prudents (env. 1503) de Catherine d’Amboise.

 

* Méraubaude est un poète du IVè siècle, d’une lignée de Rois francs. Voir Histoire générale de la littérature du moyen âge en Occident, URL. https://books.google.fr/books?id=G60CAAAAMAAJ&pg=PA312&hl=fr&source=gbs_toc_r&cad=3#v=onepage&q&f=false

 

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Pour citer ces poèmes pacifiques & inédits

 

Camille Aubaude (poèmes & photographies), « Méraubaude et autres poèmes », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poéféministes & poépolitiques 2023 | « Stoppons ensemble le terrorisme & œuvrons pour une paix mondiale & durable » & N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales » & N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », volume 1, mis en ligne le 22 novembre 2023. URL.

http://www.pandesmuses.fr/lettredoctobre2023/no15/ca-meraubaude

 

 

 

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22 novembre 2023 3 22 /11 /novembre /2023 10:25

N°15 | Poétiques automnales | Dossier mineur | Florilège | Astres & animaux & Revue Orientales | O | N°3 | Créations poétiques 

 

 

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Trois poèmes en quatre langues


 

 

 

 

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Poèmes & peintures de

 

Desiree Di Marco

 

 

Présentation, sélection des poèmes

& peintures par

 

Hanen MAROUANI

 

 

 

 

© Crédit photo : Desiree Di Marco, « Phoenix », peinture, dimensions 70x100 CM.

 

 

 

Née à Rome, Desiree Di Marco habite actuellement à Milan, explorant diverses contrées au cours de ses voyages d'études. Titulaire d'une licence en relations internationales, elle a résidé principalement à Vienne et a enrichi son parcours par plusieurs mois passés au Maroc. Outre sa passion pour l'écriture, elle s'adonne à la peinture et se plonge avec assiduité dans le théâtre, participant activement aux ateliers à Milan. Son engagement actuel se manifeste à travers un essai explorant les nuances de la sexualité, ainsi que deux recueils de poèmes. Ses œuvres poétiques, traduites en arabe par Youssef Wakkas, ont trouvé place dans le magazine en ligne Aljadeed. Par ailleurs, son intérêt pour la politique internationale, particulièrement axé sur la Palestine, l'Irak et l'Afghanistan, transparaît dans ses articles. En 2021, elle a brillamment participé à la conférence internationale sur la cartographie à Florence, présentant une étude liée à son mémoire de maîtrise : « Une étude critique de la cartographie de la Méditerranée ». Possédant une maîtrise en études moyen-orientales et une autre en coopération internationale, elle façonne un parcours riche en diversité et en engagement. 

 

© Crédit photo :  Portrait photographique de Desiree DI MARCO. Image fournie par Hanen MAROUANI

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Les poèmes ci-dessous ont été écrits en italien puis traduits en trois langues : français, arabe et anglais. Nous les publions actuellement en images pour conserver la présentation initiale. La version textuelle de ces poèmes viendra ultérieurement par ajout à cette page.

 

© Hanen MAROUANI

 

 

 

© Crédit photo : Desiree Di Marco, « Des poèmes en prose », image no 1 des poèmes trilingue français-arabe-anglais prise par LPpdm du document transmis, novembre 2023.

 

© Crédit photo : Desiree Di Marco, « Donna di Latte Milk woma », dessin, dimensions : A4 sheet.

 

 

© Crédit photo : Desiree Di Marco, « Des poèmes en prose », image no 2 des poèmes trilingue français-arabe-anglais prise par LPpdm du document transmis, novembre 2023.

 

© Crédit photo : Desiree Di Marco, Prima dell’Entropia : « Before Entropia », peinture, dimensions 40x60 CM.

 

 

 

 

© Crédit photo : Desiree Di Marco, « Des poèmes en prose », image no 3 des poèmes trilingue français-arabe-anglais prise par LPpdm du document transmis, novembre 2023.

