15 octobre 2026 4 15 /10 /octobre /2026 16:45

N° IV  HIVER 2026 « L'HIVER EN FÊTES » | Dossier majeur | Florilège | S’indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

 

 

Ton dernier cadeau…

 

 

 

 

 

 

Lettre élégiaque par

 

Nina Lem

 

Autriche & poétesse

 

 

© Crédit photo : Nina Lem (image des archives personnelles), « Nina Lem avec son père ».

  

 

C'est une lettre d'hommage à mon père, dix ans après sa disparition, autour du deuil, des souvenirs et de la transmission.

 

 

 

Papa,

Cela fait dix ans que tu es parti.

Dix ans déjà.

Dix ans que le temps avance sans toi, alors que certaines blessures, elles, semblent parfois être restées exactement là où tu les as laissées.

Dix ans sans un mot, sans une lettre, sans rien pour m’aider à remonter la pente à l’époque.

D’abord, il y a eu la colère.

Parce qu’en étant maman aujourd’hui, je n’imagine pas dire au revoir à ma fille. Je n’imagine pas devoir partir en sachant qu’elle devra continuer sans moi.

Et pourtant, lorsqu’il arrive une complication médicale, mentir pour protéger son enfant devient parfois inévitable.

Alors j’ai fait mon chemin.

L’annonce de ton décès a été un choc. Une violence extrême que je ne souhaite à personne.

Je n’ai eu aucune réaction. Mon cerveau a fait un black-out.

Et je suis tombée au fond du trou, ou peut-être au fond de ces puits que nous avions à la maison. Je ne me suis pas noyée.

Parce que l’envie de vivre a été plus forte.

Alors je me suis construit une vérité. Peut-être pour me rassurer, me consoler et continuer à vivre.

Sans ma fille, je pense que je serais morte également.

Car au final, nous ne sommes jamais prêts à perdre un parent.

Une moitié de nous.

Le plus douloureux a été de comprendre que je t’aimais malgré tout.

Alors j’ai séparé toi et l’alcool.

Et mon cœur a réussi à retrouver les moments heureux.

Ces moments avec les animaux.

Ces moments où je te courais derrière, comme la petite fille amoureuse de son papa.

Ces moments de jeux à la console.

Ces moments où nous allions chercher le sapin de Noël dans la forêt, où maman râlait toujours parce qu’elle le trouvait trop grand.

Ces moments où nous dévorions les boîtes de chocolats devant les cartoons ou les films comiques.

Tous ces souvenirs qui paraissaient peut-être simples à l’époque, mais qui sont devenus tellement précieux aujourd’hui.

Il y a aussi cette phrase que tu me disais pour me réveiller :

« Mon seignor… il est l’or de se réveiller ! »

Comme dans un de ces films de Louis de Funès que tu aimais tant.

Aujourd’hui, cette phrase est devenue un souvenir précieux.

Ta voix est restée quelque part dans ma mémoire. Et parfois, j’ai presque l’impression de l’entendre encore.

Je réveille ma fille comme cela aujourd’hui. Et je la surnomme également « le chameau », comme tu le faisais avec moi.

Puis il y a eu tous ces rêves où tu me demandais de continuer à fêter Noël.

Comme si tu continuais de me parler chaque nuit.

Comme si, malgré ton absence, tu étais encore là pour me demander de continuer.

Je suis convaincue que tu es resté près de moi.

Le plus douloureux dans le deuil, c’est d’accepter que jamais je ne te reverrai.

Mais tu continues de vivre à travers moi.

Et maintenant, à travers ma fille.

C’est toujours douloureux que tu sois parti au moment de sa naissance.

Mais chaque année, comme tu me l’as demandé, je continue de célébrer Noël.

Tu me manques chaque jour qui passe.

Mais comme le dit si bien la chanson « Mon vieux », de Daniel Guichard, quand on a juste quinze ans, on n’a pas le cœur assez grand.

Et je n’ai pas compris.

Je ne pouvais pas comprendre.

Malheureusement, je comprends certaines choses seulement maintenant, en étant maman.

Aujourd’hui, je comprends peut-être différemment ce que signifie vouloir protéger son enfant. Alors je peux aussi regarder ton départ autrement.

Merci, papa, de m’avoir protégée.

Car au final, tu es mort dans la pudeur.

Et tu m’as protégée jusqu’au dernier souffle.

Dix ans ont passé.

Et malgré tout, malgré la colère, malgré les blessures, malgré l’alcool, tu restes mon papa.

Le papa de mes souvenirs.

Celui qui me revient dans ces petits moments que je n’ai jamais oubliés.

