L'extrait poétique ci-dessous provient de l'ouvrage – tombé dans le domaine public – de COLET, Louise (1810-1876), Ce qui est dans le cœur des femmes : poésies nouvelles ; [par Mme Louise COLET] suivies du Poème sur La colonie de Mettray, Couronné par l'Académie française dans sa séance du 19 août 1852, Paris, Librairie nouvelle (Boulevard des Italiens, 15, en face de la Maison dorée), 1852, pp. 63-65.
Cet extrait contenant une note s'adresse à madame Roger-Valazé et constitue une sorte de poème gnomique à l'attention des femmes par une femme ayant une certaine experience et un certain savoir dans le domaine de la condition féminine. Le poème sert ainsi du support moral décrivant la nécessité d'établir une solidarité et une entraide entre les femmes en matière de vie et d'éducation sentimentales. Tout le poème décrit ce que l'on qualifie de "sororité" ou de vie sororale qui protège une femme de se livrer corps et âme à un homme qui en usera, en abusera à sa guise et sans réserve.
Par ailleurs, l'avertissement de Louise Colet est clair : une femme ne doit confier tous ses ennuis ou ses secrets qu'à une femme qui peut la comprendre sans la juger et jamais confier tout son for intérieur à un homme.
En fait, ce poème est un portrait poétique de la sororité comme une voie nécessaire de conduite sociale et sentimentale des femmes.
Le poème est composé en deux parties I et II, la première partie se développe en cinq strophes, quant à la deuxième, elle ne contient que quatre, ce qui donne neuf strophes au total et l'on sait que le nombre neuf symbolise entre autres les neuf Muses qui sont des sœurs... Chaque strophe se forme en un quatrain, mais je m'arrête là et vous laisse apprécier par vous-même cher lectorat ce portrait poetiquement gnomique. Bonne lecture !
Gustave Flaubert : exposition du centenaire : 19 novembre 1980-22 février 1981, Bibliothèque nationale, [Paris] / [catalogue par Roger Pierrot et Jacques Lethève] ; [préface de Georges Le Rider...
Pour citer ce poème féministe de sororité & solidarité entre aïeules & ce portrait pictural peint par une aïeule
Louise Colet, « En sororité », poème choisi, transcrit, légèrement rectifié, titre modifié, avec un commentaire & une image par Dina Sahyouni de COLET, Louise (1810-1876), Ce qui est dans le cœur des femmes : poésies nouvelles ; suivies du poème sur La colonie de Mettray... (1852), portrait pictural de Louise Colet tenant sa fille par l'artiste Adèle Grasset, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 5 juillet 2023. URL : http://www.pandesmuses.fr/no13/louisecolet-ensororite
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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Festival International Megalesia 2023 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères » , « Frontières du vivant » & « Lyres printanières » mis en ligne le 21 mars 2023 URL :
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Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre
théories & pratiques
diffusée en version électronique(apériodique)& en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021
ISSN numérique : 2116-1046
(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)
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Nous fêtons particulièrement les femmes poètes (poétesses, ou poétrides, lyreuses, etc.) et le féminin en poésie et Sciences humaines et sociales le 8 avril qui est la Journée internationale de la Poésie Mineure ou celle des Femmes et Genre.
Le Conseil Administratif de l'association SIÉFÉGP et l'Académie Claudine de Tencin ont récemment sélectionné la femme de lettres MAXIMINE pour lui attribuer Le Prix International de Poésie 2023 pour l'ensemble de son Œuvreavec le titre honorifique de Princesse des Poètes. Cette distinction est attribuée publiquement le 8 avril 2023.
D'autres prix internationaux symboliques ont été créés pour célébrer la poésie, ses mécènes, traductrices/traducteurs, etc. L'Académie les distribuent publiquement les 8 avril et 1er mai 2023.
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « TABLE DU Festival International & Multilingue Megalesia 2023 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères » , « Frontières du vivant » & « Lyres printanières » mis en ligne le 12 juin 2023 URL :
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La poète se retrouve face à un monde abîmé enfoncé dans les ténèbres et son souhait n’est autre que de voir ce monde traversé par un rayon de lumière. Avec des mots justes elle décrit les atrocités qui prennent forme « Dans la topographie gluante de la cité » où la recherche d’un éden terrestre engendre des situations ingérables fruits d’une civilisation naufragée et chargée de tant de paradoxes que l’Humanité soit « en état de choc ».
On dit que la nuit porte conseil mais elle peut être aussi synonyme d’effroi. Aussi La poète se penche-t-elle sur les victimes de la nuit. La nuit perverse et démoniaque de ceux qui s’y aventurent, ceux en mal d’existence :
« Nuit chaotique
criblée de prospectus
de seringues
et d’infarctus
du myocarde »
Elle souligne également le manque de tolérance face à la différence de l’autre :
« Accusé l’autre
dans ses choix de vie
critiquer par principe
dans un amène sourire »
C’est un monde qui va à vau-l’eau est dans le paraître. C’est aussi un :
« Monde incohérent
qui se cherche
au milieu des livres
et se cache
derrière des slogans »
Dans ce monde il y a aussi :
« des guérites qui clignent de l’œil
dans leur devanture
pimpante et menteuse »
C’est un monde qui s’accroche aux futilités par manque de bon sens et de discernement.
Tout est à refaire car le monde semble se tromper de sens par manque de bon sens.