 

© Crédit photo : Desiree Di Marco, « Des poèmes en prose », image no 4 des poèmes trilingue français-arabe-anglais prise par LPpdm du document transmis, novembre 2023.

 

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Pour citer ces poèmes illustrés & inédits

 

Desiree Di Marco (poèmes & peintures), « Trois poèmes en quatre langues » Présentation, sélection des poèmes & peintures par Hanen MAROUANILe Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », volume 1 & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 15 novembre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/no15/ddm-troispoemes

 

 

 

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15 novembre 2023 3 15 /11 /novembre /2023 11:38

N°15 | Poétiques automnales | Dossier mineur | Articles & Témoignages | Astres & animaux & Revue Orientales | O | N°3 | Critiques poétiques & artistiques

 

 

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Hala Mohammad à Strasbourg.

 

« Rebelle comme l’amour », Les hirondelles

 

se sont envolées avant nous

 

(éd.Bruno Doucey)


 

 

 

 

 

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Texte de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Hala Mohammad s’entretient avec Salah Oudahar », image prise à la Bibliothèque Universitaire de Strasbourg le 9 novembre 2023 dans le cadre du festival « Au fil des ailes ».

 

 

Il y a quelques jours, la Bibliothèque Universitaire de Strasbourg accueillait l’immense poète et cinéaste syrienne Hala Mohammad qui s’est entretenue, à propos de ses derniers recueils, avec Salah Oudahar dans le cadre du festival Au fil des ailes.

 

L’autrice a publié six recueils en Syrie et trois autres en France où elle vit depuis 2012. Elle a rendu hommage à son ami et traducteur Antoine Jockey avant de lire quelques poèmes en arabe de sa voix chaude et profonde alors que Salah Oudahar les reprenait en français.

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Réception de la poète syrienne exilée Hala Mohammad par l'équipe du festival », image prise à la Bibliothèque Universitaire de Strasbourg le 9 novembre 2023 dans le cadre du festival « Au fil des ailes ».

 

Lors de l’interview, Hala Mohammad a affirmé que l’égalité homme/femme s’installe, « tant mieux pour les hommes », a-t-elle commenté avec humour, tout en précisant qu’elle ne pouvait pas se permettre le luxe d’être féministe. La lutte pour la citoyenneté implique que les hommes et les femmes aient besoin les uns des autres pour se libérer des dictatures. Ses priorités sont la quête de la liberté, de l’amour, de la paix et de la grâce pour les pays qui souffrent. Et de citer Pablo Neruda « La poésie est née de la paix comme le pain de la farine ».

Exilée, Hala Mohammad a perdu sa maison, c’est la perte de la première identité avant celle de la langue...Voilà pourquoi, elle intitulé l’un de ses livres Prête-moi une fenêtre (Ed. Bruno Doucey), car elle nous donne à voir «  la lumière de la Syrie » et de poursuivre avec mélancolie « les souvenirs ne sont pas une patrie ».

Quand elle parle à la première personne du singulier, le je renvoie à chaque moi et les peuples exilés deviennent « les hirondelles » qui ont donné le titre d’un autre de ses recueils. Car pour l’autrice, il n’ y a pas de chemin de retour, le seul espoir, « c’est la poésie qui permet de construire des chemins de retour » et de citer Mahmoud Darwich « je suis rentré sans rentrer ».

Et de témoigner encore et toujours en déclarant « la poésie est la voix des absents »…

 

© Crédit photo : Claude Menninger, « Dédicace à Françoise Urban-Menninger », Autographe par Hala Mohammad, image prise à la Bibliothèque Universitaire de Strasbourg le 9 novembre 2023 dans le cadre du festival « Au fil des ailes ».