Celui dont les mots continuent de vivre dans ma vie.

Celui que je retrouve dans ma façon de réveiller ma fille.

Et celui dont une petite partie continue désormais de vivre à travers ta petite-fille.

Tu me manques, papa.

Chaque jour qui passe.

Mais je continue de faire vivre nos souvenirs.

Et je continue mon chemin.

Avec ton absence.

Avec mes souvenirs.

Avec tout cet amour que j’ai fini    par comprendre.

Il m’aura fallu dix ans pour trouver

les mots et enfin t’écrire cette lettre.

 

© Nina Lem


 

***

  

Pour citer ce témoignage élégiaque, réaliste, illustré & inédit

 

 

Nina Lem (poème & image), «  Ton dernier cadeau… », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : HIVER 2026 | NO IV | « L'HIVER EN FÊTES », mis en ligne le 15 octobre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiv/nl-tonderniercadeau

 

 

 

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14 octobre 2026 3 14 /10 /octobre /2026 17:01

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Astres & animaux / Nature en poésie | Cuisinier en poétisant | Invitation à lire | Annonces diverses / parutions
​​​​​​​​​

 

 

 

 

 

 

Vient de paraître « Un déjeuner de soleil » de Françoise Urban-Menninger.

Recueil de poèmes paru aux Éditions Astérion

 

 

 

 

 

Avis de parution par

 

Société Internationale d'Études des Femmes &

 

d'Études de Genre en Poésie (SIÉFÉGP)

 

 

© Crédit photo : Premiere & quatrième de couverture illustrée du recueil de poèmes « Un déjeuner de soleil » par Françoise Urban-Menninger. Œuvre parue aux Éditions Astérion.

 

Nous avons la joie de partager avec vous l'annonce de parution du dernier recueil en date intitulé « Un déjeuner de soleil » de notre collègue la poète Françoise Urban-Menninger.

Nous vous convions à ce déjeuner composé de lumières et de grâces. Mangez-le. Ce recueil est une nourriture bienfaisante, il ensoleillera votre automne par sa poésie vivante et authentique.

L’autrice a illustré la première couverture de son œuvre avec un morceau de soleil grâce au beau tableau « Mimosas » signé par l’artiste peintre Pierre Bonnard. Elle a également eu le plaisir de le présenter au public lors du salon du livre de Wesserling qui s'est déroulé le 27 septembre dernier.

© Crédit photo : Prochure officielle du salon du livre de Wesserling du 27 septembre 2026.

 

***

  

Pour citer cet avis de parution, illustré & inédit

 

SIÉFÉGP, « Vient de paraître « Un déjeuner de soleil » de Françoise Urban-Menninger. Recueil de poèmes paru aux Éditions Astérion », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 14 octobre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/siefegp-parusoleil

 

 

 

 

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11 octobre 2026 7 11 /10 /octobre /2026 07:23

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)

 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE ET MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES ET PRATIQUES

 

 

 

 


HIVER 2026 | NO IV

 

 

L'HIVER EN FÊTES

 

 

 

Crédit photo :  Margaret Meen (1751-1834), nature morte. Princess Elizabeth after Margaret Meen, « A group of flowers in a jar and a bird's nest ». Peinture tombée dans le domaine public, image capturée par cette revue d'une photographie libre de droits de Wikipédia (en anglais).

 

 

SOMMAIRE*

 

 

LES SOUMISSIONS THÉORIQUES, POÉTIQUES, LITTÉRAIRES

 

JOURNALISTIQUES, ARTISTIQUES ET AUDIOVISUELLES

 

ORIGINALES, TRADUITES, TRANSCRITES OU RÉÉDITÉES

 

POUR LES DOSSIERS ET LES RUBRIQUES SONT OUVERTES

 

JUSQU'AU 19 DÉCEMBRE 2026

 

MISE EN LIGNE JUSQU'AU 31 DÉCEMBRE 2026

 

 

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Le Pan Poétique des Muses

10 octobre 2026

 

NOUS SOUHAITONS CONTINUER D’ACTUALISER AU GRÉ DES JOURS LA FORME DES PAGES DE CE SITE DATANT DE 2011 POUR RÉUSSIR CELA NOUS VOUS REMERCIONS DE NOUS SIGNALER D'ÉVENTUELLES ERREURS ET DES LIENS CASSÉS !