Le poète est avant tout un être lucide et doté d’une grande sensibilité. Il sait lire entre les lignes et révèle des vérités. Et pour cause, notre poète fait montre d’une grande perspicacité en nous livrant sa perception des choses :
« Je vois
au fond de la nuit
la détresse
d’un monde évanoui
Qui gronde
et couve encore
ses carats de lumière »
Et encore :
« Je vois
gravés sur ce mur
des serments tressés
qui me grisent
derrière
la chaîne épineuse des tags. »
Selon elle, ce monde doit cesser de cultiver le paraître pour apprendre à être.
Elle est aussi celle qui cherche la lumière. La lumière qui réchauffe le cœur et l’esprit :
« Dans la tresse du soleil
tu laisses éclater ta joie »
Malgré sa plume subtilement incisive, elle chante aussi l’amour :
Maggy De Coster (texte & images), «Soisik Libert, « Trombes en carré d’or vierge », L’Harmattan 2022, 81 pages, 12€ », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°13 | PRINTEMPS 2023 « (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices », mis en ligne le 23 juin 2023. URL :
S’il est vrai que l’être humain est fait d’eau de mer et de poussière d’étoiles, pourquoi le poète, aux antennes plus sensibles que le commun, n’entendrait-il pas la voix d’un « inconscient originel » ? C’est ce que semble nous dire Claude Luezior dans son nouveau recueil Au démêloir des heures, paru en avril 2023 aux éditions Librairie-Galerie Racine–Paris.
Mais pour s’aboucher au verbe primordial – qui est aussi béance et silence –, il faut passer par l’inconscient individuel, en franchir les espaces ténébreux, ce « carnaval de l’insensé » où « halète une part animale ». Et si Luezior s’abandonne à ce « trou noir / aux encoignures / d’enfer » et se laisse parfois emporter par les « meutes carnassières / des cauchemars inassouvis », il ne fait pas naufrage pour autant. Après tout, Orphée n’a-t-il pas réussi à traverser les épreuves de l’Enfer et à en ressortir indemne, quitte à se retrouver veuf à jamais de la bien-aimée ?
Car le pouvoir de la poésie est là, toujours, lueur phosphorescente dans la nuit de l’être : quand « là-bas se déhanche un poème », « démones aux rouges grimoires », « becs et hiboux carnivores » glissent sur le bouclier d’azur et le heaume de candeur du poète. Pouvoir de la poésie et pouvoir aussi de l’amour, car Luezior ne s’est pas retourné sur Eurydice : Elle est là, en filigrane, présence discrète, tantôt prenant le visage de l’aube, qui « anime ses fibres tièdes », tantôt revêtant « la pudeur d’une violette ». Si l’animus en lui ne saurait s’amputer de son anima, c’est sans doute pour mieux assurer sa mission d’explorateur de l’Inconscient et de questeur métaphysique : « sur les brisants / de nulle part / lier l’invisible / aux racines de l’être ».
La poésie de Claude Luezior est une poésie de combat – combat avec nos démons, nos habitudes mentales, nos phobies – et de quête d’une sérénité qui n’adviendrait qu’au bout d’un arrachement à nos malédictions et à nos « affres d’arrière-nuit ». Bâti sur le procédé de mise en page dont l’auteur est coutumier, le recueil nous offre cette alternance – visuellement agréable – de poèmes en vers libres et de mini-proses, produisant un effet de synergie poétique.
Épurée et maîtrisée, sans emphase excessive, avec juste ce qu’il faut d’abstraction pour ne pas glisser dans le larmier du lyrisme, cette poésie évite sans effort ces écueils de la poésie contemporaine que sont la perte du sens par noyade dans les mots, et l’amuïssement du chant par abus du cryptique.
Ainsi dans ce démêloir des heures, Luezior nous convie-t-il enfin, démons vaincus, à « un jour de sucre / de pulpe rare et de blés / manne pour fiançailles / où jubilent / des persiennes ouvertes ».
François Folscheid,« Claude Luezior, Au démêloir des heures, Éditions Librairie-Galerie Racine–Paris, 94 p., 2023, ISBN : 978-2-2430-4859-9 », illustration de la couverture par Diana Rachmuth, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques | Festival International Megalesia 2023 « Étrangères », « Frontières du vivant », « Lyres printanières », mis en ligne le 15 juin 2023. URL :
APPEL À POÈMES SUR LE THÈME « LIBERTÉ » (PROPOSÉ PAR LE PRINTEMPS DES POÈTES) DU 30 NOVEMBRE AU 31 JANVIER 2026.
L’association SIÉFÉGP vous propose de publier une sélection de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » proposé par le festival Le Printemps des Poètes. Pour ce faire, veuillez vérifier que vos poèmes (de 1 à 4) et/ou illustrations (de 1 à 4) respectent la ligne éditoriale de cette revue avant de nous adresser vos participations au plus tard le 31 janvier 2025 pour une publication livresque durant le printemps 2026 dans le cadre du festival Le Printemps des Poètes.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
IMPORTANT ! LA RÉDACTION REPORTE SON THÈME ENTREPRIS AUTOUR DES SORCIÈRES À UNE DATE ULTÉRIEURE ET LE REMPLACE PAR LE DOSSIER CARTE BLANCHE SUR LES BOUQUETS CHEZ LES CRÉATRICES EN POÉSIE ET ARTS. L’ASSOCIATION SIÉFÉGP SOUHAITE LA BIENVENUE À SA NOUVELLE...