 

 

La poésie de Hala Mohammad possède sans nul doute la beauté envoûtante d’une mélopée intemporelle, elle nous emporte au coeur de notre entité qui a nom humanité, elle nous touche jusque dans les replis les plus profonds de l’âme :

 

« Les rêves, aussi nombreux que les oiseaux

Aussi simples qu’une tasse de café

Je les chasse des fenêtres

Je les repasse à même les robes

Je les couds avec les poches des chemisiers

Je les fais briller comme des bracelets d’argent

Je les grave sur le mur comme les lettres du prisonnier 


 

Le matin, je les vois boire mon café

Au loin derrière une lointaine fenêtre. »

 

(Extrait de Les hirondelles se sont envolées avant nous, éd. Bruno  Doucey)



 

© Françoise Urban-Menninger, novembre 2023.

 

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Pour citer cet article illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Hala Mohammad à Strasbourg. « Rebelle comme l’amour », Les hirondelles se sont envolées avant nous (éd.Bruno Doucey) », avec des photographies de Claude MenningerLe Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales », volume 1 & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 15 novembre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/no15/fum-halamohammad

 

 

 

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2 novembre 2023 4 02 /11 /novembre /2023 16:51

N°15 | Poétiques automnales | Bémols artistiques |  Entretiens poétiques, artistiques & féministes & REVUE ORIENTALES (O​​) | N° 3 | Entretiens

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Fatma Gadhoumi : une artiste tunisienne brille

 

à l’exposition parisienne « La Miniature Persane

 

au Jardin du Luxembourg »

 

 

 

 

 

Texte issu de l'entretien de l'été 2023 par

 

Hanen Marouani

 

Photos de l'artiste & de certaines de ses œuvres exposées

 

Fatma Gadhoumi

 

Site perso : www.fatmina.com

 

 

 

Contexte

La rencontre avec l’artiste tunisienne Fatma Gadhoumi s'est déroulée à Paris le 4 septembre 2023. Cet article est une synthèse de l'échange avec l'artiste consolidée par six photographies de l’exposition parisienne intitulée « La Miniature Persane au Jardin du Luxembourg ».



 

Synthèse de la rencontre artistique du 4 septembre 2023

 

Paris, le 4 septembre 2023 – L’exposition Miniature Persane au Jardin du Luxembourg a récemment mis en lumière l’artiste tunisienne talentueuse, Fatma Gadhoumi. Du 28 août au 4 septembre 2023, les visiteurs ont eu l’opportunité de découvrir une collection fascinante de miniatures persanes, dont le travail remarquable de Fatma Gadhoumi était en vedette. Son parcours polyvalent, mêlant ingénierie et art, a fait d’elle une artiste à part entière. 

 

 

L’artiste qui fusionne la science et l’art : 

 

© Crédit photo : Portrait photographique de Fatma réalisé durant l’exposition parisienne « La Miniature Persane au Jardin du Luxembourg » (Paris, Août-Septembre 2023).
 

 

Née en Tunisie, Fatma Gadhoumi a toujours été fascinée par l’intersection de la science et de l’art. Son parcours singulier, combinant l’ingénierie et l’art, a captivé l’attention des visiteurs et ajouté une dimension unique à cette exposition célébrant l’art persan et rendant hommage à son maître Abbas Moayeri. 

 

Fatma est devenue une brave ingénieure, mais sa passion pour l’art a toujours été présente. Son désir de fusionner ces deux mondes l’a conduite à Paris, où elle a poursuivi ses études en ingénierie tout en fréquentant assidûment les ateliers d’art. 

 

Le voyage artistique de Fatma Gadhoumi :

 

 

© Crédit photo : Fatma Gadhoumi, œuvre no 1 de l’exposition parisienne « La Miniature Persane au Jardin du Luxembourg » (Paris, Août-Septembre 2023).