 

 

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Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)

 

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PRÉSENTATION CRÉÉE LE 9 OCTOBRE 2026

DERNIÈRE MISE À JOUR : LE 11 OCTOBRE 2026

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8 octobre 2026 4 08 /10 /octobre /2026 16:59

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Dossier Mineur | Articles & témoignages

 

 

 


 

 

Dentelles secrètes des fées, contes écrits et réécrits

par Chantal Robillard. Ouvrage

publié aux éditions Astérion

 

 

 

 

 

Critique & images par

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Françoise Urban-Menninger,  Première de couverture illustrée de l’œuvre « secrètes des fées, contes écrits et réécrits » par Chantal Robillard. Ouvrage publié aux Éditions Astérion.

 

 

Nous sommes convié(e)s à déguster ce délicieux livret où les fées mutines, malicieuses à souhait, prennent le thé en nous tendant un miroir, celui de notre humaine condition dont elles ont repris certains travers mais aussi quelques qualités.

Car n’oublions pas que, comme il l’est précisé dans la postface, « Le conte permet à un écrivain toutes les fantaisies ! »

 

Et ce sont bien des fantaisies, voire des friandises littéraires que Chantal Robillard, arrière-petite-fille de dentellière, nous a concoctées en faisant passer moult personnages par le chas d’une aiguille dont elle tire le fil d’or du merveilleux en mêlant les histoires, les époques dans un joyeux charivari pour réinventer les contes d’antan et les régénérer à l’aune d’un présent intemporel.

 

L’humour subtil est de la partie ! Lire qu’une fée a pris la voix de Delphine Seyrig, l’actrice fabuleuse qui jouait le rôle de la fée des Lilas dans Peau d’âne, le film de Jacques Demy inspiré par le conte de Charles Perrault, est une magnifique trouvaille, voire un tour de force de l’imaginaire !

La reine des fées qui règne sur ces contes n’est autre que Chantal Robillard qui leur confère une âme nouvelle en les réanimant par le verbe et les formules magiques de sa plume enchantée.

C’est ainsi qu’une seconde chance est donnée à Fanchon qui crachait des serpents et des crapauds, victime d’un sort en raison de son égoïsme et qui, dans le conte initial, sombrait, oubliée de tous, dans une obscure forêt.

 

© Crédit photo : Portrait de la conteuse Chantal Chantal Robillard.

 

Le langage utilisé par l’autrice varie d’un conte à l’autre jusqu’à l’emploi d’un argot qui prête à sourire « Tu n’as qu’à courir au puits, quand la clodo dira sa soif, tu lui offriras ton cruchon ». Dans le Fabliau de la fontaine aux fées de la forêt de Fourcheresse, tous les mots commencent par la lettre F, composant ainsi un tautogramme d’une grande diablerie. En voici un extrait où les F sont finement filés « Folâtre, Fanchon fredonnait en furetant dans les fourrés, flemmassant vers la fontaine aux fées, flanquée d’un flacon de faïence un peu fêlé. »

 

La poésie est aussi au rendez-vous dans ces récits qui suspendent le temps et c’est peut-être bien là que les fées ont faufilé leurs dentelles secrètes entre les lignes «  rosée, arc en cieux, univers à cimaise, où, ancrée, vénus a souri à mars avec reconnaissance. écume écrue en mer sereine. cormorans rieurs, sur une immense mare, mousseuse comme sari en armoisin verveine. ».  Car bien évidemment, ce sont les fées elles-mêmes qui ont tenu la main de l’autrice quand elle a agité sa plume surnaturelle pour nous en octroyer les roses et les pierres précieuses mais aussi les fameuses grenouilles qui nous mettront à l’abri de la faim en ces temps de disette annoncée …

 

© Françoise Urban-Menninger

 

***

  

Pour citer ce texte, illustré & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, (texte & photos), « Dentelles secrètes des fées, contes écrits et réécrits par Chantal Robillard. Ouvrage publié aux Éditions Astérion », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 8 octobre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/fum-robillard-contes

 

 

 

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30 septembre 2026 3 30 /09 /septembre /2026 11:39

N° III AUTOMNE 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception | Dossier Mineur | Articles & témoignages | Nature en poésie / Astres & animaux

 

 


 

 

À propos de

Ce que l'univers murmure 

de Didier Aubourg

 

 

 

 

 

Critique & image par

 

Armelle Aellen


Auteure, chroniqueuse, responsable de collection & membre de

 

la SGDL, Chartre des auteurs, illustrateurs jeunesse & de la SOFIA


 

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du recueil de poèmes intitulé « Ce que l'univers murmure » de Didier Aubourg.

 

 

 

Que reste-t-il d'une âme quand sa lumière nous atteint encore : un signal du passé, une présence ?

Cette lecture s'en tient à l'architecture du recueil : la poésie, c'est au lecteur de la découvrir.