 

 

Fatma a trouvé l’inspiration dans les miniatures persanes, un art délicat qui remonte à des siècles en Iran. Elle a consacré des années à étudier cette forme d’art complexe et à perfectionner ses compétences. Ses œuvres se distinguent par leur minutieuse attention aux détails et leur utilisation innovante de la couleur et de la lumière. L’exposition au Jardin du Luxembourg a présenté une série de miniatures persanes uniques créées par Fatma Gadhoumi. Ses tableaux captivent les spectateurs avec leurs couleurs vives, leurs motifs complexes et leur riche symbolisme. Chaque œuvre raconte une histoire, offrant un aperçu de la culture persane tout en reflétant la vision artistique unique de Fatma. 

L’art au service de la compréhension culturelle 

 

Pour Fatma Gadhoumi, l’art est bien plus qu’une passion personnelle. Elle le considère comme un moyen de rapprocher les cultures et de promouvoir la compréhension entre les peuples. Ses œuvres explorent la beauté et la diversité de la culture persane, invitant les spectateurs à voyager à travers l’histoire et la tradition de cette région riche.

 

© Crédit photo : Image des œuvres exposées lors de l’exposition parisienne « La Miniature Persane au Jardin du Luxembourg » (Paris, Août-Septembre 2023).

 

 

Lors de l’inauguration de l’exposition, Fatma Gadhoumi a déclaré : « Mon objectif est de créer des ponts entre le passé et le présent, entre l’Orient et l’Occident. L’art persan est d’une richesse inestimable, et je veux le présenter au monde d’une manière nouvelle, excitante et plus lumineuse. »

L’exposition Miniature Persane au Jardin du Luxembourg a été une occasion exceptionnelle pour notre artiste de partager sa vision artistique avec un public international. Ses miniatures ont été saluées par les visiteurs et les critiques d’art pour leur originalité et leur profondeur émotionnelle. L’artiste tunisienne a présenté une belle série de miniatures persanes revisitées avec des palettes de couleurs audacieuses et lumineuses et des formes contemporaines. Cette série a été acclamée pour sa capacité à transcender les frontières entre tradition et modernité. 


 

Hommage à l’artiste iranien Abbas Moyeri par ses disciples :

 

 

© Crédit photo :  Membres de l'équipe de l’exposition parisienne « La Miniature Persane au Jardin du Luxembourg », (Paris, Août-Septembre 2023) avec des artistes dont Fatma Gadhoumi en blanc.

 

 

Un moment particulièrement émouvant lors de l’exposition a été l’hommage rendu à Fatma Gadhoumi par ses disciples, membres de l’association Héritage Art &Culture. Ces disciples dévoués et reconnaissants, ont exposé leurs propres miniatures persanes, inspirées par l’enseignement et la passion de leur professeur. Cet hommage à l’artiste iranien a été un témoignage poignant de son impact sur l’art de Fatma. 

 

 

Un avenir prometteur :

 

 

© Crédit photo : Fatma Gadhoumi, œuvre no 2 de l’exposition parisienne « La Miniature Persane au Jardin du Luxembourg » (Paris, Août-Septembre 2023).

 

 

Alors que l’exposition touche à sa fin, Fatma Gadhoumi continue de travailler sur de nouvelles œuvres qui combinent son amour de l’ingénierie et de l’art. Elle espère élargir son public et participer à d’autres expositions internationales pour partager sa passion et sa vision artistique du monde. 

Parmi les pièces les plus remarquables de Fatma Gadhoumi figurait « une œuvre qui fusionnait des miniatures persanes classiques avec des éléments interactifs. Faisant ainsi revivre les miniatures ancestrales à travers une expérience moderne et immersive. 

Fatma Gadhoumi est un exemple inspirant de la manière dont la créativité peut s’épanouir au croisement de la science et de l’art. Son parcours unique et ses œuvres extraordinaires illustrent l’importance de l’expression artistique dans notre monde diversifié et complexe. Nous avons hâte de voir ce que l’avenir réserve à cette artiste polyvalente et talentueuse. 

 

© Crédit photo : L’affiche officielle de l’exposition parisienne intitulée « La Miniature Persane au Jardin du Luxembourg » (Paris, Août-Septembre 2023).

 

 

L’exposition Miniature Persane au Jardin du Luxembourg a été une célébration de la beauté, de l’histoire et de la créativité, et Fatma Gadhoumi y a apporté une contribution précieuse qui restera dans les mémoires de tous ceux qui l’ont visitée.

 

© Hanen Marouani, Paris, 2023.


À lire également :

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Pour citer cet article illustré & inédit

 

Hanen Marouani (texte & photographies fournies), « Fatma Gadhoumi : une artiste tunisienne brille à l’exposition parisienne “La Miniature Persane au Jardin du Luxembourg” », Le Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 15 | AUTOMNE 2023 « Poétiques automnales » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 2 novembre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/orientalesno3/no15/hm-gadhoumi-artistetunisienne

 

 

 

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18 octobre 2023 3 18 /10 /octobre /2023 17:09

Événements poétiques | Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 & REVUE ORIENTALES (O​​) | N° 3 | Poésie & arts pour la jeunesse

 

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​​​​​Nadine de Montreuil

 

 

 

 

 

Poème de

 

Lydia Kowicz Loriot

 

 

Illustration par

 

Mariem Garaali Hadoussa

Artiste plasticienne & poète

Présidente de lassociation "Voix de femme nabeul"

 

 

 

© ​​Crédit photo :  Mariem Garaali Hadoussa, « Filles à l'école », figure no 4, peinture à l'aquarelle, 2018.

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Jolie, tu étais jolie comme un cœur

Tu écrivais des poèmes pour ta grande sœur

Tu avais dix ans et des tresses très sombres

Des yeux de velours défiant les ombres

Tu aimais l’école, le français les mathématiques

Et pour rien au monde tu n’aurais négligé tes devoirs

Tu voulais connaître les secrets du savoir

Dévorant tes livres de manière méthodique

Mais à la maison il y avait peu de place

Pour une petite fille curieuse et gentille

Il fallait frotter nettoyer ne laisser aucune trace

Pour soulager maman des corvées quotidiennes

Et toi ces corvées, tu les faisais tiennes.

Ta sœur plus âgée arrivait à les esquiver

Mais pour toi chaque jour la charge familiale

T’empêchait de pratiquer le basket, la poésie ou les claquettes.

Tu venais de Kabylie où rien n’est interdit

Mais où la tradition a depuis longtemps établi

Que le meilleur diplôme qu’une fille puisse avoir

C’est celui de femme au foyer pour y exceller

Je sais que tu es sortie du jeune âge

Je connais ta volonté il est bien probable

Que tu aies inversé les choses

Rendant à ta famille ses devoirs

Et à tes études la passion du savoir.

 

 

© Lydia Kowicz Loriot.

 

 

PRÉCISONS APPORTÉES PAR LE PAN POÉTIQUE DES MUSES sur ce poème : ce bel hommage à Nadine (petite fille kabyle) est un « poème vécu » ou un « poème témoignage ». Il appartient à une pratique poétique souvent féminine et également féministe en relatant en témoignage une expérience poétique. Il fait partie de la poésie vécue puisque la poète a aidé aux devoirs Nadine qui d'après Lydia Kowicz Loriot était passionnée par ses cours mais dont la famille voulait avant tout qu'elle gère ses devoirs domestiques, elle avait peu de temps mais beaucoup de volonté... ».

 

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Pour citer ce poème vécu, féministe & inédit

 

Lydia Kowicz Loriot​, « Nadine de Montreuil » avec une illustration par Mariem Garaali HadoussaLe Pan poétique des muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe 2023 | « Bouquet de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2023 » & Revue Orientales, « Conteuses orientales & orientalistes », n°3, volume 1, mis en ligne le 18 octobre 2023. URL. http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno3/11octobre23/lkl-nadine

 

 

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Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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