 

Dès la dédicace, s'installe un métronome de la disparition, qui marque le tempo du recueil. La mort est évoquée sans que le mot soit prononcé, dans un langage d'astronome : « Comme une étoile dont l'éclat nous atteint encore ». L'image repose sur un fait physique : la lumière d'une étoile peut nous parvenir longtemps après que sa source s'est éteinte. Le recueil se referme, lui, sur une formulation directe : « au-delà de ma propre mort ».

Ces poèmes consacrés à la cosmologie se lisent alors comme un détour avant d'arriver à ce fameux mot que la dédicace évite. Le cosmos n'est pas seulement le sujet du recueil : il devient une manière de penser et de traverser le deuil.

Le sommaire est tout aussi parlant. La fin , de « Le Sourire sur la Plage » à « À toi qui m'as vu arrivé et que j'ai vu partir », forge une progression que jalonnent « Refuge entre deux mondes », « La Traversée », « Dissolution » et « Le Cercle de Lumière ». C'est une véritable séquence de passage. La plage du sourire semble rejoindre celle du dernier poème, où l'on lit « Toi qui es revenue un jour sur une plage ». Ce dernier poème occupe une place particulière en faisant entendre explicitement une relation entre le « je » et le « tu ».

Les illustrations des cinq parties accompagnent une disparition progressive : une explosion d'encre, un tronc et ses racines, deux silhouettes, des arches en ruine, une silhouette seule, de dos, qui s'efface. La progression visuelle va de la matière et de la dispersion vers la figure humaine, puis de deux silhouettes vers une seule, jusqu'à l'effacement.

Le cosmos devient signal, et le vocabulaire de la transmission n'a rien d'étonnant chez Didier Aubourg, ingénieur, dont c'est le premier recueil poétique publié. Plusieurs titres de poèmes appartiennent à ce vocabulaire : « Transmissions Stellaires », « Le Souffle Messager », « Écho d'un battement ».

Cette dimension technique ouvre une autre lecture du « murmure de l'univers ». En télécommunication, le signal est inséparable du bruit de fond. Le fond diffus cosmologique, le plus ancien rayonnement de l'univers, a été détecté en 1964-1965 par les radioastronomes Arno Penzias et Robert Wilson, aux Bell Labs, qui cherchaient à comprendre un bruit parasite capté par leur antenne. Le titre du recueil s'entend alors à deux niveaux : comme métaphore poétique et comme évocation d'une écoute technique du cosmos.

Une tension traverse les parties : le titre évoque le murmure, tandis que le silence s'installe dès la Partie III (« Les Silences du Cœur ») avant de devenir le titre entier de la Partie V (« Quand tout devient Silence »). « Le Cercle de Lumière » conserve pourtant les deux notions : « s'embrassent en silence », « écho d'un murmure ».

Dans ce poème, le vers « Le cercle s'efface, et pourtant tout commence » marque, à mes yeux, une bascule. Il contredit le « cercle parfait » évoqué deux strophes plus haut : le cercle n'est plus seulement une figure d'ordre et de retour, il peut disparaître. Le poème cesse alors de développer son imaginaire cosmologique et devient un chant de deuil. La disparition transforme le sens du cercle.

En somme, ce recueil, dédié « À ma mère », parle de disparition avec les mots du ciel : c'est une cosmologie du deuil. Le cosmos n'y est pas seulement un univers à décrire, il devient un langage pour penser la disparition, la transmission et ce qui subsiste après l'effacement. Les motifs scientifiques cessent d'être de simples images et entrent en tension avec l'expérience intime : c'est là que la poésie prend le relais de la cosmologie.

Il reste à ouvrir le recueil, à traverser ses cinq parties, de « Ce que le Vide Contient » jusqu'à l'adresse finale, et à découvrir ce que l'univers y murmure.

 

© Armelle Aellen Dupiat

 

***

  

Pour citer ce texte, illustré & inédit

 

Armelle Aellen, (texte & photographie), « À propos de Ce que l'univers murmure de Didier Aubourg », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2026 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1er Volet, mis en ligne le 30 septembre 2026. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2026noiii/aa-da-cequeluniversmurmure

 

 

 

 

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Bienvenue !

 

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LPPDM, OCTOBRE 2026

Bienvenue à la directrice de publication du site Mme Simone Durand (qui collabore et remplace en ligne la directrice-fondatrice de la presse de la SIEFEGP à partir de septembre 2026).

LPPDM, SEPTEMBRE 2026

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après une suspension de l'actualisation du site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

​SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

 

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